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Victimes ou AccuséEs ? Projection-débat gratuite lundi 26 février

Victimes ou accuséEs ?
Fabrique du silence ou accompagnement des victimes ?
Balance ton porc ou omerta ? Projection gratuite du film « Les Accusés » de Jonathan Kaplan, avec Jodie Foster et Kelly Mc Gillis Lundi 26 février – 18h30
Salle Jean Moulin  (maison des étudiants de l’université Paul Valéry)

Projection suivie d’un débat sur la prise en charge des victimes d’agression et de harcèlement sexuel par les institutions


A l’université, au boulot, en famille ou dans la rue : balance ton porc !

Soirée organisée par le Syndicat de Combat Universitaire de Montpellier (SCUM) avec le CLEF et le Planning Familial 34.
 
Le lien vers l’évènement Facebook : https://www.facebook.com/events/568250110195660/

Cette projection débat fait suite à la polémique en novembre-décembre dernier déclenchée par notre soutien au mouvement « #Balance ton porc », qui avait entrainé une réaction plutôt  troublante de la part de la « chargée de mission égalité » de l’université Paul Valéry-Montpellier 3. Suivi quelques jours après par un déchainement de violence verbale de la direction de l’université contre nos élus.

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L’Université Paul Valéry bloquée contre la sélection : ce n’est qu’un début !

27907627_2058920430792707_525830499163905787_oCe jeudi 15 février, l’université Paul Valéry – Montpellier 3 a été intégralement bloquée afin de protester contre les politiques de sélection en Licence et Master pratiquées par la direction de l’université et contre le « Plan étudiant » programmé par le gouvernement. Tôt le matin, comme dans d’autres facs à travers la France, des étudiantes et étudiants ont installé devant les entrées de chaque bâtiment des barricades de mobiliers afin d’en barrer l’accès. Une assemblée générale s’est tenue en présence de plus de 600 personnes, dont une centaine d’élèves du lycée Agropolis. La forte affluence à l’assemblée générale ne fait que confirmer nos convictions que nous défendons depuis longtemps. La grève étudiante ne peut se lancer massivement que par la pratique de celle-ci, en bloquant l’université !

Les personnes présentes ont massivement voté en faveur de la poursuite du mouvement de blocage de l’université jusqu’au mardi 27 février inclus (une Assemblée Générale se tiendra lundi 26 à 10h dans l’amphi A). Si la revendication contre le « Plan Étudiants » a été largement reprise, il est urgent d’accentuer la mobilisation contre la sélection sociale et élitiste. A l’université Paul Valéry – Montpellier 3, la direction a décidé, dans la perspective d’un « Plan étudiant » toujours pas voté au parlement, de mettre en place les « attendus locaux ». Ces « attendus » sont les critères de tri décidés le 9 janvier par le CEVU (Conseil des Études et de la Vie Universitaire), une instance dirigeante de l’université et confirmé dans cette même instance la semaine dernière. Ce véritable tri sélectif, décidé par la direction de l’université malgré l’opposition vigoureuse des élus SCUM et indépendants, revient à jeter sur le carreau de nombreux bacheliers. Il apparaît ainsi possible et nécessaire de s’organiser afin de contraindre la direction de notre université à retirer les quotas et critères de sélection qu’elle a décidé de mettre en place. Car au-delà du « Plan étudiants » ou de la sélection pratiquée par les directions d’établissement, c’est la question de la précarisation généralisée de secteurs entiers de la population qui se pose. La baisse récente des APL et l’application des deux récentes « Loi travail » entrent dans cette dynamique.

Notre classe doit relever la tête. Réforme de la fonction publique, des hôpitaux, de la SNCF, de l’Assurance chômage, licenciements à PSA, Pimkie, Carrefour. Pas un seul secteur n’échappe à l’offensive de l’État et du patronat. La révolte des femmes de chambre dans les hôtels Holidays Hinn montre que les luttes sociales font reculer les patrons. Il faut maintenant riposter pour renvoyer la bande à start-up Nation dans « le monde d’avant ». Il faut rentrer en lutte en même temps et nous coordonner pour la grève et le blocage total de la mascarade marchande. Nous ne revendiquons rien, nous prendrons tout.

