Archives pour la catégorie Communiqués de presse

Communiqués de presse du Syndicat de Combat Universitaire de Montpellier – SCUM.

« Cas de force majeure » : un petit déjeuner au Conseil d’Administration à Paul Valéry.

dsc_1143
Un « cas de force majeure ».

Aujourd’hui mardi 28 février à l’appel du Syndicat de Combat Universitaire de Montpellier (SCUM), c’était petit déjeuner offert dans la salle du Conseil d’Administration (CA). Devant le président de l’Université nous précisons notre intention. « La sélection à l’université remet en cause le droit à l’accès aux études en France. Nous demandons au Conseil d’Administration de Paul Valéry de reconnaître son incompétence sur ce dossier et de démissionner ». Devant cet événement qualifié de « cas de force majeure » : neuf étudiants munis d’un panier de fruits, de viennoiseries, de boissons et de serviettes en papier rouge disposés avec élégance sur la table, les élus du CA se retranchent dans un autre bâtiment. Portes verrouillés, rideaux tirés, un élu étudiant ne peut pas entrer. D’autres étudiants se placent devant les portes de la salle dans le vacarme. La CGT refuse de forcer un piquet de grève pour collaborer à ce CA grotesque. Sans débat, le vote sur la sélection est approuvé à l’unanimité des élus enseignants et personnels.

Au même moment devant une AG étudiante improvisée la motion demandant la démission du CA est adoptée. A l’issue du conseil, l’élu étudiant demande des explications sur son exclusion. S’ensuit un dialogue surréaliste avec un élu du personnel : « Il fallait toquer pour entrer », « Vu comme on a frappé sur la porte et les murs, vous ne nous avez pas entendu ? » « Ben si… » « Et alors ? ». A l’issue du vote la direction reconnaît son incompétence en invoquant le manque de moyens, mais refuse de démissionner. Peu après, Patrick Gilli, président de la fac de Lettres, accepte finalement, après s’être bunkérisé, des discussions d’après vote sans enjeu avec des étudiants inquiets pour leur avenir.

Pour la suite, rendez-vous mercredi 8 mars, 8h, devant l’université, pour taper fort contre la sélection.

Syndicat de Combat Universitaire de Montpellier – SCUM
syndicat.scum@live.fr – www.combatuniversitaire.wordpress.com

dsc_1142
Le président de la fac boude nos croissants

dsc_1145dsc_1140

 

 

 

 

 

 

c5vzz6pwaaaysasc5vl8ilwaaajsbb

Sélection en Master : la présidence de l’université Paul Valéry s’enferme dans sa tour d’ivoire !

c3k22nqwiaac2pqCe mardi 21 février, le Conseil des Études et de la Vie Universitaire (CÉVU) de l’Université Paul Valéry – Montpellier 3 devait voter, sur proposition de la présidence, les modalités drastiques de sélection et les quotas d’accueil à l’entrée du Master 1 pour la rentrée 2017. En effet, les ambitions élitistes de la direction de l’université se sont trouvées confortées il y a quelques mois, lorsque le gouvernement a autorisé la pratique de la sélection en Master. Patrick Gilli, président de l’université, a sauté sur l’occasion et à immédiatement proposé une batterie de critères sélectifs tellement durs que certains virent à l’absurdité. Ainsi, dans plusieurs masters, on découvre que des critères sont rétroactifs, avec la prise en compte du parcours de la licence !

Le fait que le CÉVU, ce mardi matin, ait voté une vague motion, que nous avons signé, mais ne l’engageant absolument à rien, n’arrivera pas à masquer la surdité complète de la direction de l’université face aux revendications étudiantes. En effet, une trentaine d’étudiantes et d’étudiants, ayant décidé de s’inviter au sein de l’instance pour faire entendre leur voix, se sont retrouvés nez à nez avec les agents « sécurités incendie », utilisés par le président de l’université comme son service de sécurité personnelle. Ce point nous semble assez révélateur de la mentalité qui prévaut dans les hautes sphères de l’université. Désormais, on n’hésite plus à instrumentaliser le statut précaire de certains personnels pour leur faire accomplir une besogne qui ne figure pas dans leurs attributions. Aujourd’hui, les étudiants ont compris que le temps de la négociation est terminé, et qu’il est illusoire de tenter de nous faire croire en la bonne volonté de la direction et de ses alliés.

