Archives pour la catégorie Luttes

Les mobilisations universitaires et interprofessionnelles
(Retrouvez ici les mobilisations contre la sélection)

Hausse des frais d’inscription : Rassemblement devant la mairie mercredi 19 décembre

Non à l’augmentation des frais d’inscription universitaires pour les étudiants internationaux !

Parce que cette hausse injuste (frais d’inscription multipliés par 16 !) concerne aussi la ville et son attractivité, nous demandons, en ce jour ou le Conseil Municipal de Montpellier se réunit, un vote solennel ou la ville soutiendra les étudiants étrangers et demandera de ne pas faire augmenter les frais d’inscription.

Rassemblement mercredi 19 décembre 2018 à 16h30, devant la Mairie de Montpellier (Parvis Georges Freche, trams 1, 3 et 4 « Hôtel de ville »).

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A l’Université Paul Valéry, la sélection sociale amplifiée, pour quelles réponses ?

Alors que le premier ministre a annoncé une hausse des frais d’inscription de plusieurs milliers d’euros pour les étudiants étrangers « non-européens » ; alors que la mobilisation étudiante de l’an dernier a occupé l’Université en continu pendant plus de trois mois, alors que le mouvement dit « des gilets jaunes » s’organise dans toute la France pour lutter contre la précarité, la présidence de l’Université Paul Valéry Montpellier 3 s’illustre encore une fois par son cynisme.

 Ce mardi 11 décembre se réunissait le Conseil des Études et de la Vie Universitaire (CEVU) de l’Université Paul Valéry Montpellier 3. A l’ordre du jour de cette instance se trouvait le vote des nouveaux quotas et critères de sélection pour l’entrée en Licence et l’accès en Master. Ces modalités de sélection, fixées en toute liberté par chaque université, restreignent encore une fois davantage l’accès aux études supérieures, notamment pour les plus précaires.

Parce que la sélection sociale prend aussi la forme de l’augmentation annoncée des frais d’inscription pour les étudiants internationaux, un rassemblement était appelé par l’Union des Étudiants Étrangers de Montpellier devant la réunion de cette instance. Ce rassemblement, soutenu par le SCUM, SOS Racisme et la LDH s’est tenu dans un contexte ou plusieurs bâtiments de cours, mais pas le bâtiment de la présidence, ont fait l’objet d’une tentative matinale de blocage. Les étudiants présents au rassemblement ont alors émis l’idée d’intervenir directement au sein de la réunion du CEVU pour empêcher le vote des mesures de sélection en Licence et Master. Malheureusement, la présence des agents « sécurité incendies » encore une fois transformés en vigiles et l’attitude incompréhensible d’éléments extérieurs au rassemblement n’ont pas permis une telle intervention.

La séance du conseil se tenant ainsi sans encombres, nos élus « Fac Off » (SCUM et CEI) ont voté contre la mise en place de la sélection et sont intervenus à plusieurs reprises pour dénoncer ces critères iniques de tri social. Ils ont obtenu le retrait d’un critère d’âge discriminatoire, proposé par la présidence afin d’évaluer la « maturité » de l’étudiant. Ils ont aussi dénoncé la curieuse conception démocratique de la présidence de l’université, puisque les documents soumis au vote n’ont été transmis aux élus que la veille, au mépris du délai légal.

Aux alentours de midi s’est tenue une « Assemblée Générale » d’une soixantaine d’étudiants. La représentante de l’Union des Étudiants Étrangers de Montpellier a insisté sur la volonté d’auto-organisation des étudiants étrangers, afin de se prémunir de toute forme d’instrumentalisation, de paternalisme et de racisme.

Engagés contre la politique de la présidence de l’université, et encouragés en ce sens par un premier vote de l’Assemblée Générale exigeant encore une fois la démission de Patrick Gilli de sa fonction de président de l’université, nous avons proposé de dépasser les simples déclarations d’intention et de passer à l’action concrète : l’organisation d’un « lock-out » de la présidence de l’université dès la fin de l’assemblée.
Malheureusement, après l’intervention d’un élu étudiant pourtant membre d’une organisation étudiante « de lutte » appelant à ne pas entreprendre de blocage ou d’occupation du bâtiment de la présidence, l’Assemblée Générale s’est à son tour prononcée contre la création immédiate d un rapport de force avec la direction de l’université.

Cette frilosité ne peut que surprendre, le jour-même ou est révélé que le recours à une entreprise de sécurité privé par Patrick Gilli s’est fait en toute illégalité, avec des connexions douteuses avec l’affaire Benalla. Toutefois, l’Assemblée Générale s’est prononcée pour l’envoi d’une délégation auprès du président de l’université, et nous avons pu l’interroger sur la hausse des frais d’inscription concernant les étudiants étrangers. Devant les étudiants présents, il s’est engagé à élargir l’exonération de frais d’inscription. Mais ces paroles rassurantes, qu’aucun écrit n’est venu confirmer, appelent à des actes concrets.

