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Hausse des frais d’inscription : Rassemblement devant la mairie mercredi 19 décembre

Non à l’augmentation des frais d’inscription universitaires pour les étudiants internationaux !

Parce que cette hausse injuste (frais d’inscription multipliés par 16 !) concerne aussi la ville et son attractivité, nous demandons, en ce jour ou le Conseil Municipal de Montpellier se réunit, un vote solennel ou la ville soutiendra les étudiants étrangers et demandera de ne pas faire augmenter les frais d’inscription.

Rassemblement mercredi 19 décembre 2018 à 16h30, devant la Mairie de Montpellier (Parvis Georges Freche, trams 1, 3 et 4 « Hôtel de ville »).

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Hausse des frais d’inscription : alors que l’Université de Montpellier refuse de s’engager, la COMUE se positionne

Jeudi 13 décembre, se tenait la première séance de la Commission Formation et Vie Universitaire (CFVU) de l’Université de Montpellier depuis les élections du 22 novembre, ou nous avons obtenu un siège avec plus de 20% des voix en secteur « Sciences et Techniques ».

Nous avons abordé lors de cette réunion la problématique posée par l’annonce faite par le premier ministre le 19 novembre, d’une hausse des frais d’inscription pour les étudiants étrangers hors-Union Européenne. Ceux-ci se retrouveraient multipliés par 16 et portés à 2770€ en Licence et 3770€ en Master et Doctorat. Cette forte augmentation remet en question la poursuite d’études pour une majorité d’étudiants étrangers, et fait office d’un véritable tri social à l’entrée, favorisant les plus aisés.

Philippe Augé, président de l’Université de Montpellier a précisé qu’il était possible de « simplifier » les démarches relatives à l’obtention des visas et d’exonération partielle ou totale des frais d’inscription, sans s’engager sur des mesures concrètes. Pourtant, il aurait été logique qu’en rappelant ainsi l’autonomie de son université par rapport aux décisions gouvernementales, la présidence de l’UM se positionne de façon claire sur la question de la hausse des frais d’inscription. Nous rappelons que de nombreuses autres universités l’ont déjà fait, dont l’université Paul Valéry, à l’initiative de notre liste « Fac Off », présentée par le SCUM.

Le SCUM demande une position claire, l’Université de Montpellier refuse.

La liste « Donuts ! Les étudiants indépendants et combatifs » présentée par le Syndicat de Combat Universitaire de Montpellier (SCUM) a alors proposé au vote de la CFVU la motion suivante, refusant concrètement toute augmentation des frais d’inscription :

« La Commission Formation et Vie Universitaire (CFVU) de l’Université de Montpellier réuni le jeudi 13 décembre 2018, a pris connaissance de l’annonce gouvernementale concernant la hausse des frais d’inscription pour les étudiants internationaux hors Union Européenne. Cette augmentation, annoncée le 19 novembre par le premier ministre Edouard Philippe, s’établirait à 2770€ en Licence et 3770€ en Master et Doctorat. La CFVU exprime sa profonde opposition à cette mesure et demande que les frais d’inscription à l’Université de Montpellier ne soient pas augmentés, et ce pour tous les étudiants peu importe leur origine. »

Malheureusement, notre motion, soutenue par tous les élus étudiants hors la liste majoritaire des Z’élus, a été rejetée par 19 voix contre 15. Le vice-président de la CFVU, Jean-Patrick Respaut, a alors présenté avec les Z’élus une autre motion visant à « élaborer des propositions permettant d’améliorer l’accueil des étudiants internationaux [sans distinction d’origine, dans les meilleures conditions de réussite] et de renforcer son attractivité ». Cette motion de principe, votée par la CFVU, affiche une volonté que nous ne pouvons que soutenir, mais n’exige malheureusement pas d’exonération des frais d’inscription.

A l’initiative du SCUM, la communauté d’université soutient les étudiants étrangers.

