Archives pour la catégorie Communiqués de presse

Communiqués de presse du Syndicat de Combat Universitaire de Montpellier – SCUM.

L’Université Paul Valéry bloquée contre la sélection : ce n’est qu’un début !

27907627_2058920430792707_525830499163905787_oCe jeudi 15 février, l’université Paul Valéry – Montpellier 3 a été intégralement bloquée afin de protester contre les politiques de sélection en Licence et Master pratiquées par la direction de l’université et contre le « Plan étudiant » programmé par le gouvernement. Tôt le matin, comme dans d’autres facs à travers la France, des étudiantes et étudiants ont installé devant les entrées de chaque bâtiment des barricades de mobiliers afin d’en barrer l’accès. Une assemblée générale s’est tenue en présence de plus de 600 personnes, dont une centaine d’élèves du lycée Agropolis. La forte affluence à l’assemblée générale ne fait que confirmer nos convictions que nous défendons depuis longtemps. La grève étudiante ne peut se lancer massivement que par la pratique de celle-ci, en bloquant l’université !

Les personnes présentes ont massivement voté en faveur de la poursuite du mouvement de blocage de l’université jusqu’au mardi 27 février inclus (une Assemblée Générale se tiendra lundi 26 à 10h dans l’amphi A). Si la revendication contre le « Plan Étudiants » a été largement reprise, il est urgent d’accentuer la mobilisation contre la sélection sociale et élitiste. A l’université Paul Valéry – Montpellier 3, la direction a décidé, dans la perspective d’un « Plan étudiant » toujours pas voté au parlement, de mettre en place les « attendus locaux ». Ces « attendus » sont les critères de tri décidés le 9 janvier par le CEVU (Conseil des Études et de la Vie Universitaire), une instance dirigeante de l’université et confirmé dans cette même instance la semaine dernière. Ce véritable tri sélectif, décidé par la direction de l’université malgré l’opposition vigoureuse des élus SCUM et indépendants, revient à jeter sur le carreau de nombreux bacheliers. Il apparaît ainsi possible et nécessaire de s’organiser afin de contraindre la direction de notre université à retirer les quotas et critères de sélection qu’elle a décidé de mettre en place. Car au-delà du « Plan étudiants » ou de la sélection pratiquée par les directions d’établissement, c’est la question de la précarisation généralisée de secteurs entiers de la population qui se pose. La baisse récente des APL et l’application des deux récentes « Loi travail » entrent dans cette dynamique.

Notre classe doit relever la tête. Réforme de la fonction publique, des hôpitaux, de la SNCF, de l’Assurance chômage, licenciements à PSA, Pimkie, Carrefour. Pas un seul secteur n’échappe à l’offensive de l’État et du patronat. La révolte des femmes de chambre dans les hôtels Holidays Hinn montre que les luttes sociales font reculer les patrons. Il faut maintenant riposter pour renvoyer la bande à start-up Nation dans « le monde d’avant ». Il faut rentrer en lutte en même temps et nous coordonner pour la grève et le blocage total de la mascarade marchande. Nous ne revendiquons rien, nous prendrons tout.

Le Syndicat de Combat Universitaire de Montpellier (SCUM) appelle à amplifier et prolonger la grève étudiante, contre la sélection et contre la précarité généralisée. Afin d’instaurer un véritable rapport de force, contre les directions d’universités et contre le gouvernement, bloquons et occupons !

Syndicat de Combat Universitaire de Montpellier – SCUM
syndicat.scum@live.fr – www.combatuniversitaire.wordpress.com

Le blocage dans les médias :

Le film « Coucher de soleil sur fac bloquée », réalisé samedi 17/02/2018 :

Les compte-rendus d’AG sont sur le site mobilisationum3.org

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Après 5 jours d’occupation de la Maison des Etudiants, la lutte prend un nouveau tournant.

