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Brutalité et matraques : gouvernement et universités prêts à tout pour nous imposer la sélection sociale.

Partout en France, les étudiants se mobilisent de plus en plus massivement contre la sélection sociale à l’entrée de l’université.  Paris 10 (Nanterre), Paris 8 (St Denis), Toulouse Jean-Jaurès, Grenoble, Nantes, Poitiers, Rennes 2, Lille, Marseille St Charles, Avignon, Amiens, Metz (université de Lorraine) et bien d’autres universités sont bloquées et occupées de façon intégrale ou partielle. Face à cette contestation qui monte et se massifie de semaines en semaines, la violence se fait de plus en plus brutale. Les attaques de milices à Montpellier (Faculté de Droit et Sciences Politiques), Lille, Lyon, Paris et Strasbourg, puis les violentes répressions policières de Bordeaux, Nanterre, Grenoble, Montpellier (devant le rectorat le 10 avril face à une chaine humaine, et le samedi 14 avril face à la manifestation nationale étudiante) et ce vendredi matin à Paris 1 (Tolbiac) semblent n’être que les prémisses d’une répression de plus en plus aveugle.
 

A Paul Valéry, Patrick Gilli multiplie les pressions.

 
Depuis le début du mouvement, le président de l’université Paul Valéry – Montpellier 3, Patrick Gilli, multiplie les intimidations auprès des étudiants mobilisés. Dès le premier soir du blocage de l’université, le 15 février, il avait envoyé les policiers contre les étudiants occupant l’amphi A. Ensuite, il a multiplié les communiqués mensongers, les déblocages surprises ordonnés à ses personnels, les fermetures administratives de l’université et les menaces contre les élus étudiants du SCUM pour finalement s’adonner à un odieux chantage aux examens. Sans aucun effet sur la détermination des étudiants, qui ont réclamé sa démission puis finalement,lors de l’assemblée générale du 27 mars, ont été près de 3000 à décider de ne plus le reconnaitre comme président de l’université. Finalement réfugié au Rectorat, Patrick Gilli a organisé des partiels illégaux sur internet, et à organisé des réunions des instances de l’université au rectorat afin de fuir le dialogue avec les étudiants mobilisés. Jeudi 12 avril, il tentait avec quelques-uns de ses employés de perturber un cours substitutif, au terme d’une absurde « Marche de déblocage pacifique », restée sans effets.
Décidément prêt à tout pour imposer une sélection sociale élitiste et absurde dans son université, Patrick Gilli multiplie depuis plusieurs jours les appels à une intervention policière contre ses propres étudiants.
 

Encore plus de violence contre les étudiants ?

 
Répression lors de la manifestation nationale du 14 avril à Montpellier

Lundi 16 avril, Pierre Pouëssel, préfet de l’Hérault, a décidé de réaliser les vœux de Patrick Gilli lors d’une conférence de presse : « Nous avons la ferme volonté de dégager Paul-Valéry ».

Le lendemain, mardi 17 avril à 7h30 du matin, six étudiants mobilisés ont été interpellés devant le Rectorat de Montpellier et placés en garde à vue sur instruction directe de la Préfecture, alors qu’aucun délit n’a été constaté. Contrairement a certaines rumeurs, aucun des étudiants interpellés n’était masqué. En effet, à l’appel du comité de mobilisation de l’université Paul Valéry – Montpellier 3, un rassemblement était prévu à 8h devant le Rectorat afin de protester contre la tenue délocalisée du Conseil d’Administration dans ce bâtiment. Conformément à la décision prise par les milliers d’étudiants rassemblés en Assemblée Générale, il s’agissait de lutter contre la direction de l’université qui met directement en place les mesures de sélection sociales élitistes à l’entrée de la Licence et du Master.
Alors qu’aucune poursuite n’a été entreprise par le procureur, la garde à vue a duré près de 8h, jusqu’à 15h30. Nous ne pouvons que constater qu’il s’agit là d’une tentative de la Préfecture d’intimider les étudiants mobilisés, dont ceux de notre syndicat. Cette nouvelle pression s’inscrit dans un contexte ou les étudiants mobilisés se trouvent directement menacés d’être délogés de leur propre université par une intervention policière, suite à la demande faite en ce sens par Patrick Gilli, président d’une université ou sa politique est massivement rejetée.
 
