Archives pour la catégorie Communiqués de presse

Communiqués de presse du Syndicat de Combat Universitaire de Montpellier – SCUM.

Rétention des notes du 1er semestre à l’Université Paul Valéry Montpellier 3

« Attestation », sans aucune valeur, fournie par Patrick Gilli aux étudiants sans notes.

Dans un e-mail en date du 20 mars 2020, le président de l’Université Paul Valéry Montpellier 3, Patrick Gilli, annonce que des milliers d’étudiants de l’université n’auront pas d’attestation de notes pour le premier semestre. Il adjoint à son mail un document, sans aucune valeur dans le cadre de candidatures à un master ou d’un transfert d’université, qui atteste que l’université « n’est pas en mesure de fournir les notes » des étudiants concernés. Pire, ce document n’indique ni le type de filière, ni l’identité des étudiants concernés.

Cette mesure, qui ne s’applique pas à tous les étudiants, accentue gravement la sélection sociale, puisqu’elle prive potentiellement des milliers d’étudiants de la possibilité de candidater à un Master. Nous rappelons que depuis 2017, l’université Paul Valéry, comme beaucoup d’établissements, s’est engagée dans une implacable politique de tri social à l’entrée du Master, privant des milliers d’étudiants d’un accès au niveau supérieur de leurs études. Un accès auquel pourtant l’obtention du diplôme de Licence devrait leur donner droit.

Alors que nous vivons, avec la pandémie de Coronavirus, l’une des pires crises sanitaires de l’histoire contemporaine du pays, Patrick Gilli ne perd pas le Nord de sa politique austéritaire et répressive, en justifiant cette mesure par un « mouvement de contestation sociale de la part des enseignants-chercheurs et enseignants ».

En effet, le 05 mars 2020, les enseignants de l’université mobilisés contre la précarisation de leurs conditions de travail (avec la Loi de Programmation Pluriannuelle de la Recherche, LPPR) ont annoncé qu’ils ne transmettront pas les notes des examens à l’administration.

Le Syndicat de Combat Universitaire de Montpellier (SCUM) a immédiatement écrit, le jour-même, à tous les directeurs d’UFR (Unités de Formation et de Recherche) ainsi qu’aux enseignants mobilisés. Nous les alertions qu’il était possible que cette rétention des notes rende impossible pour les étudiants de transmettre dans les délais des dossiers de candidatures complets, accroissant ainsi la sélection sociale et la logique austéritaire contre laquelle nous luttons ensemble. Nous n’avons eu aucune réponse depuis le 05 mars des directeurs d’UFR comme des enseignants mobilisés, ce qui laissait présager de la situation actuelle en matière de délivrance d’attestation de notes.

Toutefois, nous ne pouvons que nous indigner qu’en cette période de crise, Patrick Gilli instrumentalise l’avenir de milliers d’étudiants afin de ressortir victorieux d’un conflit social l’opposant à des enseignants. En effet, comment croire qu’aucune solution n’a pu être trouvée depuis 15 jours, alors que l’organisation de l’université est fortement centralisée au niveau pédagogique autour de la DES (Direction des Études et de la Scolarité) ?

Afin de sortir de cette situation, le Syndicat de Combat Universitaire de Montpellier (SCUM), demande à la présidence de l’université Paul Valéry Montpellier 3 de fournir aux étudiants concernés une véritable attestation d’obtention du premier semestre, à caractère définif. Dans le même temps, nous réitérons aussi notre proposition, pour l’instant restée sans réponse, faite aux enseignants mobilisés d’inverser la logique élitiste à l’œuvre : en mettant une note plancher standardisée de 12 à tous leurs étudiants, avec validation automatique des candidatures en Master.

Nous invitons les étudiants à envoyer un e-mail standardisé à tous leurs enseignants et responsables de formation, en mettant le SCUM en copie (syndicat.scum@live.fr).

Syndicat de Combat Universitaire de Montpellier – SCUM
http://www.combatuniversitaire.wordpress.com – syndicat.scum@live.fr

 

Confinement face au Coronavirus : le SCUM lance « Paul Va se confiner », une plateforme de sociabilité et d’entraide.

La pandémie du Covid-19, appelé « Coronavirus », impose à chacun et chacune de limiter les interactions sociales « réelles » afin de freiner la vitesse de contamination du virus.
Suite à l’annonce de la fermeture des universités, puis des commerces « non essentiels » puis celle d’un confinement généralisé de la population, des milliers d’étudiants se retrouvent seuls, loin de leurs familles et amis.
Face à l’isolement social, et au manque d’informations détaillées de la part de l’université Paul Valéry Montpellier 3 concernant les cours et les examens, le Syndicat de Combat Universitaire de Montpellier (SCUM) passe à l’initiative.