Le Syndicat de Combat Universitaire de Montpellier (SCUM) appelle à amplifier et prolonger la grève étudiante, contre la sélection et contre la précarité généralisée. Afin d’instaurer un véritable rapport de force, contre les directions d’universités et contre le gouvernement, bloquons et occupons !

Syndicat de Combat Universitaire de Montpellier – SCUM
syndicat.scum@live.fr – www.combatuniversitaire.wordpress.com

Le blocage dans les médias :

Le film « Coucher de soleil sur fac bloquée », réalisé samedi 17/02/2018 :

Les compte-rendus d’AG sont sur le site mobilisationum3.org

Assemblée de la filière psychologie mercredi 14 février

Étudiantes et étudiants en psychologie ? 
Venez faire remonter vos problèmes, attentes et suggestions !

ASSEMBLÉE DE FILIÈRE
Mercredi 14 février, 11h15, Amphi E

Problèmes administratifs, secrétariat, rattrapages, sélection en Master, vie étudiante, plannings, modalités d’examens, conditions d’études … Exprimez-vous 🙂

Retrouvez l’événement sur facebook : https://www.facebook.com/events/1600562106724330/

Addictions : parlons-en sans tabous ! mardi 13 février

Mardi 6 février 2018, la présidence de l’université Paul Valéry – Montpellier 3 a pris la décision de reporter la journée de prévention des addictions organisée par le SCUM mardi 13 février 2018.

En cause, le stand de prévention et de réduction des risques fourni par l’association de santé communautaire « Techno + » (http://www.oscarsante.org/pays-de-la-loire/actions/oscars_detail_fiche.php?ref=29733 ).

Nous rappelons que ce stand est toujours installé lors d’événements techno à l’université sans que cela n’ait posé problème. De plus, lors de la commission de financement des projets étudiants (la commission FSDIE), le projet avait été adopté à l’unanimité, dont la voix du vice-président « vie de campus ».

Étonnés du soudain débat lié à la présence de ce stand, pourtant habituellement présent lors d’événements portés par d’autres associations étudiantes sans que cela n’entraîne l’annulation de leurs événements, nous avons proposé, dans un esprit de conciliation et au vu de la proximité de l’événement, de retirer le stand de prévention fourni par l’association « Techno + », qui était la raison invoquée pour reporter notre événement.

La direction de l’université nous a répondu que notre proposition ne changerait pas la décision prise. A savoir que le financement de l’événement, et sa tenue même, ne pouvaient pas avoir lieu mardi 13 février. Ainsi, nous tenterons de le reprogrammer à une date ultérieure.

Toutefois, nous organisons ce mardi 13 février à partir de 18h, dans la salle Charles Camproux de la Maison des Etudiants un débat ouvert sur le thème « La répression des mouvements sociaux et des syndicats, état des lieux en France et dans le monde » (événement facebook : https://www.facebook.com/events/546436825734939/)


Addictions : parlons-en sans tabous !
Journée sur les addictions et les politiques publiques qui y sont consacrées
Mardi 13 février, salle Charles Camproux – Maison des étudiants de l’université Paul Valéry.
 
– 13h45 : Projection du film « Coffee and cigarette » (11 courts métrages. Chaque séquence fait intervenir plusieurs personnages qui, autour de quelques tasses de café, le temps de deux ou trois cigarettes, discutent de sujets aussi variés que la caféine, les drogues, les théories du complot contre Elvis, l’art de préparer le thé anglais, les inventions de Nikola Tesla, ou l’utilisation de la nicotine comme insecticide).
 
– 16h : « Addictions légale ou illégales : répression ou réduction des risques ? » conférence-débat avec des intervenants qualifiés (juriste, médecin, militants pour la dépénalisation)
 
– 19h00 : Projection du film Trainspotting (film britannique réalisé par Danny Boyle en 1996, adapté d’un roman du même nom publié par Irvine Welsh en 1993. Il décrit les péripéties d’un groupe de jeunes héroïnomanes écossais. Au-delà de l’addiction à la drogue, le film explore les conditions de vie sordides de la jeune génération dans une Écosse en pleine dépression économique.)
 
Toute l’après midi, un stand de prévention et de réduction des risques de l’association Techno+ , avec de nombreux goodies gratuits (préservatifs, flyers de prévention et d’information sur la prise de substances, lubrifiants « roule ta paille »…etc) sera disponible.
 