Vendredi 14 décembre, c’est au Conseil d’Administration de la Communauté d’Universités (la COMUE-LR) que les élus du SCUM issus de la liste « Etudiants Associatifs et Combatifs pour la COMUE » ont porté la question de la hausse des frais d’inscription. A notre initiative, et cette fois-ci soutenue par l’ensemble des élus étudiants, la motion suivante a été votée à l’unanimité, moins 6 abstentions et 9 « ne prend pas part au vote » :

« La COMUE Languedoc Roussillon Universités prend en charge chaque année l’accueil et l’accompagnement d’étudiants internationaux.
Le Conseil d’Administration de la COMUE Languedoc Roussillon Universités, réuni le vendredi 14 décembre 2018, a pris connaissance de l’annonce gouvernementale concernant la hausse des frais d’inscription pour les étudiants internationaux hors Union Européenne. Cette augmentation, annoncée le 19 novembre par le premier ministre Edouard Philippe, s’établirait à 2770€ en Licence et 3770€ en Master et Doctorat.
Le Conseil d’Administration de la COMUE Languedoc Roussillon Universités, attaché à promouvoir l’attractivité des établissements d’enseignement supérieur de l’académie sur la scène internationale, demande un retrait de ce projet de hausse des frais d’inscription.
Le Conseil d’Administration de la COMUE Languedoc Roussillon Universités interpelle le gouvernement afin d’obtenir les moyens d’améliorer les conditions d’accueil et d’accompagnement de tous les étudiants étrangers, quel que soit leur niveau de revenu. »

Ce vote positif ne doit pas faire oublier que lors du débat préliminaire, certains membres du Conseil d’Administration de la COMUE ont insisté sur le caractère non contraignant d’une telle motion. Ainsi, Patrick Gilli, président de l’université Paul Valéry Montpellier 3, qui avait pourtant voté en faveur de notre motion refusant l’application des frais d’inscription lors du CEVU du 20 novembre 2018, a clairement indiqué lors du CA de la COMUE qu’en cas de vote de la loi, il mettrait en place sans sourciller la hausse des frais d’inscription.

Plus globalement, le refus de l’Université de Montpellier de se positionner sur cette question, et la volonté de la COMUE de se positionner avant tout par une formulation de principe, nous prouve que le travail institutionnel ne pourra pas seul suffir à faire échouer le projet de hausse des frais d’inscription.

Seule une forte mobilisation de tous les acteurs pourra faire échouer ce projet injuste et discriminatoire.  Comme il le fait depuis près d’un mois, le Syndicat de Combat Universitaire de Montpellier (SCUM) continuera à se mobiliser auprès des étudiants étrangers.

Syndicat de Combat Universitaire de Montpellier – SCUM
syndicat.scum@live.fr – www.combatuniversitaire.wordpress.com

A l’Université Paul Valéry, la sélection sociale amplifiée, pour quelles réponses ?

Alors que le premier ministre a annoncé une hausse des frais d’inscription de plusieurs milliers d’euros pour les étudiants étrangers « non-européens » ; alors que la mobilisation étudiante de l’an dernier a occupé l’Université en continu pendant plus de trois mois, alors que le mouvement dit « des gilets jaunes » s’organise dans toute la France pour lutter contre la précarité, la présidence de l’Université Paul Valéry Montpellier 3 s’illustre encore une fois par son cynisme.

 Ce mardi 11 décembre se réunissait le Conseil des Études et de la Vie Universitaire (CEVU) de l’Université Paul Valéry Montpellier 3. A l’ordre du jour de cette instance se trouvait le vote des nouveaux quotas et critères de sélection pour l’entrée en Licence et l’accès en Master. Ces modalités de sélection, fixées en toute liberté par chaque université, restreignent encore une fois davantage l’accès aux études supérieures, notamment pour les plus précaires.

Parce que la sélection sociale prend aussi la forme de l’augmentation annoncée des frais d’inscription pour les étudiants internationaux, un rassemblement était appelé par l’Union des Étudiants Étrangers de Montpellier devant la réunion de cette instance. Ce rassemblement, soutenu par le SCUM, SOS Racisme et la LDH s’est tenu dans un contexte ou plusieurs bâtiments de cours, mais pas le bâtiment de la présidence, ont fait l’objet d’une tentative matinale de blocage. Les étudiants présents au rassemblement ont alors émis l’idée d’intervenir directement au sein de la réunion du CEVU pour empêcher le vote des mesures de sélection en Licence et Master. Malheureusement, la présence des agents « sécurité incendies » encore une fois transformés en vigiles et l’attitude incompréhensible d’éléments extérieurs au rassemblement n’ont pas permis une telle intervention.

