Archives pour la catégorie Université Paul-Valéry – Montpellier 3

L’actualité de la section du SCUM de l’Université Paul-Valéry – Montpellier III.
Dans cette université, nous siégeons depuis 2014 au Conseil des Études et de la Vie Universitaire (CÉVU), ou nous sommes devenus en janvier 2017 le principal syndicat étudiant avec 6 élus affiliés.Voir notre activité au sein des conseils centraux.. – Vous pouvez directement nous rencontrer au Local 105 de la Maison des Etudiants de l’Université Paul Valéry. (nous avons été expulsés illégalement de notre local en janvier 2018 par la présidence de la fac)
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Répression anti-syndicale à l’université Paul Valéry : une commission disciplinaire pleine de surprises

Ce lundi 18 juin, un rassemblement s’est tenu devant le site universitaire Saint Charles de l’université Paul Valéry, à l’appel du SCUM et avec la présence et le soutien du syndicat CGT des universités de Montpellier.
   Surement lui aussi fan de photographie, un agent en civil de la DGSI faisait du tourisme culturel aux abords du rassemblement. Nous espérons qu’il saura apprécier les clichés qu’il a pris à leur juste valeur.
Les étudiants et personnels présents au rassemblement n’ont pas eu le droit d’entrer dans leur propre université, même munis de leur carte étudiante ou professionnelle. Apparemment, la simple présence en solidarité à un rassemblement semble désormais punie d’une privation temporaire d’accès à l’université.
  L’enjeu de la commission de ce lundi matin semblait officiellement simple : entendre différents témoins puis rédiger un rapport qui servira de base lors de la commission de jugement qui aura lieu d’ici deux mois. Après avoir été délibérément empêché de passer ses examens notre camarade risque l’exclusion à vie de tous les établissements d’enseignement supérieur.
Mais cette commission d’instruction n’a fait que révéler le vide du dossier d’accusation et surtout la réelle volonté de répression anti-syndicale de la part de la présidence de l’université.
Il a été souligné l’incohérence du dossier d’accusation, composé notamment d’étranges vidéos, dont une prise avec un smartphone ou on suit notre camarade en train de marcher dans le campus.

Patrick Gilli et son équipe en témoins à charge ?

Surtout, une pratique étrange de la direction a été mise à jour ce lundi : Il s’avère que les seuls « témoins » auditionnés à ce jour par la commission d’instruction sont tous non seulement anonymes, mais en plus seraient tous membres de l’équipe de direction ou de l’équipe de sécurité du campus ! Ainsi, ceux-là même qui convoquent une section disciplinaire et montent un dossier loufoque d’accusation contre notre porte-parole se retrouvent être les « témoins anonymes », et uniquement à charge.
Notre camarade a rappelé que les diverses accusations dont il fait l’objet à titre individuel concernent toutes des actions et mobilisations syndicales collectives. Il s’est donc étonné de se retrouver seul mis en cause concernant ces accusations, et a demandé à la commission si c’était par rapport à la médiatisation qu’il a apporté sur les dysfonctionnements et pratiques délétères de la présidence de l’université en matière de sélection, de gestion des cas de harcèlements sexuels ou de remboursement de frais d’inscriptions.
Nous sommes satisfaits de constater que les diverses lettres de soutien reçues par le SCUM et publiées sur notre page facebook ont fait sensation au sein de l’administration de l’université. Jugées violentes, elles ne font en réalité que renvoyer la présidence de l’université à sa propre violence, qui reste pour l’instant sans commune mesure. Nous rappelons que c’est la répression syndicale exercée à notre encontre qui a entraîné cette réaction d’étudiants révoltés par ces pratiques.
Les politiques répressives et élitistes de l’université ne font que radicaliser et renforcer la détermination des étudiants à se battre pour leur droit à un avenir.
A Patrick Gilli et son équipe de direction, nous le réaffirmons : face à la sélection et à la répression, nous n’avons rien à perdre, et tout à gagner !
Syndicat de Combat Universitaire de Montpellier – SCUM

syndicat.scum@live.fr – www.combatuniversitaire.wordpress.com

Pétition ici : https://www.change.org/p/université-paul-valéry-montpellier-solidarité-contre-l-acharnement-sur-le-syndicat-de-combat-universitaire-de-montpellier

Le rassemblement dans les médias :

Journal 20 Minutes du 18/06/2018

Série de lettres ouvertes adressées à la direction par des étudiants en soutien  :

Un rassemblement se tiendra aussi jeudi 21 juin à 11h, devant le site St Charles (arret de tram Albert 1er) pour soutenir un étudiant/personnel accusé d’avoir ouvert un portail avec une clé pendant le mouvement étudiant.

