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Retrouvez ici nos mobilisations et positions contre la sélection universitaire.

Refus d’inscriptions à l’université Paul Valéry : le président Patrick Gilli refuse la négociation et propose davantage de sélection

Plusieurs milliers d’étudiants ont été refusés par l’université Paul Valéry – Montpellier 3 pour la rentrée de septembre 2017. Les élus étudiants du Syndicat de Combat Universitaire de Montpellier (SCUM), et du Comité Etudiant Indépendant (CEI), ont rencontré le 21 juillet Patrick Gilli, le président de l’université, à propos des milliers d’étudiants « sans fac » que sa politique de sélection laisse sur le carreau. 

Nous partageons ci-dessous le communiqué commun du SCUM et du CEI, à propos de ce rendez-vous, et des suites à y donner : Lire la suite Refus d’inscriptions à l’université Paul Valéry : le président Patrick Gilli refuse la négociation et propose davantage de sélection

« Rentrée : des milliers de bacheliers sans inscription »

 Retrouvez aujourd’hui l’intervention du Syndicat de Combat Universitaire de Montpellier (SCUM) dans le média Métropolitain​, concernant les près de 90 000 néo-bacheliers et les dizaines de milliers d’étudiants sans inscription pour la rentrée de septembre.

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Inscriptions à l’Université Paul Valéry : plusieurs milliers d’étudiants laissés sur le carreau.

Depuis le 6 juillet, les inscriptions à l’université Paul Valéry – Montpellier 3 sont ouvertes. Cette année, le double effet conjugué de la mise en place de la sélection en Master et de la pratique du tirage au sort Licence va laisser de nombreux étudiants sans possibilité d’inscription à la rentrée de septembre.
Durant tout le second semestre de l’année universitaire 2016-2017, les étudiants, avec le Syndicat de Combat Universitaire de Montpellier (SCUM), ont combattu vigoureusement les ambitions sélectives de la présidence de l’université. Nous constatons aujourd’hui que la situation actuelle dépasse, par son ampleur, nos prévisions les plus effrayantes.

Omerta sur les Licences et purge décomplexée sur les Masters.
Cliquez sur l’image pour lire l’article du journal La Marseillaise du 07/07/2017

Bien que la direction de l’université refuse toujours à ce jour de communiquer les chiffres sur le nombre de néo-bacheliers impactés par la mise en place du tirage au sort pour l’entrée en première année de Licence, les élus SCUM et indépendants ont obtenu lors du CÉVU (Conseil des Études et de la Vie Universitaire) du 4 juillet 2017, les données concernant la sélection en Master. Au total, si 10466 étudiants ont candidaté à un Master 1 dans notre université, seuls 1147 parmi eux ont été pris dans le cursus de leur choix. Parmi les nombreux refusés, 642 d’entre eux avaient obtenu leur diplôme de Licence au sein de l’université Paul Valéry. Les promesses n’engagent que ceux qui y croient, et Patrick Gilli, président de l’université, le démontre encore une fois avec brio puisque la sélection entre le Master 1 et le Master 2 éjecte près de 93% des étudiants, parmi les 5790 demandes. Parmi les refusés, les 814 qui avaient suivi et obtenu leur Master 1 à l’université Paul Valéry sauront apprécier à leur juste valeur les engagements non tenus de la direction de l’université.

S’il est effectivement vrai que les infrastructures de l’université Paul Valéry souffrent d’un manque général d’investissement, nous rappelons que les moyens qui lui sont alloués sont en augmentation constante depuis plusieurs années. La justification martelée par la direction, à savoir un manque de moyens et d’infrastructures, ne parvient désormais plus à masquer l’évidence : toute une génération se retrouve volontairement sacrifiée sur l’autel de l’élitisme.

Examens, notation et désinformation : les pratiques élitistes douteuses sortent du placard
Cliquez sur l’image pour lire l’article du journal Midi Libre du 07/07/2017