 Mercredi 24 janvier, afin de protester contre notre expulsion de notre local syndical, planifiée par la direction de l’université Paul Valéry – Paul Valéry, nous avons organisé une « raclette party » dans notre local. Sous l’impulsion de nos nombreux soutiens étudiants et associatifs, ce qui n’était qu’une soirée raclette s’est muée en une occupation de l’intégralité de la Maison des Étudiants (MDE). La « Maison à Défendre » (MAD) était née, en référence à la ZAD (zone à défendre) de Notre-Dame-Des-Landes. Ici, pas d’aéroport à combattre mais une gestion de la Maison des Étudiants, par le Service de la Vie Étudiante et le vice-président délégué à la vie de campus, de plus en plus difficile à vivre pour les bénévoles associatifs. La MAD est alors imaginée comme une future maison des étudiants gérée par et pour les étudiants et leurs associations, loin de toute censure et de toute velléité autoritaire de la direction de l’université. En tant que syndicat universitaire défendant concrètement les étudiants, le projet ne pouvait qu’être soutenu.
Mais face à la présence constante de nombreux agents de sécurité envoyés par la direction aux abords de la Maison des Étudiants (puis au passage de la Directrice Générale des Services, et même d’un huissier de justice!), il a fallut d’abord s’organiser pour éviter une violente expulsion, et pour cela de nombreux militants de squats et centres culturels autogérés montpelliérains sont venus prêter main forte, et faire de cet espace occupé une imprenable citadelle à l’aide de quelques petits travaux.

Ce vaste mouvement d’occupation, au départ contre la répression anti-syndicale, s’est mué en espace indépendant du SCUM, avec son identité propre, le « collectif MAD », ou convergent une volonté farouche de défendre le tissu associatif et syndical étudiant et la volonté de faire de ce lieu l’épicentre de futures mobilisations contre la sélection et la précarité.

Mais c’était sans compter sur la grotesque tentative de la direction de dresser, à coups de mensonges, la communauté universitaire contre l’émergence d’une Maison des Étudiants directement gérée par les étudiants. La communication répétée de la présidence de l’université et du Service de la Vie Étudiante, qui prétendaient, sans avoir pris aucun contact avec le Collectif MAD, que ce mouvement allait empêcher la tenue des événements associatifs et culturels prévus au cours de la semaine, a suscité doutes et incompréhensions. De plus, la présence de soutiens provenant des des milieux squats, si elle était voulue et bien accueillie, a contribué à brouiller le message défendu par le Collectif MAD auprès des étudiants et de leurs associations. 
Le projet original de Maison des Étudiants gérée par et pour les étudiants et leurs associations ne peut émerger que si une confiance totale liait les différents acteurs. Or, les propos de la direction de l’université, poussant à la défiance et à l’affrontement, ne permettaient pas d’envisager un climat de sérénité nécessaire à la construction du projet. L’unanimité des étudiants, qu’ils soient associatifs, syndicalistes ou indépendants, a donc décidé, en accord avec les nombreux soutiens, de mettre fin à l’expérience de la MAD, et de lever l’occupation des lieux dès lundi 29 janvier.

Ces 5 jours d’occupation de la Maison des Étudiants ont permis l’émergence d’un mouvement étudiant qui aura vocation à se renforcer et à s’affirmer à la faveur des luttes contre la précarité, contre la sélection et pour la défense de la vie associative et syndicale. A l’université Paul Valéry, le mouvement des occupations n’en est qu’à ses prémisses, et en tant qu’organisation étudiante de défense des étudiants, le SCUM continuera à l’encourager, malgré la répression et la désinformation pratiquée par la direction.

Syndicat de Combat Universitaire de Montpellier – SCUM

syndicat.scum@live – http://www.combatuniversitaire.wordpress.com

Dans les médias :

Répression contre le syndicat étudiant de l’université Paul Valéry – Montpellier 3

 Cette année 2018, la présidence de l’Université Paul Valéry – Montpellier III a décidé d’expulser le Syndicat de Combat Universitaire Montpelliérain (SCUM) de son local. Le motif avancé par Patrick Gilli, dans un courrier alambiqué envoyé le 20 décembre 2017, est l’action de revendication syndicale « coffee break » lancée mardi 5 décembre par le syndicat. Afin d’appuyer la revendication, déjà ancienne, de la mise à disposition d’une salle de restauration chauffée avec des micro-ondes à disposition, le SCUM a mis à disposition dans le hall inutilisé d’un bâtiment de la faculté des tables, des chaises et un micro-onde pour que les étudiants puissent réchauffer leurs déjeuners. Des cafés et barres chocolatées étaient aussi proposés.