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Exclusions, mensonges et vidéos : répression anti-syndicale à l’université Paul Valéry.

Depuis septembre notre association syndicale étudiante est victime de répression au sein de l’université Paul Valéry – Montpellier 3.

Nos élus ont été pris à partie, humiliés et insultés en plein Conseil des Études et de la Vie Universitaire (CÉVU) par le président de l’université et son entourage. L’équipe de direction s’adonne à un tir de barrage systématique pour faire craquer nos élus. D’autre fois, ce sont des violences physiques qu’ont subit les membres du SCUM pour avoir signifié pacifiquement leur mécontentement. Soit directement de la part de l’équipe de direction comme lors de la réunion ParcourSup du 7 mai, soit matraqués par la police ainsi que la nouvelle sécurité privée et ses dobermans sous le regard impassible des vice-présidents de l’université.

Notre engagement dans la lutte contre la sélection, et pour la défense des droits des étudiants, est la raison de la violente répression que nous subissons. Un de nos militants et élu étudiant a reçu un dossier de 59 pages dont l’objectif est de l’inculper pour sanctionner ses activités syndicales.

Une répression ciblée basée sur des accusations fantaisistes.

Il y est accusé d’avoir participé au blocage du campus de l’université Paul Valéry le 12 septembre dernier. Ainsi, la présidence de l’université tente de faire passer une action syndicale et collective comme l’acte isolé d’un seul individu. Il aurait donc bloqué l’université tout seul ? En réalité, ce blocage de l’université était à l’initiative des étudiants « sans facs »  dont l’inscription était refusée par la présidence de l’université. Nous l’avons activement soutenu et nous assumons cette participation de façon collective. Nous prévenons d’ores et déjà : à chaque fois qu’il le faudra, le SCUM sera présent sur les piquets de grève !

Les autres chefs d’accusation oscillent entre absurdité et mauvaise foi. En effet, fin janvier, la présidence de l’université à expulsé notre syndicat de son local au sein de la MDE (Maison Des Étudiants). Le prétexte ? Une action syndicale revendicative, menée en décembre, consistant en l’installation de tables, chaises et micro-ondes pour permettre aux étudiants précaires de faire réchauffer leurs plats et de se restaurer au chaud. Dans la perspective de la tenue d’une journée dédiée à la réduction des risques concernant les addictions, de la documentation de prévention était aussi mise à disposition. Ainsi, notre camarade se retrouve accusé d’avoir participé à cette initiative contre la précarité et même, comble du ridicule, d’avoir enfreint la Loi Evin !

Face à l’imminence de l’expulsion de notre local, nous avons fait le choix de rester dans notre local et d’organiser un repas partagé appelé « raclette party ». De nombreux soutiens sont venus et la mobilisation s’est élargie à des revendications liées à la gestion autoritaire de la vie associative par la direction de l ‘université. En référence à la ZAD de Notre-Dame-Des-Landes, les étudiants venus en soutient ont formé la « Maison à Défendre » (MAD) et ont entrepris l’occupation de toute la Maison des Etudiants. A la suite du démantèlement de cette occupation, c’est encore une fois le SCUM qui a été accusé de façon fantaisiste de vols et dégradations. Désormais, notre camarade, qui n’était même pas présent au moment des faits, se retrouve individuellement mis en cause.

La mobilisation massive contre la généralisation de la sélection qui a débuté en février a aussi été l’occasion pour l’université de se servir de notre camarade comme bouc-émissaire. La répression concentrée sur un élu étudiant qui a contribué à médiatiser les revendications étudiantes, dont la demande de la démission de Patrick Gilli, a comme objectif clair de faire peur à l’ensemble des étudiants mobilisés. Notre camarade a été interdit d’université pour 30 jours (la sanction maximale que le président de l’université peut ordonner), pile au moment où avaient lieu ses examens en présentiels.  Veut-on l’empêcher de mener à bien la suite de ses études universitaires ?

