Archives pour la catégorie Communiqués de presse

Communiqués de presse du Syndicat de Combat Universitaire de Montpellier – SCUM.

Comité de grève et assemblée générale : les étudiants de l’université Paul Valéry s’organisent

Des centaines d’étudiants laissés sur le carreau à l’entrée en Licence et Master, la promulgation des ordonnances « Loi Travail XXL », la baisse des APL de 5€ … Les raisons de la colère étudiante ne manquent pas.

Ce jeudi 21 septembre, plus d’une centaine d’étudiants et personnels de l’université Paul Valéry – Montpellier 3 se sont réunis en Assemblée Générale afin de s’organiser. Même la direction de l’université avait fait le déplacement en envoyant Maud Morlaàs-Courties, vice-présidente du Conseil d’Administration, et Philippe Joron, vice président du Conseil des Études et de la Vie Universitaire. Lorsque les étudiants s’organisent, la direction semble soudainement disposée à écouter leurs doléances, au moins en apparence. Malgré leur interférence, et celle de leurs quelques relais étudiants, les étudiants et personnels rassemblés ont affirmé leur détermination à amplifier la mobilisation.

Avant de rejoindre la manifestation interprofessionnelle et après avoir adopté une motion reprenant les mots d’ordre de l’appel à l’AG, il a été décidé d’amplifier le mouvement sur l’université et d’appeler à l’organisation d’un comité de grève ce vendredi 22 septembre à 13h (parvis ABC) et une prochaine Assemblée Générale le mardi 3 octobre à 11h dans l’amphithéâtre C.

Dans le délai précédant cette AG, le Syndicat de Combat Universitaire de Montpellier (SCUM), réaffirme sa position et continue, dès maintenant, de faire de l’inscription des étudiants « sans fac » une priorité absolue. Par conséquent, nous continuons à entretenir le rapport de forces face à la direction.

« Sans fac » nous ne vous laissons pas tomber !

Syndicat de Combat Universitaire de Montpellier – SCUM

syndicat.scum@live – http://www.combatuniversitaire.wordpress.com 

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Cynisme et brutalité : les chiffres de la sélection à l’université Paul Valéry

Après avoir obtenu, en juillet dernier des chiffres provisoires concernant la politique de sélection pratiquée par la direction de l’université Paul Valéry – Montpellier 3, les élus SCUM et indépendants du CÉVU (Conseil des Études et de la Vie Universitaire) ont obtenu, ce mardi 19 septembre, les dernières données concernant la sélection en Licence et en Master. Concernant la sélection en Licence, la présidence de l’université refuse toujours de communiquer le nombre de néo-bacheliers candidats, ainsi que le nombre de refusés. Un seul chiffre a été obtenu, celui concernant le nombre de néo-bacheliers acceptés dans une première année de Licence : 3371.
L’ampleur de la sélection pratiquée en Master se vérifie une fois de plus, puisqu’au 15 septembre, ce sont 1125 étudiants titulaires d’une Licence à l’université Paul Valéry qui se sont vu refuser l’accès à la première année de Master. Et ce sont 875 étudiants titulaires d’un Master 1 à l’université Paul Valéry qui ne pourront pas continuer dans le Master 2 correspondant.

L’absurdité de la politique de sélection décidée et pratiquée par la direction de l’université ne peut que sauter aux yeux. Des étudiants dont le diplôme a été validé par l’université se voient ainsi refuser l’accès à l’échelon supérieur … par cette même université !

Dans un esprit constructif, les élus SCUM et indépendants ont proposé au vote une délibération afin d’ouvrir une nouvelle campagne d’inscription et l’adaptation des quotas d’accueil au prorata du nombre de candidatures. Le président de l’université, Patrick Gilli, a refusé de la soumettre au vote après avoir déclaré, plein de morgue : « J’assume de ne pouvoir accueillir tous les étudiants ».
Doit-on en conclure qu’il assume ainsi, voire revendique, une politique brutale de sélection, qui laisse plusieurs milliers d’étudiants sans possibilité de poursuivre leurs études, de décrocher un diplôme, et d’avoir accès, pour les plus précaires d’entre-eux, aux bourses et aux logements étudiants ?