 

Nous ouvrons ce mercredi une plateforme de sociabilité et d’entraide. Appelée « Paul Va se confiner », elle est accessible aussi bien sur ordinateur que sur smartphone via Discord, prenant ainsi en compte une fracture numérique souvent oubliée par les chantres de la dématérialisation : tout le monde n’a pas une connexion web de qualité, ni même un ordinateur.
« Paul Va se confiner » est une plateforme ou l’on peut partager des informations concernant les cours et examens, classés par UFR (Unités de Formation et de Recherche). Plusieurs « clubs » ouverts, comme le « club dessin », le « club couture » ou encore le « club cuisine », permettent de partager et échanger sur des idée d’activités à faire pendant le confinement. Bien entendu, l’aspect ludique n’est pas oublié avec une dizaine de jeux en ligne multi-joueurs (League Of Legends, AOE, Loup Garou…) permettant de trouver, à tout moment d’un confinement qui s’avère un peu long, d’autres étudiants à affronter dans des parties endiablées.
L’engagement syndical ne s’arrête pas pour cause de Coronavirus. En lançant « Paul Va se confiner », nous permettons aux étudiants de Montpellier de sortir de l’isolement et de vivre le confinement en gardant un lien entre eux, de façon ludique et pratique.

Rejoignez la plateforme « Paul Va se confiner » ici : https://discord.gg/cDJxVQN

Nous rappelons aussi qu’en cas de questions ou problèmes liés à la scolarité ou aux examens dématérialisés, le SCUM reste joignable sur les réseaux sociaux ainsi que par e-mail (syndicat.scum@live.fr)

 

Syndicat de Combat Universitaire de Montpellier – SCUM
http://www.combatuniversitaire.wordpress.com – syndicat.scum@live.fr

 

Blocages, manifestations et occupation du CROUS : le point sur la mobilisation étudiante à Montpellier

3 mois de mobilisation et de grèves. Un gouvernement qui refuse le dialogue et passe en force. L’utilisation du 49.3 et les éléments de langage les plus provocants.

Une mobilisation étudiante trop prudente mais déterminée

Blocage de la présidence de l’université Paul Valéry, jeudi 05 mars

Le refus de la réforme des retraites, de la LPPR, et la lutte contre la précarité étudiante semble largement partagé par les étudiants, les professeurs et le personnel de l’Université Paul Valéry. C’est au nom de cette colère que se réunissaient plus de 500 personnes en Assemblée Générale hier jeudi 5 mars, après 4 jours de blocage. Et malgré la détermination des membres, la plupart des personnes présentes ont préféré continuer les actions de sensibilisation, de diffusion, le tractage, et refuser l’installation d’un rapport de force politique. En effet, malgré des actions très variées et des revendications claires, l’AG a refusé de voter le maintien du blocage, voire même le blocage du bâtiment administratif, centre de pouvoir symbolique du campus. La mobilisation devra maintenant se contenter des blocages complets du campus les jours de mobilisation choisis par la Coordination Nationale.

  Nous déplorons ce vote. Nous tenons à rappeler que les seules manifestations ayant compté des cortèges de plusieurs centaines d’étudiants découlaient d’un blocage. Que seul le blocage du campus a permis la matérialisation de la colère sur notre lieu de vie et de travail, et installé un véritable moment politique sur l’Université. Il faut regretter que la plupart des étudiants engagés oublient que les AG d’UFR, de promotion, et les différentes actions menées sur le campus, n’auraient jamais pu rassembler de monde sans que le blocage installe un rapport de force tout au long de la semaine. Le 49.3 est déjà passé ! L’heure n’est plus à la sensibilisation mais à l’action. Seul un rapport de force nous permettra de maintenir une pression sur la Présidence, le gouvernement, et en solidarité aux autres milieux mobilisés. Nous défendons un blocage intelligent qui vise les lieux de pouvoirs et maintien une pression sur les institutions de pouvoir.