Le 28 juin 2017, le Syndicat de Combat Universitaire de Montpellier (SCUM) a publié un grand questionnaire concernant la sélection en Master. En 8 jours, il a été rempli par 144 étudiants.
Les résultats de ce questionnaire éclairent sur des pratiques de sélection en Master qui n’entrent pas dans le champ défini par la loi. Ainsi, cette année, moins de 40% des étudiants interrogés estiment que la deuxième session d’examens était suffisamment espacée de la première session, afin de favoriser une organisation efficace des révisions. Plus édifiant, près de 70% d’entre eux ont dû passer l’ensemble de leurs examens semestriels en moins d’une semaine. La notation des étudiants ne semble pas échapper à l’impression générale, puisque plus de 60% des étudiants n’ont pas considéré leurs notes justes et équitables, et plus d’un tiers d’entre eux n’ont pas été informés des critères de notation.
A cela s’ajoute une désinformation massive des étudiants concernant les modalités de candidatures et les critères de sélection en Master. En effet, seuls 21% d’entre eux se sont vu transmettre des informations complètes sur le sujet. Plus édifiant, et surtout plus éclairant sur la volonté politique de la direction de l’université, plus de 90% des étudiants n’ont pas été informés des modalités de recours en cas de refus de leur candidature en Master 1 ou 2. Si, contrairement aux directions d’UFR et à la présidence de l’université, les enseignants ont largement abordé le thème de la sélection en cours avec leurs élèves (pour 62% d’entre eux), il s’avère qu’une forte minorité d’entre deux a durci ses critères de notations, puisque 34% des étudiants les jugent, depuis la mise en place de la sélection en Master, plus sévères.

Mais parmi toutes ces difficultés s’ajoute le bien mal nommé « droit à la poursuite d’étude » censé permettre aux étudiants recalés en Master de formuler un recours auprès du rectorat. Toutefois, on constate un gros oubli dans cette mesure, troquée par les élus étudiants au CNESER (l’UNEF et la FAGE) en échange de leur vote pour la sélection en Master. Ce fameux site web se trouve fermé du 16 juillet au 25 août alors que seul un tiers des demandes ont été traitées à Paul Valéry. Mais l’arnaque ne s’arrête pas là ! Si le recours est accepté, le rectorat se retrouve dans l’obligation de
proposer 3 Masters … dans une filière qui peut n’avoir aucun rapport avec sa Licence et son projet professionnel. A cela s’additionnent des exigences supplémentaires dont beaucoup d’étudiants n’ont jamais entendu parler : la licence doit avoir été obtenue après 2015, au moins deux vœux doivent avoir été faits, et le recours ne peut se faire que 15 jours après l’obtention de la licence si tous les refus ont été notifiés ou 15 jours après la notification du dernier refus.

Dans un contexte où le nouveau gouvernement prévoit pour l’année prochaine, sous les yeux gourmands des présidences d’universités, la mise en place d’une sélection drastique dès l’entrée en Licence, l’accès aux études supérieures est déjà largement remis en cause par le durcissement des critères du logiciel « Admission Post-Bac » et par la mise en place du tirage au sort dans plusieurs filières. Nous rappelons que pour beaucoup d’étudiants, et en particulier ceux issus des catégories les plus populaires, l’université reste le seul moyen d’échapper à une vie jalonnée d’une succession d’emplois précaires. Nous rappelons aussi que les milliers d’étudiants volontairement éjectés de l’enseignement supérieur par la direction de l’université seront ainsi privés de leur droit à une bourse et à un logement étudiant, ce qui accentuera davantage leur situation précaire.

Le Syndicat de Combat Universitaire de Montpellier se tient aux côtés des étudiants refusés, et les accompagne au quotidien dans leurs démarches et recours. Conscients que seul un véritable rapport de force face aux directions d’universités et au gouvernement pourra changer durablement la donne, nous multiplierons les actions et mobilisations contre cette odieuse situation dès la rentrée de septembre.

Syndicat de Combat Universitaire de Montpellier – SCUM

syndicat.scum@live – http://www.combatuniversitaire.wordpress.com

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Retrouvez ici nos différentes interventions dans les médias concernant la rentrée 2017-2018, à l’occasion de l’ouverture des inscriptions là Paul Valéry le 06 juillet :

Candidat à un Master à l’Université Paul Valéry ? Le SCUM lance un grand questionnaire.

https://lh4.googleusercontent.com/ASj-q-U79Ob4RbsNIbxmcFD6rhyoD0Ysvu5LBVdrQGRLwDxp5wxwmi6lAHoQkwoTmby3Ur6FxA=w999Afin de mettre en lumière les difficultés rencontrées par les étudiants de l’université Paul Valéry – Montpellier 3 qui souhaitent poursuivre leurs études en Master, le Syndicat de Combat Universitaire de Montpellier (SCUM), publie un grand questionnaire concernant les refus d’inscription en Master, et plus largement les différentes pratiques de sélection, explicites comme implicites.

