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Répression à l’Université Paul Valéry. Impunité pour le commando de la fac de droit. Les syndicats n’acceptent pas le deux poids deux mesures. Arrêt des poursuites contre nos camarades ayant combattu la sélection !

A l’université Paul-Valéry – Montpellier 3, la rentrée débute par une intense répression contre les étudiantes et étudiants qui ont osé, tout au long de l’année dernière, contester les politiques de sélection sociale et élitiste mises en place par la présidence de l’université.

Les syndicats d’enseignants, de personnels et d’étudiants des universités de Montpellier s’élèvent contre la répression pratiquée par Patrick Gilli à l’UM3, et font le parallèle avec l’impunité dont continuent à jouir les participants à l’agression milicienne du 22 mars à la Faculté de Droit et Sciences Politiques.


Répression à l’Université Paul Valéry. Impunité pour le commando de la fac de droit.
Les syndicats n’acceptent pas le deux poids deux mesures.
Arrêt des poursuites contre nos camarades ayant combattu la sélection !

Les organisations syndicales soussignées ont appris qu’en cette rentrée, quatre étudiants et un agent contractuel (également sous statut étudiant) de l’Université Paul Valéry passaient en commission disciplinaire, pour des motifs reliés à leur implication dans les mobilisations de l’an dernier, en particulier contre la mise en place de la sélection via le système Parcoursup. Lire la suite Répression à l’Université Paul Valéry. Impunité pour le commando de la fac de droit. Les syndicats n’acceptent pas le deux poids deux mesures. Arrêt des poursuites contre nos camarades ayant combattu la sélection !

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L’imagination au pouvoir pour la semaine du 1er mai !

  A l’occasion de la journée internationale de lutte des travailleurs, une manifestation interprofessionnelle se tiendra mardi 1er mai à 10h au départ du Peyrou à Montpellier. (retrouvez ici le tract national)
Autre date cruciale pour la mobilisation étudiante, après une semaine marquée par la solidarité interprofessionnelle (soutien aux cheminots notamment), une Assemblée Générale de lutte se tiendra mercredi 2 mai à 10h dans l’amphi A de l’université Paul Valéry. A l’heure ou la sélection élitiste décidée par la présidence de l’université est en train d’être concrètement mise en œuvre via la plateforme de tri social « Parcours Sup », il est nécessaire d’évoquer ensemble les moyens d’accentuer la pression sur le gouvernement et les universités.

Retrouvez ici les dernières interventions du SCUM dans les médias concernant la tenue illégale de partiels en ligne (ou délocalisés) et sur l’intervention policière du lundi 23 avril dans un campus vide :

Blocage illimité de l’université Paul Valéry : ensemble, tout devient possible !

Contre la sélection sociale et la précarité, près de 3000 étudiants se sont rassemblés ce mardi 27 mars 2018 en Assemblée Générale sur les pelouses de l’université Paul Valéry- Montpellier 3.
Après plus de 6h de discussions et de débats, le blocage illimité avec occupation de l’université Paul Valéry a été voté par plus des trois quarts de l’assemblée. Patrick Gilli, qui a passé la journée à se cacher derrière les arbres, n’est plus reconnu par les étudiants comme président de l’université. La démission d’Emmanuel Macron est exigée tout comme la radiation de Philippe Pétel du corps professoral. Les personnels de l’université sont invités à se mettre en grève illimitée. La convergence des luttes a été affirmée avec force, avec la participation des étudiants à la journée de mobilisation nationale contre la répression le 28 mars (rassemblement à la préfecture à 17h), puis une manifestation au rectorat pour empêcher l’application de l’outil de tri social « ParcoursSup » pour les bacheliers 2018. Le principe du blocage économique sur la ville de Montpellier a aussi été adopté pour le 3 avril. La lutte contre la sélection sociale pratiquée par l’université est le révélateur d’un refus plus large : nous ne voulons plus survivre, nous voulons vivre.
 