Nous condamnons cette tentative d’intimidation dont le but n’est ni plus ni moins que d’attaquer une personne gênante pour la direction de l’université. Et dont le seul « délit » est de s’être insurgé contre les injustices que subissent au quotidien les étudiant-e-s, de plus en plus précarisés, repoussés dans toujours plus d’incertitude quant à leur avenir.

Filatures et harcèlement : Patrick Gilli rejoue « La vie des autres ».

Il est à noter que lui et plusieurs de nos membres ont aussi été pris en photos et en vidéo à leur insu depuis septembre. Sur certaines photos, on peut voir des membres du SCUM simplement… marcher dans la fac ! Non seulement ces filatures systématiques dignes d’un mauvais film d’espionnage sont illégales, mais elles démontrent aussi une tendance perverse et malsaine de la part de certains membres de la direction de l’université. Il s’agit ni plus ni moins que d’un fichage souterrain des éléments que la direction juge dérangeants.

L’université Paul Valéry n’est pas le lieu d’expression du pluralisme démocratique qu’elle prétend être. Mais plutôt le pré-carré d’une direction qui prend toutes ses distances avec la légalité, de façon à se débarrasser de celles et ceux qu’elle juge trop regardants sur sa politique.

Notre syndicat et nos élus étudiants mènent un travail considérable pour mettre à jour les abus et les pratiques ombrageuses de la direction. Toujours avec sérieux et détermination. Nous tenons à prévenir que nous ne baisserons pas les bras au moment où la situation de l’université est plus inquiétante que jamais.

Ainsi, en plus de notre camarade victime de sanctions disciplinaires et de filatures injustifiées, nous avons appris qu’un membre de l’association étudiante Solidaires est aussi sous le coup d’une procédure disciplinaire pour sa participation à la mobilisation en tant qu’étudiant et personnel. La convergence entre étudiants et personnels ferait-elle peur à Patrick Gilli ?

Nous tenons à rappeler que nous sommes réprimés car on est un syndicat qui combat la sélection et qui dénonce ceux que d’autres n’auraient pas le courage de faire. Nous avions par exemple en décembre, dénoncé des cas harcèlements sexuels de la part d’enseignants sur des étudiant-e-es sur le campus ainsi que la politique douteuse de la présidence pour soi-disant aider ces victimes. Étrangement, une semaine après nous apprenions notre expulsion de notre local syndical.

 Nous sommes visés aujourd’hui, à travers un de nos porte-paroles,  car nous avons participé au mouvement de blocage des étudiants et personnels et que nous avons appelé à l’amplifier. La présidence de l’université veut masquer, en s’attaquant à notre camarade, que le mouvement était massif et dépassait les syndicats. Par ce tour de passe-passe grotesque, Patrick Gilli tente de faire passer un mouvement de milliers d’étudiants comme le seul fait de quelques agitateurs minoritaires.

A la lumière de l’historique des événements, les multiples accusations cristallisées contre notre camarade apparaissent en réalité comme du harcèlement, dans le seul but de le conduire à renoncer à poursuivre ses activités syndicales et ses études.

Ces attaques ne font que renforcer notre détermination à nous battre contre la sélection sociale, et pour notre droit à un avenir !

Pour celles et ceux qui veulent soutenir la lutte contre la répression syndicale, on vous invite lundi 18 juin à 11h30, devant le site de Saint Charles (tramway Albert 1er) où la commission disciplinaire de notre camarade aura lieu malgré son interdiction de campus.

Syndicat de Combat Universitaire de Montpellier – SCUM
syndicat.scum@live.fr – www.combatuniversitaire.wordpress.com

Pétition ici : https://www.change.org/p/université-paul-valéry-montpellier-solidarité-contre-l-acharnement-sur-le-syndicat-de-combat-universitaire-de-montpellier

Journée et soirée : « Addictions : parlons-en sans tabous ! » jeudi 14 juin

14juinAddictions : parlons-en sans tabous !
Journée sur les addictions et les politiques publiques qui y sont consacrées

jeudi 14 juin 2018 salle Camproux – Maison des étudiants de l’université Paul Valéry.