Tractage du SCUM avec l’intersyndicale, le jeudi 05 mars en Faculté des Sciences

  Il faut néanmoins finir sur une touche très positive. La mobilisation n’est pas encore enterrée. A la Faculté des Sciences de l’Université de Montpellier (UM), une Assemblée Générale a rassemblé 250 enseignants et personnels, suite à un tractage le matin, auquel nous avions pris part. La réunion de la Commission de la Formation et de la Vie Universitaire (CFVU) a été annulée sous la pression de l’intersyndicale.

L’Assemblée Générale de Paul Valéry est partie en manifestation et a rejoint les autres syndicats et manifestants à l’arrêt de tramway St-Eloi. La manifestation a pu rentrer dans le campus St-Charles, campus le plus concerné par la LPPR mais aussi le moins mobilisé. Malgré un barrage de police empêchant les étudiants de rejoindre la Fac de droit et le rectorat comme prévu, la manifestation a pu se terminer à la Comédie dans la bonne ambiance et la cohésion.

Espérons que cette bonne ambiance et cette détermination parviendront à se maintenir sans action concrète et sans rapport de force matérialisant la lutte sur le campus… L’espoir est permis, mais l’heure n’est plus à la discussion : le 5 décembre est déjà loin, et le 49.3 ne sera bientôt plus qu’un souvenir si nous ne réagissons pas…

Occupation du CROUS de Montpellier et action « resto U gratuit » ce vendredi

Ce vendredi 06 mars, nous avons occupé le siège du CROUS Montpellier – Occitanie afin d’interpeller la direction de cette institution concernant le renouvellement des chambres en cité universitaire pour les étudiants redoublants. En effet, depuis près d’un mois, de nombreux étudiants résidant en cité universitaire ont reçu un curieux e-mail exigeant différents documents, dont le relevé de notes du premier semestre, avant le 15 mars. Habituellement, le renouvellement du logement étudiant est quasiment automatique pour tous les étudiants y résidant déjà. Cette année, pour les redoublants une procédure spéciale et discriminatoire a été mise en place parle CROUS. Leur logement, n’est plus renouvelé automatiquement et le dossier sera étudié par une obscure commission spéciale, qui pourra selon son bon vouloir décider de renouveler le logement ou de le remettre en jeu dans la vaste loterie qu’est l’attribution de logements CROUS.

Pendant l’occupation du siège du CROUS, la direction du CROUS nous a reçu et a indiqué qu’un e-mail serait envoyé à l’ensemble des étudiants concernés pour annoncer l’annulation de cette procédure controversée.

Opération « resto U gratuit » à la brasserie universitaire boutonnet ce vendredi 06 mars

Face aux différentes politiques précarisantes, il nous a semblé important de mener un coup d’éclat, sonnant ainsi comme un coup de semonce. Nous avons mené une action « resto U gratuit » à la brasserie universitaire Boutonnet. Malgré l’opposition de la direction du CROUS, de nombreux étudiants ont forcé le passage afin de bénéficier d’un repas gratuit.

Les prochains rendez-vous de mobilisation sont d’ors et déjà fixés : Assemblées générales mardi 10 mars à 14h en Faculté des Sciences et à midi en Amphi 1 de Paul valéry et Comité d’action étudiante mardi 10 mars à 19h en salle D01 de Paul Valéry.

Syndicat de Combat Universitaire de Montpellier – SCUM
http://www.combatuniversitaire.wordpress.com – syndicat.scum@live.fr

Blocage de l’Université Paul Valéry : entre fake news et répression, le SCUM attaque Patrick Gilli en justice.

Suite à une nouvelle répression de la présidence de l’université Paul Valéry à l’encontre du Syndicat de Combat Universitaire de Montpellier (SCUM), une plainte à été déposée pour diffamation publique à l’encontre de Patrick Gilli, président de l’Université Paul Valéry Montpellier 3.

Diffusion de fake-news : Patrick Gilli se prend-il pour Donald Trump ?

Ce lundi 02 mars 2020, était prévu, dans un contexte de mobilisation étudiante de l’Université Paul Valéry Montpellier 3, un blocage de l’université, voté en Assemblée Générale le lundi 24 février 2020. Ce blocage, voté par environ 130 étudiant.e.s, a été directement imputé au SCUM, le diffamant puisqu’il n’en est pas le dirigeant. La présidence de l’université a envoyé un e-mail aujourd’hui, accusant le SCUM de dégradations.