L’interpellation abusive du mardi 17 avril fait écho à la rafle policière massive de samedi dernier visant des étudiants aux abords d’un supermarché, près de deux heures après la manifestation, et à l’autre bout de la ville. 41 des 43 personnes avaient été relachées après 23h d’une éprouvante garde à vue, et de sérieux doutes subsistent sur la réalité des faits reprochés aux deux personnes finalement poursuivies par le Tribunal.
 
Comme les étudiants partout en France, nous luttons pour défendre notre droit légitime à un avenir. La brutalité milicienne et les violences policières ne nous ont pas fait taire ces dernières semaines. La violence du gouvernement ne nous arrêtera pas.
Nous continuons à appeler à la poursuite de la mobilisation et à son amplification, jusqu’à ce que les revendications étudiantes soient satisfaites. Nous appelons aussi à la solidarité interprofessionnelle et inter-universités, afin de résister à toutes les formes de répression administrative et policières, et afin de faire converger les luttes contre la sélection et la précarité.
 
Nous avons la ferme volonté de résister !


Répression lors de la manifestation nationale du 14 avril à Montpellier (de nombreux blessés et 43 étudiants nassés et mis en garde à vues)

Prochaines dates :

  •  Mardi 24 avril : blocage de la Faculté des Sciences, et AG à 10h dans l’amphi 5.05

Nos récentes interventions à ce sujet dans les médias :

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Imposer la sélection à coups de matraques, le nouveau crédo de Patrick Gilli à l’université Paul Valéry

Alors que le mouvement de grève étudiante contre la sélection s’amplifie à Montpellier comme partout en France, la présidence de l’université Paul Valéry – Montpellier 3 poursuit sa logique élitiste. En effet, ce mardi 10 avril le CÉVU (Conseil des Études et de la Vie Universitaire) devait se réunir, une fois de plus délocalisé hors de l’enceinte universitaire au Rectorat. Cette délocalisation ubuesque ne fait que révéler une fois de plus le mépris de la direction de l’université envers les étudiants, ce qui avait conduit les élus SCUM a réclamer la démission de Patrick Gilli lors de la séance du 13 mars, et surtout aux assemblées générales suivantes du 15 mars (1100 étudiants) puis du 27 mars (3000 étudiants) d’exiger aussi sa démission et de ne plus le reconnaitre comme président d’université. Depuis, il est, d’après ses e-mails, réfugié au Rectorat aux côtés d’une improbable « cellule de soutien psychologique ».

Au programme de cette séance du CÉVU ? Le maintien de la sélection entre le Master 1 et le Master 2 dans une vingtaine de cursus. Un comble lorsqu’on se rappelle que l’argument pour imposer la sélection à l’entrée du Master, l’an dernier, était justement la fin de toute sélection entre le M1 et le M2 !
Mais Patrick Gilli et son équipe ne reculent devant rien pour imposer la sélection sociale à l’université Paul Valéry.

Ce mardi matin, une soixantaine d’étudiants se sont réunis devant le Rectorat afin d’empêcher, la tenue de cet ignoble conseil. Face à trois camions de CRS positionnés, la chaine humaine s’est fait copieusement matraquée sous le regard impassible de deux vice-présidents de l’université. Philippe Joron (vice-président du CÉVU) et Sylvain Durand (vice-président « délégué à la vie de campus »), devaient être bien pressés d’aller voter un tri social de plus, leur chemin étant ouvert par les CRS qui frappaient les têtes des étudiants présents.

Le CÉVU a eu lieu grâce aux matraques, mais cependant une question reste en suspend : Patrick Gilli est-il rentré en cachette par une porte dérobée ou dort-il désormais au Rectorat ?

Partout en France, les directions d’universités tentent d’étouffer le mouvement étudiant, par la violence milicienne (Faculté de Droit de Montpellier, Lille, Strasbourg, Tolbiac) comme par la répression policière (Nanterre, Bordeaux).

Face à la sélection et à la précarité, les matraques ne nous feront pas taire. Au contraire, notre détermination se renforce à mesure que le mouvement étudiant, et plus largement le mouvement interprofessionnel, prennent de l’ampleur. Nous ne nous laisserons pas faire et nous continuerons à combattre pour notre droit à un avenir. Nous avons tout à y gagner !