La séance du conseil se tenant ainsi sans encombres, nos élus « Fac Off » (SCUM et CEI) ont voté contre la mise en place de la sélection et sont intervenus à plusieurs reprises pour dénoncer ces critères iniques de tri social. Ils ont obtenu le retrait d’un critère d’âge discriminatoire, proposé par la présidence afin d’évaluer la « maturité » de l’étudiant. Ils ont aussi dénoncé la curieuse conception démocratique de la présidence de l’université, puisque les documents soumis au vote n’ont été transmis aux élus que la veille, au mépris du délai légal.

Aux alentours de midi s’est tenue une « Assemblée Générale » d’une soixantaine d’étudiants. La représentante de l’Union des Étudiants Étrangers de Montpellier a insisté sur la volonté d’auto-organisation des étudiants étrangers, afin de se prémunir de toute forme d’instrumentalisation, de paternalisme et de racisme.

Engagés contre la politique de la présidence de l’université, et encouragés en ce sens par un premier vote de l’Assemblée Générale exigeant encore une fois la démission de Patrick Gilli de sa fonction de président de l’université, nous avons proposé de dépasser les simples déclarations d’intention et de passer à l’action concrète : l’organisation d’un « lock-out » de la présidence de l’université dès la fin de l’assemblée.
Malheureusement, après l’intervention d’un élu étudiant pourtant membre d’une organisation étudiante « de lutte » appelant à ne pas entreprendre de blocage ou d’occupation du bâtiment de la présidence, l’Assemblée Générale s’est à son tour prononcée contre la création immédiate d un rapport de force avec la direction de l’université.

Cette frilosité ne peut que surprendre, le jour-même ou est révélé que le recours à une entreprise de sécurité privé par Patrick Gilli s’est fait en toute illégalité, avec des connexions douteuses avec l’affaire Benalla. Toutefois, l’Assemblée Générale s’est prononcée pour l’envoi d’une délégation auprès du président de l’université, et nous avons pu l’interroger sur la hausse des frais d’inscription concernant les étudiants étrangers. Devant les étudiants présents, il s’est engagé à élargir l’exonération de frais d’inscription. Mais ces paroles rassurantes, qu’aucun écrit n’est venu confirmer, appelent à des actes concrets.

Le Syndicat de Combat Universitaire de Montpellier (SCUM) continuera à se mobiliser au quotidien pour défendre les étudiants, notamment les plus précaires, face à la direction de l’université et aux politiques gouvernementales. La défense de notre droit à un avenir ne doit pas rester soumise au cycle démobilisateur d’assemblées en quète de légitimité para-parlementaire, au risque de bloquer l’action. C’est l’organisation de la lutte concrète qui doit se faire, par toutes et tous, dans les assemblées, de façon autonome des partis politiques, des syndicats nationaux et de la présidence de l’université.

Nous rappelons qu’en l’absence de réel rapport de force assumé face à la présidence, cette dernière a fait passer successivement, ces dernières années , une sélection sociale drastique en Master puis en Licence. Des milliers d’étudiants se trouvent déjà impactés par les décisions prises par Patrick Gilli et son équipe. Alors que de plus en plus de gens se mobilisent, partout en France, contre la précarité, il est urgent de se ressaisir et de se mettre en condition, campus par campus, afin de gagner le combat contre la sélection sociale !

Syndicat de Combat Universitaire de Montpellier – SCUM
syndicat.scum@live.fr – www.combatuniversitaire.wordpress.com

Notre rassemblement dans les médias :

Face à la hausse des frais d’inscription, les étudiants étrangers de Montpellier s’organisent

Ce jeudi 6 décembre 2018 se tenait la première assemblée des étudiants étrangers de Montpellier contre l’augmentation des frais d’inscription universitaires. Soutenus par le SCUM, SOS Racisme et la LDH, près d’une trentaine d’étudiants étrangers se sont rassemblés dans un amphithéâtre de la Faculté d’économie afin de témoigner de l’impact de cette hausse et pour organiser le combat contre cette mesure xénophobe de tri social. Des groupes de travail ont été constitués afin d’entamer diverses démarches administratives auprès des consulats et acteurs institutionnels. En parallèle, plusieurs actions sont en préparation, dont un rassemblement ce mardi 11 décembre à 10h devant la Bibliothèque Universitaire de l’Université Paul Valéry.

Syndicat de Combat Universitaire de Montpellier – SCUM
syndicat.scum@live.fr – www.combatuniversitaire.wordpress.com

Questions-réponses sur la hausse des frais d’inscription pour étudiants étrangers

 Campus-France vient de publier des explications à destination des étudiants extra-européens qui sont concernés par la multiplication des coûts d’entrée à l’université.