Rappelons-nous que c’est une intense mobilisation durant l’automne 2016, menée par le Syndicat de Combat Universitaire (SCUM), en faveur d’une vingtaine d’étudiants « sans-fac » dont l’inscription était refusée en Licence, qui a fait plier la direction de l’université jusqu’à la victoire.

Face à la sélection sociale opérée par la direction de l’université Paul Valéry, nous resterons combatifs et appelons à intensifier les actions et mobilisations suite aux Assemblées Générales qui se tiendront lundi 27 février à 17h et mardi 28 février à partir de 8h sur le parvis des amphithéâtres ABC.

Syndicat de Combat Universitaire de Montpellier – SCUM
syndicat.scum@live.frhttp://www.combatuniversitaire.wordpress.com

Élections à l’UFR 1 de l’université Paul Valéry : 14 nouveaux élus combatifs

selectionCe jeudi 2 février à l’université Paul Valéry – Montpellier 3, notre liste « Les indépendants : associatifs et combatifs » a remporté les élections des représentants étudiants au conseil de l’UFR 1 (lettres, arts, philosophie, psychanalyse). Étant la seule liste en lice, nous avons eu à cœur d’axer notre campagne contre la sélection en Master et contre les quotas d’accueil en première année de licence. Nos 25 candidates et candidats, pour qui c’était en majorité le premier engagement au sein de l’université, accueillaient en leur sein plusieurs militants issus du SCUM et de plusieurs associations, ainsi que des élus sortants issus des deux listes s’étant affrontées lors du précédent scrutin. Ils ont tous eu à cœur d’informer les étudiants de l’UFR 1 des conséquences néfastes de la sélection sociale déguisée que l’université va mettre en place.

Désormais, 14 élus étudiants combatifs siégeront au sein de ce conseil et relaieront les luttes étudiantes, afin de s’opposer à la sélection en licence comme en master, et de proposer des avancées en faveur des étudiants.

Syndicat de Combat Universitaire de Montpellier – SCUM
syndicat.scum@live.frhttp://www.combatuniversitaire.wordpress.com

Contre la sélection ! Assemblées et actions prévues les 21 et 28 février

c3latvwweaeesz5-jpg-largeL’assemblée générale s’est tenue ce mercredi 1er février à l’université Paul Valéry, et elle a rassemblé entre 100 et 150 étudiants et personnels. Il a été décidé de combattre la sélection à l’université en menant des actions fortes face à la direction de l’université, qui a imposé des modalités de sélection et des quotas d’accueil en Master 1. Après l’assemblée, une déambulation revendicative a eu lieue en début d’après-midi dans l’université afin d’intervenir dans les amphithéâtres et dans le resto U pour appeler aux prochaines actions. Si les étudiants ont accueilli les interventions avec des applaudissements en amphis, il n’en a pas été de même au resto U avec un des responsables du CROUS, qui a tenté d’empêcher l’intervention publique des étudiants mobilisés. L’intervention a quand même eu lieue sous les applaudissements des étudiants attablés.

c3k22nqwiaac2pqCompte rendu de l’Assemblée Générale (AG) du mercredi 1er février 2017 contre la sélection en master (publié par la page Facebook « Etudiants pas contents ») :

—- INFOS : —-

– Les critères de sélections et les quotas d’accueil en Master ont été décidés lors du CEVU (Conseil des Etudes et de la Vie Universitaire) du 17 janvier, dans toutes les filières sauf en psychologie. En psycho, ça sera voté le 21 février. Puis tout sera validé par le Conseil d’Administration de l’université le 28 février.
– Mouvements qui débutent dans plusieurs universités : Assemblées générales à Bordeaux (projet de blocage du CA), Nantes, Toulouse (200 personnes) …etc.
– Collectif National Unitaire avec pétition ouverte à tous (https://www.change.org/p/sélection-à-l-université-non-merci)
– Groupe Facebook pour s’organiser : Licence Selection Master 1

—- RELEVÉ DE DÉCISIONS : —-

– Mot d’ordre pour le retrait de la loi autorisant les université à pratiquer la sélection en Master.