Aux côtés des étudiants « sans fac » laissés volontairement sur le carreau, le SCUM continuera à se mobiliser afin d’obtenir l’inscription pour toutes et tous.
Nous appelons à venir nombreux à l’Assemblée Générale étudiante ce jeudi 21 septembre à 9h15 dans l’amphithéâtre A de l’université Paul Valéry.

Syndicat de Combat Universitaire de Montpellier – SCUM

Administration défaillante : le CROUS paye ses erreurs

un anonyme nous a rapporté que des chambres demeuraient inoccupées dans la Cité U Voie Domitienne.

Si la question des APL et de la Loi Travail est régulièrement mise en avant, une autre reste trop omise par les médias, celle des étudiants sans domicile fixe !

Venu voir le SCUM par dépit, un jeune étudiant de 23 ans a cherché dans la Maison des étudiants une association qui pouvait l’aider à régler son problème de logement.
Laissé dans la rue avec un rendez-vous tardif chez l’assistante sociale, le jeune homme à vécu des jours très durs. Le problème initial vient de son CROUS, celui de Lyon.
Ce dernier, dont l’administration est souvent déplorée sur internet, a donné à cet étudiant un délai d’un mois pour un simple transfert de dossier. Nous tenons a vous préciser que le rédacteur de ce communiqué a bénéficié d’un transfert de dossier (Poitiers pour Montpellier) en moins de 48 heures.

Une escroquerie administrative immédiatement dénoncée par le SCUM, qui après avoir prospecté un logement ponctuel pour éviter une nouvelle nuit dans le froid montpelliérain, a écrit une lettre de recours qui était de base destinée au directeur du Crous de Montpellier.

Le premier objectif (le sortir de la rue pendant quelques jours) était atteint, le second fut atteint quelques jours plus tard. Quand enfin il eut la chance de rencontrer l’assistante sociale, cette dernière constatant l’appui du Syndicat de Combat Universitaire de Montpellier, surmonta la difficulté du transfert de dossier et le transmit en une poignée de secondes.

Aujourd’hui hébergé par le CROUS dans un hôtel, il recevra probablement un logement. Une véritable réussite et un véritable bonheur pour les  membres du syndicat et cet étudiant qui étaient prêts à aller jusqu’au Tribunal Administratif.

Syndicat de Combat Universitaire de Montpellier – SCUM

Université Paul Valéry : Bloqués dans leur cursus, ils bloquent la fac !

Sélection, loi travail et baisse des APL. Une conjugaison de faits qui mettent en avant la précarité étudiante en cette rentrée 2017. Conditions de travail dégradées, extorsion de cinq euros sur les déjà maigres budgets étudiants, les jeunes ne semblent pouvoir que subir l’austérité du gouvernement. Et comme si cela ne suffisait pas, plusieurs milliers de personnes ne peuvent même pas prétendre au titre d’étudiant, la faute à une « ultra-sélection » entreprise par la direction de l’université Paul Valéry.

Afin de dire non à ces malversations et s’opposer à la direction de la faculté, les membres du Syndicat de Combat Universitaire de Montpellier (SCUM) et les étudiants « sans fac » se sont mobilisés le mardi 12 septembre à partir de 6h30 afin de préparer une action de blocage de l’ensemble des entrées de l’université montpelliéraine. Entrées cadenassées et voitures bloquées ont rythmé la matinée des étudiants et du personnel administratif. En ce jour de grève générale, par solidarité interprofessionnelle les membres du syndicat ont laissé l’entrée libre aux véhicules des employés précaires et des ouvriers sur le chantier de la faculté. Par solidarité étudiante, un petit déjeuner gratuit a été proposé aux étudiants découvrant l’université bloquée. Avec seulement une entrée piétonne constamment accessible, le SCUM a ralenti l’activité de la faculté de lettres. Il aura fallut attendre 09h30 pour que les jeunes membres du syndicat étudiant décident de laisser l’activité reprendre pleinement, décidant de rejoindre la manifestation contre la loi travail « XXL » organisée sur l’esplanade du Peyrou.