Vous n’êtes pas concernés si vous êtes Canadien, Suisse, ou si vous appartenez à l’Espace Economique Européen, et si, selon Campus-France :

– vous étiez déjà inscrits dans un établissement public en 2018/19 et que vous restez dans le même cycle d’études : c’est-à-dire si vous passez en Licence 2 ou Licence 3 ; si vous passez en Master 2 ou si vous poursuivez votre doctorat.

– vous étiez inscrit en 2018/19 dans une formation préparatoire à l’entrée en Licence, Master ou Doctorat (comme une formation en Français Langue Etrangère -FLE) et que vous commencez votre cycle d’études en 2019/20.

– vous venez étudier en France dans le cadre d’un partenariat entre universités qui prévoit une exonération des frais d’inscription. C’est le cas des programmes d’échanges Erasmus + notamment.

– vous venez étudier en France avec une bourse du gouvernement français (BGF) ou avec une bourse d’exonération attribuée par l’ambassade de France de votre pays d’origine ou du pays où vous résidez.

– vous venez étudier en France avec une bourse ou une bourse d’exonération attribuée par l’établissement où vous serez accueilli.

– vous avez le statut de réfugié ou que vous êtes bénéficiaires de la protection subsidiaire.

– vous avez le statut de résident en France ou vous êtes en possession d’une carte de séjour « vie privée et familiale ».

https://www.campusfrance.org/fr/frais-inscription-annee-universitaire-2019-2020?fbclid=IwAR0YYZxtn6r2PQ9MDfhQN-tulFEeB78fRFsp2cPEwK2h0NPvBy4O611Xo7o

Le SCUM répond à vos questions pour clarifier tout élément qui ne serait pas encore très net. (facebook, twitter, ou syndicat.scum@live.fr)

En parallèle, le SCUM poursuit la mobilisation pour défendre les droits des étudiants contre ces nouvelles mesures qui, malgré ces exceptions, demeurent iniques, discriminantes et xénophobes.

Ces mesures ne sont que temporaires et font figure d’exception. Or, la précarité n’a pas de frontière, le savoir n’est pas une marchandise, et le capital économique n’est pas un facteur de sélection. Nous appelons à une large solidarité entre étudiants français et étudiants étrangers, exonérés ou non, pour faire reculer définitivement le gouvernement français.

Prochains rendez-vous :

Pour s’organiser et s’informer :

A Montpellier, la mobilisation contre la hausse des frais d’inscription continue

 La mobilisation des étudiants étrangers de Montpellier contre la hausse des frais d’inscription ne faiblit pas ! Ce samedi 1er décembre, dans un contexte ou beaucoup de mobilisations se succédaient tout au long de la journée (gilets jaunes, liberté d’expression, sidaction …etc), une centaine d’étudiants, soutenus par le SCUM et SOS Racisme, se sont rassemblés sur la place de la Comédie afin d’affirmer leur opposition au cynisme du gouvernement. Après un premier rassemblement rejoint par des Gilets Jaunes, une manifestation est partie en direction de la Préfecture ou chacun a pu prendre la parole.

Les étudiants présents ont témoigné de leurs difficultés financières et de l’impossibilité pour eux de pouvoir continuer leurs études en France si cette hausse des frais d’inscription (2770€ la Licence et 3770€ le Master et Doctorat! ) était appliquée. Beaucoup d’interventions ont démontré que cette hausse des frais d’inscription était en réalité une véritable opération de sélection sociale par l’argent : les étudiants internationaux issus des couches privilégiées de leurs pays pourront toujours venir en France se payer des études. Le slogan « bienvenue en France », utilisé par le gouvernement pour promouvoir ses mesures prouve pour les différents participants le cynisme sous lequel est maquillée cette mesure discriminante et xénophobe. Un élu étudiant de notre liste « Fac Off » (Comité Étudiant Indépendant et SCUM) de l’université Paul Valéry a aussi pris la parole afin d’indiquer que grâce à la motion qu’il a déposé en CEVU (Conseil des Études et de la Vie Universitaire) le 20 novembre, l’université Paul Valéry Montpellier 3 a été la première université à rejeter la hausse des frais d’inscription pour les étudiants étrangers.