– Prochains rendez-vous :
> Mardi 21 février à 8h, parvis des amphis ABC : assemblée puis rassemblement/intervention collective à l’occasion CEVU (Conseil des Études et de la Vie Universitaire) Evenement Facebook : AG et action contre la sélection à l’université ! (1er round)

> Mardi 28 février à 8h, parvis des amphis ABC : assemblée puis rassemblement/intervention collective lors du CA (Conseil d’Administration). Ce CA a prévu de voter les modalités de sélection et les quotas de Masters sur Paul Valéry. Evenement Facebook : AG et action contre la sélection à l’université ! (2nd round)

> Partir en manifestation juste après l’AG dans la fac/déambulation pour exprimer notre refus de la sélection et informer les étudiants. La déambulation a été joyeuse aux cris de « non à la sélection » et « étudiants pas contents ! ». Interventions au resto U et dans les amphis, bien accueillis des étudiants et professeurs.

Il a aussi été évoqué par les participants à la déambulation à travers l’université de se réunir de façon hebdomadaire tous les mercredi à 12h sur le parvis des amphithéâtres ABC.

Sélection à l’université : non merci ! – pétition nationale

Début janvier, des étudiants, des associations et des syndicats étudiants de Bordeaux, Grenoble, Toulouse, Paris, Lyon, Perpignan et Montpellier avec le SCUM, ont décidé de se mobiliser contre la sélection universitaire en lançant une pétition nationale et unitaire.

Sélection à l’université : non merci !

yfjolmegpqknmea-800x450-nopad

 Jusqu’alors illégal, le « recrutement » des étudiants à l’entrée du Master est désormais envisageable – et non-obligatoire – depuis la loi du 19 décembre 2016, pour la rentrée 2017.

 Cette loi met en place la possibilité pour les universités de fixer des quotas d’accueil et les modalités d’examen des candidatures. Elle accorde également le pouvoir au recteur de proposer 3 Masters aux étudiants refusés dans leurs choix. Or, en réalité, cet obscur droit « opposable » est un véritable cadeau offert aux universités adeptes de la sélection, en les libérant de l’obligation d’inscrire dans un de leurs Master celles et ceux qui auront été refusés. Ainsi, ces trois offres de poursuite d’étude n’offriront aucune garantie que ces offres soient en adéquation avec le cursus et les vœux des étudiants. Ces derniers se verront ainsi relégués dans des « Masters poubelle » développés par les universités pour les recalés de la sélection. Ainsi, cette légalisation de la sélection en Master va entraîner un développement exponentiel du nombre de formations de seconde zone pour les élèves étant passés sous les fourches caudines de la sélection, souvent les étudiants les plus précaires. L’aide à la mobilité vaguement évoquée ne rend pas pour autant plus acceptable les déplacements forcés des étudiants que cet accord va entraîner. Encore une fois, ce sont les étudiants les plus précaires qui paieront les pots cassés de ces mesures. 

Plusieurs universités (Bordeaux, Montpellier 3 …etc) ont fait le choix délibéré de mettre en place une sélection rude et arbitraire à l’entrée du Master. Ainsi, dans certaines filières, plus de 80% des étudiants détenteurs d’une L3 se retrouveront sur le carreau dès la rentrée de septembre 2017.

Cette sélection n’a pas été légalisée dans une perspective d’amélioration de la qualité des diplômes mais pour se conformer à une rigueur budgétaire toujours plus sévère ainsi qu’aux ambitions élitistes des présidences d’universités. D’ailleurs, il n’est pas anodin que cette réforme apparaisse au moment de la « rationalisation » de filières (suppression d’heures de cours, voire de filière entière comme à Dijon) dans le cadre des fusions universitaires, ouvrant la voie à la suppression pure et simple des masters considérés comme trop coûteux, pas assez compétitifs, et de ce fait accentuant la concurrence entre étudiants pour l’accès aux masters restants

Il est encore temps de réagir pour défendre notre droit à la poursuite des études, voulues et non orientées par un tiers. Le temps presse et une mobilisation efficace ne pourra pas se faire sans les étudiants et les personnels eux-mêmes.

 Nous, étudiants et personnels, refusons la mise en place de cette sélection universitaire, véritable sélection sociale, dans nos universités.

Signez la pétition ici : https://www.change.org/p/sélection-à-l-université-non-merci

A l’université Paul Valéry, les étudiants vont-ils tomber en hypothermie ?