Dans la perspective d’une journée de sensibilisation consacrée aux addictions et prévue le 13 février 2018, un stand de prévention sur l’alcoolisme et le tabagisme avait été installé, et promu à l’aide d’une communication volontairement provocatrice sur Facebook (« envie d’une cigarette offerte ? »). La direction de l’université, invoquant soudainement la Loi Evin du 10 janvier 1991 concernant le tabagisme a immédiatement fait pression sur les militants et élus présents et tenté de les expulser du lieu (donc d’enlever le stand de prévention contre le tabagisme !). Le vice de l’université Paul Valéry est poussé plus loin, puisque désormais elle tente de retirer au SCUM son local.

Quoiqu’il en soit, l’université s’est délibérément saisie d’un prétexte absurde pour museler une opposition concrète et fortement médiatisée. Disposant d’élus dans les différentes instances de l’université Paul Valéry, le SCUM est une organisation syndicale étudiante représentative, et bénéficie à ce titre d’un local, obtenu suite au lancement d’une procédure juridique afin de faire respecter ce droit syndical.

Loin des combats idéologiques abstraits, nous pratiquons une défense réelle des étudiants, et particulièrement des plus précaires, sur le plan individuel comme sur le plan collectif. Une aide qui se manifeste sur tous les plans, du simple coup de pouce quotidien (et notre coffee break en faisait partie) à des contestations assumées des politiques de sélection sociale menées par la direction de l’université. Depuis plusieurs mois, nous dénonçons aussi publiquement la politique de la direction de l’université en matière des cas de harcèlements sexuels, notamment quand l’agresseur est un enseignant-chercheur.

Rappelons ainsi que notre défense des droits étudiants nous a amené a occuper plusieurs fois la salle du conseil d’administration afin d’obtenir l’inscription d’étudiants « sans fac » refusés en Licence et Master. La forte médiatisation de nos actions et prises de position ne semble pas satisfaire la présidence de l’université, dont les membres ont a plusieurs reprises tenté de faire pression sur nos militants et élus. Cette pression s’est matérialisée par plusieurs convocations, menaces disciplinaires, censures de publications syndicales ; et même par l’humiliation publique d’un élu lors d’un Conseil des Études et de la Vie Universitaire. Désormais, la direction va plus loin, et au mépris du droit, expulse de son local notre syndicat, comme par hasard la veille des élections étudiantes.

Pression sur les étudiants mobilisés, censure, harcèlement et humiliation des élus étudiants et maintenant expulsion du SCUM : En essayant de priver l’opposition étudiante de ses moyens, par des pratiques en marge de la légalité, c’est le débat démocratique au sein de l’université que Patrick Gilli piétine une fois de plus.

Ces agissements ne nous feront pas taire, et nous continuerons à combattre pour la défense des étudiants, d’autant plus motivés et déterminés par cette attaque !

Syndicat de Combat Universitaire de Montpellier – SCUM

syndicat.scum@live – http://www.combatuniversitaire.wordpress.com

  • Retrouvez ici le communiqué de soutien des organisations syndicales de l’enseignement supérieur : 
Article du journal La Marseillaise du 24/01/2018

Tri des étudiants et quotas de sélection : les mauvaises résolutions de l’université Paul Valéry pour 2018

L’année 2018 commençait sur une note positive. Le 7 janvier, Frédérique Vidal, la ministre de l’Enseignement Supérieur, de la Recherche et de l’Innovation, avait annoncé sur twitter que « L’université va dire oui à tout le monde, tous les étudiants seront inscrits dans la formation de leur choix mais elle va adapter les parcours ». Revirement à 180 degrés ? « Fake news » ? Nous nous étions même inquiétés de la santé de la ministre, qui avait fait voter par l’Assemblée Nationale en décembre 2017, le « Plan étudiants », qui généralise la sélection à l’entrée de l’université. Finalement, nous voici rassurés sur la santé de la ministre, et beaucoup moins sur l’avenir de milliers de jeunes : il s’agissait juste d’une opération de communication gouvernementale.