Tel un illusionniste, Patrick Gilli tente de masquer l’impossibilité pour lui de continuer à assumer ses fonctions de président. Depuis deux semaines, il n’a même plus accès à son bureau, et sa seule activité de « président » se résume à l’envoi d’e-mails. Dans son dernier e-mail envoyé ce mardi 27 mars, il retente le chantage aux examens. Mais les milliers d’étudiants mobilisés veulent davantage, ils arracheront à ce futur ex-président plein de mépris leur « semestre gratuit » (le 10 améliorable, procédure déjà mise en place lors de précédents mouvements dans plusieurs universités). La direction de l’université, à coups d’appels téléphoniques nocturnes, tente d’empêcher les personnels de se joindre au mouvement étudiant, sans aucun effet. On a même vu la direction d’un service tenter un improbable chantage aux activités culturelles pour forcer un piquet de grève.
Ce mardi, suite à l’assemblée générale, près de 2000 étudiants ont marché sur l’hôtel de police de Montpellier pour protester contre la décision policière de ne pas prendre en compte les témoignages d’étudiants à propos de l’agression milicienne de la nuit du 22 mars dans la Faculté de Droit et Sciences Politiques.
Aujourd’hui, les étudiants montpelliérains ont fait le choix clair de la poursuite de la grève, et de son élargissement dans ses moyens comme ses objectifs. Nous ne pouvons que nous réjouir que les étudiants débordent massivement les anciens cadres et structures, dont le SCUM. Désormais, il est temps pour chacun de s’approprier les outils de la lutte.
Nous vivons tous un moment décisif, à nous de nous réapproprier notre avenir, pour nous réapproprier nos vies.
 
Syndicat de Combat Universitaire de Montpellier – SCUM

syndicat.scum@live.fr – www.combatuniversitaire.wordpress.com


Les prochaines dates de mobilisation :
  • Mercredi 28 mars à midi, amphi A (université Paul Valéry) : comité de mobilisation
  • Mercredi 28 mars à 17h, devant la Préfecture : rassemblement pour réclamer justice et vérité pour les victimes de l’agression milicienne du 22 mars.
  • Jeudi 29 mars à 18h, amphi A (université Paul Valéry) : comité de mobilisation
  • Vendredi 30 mars à 10h30, devant l’entreprise Provente (2 rue du fer à cheval à St Jean de Vedas, Tram 2 arrèt Victoire 2) : manifestation contre une délocalisation économique (event).
  • Vendredi 30 mars à 16h, devant la Faculté de Droit et Sciences politiques : Marche pour la Justice, contre les agresseurs et leurs complices (event).
  • Mardi 03 avril à 7h30, devant la Faculté de Droit et Sciences politiques : Rassemblement « réouverture de la faculté, étudiants en danger« 
  • Mardi 03 avril à 11h, devant l’entreprise Provente (2 rue du fer à cheval à St Jean de Vedas, Tram 2 arrèt Victoire 2) : tractage et manifestation contre une délocalisation économique
  • Mardi 03 avril à 11h, devant la Faculté de Droit et Sciences politiques : manifestation
  • Mardi 03 avril à 14h, à la gare : rassemblement en soutien aux cheminots en grève
  • Mercredi 04 avril à 10h30, amphi A (université Paul Valéry) : Assemblée Générale de lutte
La mobilisation dans les médias :

Contre la sélection et pour la démission de Patrick Gilli, l’université Paul Valéry bloquée jusqu’au 26 mars

A l’université Paul Valéry – Montpellier, la mobilisation contre la sélection sociale prend de plus en plus d’ampleur.

assemblée générale du 15 mars

Ce jeudi 15 mars, plus de 1000 étudiants réunis en Assemblée Générale étudiante on voté à une écrasante majorité (593 pour et 340 contre) la poursuite du blocage de l’université Paul Valéry jusqu’au 26 mars. L’occupation permanente de l’université a aussi été votée. Les étudiants ont aussi voté aux deux tiers la demande de démission de Patrick Gilli de sa fonction de président de l’université. En effet, sa politique de sélection élitiste en Licence et Master et son refus du dialogue avec les étudiants (répression syndicale, envoi de la police contre l’occupation nocturne de l’Amphi A la nuit du 15 février, mails appelant les étudiants à s’affronter sur les piquets de grève, séances d’instances de l’université déplacées au Rectorat…) avaient déjà conduit les élus du Syndicat de Combat Universitaire de Montpellier (SCUM) à exiger sa démission le mardi 13 mars.