Remplissez le questionnaire et partagez-le : https://docs.google.com/forms/d/e/1FAIpQLSdBtgNbrYSPqQGI1tM52kbprvogGtfmXKN7loBExnxktVUrcg/viewform?c=0&w=1

Ce questionnaire est anonyme. Si tu as des questions ou des précisions à nous apporter, tu peux nous contacter ici : syndicat.scum@live.fr

Sélection en Master : « des centaines d’étudiants de Paul-Valéry vont rester sur le carreau »

 Le journal national « Le Monde » consacre un article, ce vendredi 14 avril, à la sélection en Master décidée par la direction de l’université Paul Valéry – Montpellier 3. Dans ce reportage intitulé « Sélection: les étudiants craignent le « crash test » », les conséquences dramatiques de cette sélection sont abordées, ainsi que le barrage filtrant et l’Assemblée Générale du 30 mars dernier. Interviewé par le journal, le Syndicat de Combat Universitaire de Montpellier (SCUM) a rappelé sa détermination contre cette sélection, en précisant l’enjeu : « des centaines d’étudiants de Paul-Valéry vont rester sur le carreau, car les enseignants ont baissé les quotas d’accueil ».

Sélection en Master 2 : la double peine pour les étudiants en psychologie de Paul Valéry

Pour la rentrée de septembre 2017, la direction de l’université Paul Valéry – Montpellier 3 a décidé de mettre en place une sélection drastique dès l’entrée du Master 1 dans la totalité de ses formations, sous prétexte de supprimer intégralement la sélection entre le Master 1 et le Master 2.

Or, la direction de l’université va proposer le 18 avril, à l’occasion Conseil des Études et de la Vie Universitaire (CÉVU), de maintenir et renforcer la sélection dans l’intégralité des Masters 2 de psychologie. Alors que les étudiants en psychologie sont les plus impactés par une sélection en première année qui exclura plus des trois quarts d’entre-eux du cursus de leur choix, les voilà désormais soumis à une double-peine avec la mise en place d’une sélection similaire entre le M1 et le M2.

Le Syndicat de Combat Universitaire de Montpellier (SCUM), engagé contre la sélection, dénonce encore une fois le double langage de la direction de l’université Paul Valéry. Après avoir fait miroiter la fin de la sélection entre le M1 et le M2, l’équipe de direction menée par Patrick Gilli, profite de la possibilité de mettre en place une année transitoire pour ajouter à la sélection en M1 une sélection supplémentaire à l’entrée du M2.

Ainsi, les étudiants en M1 psychologie ne sont pas assurés d’entrer en Master 2 en septembre 2017, et se retrouvent mis en concurrence avec les étudiants venus d’autres universités.

Cette hypocrisie met à nu la volonté élitiste de l’université Paul Valéry, dont les étudiants, notamment en psychologie, paient encore une fois les pots cassés.

Face aux mensonges, à la programmation de l’échec et à la sélection sociale organisée par la direction, nous appelons à s’organiser et à se mobiliser à l’occasion de l’Assemblée Générale qui se tiendra mardi 18 avril  sur le parvis des Amphithéâtres ABC de l’Université Paul Valéry.

Syndicat de Combat Universitaire de Montpellier – SCUM
syndicat.scum@live – http://www.combatuniversitaire.wordpress.com

Sélection à l’université Paul Valéry : ensemble, faisons plier la direction !

Depuis plusieurs mois, la mobilisation continue contre la sélection à l’entrée du Master, décidée par la direction de plusieurs université, dont Paul Valéry – Montpellier 3. Partout en France, des étudiants se mobilisent contre la sélection. A Toulouse, la direction de l’université a reculé face à la détermination des étudiants, et la sélection ne sera pas mise en place cette année.

A Montpellier, jeudi 30 mars, une poignée d’irréductibles étudiants contre la sélection s’est retrouvée, dès 7h du matin, nez à nez avec un important dispositif de sécurité et du président de l’université. En cause, le vote, la semaine dernière, par une Assemblée Générale d’étudiants, de la mise en place d’un blocage de l’université. Afin d’éviter un affrontement entre étudiants et personnels précaires, le blocage s’est mué en barrage filtrant. Il est assez révélateur qu’une fois de plus, Patrick Gilli, le président de l’université, se soit cru autorisé à transformer les agents « sécurité incendie » en milice personnelle. C’est sous leurs yeux que s’est déroulé une Assemblée Générale étudiante. Il a été décidé de former un comité de grève afin de préparer la suite de la mobilisation et se donner les moyens d’établir un véritable rapport de force contre la direction. Une table d’information sera mise en place tous les midi devant la Bibliothèque Universitaire, et la date de la prochaine Assemblée Générale est fixée pour mardi 4 avril à 10h sur le parvis des amphithéâtres ABC.

Alors que toutes les motions et demandes de négociation ont échoué, la possibilité demeure de faire reculer la mise en place de la sélection. Pour cela, il est indispensable d’accentuer la pression contre la présidence de l’université. Ensemble, tout devient possible !

Syndicat de Combat Universitaire de Montpellier – SCUM
syndicat.scum@live.frhttp://www.combatuniversitaire.wordpress.com