Ce mardi 9 janvier, le Conseil des Études et de la Vie Universitaire (CÉVU) de l’université Paul Valéry – Montpellier 3 se réunissait sous la houlette du président Patrick Gilli. Au programme du jour, dans ce conseil déserté par les élus étudiants (mis à part les élus SCUM, seuls le CEI, l‘ADEM3 et la Corpo avaient fait le déplacement), la réforme de l’accès au 1er cycle universitaire, le fameux « Plan étudiants ». Il s’agissait ici de définir et voter la mise en place des « attendus locaux », décidés dans l’opacité la plus totale par la direction au cours des vacances de Noël. Ces « attendus locaux » sont les critères de sélection que chaque université définit librement afin de sélectionner ses futurs étudiants en première année de Licence. Surpris de n’avoir eu connaissance des documents qu’au moment du vote, au lieu du délai de 9 jours fixé par la loi, les élus SCUM et indépendants ont demandé un report de l’étude de cette question à une date ultérieure. La direction de l’université refuse immédiatement sous le prétexte que les délais seraient trop courts pour faire remonter les « attendus » au ministère.
Concernant le contenu de ces « attendus locaux », les élus SCUM et indépendants ont pointé le « tri social » qu’ils entraînent. Ainsi, l’université Paul Valéry exige des bacheliers d’avoir le BAFA, une formation payante, pour certaines licences, ou encore d’avoir eu le temps et la possibilité d’avoir déjà eu un « engagement dans une activité collective de type humanitaire, culturel ou sportif », ou encore d’avoir suivi des cours de musique. Sans compter l’obligation pour les bacheliers de fournir leurs notes de Première et Terminale, assortie de celles de fournir les bulletins de toutes les années redoublées. Le SCUM a soutenu les deux motions du Comité Étudiant Indépendant, qui visaient à ne pas faire remonter au ministère ces « attendus locaux », et à ne pas pratiquer de sélection en L1. Notons aussi que plusieurs départements de l’université (Histoire, Cinéma, Théâtre, Arts plastiques, Philosophie, Musique …etc) n’ont pas fait remonter les « attendus locaux » exigés par la direction de l’université.

A l’université Paul Valéry, le baccalauréat ne garanti désormais plus l’accès à l’enseignement supérieur. Le tri sera désormais fait sur une partie du parcours scolaire, ainsi que sur la capacité du « candidat » et de sa famille à payer des activités et formations extra-scolaires.
Bien entendu, l’ensemble des élus étudiants présents à voté contre le tri social en première année de licence instauré par la direction de l’université.
Cette dernière a ensuite soumis au vote les quotas d’accueil en Master 1. Comme nous l’avions déjà dénoncé il y a quelques temps, les documents fournis lors de ce CÉVU montrent que l’université Paul Valéry a refusé trop d’étudiants par rapport à ses propres quotas ! Ainsi, la spirale élitiste initiée par la direction se referme sur elle tel un piège, avec seulement 2466 étudiants inscrits en Master, pour 3489 places disponibles. De quoi laisser un goût amer aux centaines d’étudiants jetés sur le carreau par la politique de sélection drastique de l’université lors de la rentrée de septembre 2017.

Pour la rentrée universitaire de 2018, la présidence a décidé de réduire globalement les quotas d’accueil en Master 1 (-399 places). La logique la plus élémentaire pourrait laisser penser que cette baisse impacte uniquement les Masters ou peu d’étudiants s’inscrivent. A l’université Paul Valéry, la logique est toute autre puisque c’est en psychologie qu’on retrouve les baisse les plus importantes. Alors que pour cette année 293 étudiants sont inscrits dans un master 1 de psychologie, il ne restera plus que 200 places à la rentrée de septembre 2018.

A l’université Paul Valéry, la sélection sociale drastique se renforce encore une fois, au détriment des bacheliers et étudiants issus des milieux les plus précaires ou au parcours scolaire un peu sinueux. Pour le Syndicat de Combat Universitaire de Montpellier (SCUM), la bataille contre l’élitisme de la direction ne fait que commencer.