Désormais, c’est l’ensemble du mouvement étudiant qui a fait sienne cette revendication. Preuve qu’un nombre croissant d’étudiants prennent conscience de l’ignominie de cette direction d’université, l’interdiction pour Patrick Gilli d’accéder au campus a été soumise au vote par des étudiants, et n’a été refusée que d’une très courte majorité. La mobilisation s’affirme comme une force indépendante des syndicats et de la direction. Afin que la grève étudiante n’ait pas un impact négatif sur les examens des étudiants, l’exigence du « 10 améliorable » a été réaffirmée et diverses initiatives ont été mises en place pour remédier à l’absence de cours (infos sur la page Facebook « Paul Va lève toi »). 

Au niveau de la convergence des luttes interprofessionnelles, il a été décidé de se joindre à la grève et la manifestation du 22 mars contre le « Plan étudiants » appelé par l’intersyndicale nationale.  Une assemblée générale des personnels de l’université s’est réunie ce jeudi 15 mars et a affirmé son soutien au mouvement étudiant et à la grève du 22 mars.

Le bâtiment de la présidence de l’université. Bloqué.

Ce vendredi 16 mars, le président de l’université avait invité les syndicats d’enseignants, d’étudiants et de personnels pour une réunion. A l’arrivée des étudiants, il a tenté une volte-face en prétendant que cette rencontre étaient réservée au personnel. Bien entendu, personne n’a été dupe de cette manoeuvre de division et les étudiants sont restés dans la réunion au grand dam du président. Alors que Patrick Gilli et son équipe de direction disaient qu’avec « la paralysie du bâtiment de la présidence, ce sont les organes vitaux de l’université que vous touchez », nous lui avons répondu que c’était bien là le but, contre sa politique de sélection et pour sa démission. En tout cas, force est de constater que l’opération d e division entre étudiants et personnels menée par la direction n’a pas fonctionné, puisque personne (sauf la présidence !) n’a proposé de reveniir sur les décisions de l’AG.

Le mouvement de fait que commencer, contre la sélection sociale, et pour notre droit à un avenir !

Les prochaines dates à retenir :

  • Tous les jours de la semaine : piquets de grève devant les bâtiments de l’université. Et occupation de l’Amphi A avec activités (voir « Paul va lève toi »)
  • Jeudi 22 mars, manifestation intersyndicale contre le Plan étudiants/Loi Vidal (11h au Peyrou)
  • Mardi 27 mars à 10h30, Assemblée générale étudiante, amphi A (avec blocage)

Action lors du conseil municipal de Montpellier : Des tentes pour des toits !

Ce jeudi 23 novembre en début de soirée, un village de tentes s’est installe devant l’hôtel de ville de Montpellier à l’occasion de la tenue du conseil municipal.

Aux galères pour trouver un logement décent quand on est étudiant, s’ajoute la baisse des APL (60€/an, soit un mois de repas en restauration universitaire).

Payer un loyer trop cher pour vivre dans un trou à rats : voilà une expérience banale à Montpellier. La ville repose sur une importante population étudiante qui n’a pas d’autres choix que de subir des conditions indignes pour continuer son cursus. Mais nous ne nous laisserons plus faire.
De nombreuses personnes occupent des logements vides pour ne plus payer de loyer et dénoncer la situation sociale. Avant nous, des habitantes de la Tour d’Assas à La Paillade luttent également contre le mal logement. Il faut dire que les cités HLM restent soumises au système clientéliste. Les bailleurs sociaux, notamment ACM, et la mairie sont toujours là pour encaisser les loyers, mais jamais là pour réparer les problèmes.