Syndicat de Combat Universitaire de Montpellier – SCUM
syndicat.scum@live.fr – www.combatuniversitaire.wordpress.com


Les prochains rendez-vous de la semaine :

  • Mercredi 11 avril à 10h, amphi A : Assemblée générale de lutte des étudiants et personnels de l’université Paul Valéry
  • Jeudi 12 avril à 13h devant la Préfecture : Rassemblement pour la justice et pour la sanction des responsables de l’attaque milicienne du 22 mars
  • Jeudi 12 avril à 18h à Paul Valéry : gala interluttes des étudiants de la faculté de droit.
  • Samedi 14 avril à 15h30 au Peyrou : Manifestation nationale appelée par la Coordination Nationale de Lutte (et réunion de la CNL)

Dans les médias :

Tout sur les examens à l’université Paul Valéry

La semaine dernière, les étudiants de l’université Paul Valéry – Montpellier 3 ont massivement décidé  en Assemblée Générale de prolonger le mouvement de grève contre la sélection jusqu’à satisfaction des revendications.

Concernant les partiels, les milliers d’étudiants grévistes exigent toujours la mise en place du « 10 améliorable » (appelé aussi « semestre gratuit »). Après s’être adonné à un grotesque chantage aux examens pour faire cesser la grève étudiante, Patrick Gilli tente une énième manœuvre vengeresse contre les étudiants qui ont décidé de ne plus le reconnaître comme président. Désormais réfugié au Rectorat d’où il tient une improbable « cellule d’information et de soutien psychologique », le futur ex-président de l’université, dont le seul pouvoir est désormais d’envoyer des e-mails, réclame que les enseignants fassent passer les examens du second semestre de façon dématérialisée, c’est à dire via la plateforme web « moodle » ou par e-mail. Mais la crédibilité de Patrick Gilli est un château de sable qui tombe sous la vague de la contestation. Mercredi 4 avril, les enseignants et personnels réunis en Assemblée Générale ont fait le choix, par ailleurs risqué pour les non-titulaires, d’apporter leur soutien au « semestre gratuit ». Ce vote envoie un message clair et constitue un premier pas vers la satisfaction de cette revendication. Désormais, ce sont aux étudiants de se donner les moyens de faire de cette exigence une réalité. La pression sur la présidence de l’université et les directions de services doit devenir totale, et ne souffrir d’aucune exception, compromission ou négociation. Il est temps que les étudiants, qui ont à la quasi-unanimité réclamé cette orientation en Assemblée Générale, ne se laissent pas déposséder de la lutte et au contraire l’investissent de leur spontanéité et de leur combativité.

En parallèle, l’envoi des modalités des examens a déjà commencé par e-mail. Cette organisation illégale des partiels pénalise avant tout les étudiants les plus précaires, car tout le monde n’est pas égal devant l’accès à un ordinateur et à une bonne connexion internet. Patrick Gilli amplifie ainsi le tri social qu’il avait déjà amorcé durant ces deux dernières années en matière de sélection en Master et Licence.

Pour le Syndicat de Combat Universitaire de Montpellier (SCUM), il apparaît urgent et nécessaire d’organiser de façon concrète la solidarité entre les étudiants face à cette direction d’université aux abois.

Ainsi, retrouvez ici le calendrier collaboratif des examens dématérialisés (n’hésitez pas à l’alimenter) :Résultat de recherche d'images pour "logo calendrier"

Lien direct : https://docs.google.com/spreadsheets/d/e/2PACX-1vRfArVwS_fHMRY5D4N9g8cT_7toWXgFXgYkMkuSvDXKQmSQLJL5fhXnM-6aypc47ovInJkkc49FPQv_/pubhtml

Notre initiative relayée par les médias :

Blocage illimité de l’université Paul Valéry : ensemble, tout devient possible !

Contre la sélection sociale et la précarité, près de 3000 étudiants se sont rassemblés ce mardi 27 mars 2018 en Assemblée Générale sur les pelouses de l’université Paul Valéry- Montpellier 3.
Après plus de 6h de discussions et de débats, le blocage illimité avec occupation de l’université Paul Valéry a été voté par plus des trois quarts de l’assemblée. Patrick Gilli, qui a passé la journée à se cacher derrière les arbres, n’est plus reconnu par les étudiants comme président de l’université. La démission d’Emmanuel Macron est exigée tout comme la radiation de Philippe Pétel du corps professoral. Les personnels de l’université sont invités à se mettre en grève illimitée. La convergence des luttes a été affirmée avec force, avec la participation des étudiants à la journée de mobilisation nationale contre la répression le 28 mars (rassemblement à la préfecture à 17h), puis une manifestation au rectorat pour empêcher l’application de l’outil de tri social « ParcoursSup » pour les bacheliers 2018. Le principe du blocage économique sur la ville de Montpellier a aussi été adopté pour le 3 avril. La lutte contre la sélection sociale pratiquée par l’université est le révélateur d’un refus plus large : nous ne voulons plus survivre, nous voulons vivre.
 