Au même moment, alors qu’étudiants et salariés défendaient, dans la rue, leur droit à un avenir et à une vie décente, le président de l’université Patrick Gilli a tenu à prouver une fois de plus son mépris et son incompétence. Dans un e-mail envoyé à la communauté universitaire, il a livré une version pour le moins farfelue de la matinée : les étudiants mobilisés ne seraient « pas étudiants ». Certainement trop confortablement constaté dans sa tour d’ivoire, il ne semble toujours pas avoir compris qu’effectivement, une partie des étudiants en lutte ne sont pas inscrits à l’université, et que c’est bien ce qui, justement, les motive ! Avec une telle perspicacité, on ne peut que s’inquiéter de sa gestion présente et future des 20500 étudiants dont il se gargarise.

Après avoir donné leur temps et leur voix, les étudiants de l’université Paul Valéry ont informé les manifestants du jour, qu’une assemblée générale étudiante, organisée par le SCUM et le CEI, aura lieu le jeudi 21 septembre à 9h15 dans l’amphithéâtre A de l’université. L’occasion de mettre en place de futures actions de lutte.

Syndicat de Combat Universitaire de Montpellier – SCUM

syndicat.scum@live – http://www.combatuniversitaire.wordpress.com 

Notre mouvement relayé par les médias :

Un Hold-up au Resto U Vert-bois !

A la fin de l’année 2016-2017, des travaux quelque peu incongrus ont interpellé les rares membres du personnel et étudiants encore sur le campus. Ces travaux consistaient en la création d’une zone interdite aux étudiants, matérialisée par un mur de séparation posé au milieu d’une des salles du resto’ U vert bois. Du mobilier spécifique ainsi qu’une machine à café haut de gamme y ont été installé.

Interpellés par ce mur de la honte posé au beau milieu de nos repas, les élus SCUM et indépendants ont alors interrogé le président de l’université Patrick Gilli, lors du CÉVU (Conseil des Études  et de la Vie Universitaire)du 13 juin. Quelque peu gêné aux entournures, le président a reconnu qu’il avait lui même demandé ces travaux accompagnés de son acolyte, vice président délégué à la vie de campus, dans la discrétion la plus totale. Ces travaux réclamés par la présidence ont été financés sur les fonds du CROUS, normalement attribués aux étudiants précaires. A l’heure où les étudiants se serrent la ceinture, sa majesté fait un hold’up sur le CROUS. Voler aux pauvres (étudiants) pour redonner aux riches (présidence), au secours, le Robin des Bois 2.0 est arrivé !

Après avoir reçu un e-mail menaçant de la part de ce vice-président de l’université dans la nuit du 12 au 13 septembre, nous avons fait le choix de la flouter.

En ce lundi de rentrée universitaire, le Syndicat de Combat Universitaire de Montpellier (SCUM) a organisé un premier happening pour dénoncer ce hold’up. Armés de pancartes, les étudiants sont allés manger dans ce carré VIP : zone interdite. L’un des élus du SCUM a expliqué la situation suivi d’applaudissements des étudiants. Cerise sur le gâteau : le fameux vice président vie de campus, Sylvain Durand, surgit dans la zone VIP accompagné de la responsable de la « mission égalité » pensant tranquillement manger. Cependant embarrassés, ils ont préféré se réfugier à l’abri du mur plutôt que d’expliquer aux étudiants les raisons de la création de cette zone.

Nous invitons les étudiants à s’inviter dans cette zone VIP qui n’a pas lieu d’être.
Ils se prennent pour TRUMP, brisons les murs !!!

Syndicat de Combat Universitaire de Montpellier – SCUM

Refus d’inscriptions à l’université Paul Valéry : le président Patrick Gilli refuse la négociation et propose davantage de sélection

</p> Plusieurs milliers d’étudiants ont été refusés par l’université Paul Valéry – Montpellier 3 pour la rentrée de septembre 2017. Les élus étudiants du Syndicat de Combat Universitaire de Montpellier (SCUM), et du Comité Etudiant Indépendant (CEI), ont rencontré le 21 juillet Patrick Gilli, le président de l’université, à propos des milliers d’étudiants « sans fac » que sa politique de sélection laisse sur le carreau.