– 13h15 : Projection du film « Coffee and cigarette » (11 courts métrages. Chaque séquence fait intervenir plusieurs personnages qui, autour de quelques tasses de café, le temps de deux ou trois cigarettes, discutent de sujets aussi variés que la caféine, les drogues, les théories du complot contre Elvis, l’art de préparer le thé anglais, les inventions de Nikola Tesla, ou l’utilisation de la nicotine comme insecticide).

– 15h30 : « Addictions légales ou illégales : répression ou réduction des risques ? » conférence-débat avec David Gautré, professionnel du secteur médico-social œuvrant dans le cadre de politique publique de santé en addictologie (et spécifiquement liée à la Réduction des risques et des dommages à l’usage de produits psychoactif. (CAARUD AXESS)

– 17h30 : Projection du film Trainspotting (film britannique réalisé par Danny Boyle en 1996, adapté d’un roman du même nom publié par Irvine Welsh en 1993. Il décrit les péripéties d’un groupe de jeunes héroïnomanes écossais. Au-delà de l’addiction à la drogue, le film explore les conditions de vie sordides de la jeune génération dans une Écosse en pleine dépression économique.)

(Toute l’après midi, des brochures d’informations sur la réduction des risques seront en libre service.)

– 21h30-23h30 : #SCUMfreeParty (raggatek & tribe) sur l’esplanade du Corum, avec stand de goodies gratuits « Techno + » 

– Minuit : after au Mélomane Club (entrée gratuite et tarifs préférentiels), tram 4, arrèt Restanque.
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En soirée, un stand de prévention et de réduction des risques de l’association Techno+ , avec de nombreux goodies gratuits (préservatifs, flyers de prévention et d’information sur la prise de substances, lubrifiants « roule ta paille »…etc) sera disponible.
Journée organisée par le Syndicat de Combat Universitaire de Montpellier – SCUM, avec la participation financière de l’université Paul Valéry – Montpellier 3 (financement FSDIE).
Retrouvez les infos sur l’évènement facebook : https://www.facebook.com/events/1022314251257441/

Premiers chiffres « Parcoursup » : une génération sacrifiée ?

Mardi 22 mai, les premiers chiffres du logiciel « Parcoursup » sont tombés. Frédérique Vidal annonce dans les médias que 400 000 candidats à l’entrée à l’université sont sans réponse favorable, dont 29000 avec uniquement des refus. Pourtant, le 7 janvier, la ministre de l’Enseignement Supérieur, de la Recherche et de l’Innovation, avait annoncé sur twitter que « L’université va dire oui à tout le monde, tous les étudiants seront inscrits dans la formation de leur choix mais elle va adapter les parcours ».

Ces chiffres effrayants masquent une mécanique encore plus implacable : les vœux de chaque lycéen n’étant plus classés, de nombreux sont acceptés dans des cursus et des établissements qui n’ont pas leurs préférence. Ainsi, aux 400 000 lycéens laissés dans l’incertitude, combien de milliers, voire de centaines de milliers, sont d’ores et déjà poussés vers une voie de garage ?

Près d’un mois après l’annonce du « Plan étudiants » qui allait donner naissance à la Loi ORE (Orientation et Réussite des Etudiants), le gouvernement annonçait, le 22 novembre 2017, la transformation du logiciel d’inscription à l’université « Admission Post Bac » (APB) en « Parcoursup ». Derrière le changement de nom et d’ergonomie, c’est tout un renversement de paradigme qui s’est alors opéré pour l’accès à l’enseignement supérieur. Désormais, ce ne sont plus les étudiants qui ont la maîtrise de leur orientation, mais ce sont les universités qui « recrutent » leurs futurs étudiants. Et, à l’image de l’université Paul Valéry – Montpellier 3, qui a mis en place des critères de sélection extrêmement drastiques et socialement marqués, les universités ont compris l’utilisation élitiste qui pouvait être faite de « Parcoursup ». Ainsi, alors que l’an dernier, au début du premier tour d’APB, 140 000 candidats n’avaient eu aucune proposition, ils sont désormais 400 000, auxquels il faut rajouter ceux ayant eu une réponse favorable d’une filière pas forcement souhaitée. Les professeurs de lycées vont-ils devoir se muer en psychologues scolaires afin d’accompagner le découragement voire le désespoir des milliers de jeunes, qui se sont vus annoncer sur une plateforme web qu’à trois semaines du Bac, leur avenir est sur liste d’attente ?