Quartiers populaires, squats, étudiants et précaires doivent lutter ensemble pour dénoncer cette situation du mal logement banalisée à Montpellier.

Syndicat de Combat Universitaire de Montpellier – SCUM

syndicat.scum@live – http://www.combatuniversitaire.wordpress.com

Article du journal Midi Libre du 24/11/2017 sur notre action.

Notre action dans les médias :

Université Paul Valéry : dormir ou agir, il faut choisir !

La lutte des sans facs continue. Le mouvement contre la sélection doit s’ancrer dans la solidarité concrète avec les étudiantes et étudiants qui souhaitent s’inscrire. L’assemblée générale réunie à l’Université Paul Valéry – Montpellier 3 ce mardi 3 octobre n’a pas réussi à impulser une dynamique. Au début, les personnes présentes ont pourtant affirmé leur refus de s’organiser sous la surveillance de la direction de la fac.

Ivre, le docteur Gilli livre son diagnostic à distance.

Alors qu’il était absent, le président de l’université, Patrick Gilli, s’est fendu encore une fois d’un communiqué envoyé sur les listes mails de la fac. Cette nouvelle tentative d’intimidation s’est assortie de propos diffamatoires afin d’intimider celles et ceux qui tentent de se mobiliser pour défendre leur droit à un avenir.

L’urgence du rapport de force

Néanmoins, le reste semble plus décevant. Des étudiantes sans facs étaient pourtant présentes dans une logique de convergence des luttes. Mais l’assemblée ne tient malheureusement pas à s’emparer de leur combat. Après de nombreuses négociations sans résultats avec la direction, il faut maintenant monter d’un cran. Soyons nombreux et nombreuses pour soutenir financièrement et concrètement le mouvement des sans facs, pour s’opposer à la sélection et à la Loi Travail XXL.

L’urgence est d’instaurer, dès maintenant, un véritable rapport de forces, sur l’université et au-delà. Pour cela, nous multiplierons les initiatives et actions. Il est urgent de ne pas s’enfermer dans un immobilisme stérile qui ferait le jeu de la direction et du gouvernement. Suite à la manifestation interprofessionnelle du mardi 10 octobre (10h30 au Peyrou), nous appelons à une occupation du bâtiment administratif mercredi 11 octobre à 9h.

Syndicat de Combat Universitaire de Montpellier – SCUM

Montpellier se mobilise pour le droit à l’avortement

Dans un nombre croissant de pays européens, le droit essentiel que constitue l’Interruption Volontaire de Grossesse (IVG) se trouve de plus en plus remis en cause. Ainsi, à travers toute le continent, les organisations féministes ont organisé, ce jeudi 28 septembre 2017, la marche européenne pour l’avortement. En France aussi, l’exercice de ce droit se trouve de plus en plus entravé. Des antennes locales du Planning Familial ont fermé, de nombreuses se trouvent lourdement menacées, et des centres pratiquant l’IVG ferment. Les politiques d’austérité menées par les gouvernements successifs rendent l’accès à l’avortement de plus en plus difficile, notamment pour les plus précaires.

Afin d’affirmer la nécessité d’une vigilance accrue quand à la remise en cause de l’avortement libre et gratuit, le Syndicat de Combat Universitaire de Montpellier (SCUM) s’est joint à l’organisation montpelliéraine de la Marche pour l’Avortement, aux côtés du Planning Familial 34 et d’autres organisations féministes et syndicales. Suite au succès du village associatif tenu sur la place de la Comédie, la marche, rassemblant près de 300 personnes, à traversé le centre-ville de Montpellier. Juste avant le départ en manifestation, l’une des porte-parole du SCUM a lu le discours d’appel de cette mobilisation « Nous exigeons que les droits des femmes, la liberté à disposer de son corps, le droit à l’avortement et à la santé soient respectés dans tous les pays européens, et inscrits comme droits fondamentaux ».

Aujourd’hui comme demain, nous nous tiendrons toujours debout aux côtés des mouvements féministes !

Syndicat de Combat Universitaire de Montpellier – SCUM