Nous partageons ci-dessous le communiqué commun du SCUM et du CEI, à propos de ce rendez-vous, et des suites à y donner : Lire la suite Refus d’inscriptions à l’université Paul Valéry : le président Patrick Gilli refuse la négociation et propose davantage de sélection

Baisse des APL : nous disons non ! – Signez la pétition

A partir du 1er octobre 2017, l’Aide Personnalisée au Logement (APL) va baisser pour tout le monde de 5€/mois. Des étudiants, des associations et des syndicats étudiants de Grenoble, Paris, Lyon, Perpignan, Dijon et Montpellier avec le SCUM, ont décidé de se mobiliser en lançant une pétition nationale et unitaire.

Baisse des APL : nous disons non !

Alors que l’accès aux études supérieures est déjà restreint légalement par la sélection et le tirage au sort, le gouvernement ajoute à la liste des freins économiques aux études (tels que la hausse de la sécurité sociale) sa nouvelle trouvaille ; la baisse des APL.
A partir du 1er octobre 2017, l’Aide Personnalisée au Logement (APL) va baisser pour tout le monde de 5€/mois, soit 60€ par an. Proportionnellement, ce sont les personnes ayant les logements les moins onéreux, c’est-à-dire les personnes avec les plus faibles revenus, qui seront les plus impactées par cette mesure gouvernementale.

En France, 25% des étudiants vivent actuellement sous le seuil de pauvreté et 800 000 touchent les APL. Il est évident que tous sans exception apprécieront ce geste du gouvernement qui intervient juste après l’annonce de l’augmentation de 2€ de la cotisation à l’assurance-maladie (sécurité sociale étudiante, déjà plus chère que l’inscription à l’université elle-même).

Il convient de noter que les propriétaires adaptaient déjà le prix des loyers en fonction de ces aides au logement (soit au-dessus du montant mensuel de ces aides).

Si dans un premier temps, certains peuvent considérer ces nouvelles mesures comme un effort douloureux mais supportable, nous alertons sur leurs conséquences directes. En plus de l’aggravation de la pauvreté (le montant de l’APL supprimé équivaut, entre autres, à un mois de repas dans un restaurant universitaire), il est à craindre que des milliers de bacheliers et d’étudiants supplémentaires renonceront, faute de moyens, à poursuivre des études supérieures.

Dans une situation d’augmentation concomitante du chômage et de la pauvreté chez les jeunes, priver ceux-ci d’un accès à une formation diplômante les maintiendra durablement dans la précarité.

Dans un contexte où un nouveau projet de « Loi Travail » qui impactera tout particulièrement les salariés occupant des emplois dit « étudiants », il y a fort à parier que cette première baisse des APL ne soit que l’arbre qui cache la forêt. 
Afin d’éviter un mouvement social et de suivre les préconisations du rapport de la Cour des comptes de 2014, le gouvernement pourrait alors choisir de baisser les APL progressivement plutôt que d’en annoncer la suppression ou la diminution brutale. Reste alors la question de savoir non pas s’il y aura une nouvelle baisse des APL mais si elle interviendra dans 6 mois ou dans 1 an.

Le temps presse et l’heure est à la mobilisation. Nous appelons les étudiants et personnels des universités à signer cette pétition, puis à s’organiser dès la rentrée de septembre afin de défendre, sans compromis, notre droit à un avenir.

Ensemble, refusons la marche forcée vers la précarité et la sélection sociale à laquelle le gouvernement pousse les étudiantes et les étudiants.

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Premiers signataires :

  • AGEPS (Paris Sorbonne)
  • LICORNE (Université Grenoble-Alpes)
  • SCUM (Universités de Montpellier)

Signez la pétition ici : https://www.change.org/p/baisse-des-apl-nous-disons-non