Le mail diffamatoire envoyé aux 21000 étudiants de l’université Paul Valéry par Patrick Gilli

Ceci est d’autant plus grave car, à travers ce mail, la présidence porte atteinte à l’image du SCUM, trois semaines avant les élections étudiantes au Conseil d’administration de l’université. Une grossière tentative de manipuler le scrutin, voulant ainsi empêcher le seul syndicat étudiant d’opposition à la politique de la présidence de l’Université de faire un score empêchant la réélection de Patrick Gilli. Cela étant, la présidence encourage les étudiant.e.s contre le blocage à venir s’opposer « pacifiquement mais fermement », tout en étant conscient de la répression déjà violente subit par les étudiant.e.s mobilisé.e.s le 05 décembre 2019 (un groupe d’une dizaine de néo-nazis cagoulés sont venus attaquer le groupe d’étudiant.e.s devant l’université) mais aussi de la violence de certains étudiant.e.s anti-blocage contre ceux qui sont mobilisé.e.s.

Après l’appel inutile et capricieux fait à la brigade anti criminalité la semaine dernière pour réprimer un groupe d’étudiant.e.s venu.e.s bloquer la présidence de l’Université pour les Portes Ouvertes le mercredi 26 février, sous prétexte qu’il s’agissait du SCUM, voici que, de nouveau apeurée par le débordement, la présidence de l’université a envoyé un mail aujourd’hui pointant une fois encore le SCUM.

Nous sommes honorés de hanter autant Patrick Gilli et ses administratifs. Mais ce mail mensonger porte atteinte à notre syndicat, trois semaines avant les élections… Il s’agit là d’un acharnement injustifié envers le SCUM, surtout aujourd’hui où il s’agit d’une décision d’AG voté par un ensemble d’étudiant.e.s, AG non dirigée par le SCUM et dont le syndicat ne soutient pas le fonctionnement.

Le Tribunal Administratif de Montpellier avait déjà conclu, dans un jugement en date du 15 octobre 2019 que l’Université Paul Valéry s’était rendue coupable d’une « atteinte disproportionnée portée à la liberté d’information et d’expression des usagers de l’université », en expulsant le syndicat étudiant de ses locaux syndicaux un an auparavant.

Tout ceci ne nous fera pas arrêter de lutter car il est urgent d’agir face à la précarité, la sélection et les conditions de plus en plus difficiles pour les étudiant.e.s.

Syndicat de Combat Universitaire de Montpellier – SCUM
http://www.combatuniversitaire.wordpress.com – syndicat.scum@live.fr

PROCHAINE DATS DE MOBILISATION :

  • Mardi 03 mars à 19h salle D01 de l’université Paul Valéry : Comité d’action, réunion des étudiants en lutte contre la précarité et la réforme des retraites pour organiser des actions concrètes.  (évènement facebook)
  • Jeudi 05 mars à 10h en amphi 1 de l’université Paul Valéry : Assemblée Générale pour reconduire ou non le blocage.

Dans les médias :

Journées Portes Ouvertes à l’Université Paul Valéry : blocage temporaire et intervention policière.

Ce mercredi 26 février 2020, c’était journée porte ouvertes à l’université Paul Valéry Montpellier 3. Le bâtiment de la présidence de l’université a été bloqué tôt ce matin, et plusieurs agents de la Brigade Anti-Criminalité (BAC) sont intervenus dans l’enceinte du campus de Paul Valéry, sur demande, d’après leurs dires « de la présidence ». Visiblement étonnés de cet appel, ils sont rapidement repartis sans avoir constaté aucun délit. La présidence voulait faire place nette pour un l’évènement « Portes Ouvertes » dont l’accueil devait se dérouler dans le bâtiment bloqué, ce qui troublait l’objectif publicitaire de cette manifestation.

Après un déblocage ou le Directeur des Moyens Généraux a fait usage de violence physique envers plusieurs étudiants, sous l’œil goguenard de la Directrice Générale des Services, la mobilisation de ce jour se poursuit tout au long de la journée avec un tractage massif auprès des visiteurs de cette Journée Portes Ouvertes, qui décidément n’a pas débuté comme planifié par le président Patrick Gilli. Ce dernier, à la vue des étudiants mobilisés, s’est courageusement enfui derrière un bâtiment adjacent.
Alors que la présidence de l’université, qui s’adonne à de la répression anti-syndicale, voulait se racheter une image médiatique, les étudiants mobilisés au sein du Comité d’Action étudiante mettent en lumière par cette action de blocage la réalité de la vie étudiante : tri social élitiste, précarité mortelle et mépris des dirigeants.