Des centaines de milliers de jeunes se retrouvent dans l’incertitude et potentiellement exclus de l’accès à des études supérieures. Aux côtés des lycéens et des étudiants, le Syndicat de Combat Universitaire de Montpellier (SCUM) continuera à se battre contre le sacrifice d’une génération entière sur l’autel de l’élitisme. Face au gouvernement et aux directions d’universités, le combat ne fait que commencer !

Syndicat de Combat Universitaire de Montpellier – SCUM
syndicat.scum@live.fr – www.combatuniversitaire.wordpress.com

Mercredi 23 mai, le SCUM a tenu son Assemblée Générale

L’assemblée générale semestrielle du Syndicat de Combat Universitaire de Montpellier (SCUM) s’est déroulée ce mercredi 23 mai 2018 en présence d’adhérents et de sympathisants. La mobilisation du printemps contre la mise en place de la sélection en Licence a occupé une bonne partie des discussions. Des milliers d’étudiants ont affirmé leur refus de la sélection, réclamé la démission du président de l’université et voté un blocage illimité. Toutefois, les différents acteurs de cette mobilisation, dont le SCUM, ne sont pas parvenus à susciter l’implication active des étudiants dans la grève étudiante au-delà de la participation aux AG et manifestations. Sur l’université Paul Valéry, le rapport de forces face à la direction de l’université n’est malheureusement pas toujours suffisamment assumé lors de la mobilisation, ce qui a permis à la présidence de ne pas céder sur les revendications portées par les étudiants. Malgré la répression subie par le syndicat et ses membres (expulsion du local, violences, gardes à vues, exclusion de l’université), nous avons tenu bon et notre détermination reste intacte. Concernant l’expulsion de notre local, une procédure juridique est en cours contre la présidence de l’université Paul Valéry. A l’université de Montpellier, et plus particulièrement sur le campus de la Faculté des Sciences, la mobilisation a tardé à se mettre en place et s’est matérialisée par une unique journée de blocage partiel. 
Concernant l’organisation interne du syndicat, le Bureau Syndical a été renouvelé et pour la première fois, il est paritaire entre l’Université de Montpellier et l’université Paul Valéry – Montpellier 3. 

Quatre formations se sont tenues lors de cette assemblée générale semestrielle: l’occasion d’échanger et de débattre sur diverses thématiques comme notre implication dans les mouvements sociaux, la trésorerie, le financement des initiatives culturelles et la critique du système universitaire et éducatif. Au niveau interprofessionnel, plusieurs initiatives ont été évoquées concernant les conditions de travail en entreprise, notamment pour les étudiants salariés ou en stage/apprentissage.
L’assemblée générale du SCUM a été l’occasion d’évoquer la question de la future tenue de la seconde évaluation en présentiel à l’université Paul Valéry, dans des conditions déplorables, ainsi que diverses actions et initiatives pour les prochains mois. 

Syndicat de Combat Universitaire de Montpellier – SCUM
syndicat.scum@live.fr – www.combatuniversitaire.wordpress.com

Sélection, autoritarisme et violence à l’université Paul Valéry : élus étudiants, nous boycottons le CÉVU.

Ce mardi 15 mai 2018 se tient la séance du Conseil des Études et de la Vie Universitaire (CÉVU) de l’université Paul Valéry – Montpellier 3. Une réunion en l’absence des élus SCUM, indépendants ou sous l’étiquette UNEF, pour les raisons suivantes : Lire la suite Sélection, autoritarisme et violence à l’université Paul Valéry : élus étudiants, nous boycottons le CÉVU.

Frapper des étudiants pour imposer « Parcours Sup’ » : c’est la fête à la présidence de l’université Paul Valéry !