Tel un illusionniste, Patrick Gilli tente de masquer l’impossibilité pour lui de continuer à assumer ses fonctions de président. Depuis deux semaines, il n’a même plus accès à son bureau, et sa seule activité de « président » se résume à l’envoi d’e-mails. Dans son dernier e-mail envoyé ce mardi 27 mars, il retente le chantage aux examens. Mais les milliers d’étudiants mobilisés veulent davantage, ils arracheront à ce futur ex-président plein de mépris leur « semestre gratuit » (le 10 améliorable, procédure déjà mise en place lors de précédents mouvements dans plusieurs universités). La direction de l’université, à coups d’appels téléphoniques nocturnes, tente d’empêcher les personnels de se joindre au mouvement étudiant, sans aucun effet. On a même vu la direction d’un service tenter un improbable chantage aux activités culturelles pour forcer un piquet de grève.
Ce mardi, suite à l’assemblée générale, près de 2000 étudiants ont marché sur l’hôtel de police de Montpellier pour protester contre la décision policière de ne pas prendre en compte les témoignages d’étudiants à propos de l’agression milicienne de la nuit du 22 mars dans la Faculté de Droit et Sciences Politiques.
Aujourd’hui, les étudiants montpelliérains ont fait le choix clair de la poursuite de la grève, et de son élargissement dans ses moyens comme ses objectifs. Nous ne pouvons que nous réjouir que les étudiants débordent massivement les anciens cadres et structures, dont le SCUM. Désormais, il est temps pour chacun de s’approprier les outils de la lutte.
Nous vivons tous un moment décisif, à nous de nous réapproprier notre avenir, pour nous réapproprier nos vies.
 
Syndicat de Combat Universitaire de Montpellier – SCUM

syndicat.scum@live.fr – www.combatuniversitaire.wordpress.com


Les prochaines dates de mobilisation :
  • Mercredi 28 mars à midi, amphi A (université Paul Valéry) : comité de mobilisation
  • Mercredi 28 mars à 17h, devant la Préfecture : rassemblement pour réclamer justice et vérité pour les victimes de l’agression milicienne du 22 mars.
  • Jeudi 29 mars à 18h, amphi A (université Paul Valéry) : comité de mobilisation
  • Vendredi 30 mars à 10h30, devant l’entreprise Provente (2 rue du fer à cheval à St Jean de Vedas, Tram 2 arrèt Victoire 2) : manifestation contre une délocalisation économique (event).
  • Vendredi 30 mars à 16h, devant la Faculté de Droit et Sciences politiques : Marche pour la Justice, contre les agresseurs et leurs complices (event).
  • Mardi 03 avril à 7h30, devant la Faculté de Droit et Sciences politiques : Rassemblement « réouverture de la faculté, étudiants en danger« 
  • Mardi 03 avril à 11h, devant l’entreprise Provente (2 rue du fer à cheval à St Jean de Vedas, Tram 2 arrèt Victoire 2) : tractage et manifestation contre une délocalisation économique
  • Mardi 03 avril à 11h, devant la Faculté de Droit et Sciences politiques : manifestation
  • Mardi 03 avril à 14h, à la gare : rassemblement en soutien aux cheminots en grève
  • Mercredi 04 avril à 10h30, amphi A (université Paul Valéry) : Assemblée Générale de lutte
La mobilisation dans les médias :

Grève étudiante à l’université Paul Valéry : Après le chantage aux examens, le chantage aux activités culturelles ?