Journée organisée par le Syndicat de Combat Universitaire de Montpellier – SCUM, avec la participation financière de l’université Paul Valéry – Montpellier 3 (financement FSDIE).
Retrouvez les infos sur l’évènement facebook : https://www.facebook.com/events/1022314251257441/

Après 5 jours d’occupation de la Maison des Etudiants, la lutte prend un nouveau tournant.

 Mercredi 24 janvier, afin de protester contre notre expulsion de notre local syndical, planifiée par la direction de l’université Paul Valéry – Paul Valéry, nous avons organisé une « raclette party » dans notre local. Sous l’impulsion de nos nombreux soutiens étudiants et associatifs, ce qui n’était qu’une soirée raclette s’est muée en une occupation de l’intégralité de la Maison des Étudiants (MDE). La « Maison à Défendre » (MAD) était née, en référence à la ZAD (zone à défendre) de Notre-Dame-Des-Landes. Ici, pas d’aéroport à combattre mais une gestion de la Maison des Étudiants, par le Service de la Vie Étudiante et le vice-président délégué à la vie de campus, de plus en plus difficile à vivre pour les bénévoles associatifs. La MAD est alors imaginée comme une future maison des étudiants gérée par et pour les étudiants et leurs associations, loin de toute censure et de toute velléité autoritaire de la direction de l’université. En tant que syndicat universitaire défendant concrètement les étudiants, le projet ne pouvait qu’être soutenu.
Mais face à la présence constante de nombreux agents de sécurité envoyés par la direction aux abords de la Maison des Étudiants (puis au passage de la Directrice Générale des Services, et même d’un huissier de justice!), il a fallut d’abord s’organiser pour éviter une violente expulsion, et pour cela de nombreux militants de squats et centres culturels autogérés montpelliérains sont venus prêter main forte, et faire de cet espace occupé une imprenable citadelle à l’aide de quelques petits travaux.

Ce vaste mouvement d’occupation, au départ contre la répression anti-syndicale, s’est mué en espace indépendant du SCUM, avec son identité propre, le « collectif MAD », ou convergent une volonté farouche de défendre le tissu associatif et syndical étudiant et la volonté de faire de ce lieu l’épicentre de futures mobilisations contre la sélection et la précarité.

Mais c’était sans compter sur la grotesque tentative de la direction de dresser, à coups de mensonges, la communauté universitaire contre l’émergence d’une Maison des Étudiants directement gérée par les étudiants. La communication répétée de la présidence de l’université et du Service de la Vie Étudiante, qui prétendaient, sans avoir pris aucun contact avec le Collectif MAD, que ce mouvement allait empêcher la tenue des événements associatifs et culturels prévus au cours de la semaine, a suscité doutes et incompréhensions. De plus, la présence de soutiens provenant des des milieux squats, si elle était voulue et bien accueillie, a contribué à brouiller le message défendu par le Collectif MAD auprès des étudiants et de leurs associations. 
Le projet original de Maison des Étudiants gérée par et pour les étudiants et leurs associations ne peut émerger que si une confiance totale liait les différents acteurs. Or, les propos de la direction de l’université, poussant à la défiance et à l’affrontement, ne permettaient pas d’envisager un climat de sérénité nécessaire à la construction du projet. L’unanimité des étudiants, qu’ils soient associatifs, syndicalistes ou indépendants, a donc décidé, en accord avec les nombreux soutiens, de mettre fin à l’expérience de la MAD, et de lever l’occupation des lieux dès lundi 29 janvier.

Ces 5 jours d’occupation de la Maison des Étudiants ont permis l’émergence d’un mouvement étudiant qui aura vocation à se renforcer et à s’affirmer à la faveur des luttes contre la précarité, contre la sélection et pour la défense de la vie associative et syndicale. A l’université Paul Valéry, le mouvement des occupations n’en est qu’à ses prémisses, et en tant qu’organisation étudiante de défense des étudiants, le SCUM continuera à l’encourager, malgré la répression et la désinformation pratiquée par la direction.

Syndicat de Combat Universitaire de Montpellier – SCUM

syndicat.scum@live – http://www.combatuniversitaire.wordpress.com

Dans les médias :

Occupation de la Maison des Étudiants de l’université Paul Valéry

Depuis mercredi 24 janvier, l’intégralité de la Maison des Étudiants de l’université Paul Valéry – Montpellier 3 est occupée par des étudiants en réaction à la décision de la présidence d’expulser le SCUM de son local. La répression anti-syndicale de la direction de l’université a déclenché un mouvement plus large de réappropriation de la Maison des étudiants.