Il n’appartient qu’à nous, étudiants, de nous soulever face à la précarité organisée du devenir de l’université. À nous d’agir au-devant de la précarité sociale. Pour nos études et nos lendemains. La bataille continue.

Syndicat de Combat Universitaire de Montpellier – SCUM
http://www.combatuniversitaire.wordpress.com – syndicat.scum@live.fr

PROCHAINES DATES DE MOBILISATION :

  • Mardi 03 mars à 19h salle D01 de l’université Paul Valéry : Comité d’action, réunion des étudiants en lutte contre la précarité et la réforme des retraites pour organiser des actions concrètes.  (évènement facebook)
  • Mardi 03 mars : blocage de l’université Paul Valéry
  • Jeudi 05 mars : blocage de l’université Paul Valéry puis Assemblée Générale à 10h.

 

Rejoignez le comité d’action étudiante sur Discord (https://frama.link/discordmilitant)  et Facebook (https://www.facebook.com/greve.upv/)

 

Le journal Midi Libre du 27 février 2020 relaye notre action :

Face à l’urgence, de nouveaux blocages à l’université Paul Valéry

Ce lundi 24 février, jour de rentrée étudiante, l’université Paul Valéry Montpellier 3 était bloquée, dans le cadre du mouvement étudiant contre la précarité, la sélection sociale et la réforme des retraites.

Un blocage couronné de succès, mais limité dans le temps.

L’important dispositif de sécurité déployé par le président de l’université afin de briser le mouvement a été mis en échec par les étudiants mobilisés, qui ont, comme prévu, bloqué l’ensemble des bâtiments du campus. Face à cette nouvelle humiliation, Patrick Gilli n’a pu que se résoudre à envoyer un e-mail annonçant la suspension des cours.

Lors de l’assemblée générale qui s’est tenue ensuite en présence de 300 personnes, dirigée par un professeur et en présence de plusieurs membres de la direction de l’université et de ses Supplétifs Etudiant-e-s, la question de la précarité a réussi à s’imposer malgré les discours corporatistes, complotistes et démobilisateurs. Toutefois, la question de la reconduction de la grève étudiante a été évacuée et c’est une étrange stratégie, ressemblant à celle de la CFDT de la belle époque, qui a finalement été adoptée : à la construction d’un rapport de forces offensif et sur la durée, il a été choisi, sous les applaudissements des membres de la direction de l’université, quelques dates de mobilisation symboliques espacées entre elles.

Alors que nos frigos sont vides, que des étudiants précaires se suicident et que la sélection sociale est brandie comme une épée de Damoclès par la présidence de l’université sur chacun d’entre-nous, il a été décidé de bloquer l’université le 3 mars et le 5 mars, ou une nouvelle Assemblée Générale se tiendra à 10h. L’urgence de la situation s’est tout de même fait un peu sentir lorsque la proposition de reconduire le blocage automatiquement pendant une semaine a été adoptée à une large majorité en cas d’application de l’article 49.3 pour le passage en force législatif de la réforme des retraites.

Patrick Gilli se venge en violant la liberté d’expression.

Dans ce qui s’apparente comme le dernier épisode d’une longue série de répression et d’atteinte à la liberté d’expression, la conférence-débat consacrée au blocage de l’université, et prévue ce lundi 24 février, a été annulée au dernier moment, sur ordre direct de la présidence de l’université Paul Valéry Montpellier 3. Cette conférence-débat, prévue depuis deux semaines et organisée sans que cela ne suscite d’opposition de la part des services de l’université, avait comme objectif d’ouvrir un espace de débat déconnecté des tensions liés aux assemblées générales ou sont votés les blocages ou déblocages. L’objectif était de discuter, dans un cadre apaisé, des avantages comme des inconvénients qui pourraient être perçus dans cette modalité d’action.

Ce lundi 24 février 2020, la présidence de l’Université Paul Valéry Montpellier 3 a donc décidé, dans ce qui s’apparente à une vengeance puérile liée au blocage réussi du campus, de supprimer le débat démocratique concernant un sujet qui tient à cœur à de nombreux étudiants.

Nous dénonçons ce qui s’apparente ici comme le dernier épisode d’une longue série de répression et d’atteinte à la liberté d’expression et nous rappelons que le Tribunal Administratif de Montpellier avait déjà, dans un jugement en date du 15 octobre 2019 condamné l’université Paul Valéry pour « atteinte disproportionnée portée à la liberté d’information et d’expression des usagers de l’université » envers notre syndicat.