Syndicat de Combat Universitaire de Montpellier – SCUM

syndicat.scum@live – http://www.combatuniversitaire.wordpress.com

 

DOCUMENTS COMPLÉMENTAIRES :

Les quotas de sélections en Master 1 pour la rentrée de septembre 2018
Les « attendus locaux » (critères de sélection) pour l’entrée en Licence pour la rentrée de septembre 2018
Les critères de sélection en Master 1 pour la rentrée de septembre 2018

Quotas de sélection et harcèlement sexuel : guerre ouverte à l’université Paul Valéry

Ce mardi 12 décembre au matin, 5 étudiants masqués ont interrompu la séance du Conseil des Études et de la Vie Universitaire au moment où celui-ci votait les quotas d’accueil en première année de licence. Cette action visait à appuyer la motion des élus SCUM pour retirer ce point de l’ordre du jour.

La direction de l’université a qualifié l’action de ces cinq étudiants de trouble à l’ordre public. Mais le danger ne vient pas d’un fumigène tenu à même la main, mais bien de la mise en pratique de la sélection. Le SCUM condamne toute répression de cet happening militant, et se positionne contre la politique de l’université qui devient un espace, de plus en plus, fermé. Notons également que deux personnes ont signalé avoir subi une tentative d’intimidation, par la directrice générale des services, Madame Nathalie Vincent.

Mais ce n’était pas tout… Le Conseil des Études et de la Vie Universitaire (CÉVU) d’aujourd’hui avait été comme à notre habitude soigneusement préparé par nos élus. Deux motions ont été déposées pour signaler la politique scandaleuse de la direction de l’université, en matière de sélection sociale et de harcèlement sexuel. Ces sujets graves soulèvent des problématiques qui suscitent beaucoup de frictions entre les étudiants et la direction depuis déjà de nombreux mois. Ainsi, on comprend mieux comment la tension a encore pu monter d’un cran quand la direction et ses supporters se sont livrés à un tir de barrage contre nos élus, qui dans le cadre de leur fonction ont interrogé sur les modalités de prise en charge par la « mission égalité » des victimes d’agression et de harcèlement sexuel. A la sortie du conseil, l’un d’eux nous dit : « je n’ai jamais vu une telle violence, je m’attendais à des arguments, pas à une attaque en règle. C’était vraiment hardcore, c’était même au delà de l’insulte. On m’a jugé sur mon engagement, et non sur le fond du propos. Ils ont cherché à m’humilier. A me faire craquer . Ça a duré une demi-heure. ».

Nous essuyons quotidiennement le cynisme de la direction et la défiance d’organisations étudiantes la soutenant. Qui à coup de fausses informations et d’attaques personnelles essayent de saper l’engagement de nos élus et de les discréditer. Surtout que le SCUM a envoyé récemment à plusieurs reprises l’université à la une des médias, dans des articles peu reluisants à l’encontre de la direction. De quoi piquer l’égo et les habitudes de la direction, qui jusque-là réglait les choses en interne, dans un esprit particulièrement corporatiste. La semaine dernière, le quotidien Midi Libre a consacré une pleine page au harcèlement sexuel au sein de l’université. En citant des responsables qui suggèrent aux victimes de ne pas porter plainte. Alors pourquoi s’acharner sur nos élus quand ils ne font que demander des éclaircissements sur des propos qui ont de quoi troubler ? Ni nos prises de position, ni la couverture médiatique ou l’interruption de séance ne peuvent justifier autant de rage et d’hypocrisie contre un élu-étudiant.

Nous alertons l’opinion sur ces agissements et posons une nouvelle question. Comment peut-on arriver à une telle violence de la part d’élus-enseignants en ayant pointé la contradiction entre des propos publics et le contenu des textes de loi ?

Syndicat de Combat Universitaire de Montpellier – SCUM

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Les motions déposées par nos élus au CEVU du 12/12/2017

Ni réponse ni démenti : l’université refuse de répondre à nos questions.