Article du journal « La Marseillaise » du vendredi 26 janvier 2018.

Répression contre le syndicat étudiant de l’université Paul Valéry – Montpellier 3

 Cette année 2018, la présidence de l’Université Paul Valéry – Montpellier III a décidé d’expulser le Syndicat de Combat Universitaire Montpelliérain (SCUM) de son local. Le motif avancé par Patrick Gilli, dans un courrier alambiqué envoyé le 20 décembre 2017, est l’action de revendication syndicale « coffee break » lancée mardi 5 décembre par le syndicat. Afin d’appuyer la revendication, déjà ancienne, de la mise à disposition d’une salle de restauration chauffée avec des micro-ondes à disposition, le SCUM a mis à disposition dans le hall inutilisé d’un bâtiment de la faculté des tables, des chaises et un micro-onde pour que les étudiants puissent réchauffer leurs déjeuners. Des cafés et barres chocolatées étaient aussi proposés.

Dans la perspective d’une journée de sensibilisation consacrée aux addictions et prévue le 13 février 2018, un stand de prévention sur l’alcoolisme et le tabagisme avait été installé, et promu à l’aide d’une communication volontairement provocatrice sur Facebook (« envie d’une cigarette offerte ? »). La direction de l’université, invoquant soudainement la Loi Evin du 10 janvier 1991 concernant le tabagisme a immédiatement fait pression sur les militants et élus présents et tenté de les expulser du lieu (donc d’enlever le stand de prévention contre le tabagisme !). Le vice de l’université Paul Valéry est poussé plus loin, puisque désormais elle tente de retirer au SCUM son local.

Quoiqu’il en soit, l’université s’est délibérément saisie d’un prétexte absurde pour museler une opposition concrète et fortement médiatisée. Disposant d’élus dans les différentes instances de l’université Paul Valéry, le SCUM est une organisation syndicale étudiante représentative, et bénéficie à ce titre d’un local, obtenu suite au lancement d’une procédure juridique afin de faire respecter ce droit syndical.

Loin des combats idéologiques abstraits, nous pratiquons une défense réelle des étudiants, et particulièrement des plus précaires, sur le plan individuel comme sur le plan collectif. Une aide qui se manifeste sur tous les plans, du simple coup de pouce quotidien (et notre coffee break en faisait partie) à des contestations assumées des politiques de sélection sociale menées par la direction de l’université. Depuis plusieurs mois, nous dénonçons aussi publiquement la politique de la direction de l’université en matière des cas de harcèlements sexuels, notamment quand l’agresseur est un enseignant-chercheur.

Rappelons ainsi que notre défense des droits étudiants nous a amené a occuper plusieurs fois la salle du conseil d’administration afin d’obtenir l’inscription d’étudiants « sans fac » refusés en Licence et Master. La forte médiatisation de nos actions et prises de position ne semble pas satisfaire la présidence de l’université, dont les membres ont a plusieurs reprises tenté de faire pression sur nos militants et élus. Cette pression s’est matérialisée par plusieurs convocations, menaces disciplinaires, censures de publications syndicales ; et même par l’humiliation publique d’un élu lors d’un Conseil des Études et de la Vie Universitaire. Désormais, la direction va plus loin, et au mépris du droit, expulse de son local notre syndicat, comme par hasard la veille des élections étudiantes.

Pression sur les étudiants mobilisés, censure, harcèlement et humiliation des élus étudiants et maintenant expulsion du SCUM : En essayant de priver l’opposition étudiante de ses moyens, par des pratiques en marge de la légalité, c’est le débat démocratique au sein de l’université que Patrick Gilli piétine une fois de plus.

Ces agissements ne nous feront pas taire, et nous continuerons à combattre pour la défense des étudiants, d’autant plus motivés et déterminés par cette attaque !

Syndicat de Combat Universitaire de Montpellier – SCUM

syndicat.scum@live – http://www.combatuniversitaire.wordpress.com

  • Retrouvez ici le communiqué de soutien des organisations syndicales de l’enseignement supérieur : 
Article du journal La Marseillaise du 24/01/2018