16195638_10211960891047103_1060392605593302994_n En pleine vague de froid, les étudiants grelottent ! Tous les matins, entre 8h15 et 10h15, dans les salles de préfabriqués 1 (si ce n’est les autres préfabriqués), les températures oscillent entre 9°C et 13°C. Évidemment, il n’est ni possible, ni acceptable de suivre un cours dans ces conditions, sans chauffage qui marche correctement. Les quelques étudiants qui osent encore venir assister à ces cours s’emmitouflent dans des écharpes, manteaux et bonnets.

Aux côtés des étudiants concernés, le Syndicat de Combat Universitaire de Montpellier (SCUM) affirme que de telles conditions d’études sont inacceptables, et que rien ne justifie l’inaction dont a fait preuve l’administration à ce sujet.

Afin de garantir à ces étudiants des conditions de cours acceptables, nous demandons à ce que l’on procède à un changement de salle, au moins jusqu’au printemps, pour tous les étudiants ayant cours dans cette salle.

Afin de garantir à ces étudiants des conditions de cours acceptables, nous demandons à ce que l’on procède à un changement de salle, au moins jusqu’au printemps, pour tous les étudiants ayant cours dans cette salle.

Plus globalement, il est urgent que l’université se penche sur les conditions d’études des étudiants, qui se trouvent de plus en plus dégradées chaque année.

Syndicat de Combat Universitaire de Montpellier – SCUM
syndicat.scum@live.frhttp://www.combatuniversitaire.wordpress.com

Frais d’inscription : une avancée sociale pour les plus précaires

Lors du Conseil des Études et de la Vie Universitaire (CÉVU) du 17 janvier 2017, l’Université Paul Valéry – Montpellier 3 a adopté le projet, initié par le Syndicat de Combat Universitaire de Montpellier – SCUM, de charte régissant le fonctionnement de la commission d’exonération/remboursement des droits d’inscription.

Dans toutes les universités françaises, les étudiants non-boursiers disposent de la possibilité, à hauteur de 10% de leur effectif, de demander un remboursement de leurs frais d’inscription, sur critères sociaux. Auparavant, à l’université Paul Valéry – Montpellier 3, cette commission se réunissait et délibérait dans des conditions opaques, qui n’étaient cadrées par aucun texte réglementaire. Ce flou était notamment utilisé afin d’exclure volontairement les étudiants étrangers de la possibilité de se faire rembourser leurs frais d’inscription. Une pratique de « préférence nationale » que nous dénoncions vigoureusement.

A l’occasion de l’élection du nouveau vice-président du CÉVU de l’université Paul Valéry, Philippe Joron, le SCUM s’est attelé à la rédaction d’un texte réglementaire, conforme à la législation, afin de rendre plus démocratique, moins opaque et moins restrictive cette commission d’exonération des frais d’inscription.

Cette charte, proposée durant l’automne 2016 à la présidence de l’université par les élus SCUM et indépendants, a été soumise au vote du CÉVU de l’université par le vice-président de cette instance le 17 janvier 2017, dans une version légèrement modifiée en ce qui concerne les délais. Nous regrettons que la direction de l’université, et la totalité des élus enseignants, refuse toujours un allongement du délai de dépôt des dossiers. Ce dernier, fixé au 30 novembre, ne prend pas en compte le temps d’adaptation des nouveaux étudiants, en particulier les plus précaires, à la nouvelle vie universitaire. Les élus SCUM et indépendants, soutenus par la CGT et la totalité des élus étudiants, ont demandé sans succès que le délai soit fixé au 30 janvier, afin de permettre à davantage d’étudiants précaires de bénéficier du remboursement de leur inscription.

Ceci dit, nous nous félicitons d’avoir initié cette première avancée sociale que constitue l’adoption d’une telle charte pour les étudiants précaires non-boursiers. Désormais, les étudiants étrangers ne sont plus exclus des exonérations, et davantage d’étudiants précaires pourront en bénéficier. Force combative et de propositions, le Syndicat de Combat Universitaire de Montpellier continuera à se battre afin d’obtenir d’autres avancées pour les étudiants.

Syndicat de Combat Universitaire de Montpellier – SCUM
syndicat.scum@live.frhttp://www.combatuniversitaire.wordpress.com

charte-exo
Cliquez sur l’image pour lire la charte régissant le fonctionnement de la commission d’exonération