Nous avons appris à notre grande surprise ce lundi matin que le SCUM bloquerait les bureaux du Service de la Vie Etudiante. On ne peut que s’interroger sur les raisons ayant entraîné le compte officiel d’un service de l’université à propager cette rumeur grotesque. Par contre, nous pouvons rappeler deux choses : le SCUM ne dirige pas la mobilisation, et l’Assemblée Générale du 15 mars, ou plus de 1000 étudiants étaient rassemblés, a voté à une écrasante majorité la paralysie de l’administration de l’université. Ainsi, il est tout à fait normal dans le cadre du mouvement de grève que des étudiants mobilisés bloquent l’accès à la direction de ce service.
Nous venons en outre d’apprendre auprès d’un des étudiants bloqueurs que la directrice de ce service aurait déclaré aux étudiants grévistes : « puisque vous bloquez mon bureau je suspends toutes les activités de la MDE (Maison des Etudiants)». Une fois encore, le SCUM est atterré par l’ego et le cynisme de la direction, dommageable à l’ensemble de la communauté étudiante.

Après le chantage aux examens, voici le chantage aux activités culturelles.
Le SCUM se réjouit de ce nouveau signe d’une direction aux abois, qui est clairement en train de perdre les pédales.

Syndicat de Combat Universitaire de Montpellier – SCUM
syndicat.scum@live.fr – www.combatuniversitaire.wordpress.com

Commando armé et chantage aux examens : les directions d’universités montpelliéraines prêtes à tout pour écraser la grève étudiante.

Jeudi 22 mars, à l’occasion de la journée de mobilisation interprofessionnelle de la fonction publique, près de 2000 étudiants et lycéens se sont joints à la mobilisation, afin d’affirmer leur refus de la sélection sociale, de la réforme du Bac et du Plan étudiants.

Suite à la manifestation, plus d’un millier d’étudiants, auxquels de nombreux lycéens se sont ajoutés, se sont rassemblés en Assemblée Générale dans la Faculté de droit et sciences politiques et ont voté pour une occupation de cet espace pour la nuit avec un concert. Une Assemblée Générale devait s’y tenir le lendemain à 8h.

Aux alentours de 23h30, alors que près d’une centaine d’étudiants occupaient de façon pacifique l’amphithéâtre A de la Faculté de Droit et Sciences Politiques, Philippe Pétel, le doyen, ouvre une porte d’où surgit un commando cagoulé et armés de bâtons, matraques et de Taser. S’en suit une scène de violence inouïe, ou de nombreux étudiants sont violemment blessés sous le regard impassible de Philippe Pétel et des agents de sécurité du campus.

Frédérique Vidal, ministre de l’enseignement supérieur, de la recherche et de l’innovation a annoncé l’ouverture d’une enquête. Cette annonce serait-elle une opération de communication visant à masquer l’inaction de la préfecture et de la police ce soir-là ? En effet, si il apparait clairement que ce commando, composé d’hommes n’étant visiblement plus étudiants depuis plusieurs dizaines d’années, a agit en concertation avec le doyen, lorsque la police est arrivée, elle n’est pas entrée dans la faculté et n’a même pas cherché a appréhender le commando ! Pire, les étudiants en Droit présents ont reconnu certains de leurs professeurs parmi les agresseurs cagoulés !

Aux côtés des étudiants et différentes organisations, le Syndicat de Combat Universitaire de Montpellier (SCUM) a réclamé immédiatement la démission de Philippe Pétel de ses fonctions de doyen de la Faculté de Droit et Sciences Politiques. La présidence de l’Université de Montpellier a informé, dans la nuit du 23 au 24 mars, que cette démission était effective.

Ce vendredi 23 mars, c’est Patrick Gilli, président de l’université Paul Valéry – Montpellier 3, qui s’est illustré une fois de plus par son mépris et son indécence. Alors que plusieurs des étudiants de l’université qu’il préside étaient encore à l’hôpital, il envoyait un e-mail de chantage à l’ensemble de la communauté universitaire. La grève étudiante contre la sélection doit d’après lui cesser au plus vite, au risque de « compromettre le semestre » et d’entrainer un report des examens. Nous rappelons que Patrick Gilli, après avoir expulsé notre syndicat de ses locaux, avait envoyé la police contre les étudiants qui occupaient l’amphi A de l’université Paul Valéry dans la nuit du 15 au 16 février. Depuis l’Assemblée Générale du 15 mars, les étudiants de l’université Paul Valéry demandent toujours la mise en place du « 10 améliorable » ainsi que la démission de Patrick Gilli de sa fonction de président d’université.

Lors de la Coordination Nationale Étudiante de ce samedi 24 mars à Toulouse, ce dernier mot d’ordre à été repris : démission immédiate de toutes les présidences d’université qui pratiquent la sélection.