Cependant, les motions déposées dans les instances universitaires ne suffiront pas pour faire reculer le gouvernement. Ainsi, il a été réaffirmé avec force la nécessité d’une auto-organisation des étudiants concernés, et un appel à se rassembler a été décidé pour le mardi 11 décembre à 10h devant la Bibliothèque Universitaire de l’université Paul Valéry. En effet, ce jour-là, le CEVU (Conseil des Études et de la Vie Universitaire) sera appelé à voter de nouveaux quotas et critères de sélection en Licence et Master accentuant une fois de plus la sélection sociale.

La sélection sociale et discriminatoire ne passera pas !

Syndicat de Combat Universitaire de Montpellier – SCUM
syndicat.scum@live.fr – www.combatuniversitaire.wordpress.com

Hausse des frais d’inscription : Philippe Saurel veut-il faire taire les étudiants étrangers ?

Ce jeudi 29 novembre, à 17h30, s’est tenu à l’appel du SCUM, un rassemblement d’étudiants étrangers contre la hausse des frais d’inscription annoncée par le gouvernement à l’encontre des étudiants internationaux.

Comme la semaine dernière, étudiants étrangers et syndicalistes étudiants se sont rassemblés et ont commencé à étendre quelques banderoles afin de matérialiser le rassemblement une trentaine de minutes avant l’heure prévue.
Aux alentours de 17h15, trois policiers municipaux, munis d’armes à feu, ont intimé l’ordre aux étudiants présents de ranger leurs banderoles et de quitter la place de la préfecture, prétextant la tenue de du spectacle « cœur de ville en lumière » après 18h30. Il a alors été expliqué aux policiers que ce rassemblement était prévu pour se terminer avant le début du spectacle, et donc n’aurait aucun impact sur celui-ci.
Nous avons alors fait le choix de déplacer le rassemblement de l’autre côté de la place, afin de ne pas rester en confrontation avec les policiers tout en maintenant le rassemblement contre ces inacceptables mesures gouvernementales.

Cela n’a manifestement pas suffi à calmer la police municipale, qui a alors menacé plusieurs étudiants de les « embarquer au poste », après avoir effectué un contrôle des cartes d’identité et menacé de confiscation arbitraire des banderoles, tout en ironisant : « ce serait dommage de les perdre ». Les policiers ont précisé à plusieurs reprises qu’ils agissaient sur « une consigne directe du maire ».

Afin de ne pas envenimer la situation, les banderoles ont été retirées. Mais nous avons refusé de quitter la place comme l’exigeaient les agents de police, et nous avons réussi à tenir un rassemblement d’une vingtaine de personnes. Nous avons évoqué, malgré la pression policière, les suites du mouvement, et la nécessité d’une auto-organisation des étudiants étrangers a été réaffirmée. 
Une étudiante étrangère, dont la présence en France se trouve directement menacée par cette hausse des frais d’inscription, a précisé : « Donner de la voix aux étudiants étrangers n’est pas suffisant. Le gouvernement Français représente tous les citoyens, et ceux-ci ont l’obligation morale de s’élever contre ces nouvelles pratiques discriminatoires et xénophobes. De s’impliquer dans cette lutte au même titre que les étrangers. Le contraire signifierait que le peuple français cautionne des départs forcés. »

Le Syndicat de Combat Universitaire de Montpellier (SCUM) s’insurge contre la tentative de la mairie d’empêcher la tenue du rassemblement et demande à Philippe Saurel des explications. A-t-on encore le droit de se rassembler dans la ville de Montpellier ?

La proximité affichée du maire de Montpellier, Philippe Saurel, avec le gouvernement, ne peut en aucun cas être un prétexte pour tenter d’empêcher la contestation légitime de mesures gouvernementales. Cette hausse des frais d’inscriptions, portés à 2770 € en Licence 3770 € en Master et Doctorat, va forcer de nombreux étudiants internationaux a cesser leurs études en France, et donc à quitter Montpellier. La municipalité, qui affiche régulièrement une ambition de rayonnement international, devrait être davantage un soutien à cette mobilisation plutôt qu’un obstacle. 

Malgré l’adversité, notre combativité reste intacte et nous appelons dans un premier temps à participer à la manifestation contre la hausse des frais d’inscription qui se déroulera samedi 1er décembre à 16h sur la place de la Comédie. Nous annoncerons ensuite les prochaines dates de mobilisation et invitons tous les étudiants internationaux à rejoindre le groupe facebook « Union des Etudiants Etrangers de Montpellier« 

Syndicat de Combat Universitaire de Montpellier – SCUM
syndicat.scum@live.fr – www.combatuniversitaire.wordpress.com