 

L’action relayée par les médias :

« Coffee break » : le SCUM ouvre une cafétéria étudiante à l’université Paul Valéry

Chaque année, il est de plus en plus difficile pour les étudiants précaires de poursuivre leurs études. Cette précarité se retrouve bien évidemment au niveau alimentaire. Si la restauration universitaire du CROUS permet de bénéficier d’un repas à tarification sociale, il apparaît que rien n’est proposé pour les pauses entre les cours ainsi que pour les étudiants souhaitant apporter leurs propres repas confectionnés chez eux. Interpellée par des étudiants à ce sujet, la direction de l’université Paul Valéry – Montpellier 3 s’est contentée de mentionner l’hypothétique création d’une « salle repas »… en 2020 !

Parce que l’arrivée de l’hiver impose de pouvoir bénéficier immédiatement d’un espace de restauration chauffé pour tous, même ceux ne consommant pas les repas du CROUS, le Syndicat de Combat Universitaire de Montpellier (SCUM) ouvre à partir de cette semaine un espace cafétéria géré par les étudiants, et pour les étudiants.

Tous les mardis et mercredis, entre midi et 14h, dans le hall du bâtiment C de l’université Paul Valéry, l’espace « Coffee Break » mets à disposition gratuitement dans un espace chauffé, un micro-ondes et des tables. De plus, afin de financer les actions et mobilisations revendicatives menées par le syndicat, un « pack » comprenant café bio-équitable et barre chocolatée est proposé pour 2€. Cet espace est aussi un espace de permanence d’aide aux étudiants concernant tous les problèmes relatifs à la scolarité (examens, sélection) et aux aides sociales.

En cette période hivernale et d’examens, le SCUM agit concrètement contre la précarité, en faisant le pari du lien social et de la solidarité !

Syndicat de Combat Universitaire de Montpellier – SCUM

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Cité U Voie Domitienne : Payez plus ou dégagez !

En ces temps d’hiver où certains résidents du bâtiment 1 de la cité universitaire Voie Domitienne se réveillent frigorifiés à cause du manque d’isolation, une information n’est encore pas parvenue à leurs oreilles. Chers résidents du bâtiment 1, vous ne le savez pas mais nous oui. À partir de février votre bâtiment sera rénové. Cela n’a pas l’air de préoccuper l’administration qui a dit qu’elle vous préviendrait « bien assez-tôt ».

Voilà comment la rénovation va se dérouler, vous serez invités à partir de février (comme si on ne pouvait pas faire ça pendant les vacances d’été) à quitter votre chambre étudiante et deux choix s’offriront à vous, le premier, vous resterez à Voie Domitienne et payerez un loyer de 244 euros (pour une chambre avec WC et Douche) au lieu des 177 euros initiaux. Le second, vous changerez de cité universitaire et perdrez donc les repères que vous avez gagné au fil des mois.

Ce que le CROUS et la direction de la Voie Domitienne ne semble pas comprendre c’est qu’aucun résident du bâtiment 1 n’y loge par plaisir. Personne n’aime prendre une douche pendant qu’un de ses voisins fait la grosse commission à 2 mètres de vous. Or par le biais de cette rénovation le CROUS va directement attaquer les étudiants précaires. En premier lieu, la rénovation va les inciter à payer plus cher pour leur permettre de rester dans la cité Voie Domitienne. Par la suite, croyez-vous que le bâtiment 1 une fois rénové va proposer le même loyer qu’avant ? Nous vous répondons que c’est peu probable, il y a de forte chance qu’une fois rénové le bâtiment sera composé des « luxueuses chambres avec salle de bain » (le minimum en d’autres termes). Nous sommes donc dans le cas d’une perverse situation où des étudiants, qui n’étaient pas et ne pouvaient pas être au courant de ces rénovations à leur inscription, ont profité d’une chambre (insalubre pour la plupart) à bas coût pendant une période inférieure de leur engagement avec le CROUS.

Certaines questions se posent. Quand la direction de la Voie Domitienne annoncera-t-elle officiellement ce projet ? Est-ce la direction qui ira changer votre contrat d’assurance habitation ?

Résidents du bâtiments 1 ou d’ailleurs, nous vous conseillons de pousser la direction à prendre ses responsabilités au plus vite.

Syndicat de Combat Universitaire de Montpellier – SCUM

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