Ces procédés violent et illégaux, venant d’un président d’université, Patrick Gilli, faisant l’objet d’une plainte pour violence en réunion et ayant été l’objet d’une enquête portant sur un détournement de fonds publics, n’entament pas notre détermination à mener le débat démocratique dans notre université, et plus largement, à défendre nos droits.

Concernant la mobilisation, toujours conscient de l’urgence de plus en plus accrue d’agir contre la dégradation continue de nos conditions de vie et d’études, le Syndicat de Combat Universitaire de Montpellier (SCUM) réaffirme sa volonté de s’inscrire dans un rapport de force gagnant et offensif. Il y a urgence, nous voulons vivre et ne plus survivre !

Syndicat de Combat Universitaire de Montpellier – SCUM
http://www.combatuniversitaire.wordpress.com – syndicat.scum@live.fr

PROCHAINES DATES DE MOBILISATION :

  • Mardi 25 février à 19h salle D01 de l’université Paul Valéry : Comité d’action, réunion des étudiants en lutte contre la précarité et la réforme des retraites pour organiser des actions concrètes. Ensuite, départ collectif au Carnaval des Gueux. (évènement facebook)
  • Mardi 03 mars : blocage de l’université Paul Valéry
  • Jeudi 05 mars : blocage de l’université Paul Valéry puis Assemblée Générale à 10h.

Article du journal Midi Libre du 25/02/2020 :

Fac vide, ventres pleins : les étudiants de Montpellier en action

Depuis plus de deux mois le mouvement de grève contre la réforme des retraites ne faiblit pas, s’étant matérialisé sur les universités montpelliéraines par les « actions resto U gratuit », les cortèges étudiants et les blocages de la présidence de l’université initiés par le comité d’action des étudiants s’étant matérialisé sur les universités montpelliéraines par les « actions resto U gratuit », les cortèges étudiants et les blocages de la présidence de l’université initiés par le comité d’action des étudiants.

Réussite du #BloqueTaFacChallenge

Ce jeudi 06 février c’est l’intégralité de l’université Paul Valéry Montpellier 3 qui a été bloquée quelques heures en matinée, suite à l’assemblée générale du 04 février. Ce fut l’occasion de partir ensuite rejoindre la mobilisation intersyndicale en cortège de 200 étudiants, qui a ensuite pris la tête de la manifestation.

En plus du rapport de forces qu’il initie face à la présidence de l’université, le blocage s’impose de façon évidente comme une action mobilisatrice efficace, à reproduire et généraliser.

Une opération Resto U gratuit contre la précarité

Ce Vendredi 07 février, les étudiants réunis en comité d’action ont mené une opération « Resto U gratuit » au restaurant universitaire Vert-Bois. Plus de 50 repas ont été servis gratuitement mais les consignes données par la direction du CROUS à ses agents n’ont pas permis de continuer la distribution gratuite. En effet, l’ordre est venu de bloquer la production des repas tant que les caisses étaient bloquées par les étudiants et gilets jaunes. Cela met en lumière une cynique et sinistre réalité : pour le CROUS de Montpellier-Occitanie, la précarité n’existe que lorsque les médias sont présents. Les 55% d’étudiants qui d’après l’Observatoire de la Vie Etudiante (OVE), n’ont pas assez d’argent pour couvrir leurs besoins mensuels apprécieront de voir leur survie suspendue aux multiples campagnes de communication menées par le CROUS. D’ailleurs, les précaires sont autant les étudiants que les personnels employés par le CROUS, qui se retrouvent pris à la gorge par des contrats de travail dignes d’une multinationale délocalisée dans un pays en voie de développement.

 

Mais tout le monde ne semble pas logé à la même enseigne par le CROUS. Deux ans après la mise en place d’un espace VIP réservé aux enseignants-chercheurs au restaurant universitaire Vert-Bois, financé par l’argent dévolu aux étudiants, nous avons constaté que les étudiants payaient leur repas plus cher que leurs profs. Une bien étrange « tarification sociale » !

 

Le Syndicat de Combat Universitaire de Montpellier (SCUM) réitère son appel à multiplier les actions : blocages, « resto U gratuits », et autres réjouissances. Nos vies ne peuvent se résoudre à une survie de plus en plus difficile. Face à la misère et aux humiliations, continuons à relever la tête, car tout devient possible.

Syndicat de Combat Universitaire de Montpellier – SCUM
http://www.combatuniversitaire.wordpress.com – syndicat.scum@live.fr