La mobilisation des étudiants contre le Plan étudiants et la sélection sociale est légitime et nécessaire, et ni la violence milicienne, ni un odieux chantage aux examens ne feront reculer le combat contre la précarité et pour notre droit à un avenir ! Nous réaffirmons la nécessité de poursuivre la grève étudiante, aux côtés de l’ensemble des mobilisations contre la précarité.

Syndicat de Combat Universitaire de Montpellier – SCUM
syndicat.scum@live.fr – www.combatuniversitaire.wordpress.com

Prochaines dates :

  • Assemblée Générale de Paul Valéry : Mardi 27 mars à 10h30, amphi A (avec blocage le matin)

La porte-parole du SCUM revient sur les événements de la nuit du 22 mars dans le magazine « Les Inrockuptibles » :

Contre la sélection et pour la démission de Patrick Gilli, l’université Paul Valéry bloquée jusqu’au 26 mars

A l’université Paul Valéry – Montpellier, la mobilisation contre la sélection sociale prend de plus en plus d’ampleur.

assemblée générale du 15 mars

Ce jeudi 15 mars, plus de 1000 étudiants réunis en Assemblée Générale étudiante on voté à une écrasante majorité (593 pour et 340 contre) la poursuite du blocage de l’université Paul Valéry jusqu’au 26 mars. L’occupation permanente de l’université a aussi été votée. Les étudiants ont aussi voté aux deux tiers la demande de démission de Patrick Gilli de sa fonction de président de l’université. En effet, sa politique de sélection élitiste en Licence et Master et son refus du dialogue avec les étudiants (répression syndicale, envoi de la police contre l’occupation nocturne de l’Amphi A la nuit du 15 février, mails appelant les étudiants à s’affronter sur les piquets de grève, séances d’instances de l’université déplacées au Rectorat…) avaient déjà conduit les élus du Syndicat de Combat Universitaire de Montpellier (SCUM) à exiger sa démission le mardi 13 mars.

Désormais, c’est l’ensemble du mouvement étudiant qui a fait sienne cette revendication. Preuve qu’un nombre croissant d’étudiants prennent conscience de l’ignominie de cette direction d’université, l’interdiction pour Patrick Gilli d’accéder au campus a été soumise au vote par des étudiants, et n’a été refusée que d’une très courte majorité. La mobilisation s’affirme comme une force indépendante des syndicats et de la direction. Afin que la grève étudiante n’ait pas un impact négatif sur les examens des étudiants, l’exigence du « 10 améliorable » a été réaffirmée et diverses initiatives ont été mises en place pour remédier à l’absence de cours (infos sur la page Facebook « Paul Va lève toi »). 

Au niveau de la convergence des luttes interprofessionnelles, il a été décidé de se joindre à la grève et la manifestation du 22 mars contre le « Plan étudiants » appelé par l’intersyndicale nationale.  Une assemblée générale des personnels de l’université s’est réunie ce jeudi 15 mars et a affirmé son soutien au mouvement étudiant et à la grève du 22 mars.

Le bâtiment de la présidence de l’université. Bloqué.

Ce vendredi 16 mars, le président de l’université avait invité les syndicats d’enseignants, d’étudiants et de personnels pour une réunion. A l’arrivée des étudiants, il a tenté une volte-face en prétendant que cette rencontre étaient réservée au personnel. Bien entendu, personne n’a été dupe de cette manoeuvre de division et les étudiants sont restés dans la réunion au grand dam du président. Alors que Patrick Gilli et son équipe de direction disaient qu’avec « la paralysie du bâtiment de la présidence, ce sont les organes vitaux de l’université que vous touchez », nous lui avons répondu que c’était bien là le but, contre sa politique de sélection et pour sa démission. En tout cas, force est de constater que l’opération d e division entre étudiants et personnels menée par la direction n’a pas fonctionné, puisque personne (sauf la présidence !) n’a proposé de reveniir sur les décisions de l’AG.

Le mouvement de fait que commencer, contre la sélection sociale, et pour notre droit à un avenir !

Les prochaines dates à retenir :

  • Tous les jours de la semaine : piquets de grève devant les bâtiments de l’université. Et occupation de l’Amphi A avec activités (voir « Paul va lève toi »)
  • Jeudi 22 mars, manifestation intersyndicale contre le Plan étudiants/Loi Vidal (11h au Peyrou)
  • Mardi 27 mars à 10h30, Assemblée générale étudiante, amphi A (avec blocage)