Puisque Patrick Gilli fête la sélection en molestant des étudiants, fêtons Patrick Gilli ! Rendez-vous vendredi 11 mai à 13h devant l’université Paul Valéry pour un pique nique !

Ce lundi 07 mai, la présidence de l’université Paul Valéry – Montpellier 3 avait convoqué une réunion des responsables de composantes de l’université dans le cadre du traitement des dossiers sur la plateforme de sélection « Parcours Sup’ ». C’était sans compter sur les étudiants et personnels mobilisés contre la sélection sociale, qui ont tenu à partir de 14h un rassemblement devant les portes de la salle ou devait se tenir la réunion.

Déterminé à tenir coûte que coûte cette réunion, Patrick Gilli s’est alors réfugié dans le bâtiment administratif « Les Guihems » avec les responsables de composantes, les étudiants mobilisés étant bousculés sans ménagement par les vigiles privés pour faire passer ces sélectionneurs sans gloire. Malgré l’impressionnant dispositif de sécurité, les étudiants ont contraint une nouvelle fois la réunion a se déplacer dans une autre salle du bâtiment, car le bruit produit par le rassemblement empêchait celle-ci de se tenir. Une courageuse étudiante est parvenue à entrer à l’intérieur du bâtiment au rez-de-chaussée, ou elle a fait face à des vigiles fortement remontés.

La chemise de Patrick Gilli tachée du sang d’un étudiant.
Mur du couloir de la présidence de l’université, éclaboussé par du sang d’un étudiant suite aux violences commises par des enseignants.

Pendant ce temps, des étudiants se sont faufilés par une fenêtre ouverte dans la salle ou se tenait la réunion « Parcours Sup » afin d’exprimer leur opposition à la mise en place de la sélection. Une fois entrés dans la salle, ces étudiants, dont un élu étudiant du SCUM, se sont vus empoignés par des enseignants et personnels administratifs, dont le président Patrick Gilli en personne afin d’être mis à la porte. Alors qu’ils tentaient de résister de façon pacifiste en s’accrochant aux meubles et portes, ils ont eu la surprise de recevoir des coups de pieds, de genoux et de poing. La chemise blanche du président Patrick Gilli fut même tachée par le sang d’un des étudiants frappés, ainsi que des murs. Les coups gratuits reçus par ces étudiants n’ont cessé qu’à l’arrivée des agents « sécurité incendie ». Les mains en sang, notre élu s’est vu soumis à un chantage ignoble de la part de la vice-présidente de l’université, Maud Morlaas : Il ne pourra sortir du bâtiment et recevoir des soins que lorsqu’il aura accepté d’enlever le sang de son visage et de ses mains. Après avoir directement supervisé le molestage d’étudiants, la vice-présidente de l’université assure le service après-vente en tentant d’effacer les preuves. Ayant du se soumettre à ce chantage, les étudiants ont ensuite été pris en charge par la médecine préventive de l’université. Une main courante a été déposée.

Après les violences miliciennes du 22 mars et les violences policières des 10 et 14 avril, encore une fois des étudiants mobilisés se voient agressés physiquement de façon gratuite. La violence et le refus d’entendre la parole étudiante présagent le caractère des mesures que souhaite mettre en place la direction et le gouvernement. La représentation étudiante à l’université reste purement symbolique et est écartée dès qu’il s’agit de traiter une question contentieuse ou cruciale pour les étudiant/es, relégué/es au statut de simples « usagers ». Patrick Gilli met tout en œuvre pour imposer une sélection à l’image de son ouïe sélective et de son costume trempé dans le sang étudiant.

Ces violences n’entameront pas notre détermination sans faille à lutter contre la sélection sociale.

Nous appelons à multiplier les actions contre les directions d’université et contre le gouvernement, afin de défendre notre droit à un avenir.

Syndicat de Combat Universitaire de Montpellier – SCUM
syndicat.scum@live.fr – www.combatuniversitaire.wordpress.com

Moment chantage : l’étudiant blessé ne pourra partir du bâtiment qu’une fois le sang nettoyé de ses mains et de son visage.

 

 

 

 

 

 

 

Les médias en parlent :