Le Syndicat de Combat Universitaire de Montpellier (SCUM) continuera à se mobiliser au quotidien pour défendre les étudiants, notamment les plus précaires, face à la direction de l’université et aux politiques gouvernementales. La défense de notre droit à un avenir ne doit pas rester soumise au cycle démobilisateur d’assemblées en quète de légitimité para-parlementaire, au risque de bloquer l’action. C’est l’organisation de la lutte concrète qui doit se faire, par toutes et tous, dans les assemblées, de façon autonome des partis politiques, des syndicats nationaux et de la présidence de l’université.

Nous rappelons qu’en l’absence de réel rapport de force assumé face à la présidence, cette dernière a fait passer successivement, ces dernières années , une sélection sociale drastique en Master puis en Licence. Des milliers d’étudiants se trouvent déjà impactés par les décisions prises par Patrick Gilli et son équipe. Alors que de plus en plus de gens se mobilisent, partout en France, contre la précarité, il est urgent de se ressaisir et de se mettre en condition, campus par campus, afin de gagner le combat contre la sélection sociale !

Syndicat de Combat Universitaire de Montpellier – SCUM
syndicat.scum@live.fr – www.combatuniversitaire.wordpress.com

Notre rassemblement dans les médias :

Face à la hausse des frais d’inscription, les étudiants étrangers de Montpellier s’organisent

Ce jeudi 6 décembre 2018 se tenait la première assemblée des étudiants étrangers de Montpellier contre l’augmentation des frais d’inscription universitaires. Soutenus par le SCUM, SOS Racisme et la LDH, près d’une trentaine d’étudiants étrangers se sont rassemblés dans un amphithéâtre de la Faculté d’économie afin de témoigner de l’impact de cette hausse et pour organiser le combat contre cette mesure xénophobe de tri social. Des groupes de travail ont été constitués afin d’entamer diverses démarches administratives auprès des consulats et acteurs institutionnels. En parallèle, plusieurs actions sont en préparation, dont un rassemblement ce mardi 11 décembre à 10h devant la Bibliothèque Universitaire de l’Université Paul Valéry.

Syndicat de Combat Universitaire de Montpellier – SCUM
syndicat.scum@live.fr – www.combatuniversitaire.wordpress.com

A Montpellier, la mobilisation contre la hausse des frais d’inscription continue

 La mobilisation des étudiants étrangers de Montpellier contre la hausse des frais d’inscription ne faiblit pas ! Ce samedi 1er décembre, dans un contexte ou beaucoup de mobilisations se succédaient tout au long de la journée (gilets jaunes, liberté d’expression, sidaction …etc), une centaine d’étudiants, soutenus par le SCUM et SOS Racisme, se sont rassemblés sur la place de la Comédie afin d’affirmer leur opposition au cynisme du gouvernement. Après un premier rassemblement rejoint par des Gilets Jaunes, une manifestation est partie en direction de la Préfecture ou chacun a pu prendre la parole.

Les étudiants présents ont témoigné de leurs difficultés financières et de l’impossibilité pour eux de pouvoir continuer leurs études en France si cette hausse des frais d’inscription (2770€ la Licence et 3770€ le Master et Doctorat! ) était appliquée. Beaucoup d’interventions ont démontré que cette hausse des frais d’inscription était en réalité une véritable opération de sélection sociale par l’argent : les étudiants internationaux issus des couches privilégiées de leurs pays pourront toujours venir en France se payer des études. Le slogan « bienvenue en France », utilisé par le gouvernement pour promouvoir ses mesures prouve pour les différents participants le cynisme sous lequel est maquillée cette mesure discriminante et xénophobe. Un élu étudiant de notre liste « Fac Off » (Comité Étudiant Indépendant et SCUM) de l’université Paul Valéry a aussi pris la parole afin d’indiquer que grâce à la motion qu’il a déposé en CEVU (Conseil des Études et de la Vie Universitaire) le 20 novembre, l’université Paul Valéry Montpellier 3 a été la première université à rejeter la hausse des frais d’inscription pour les étudiants étrangers.

Cependant, les motions déposées dans les instances universitaires ne suffiront pas pour faire reculer le gouvernement. Ainsi, il a été réaffirmé avec force la nécessité d’une auto-organisation des étudiants concernés, et un appel à se rassembler a été décidé pour le mardi 11 décembre à 10h devant la Bibliothèque Universitaire de l’université Paul Valéry. En effet, ce jour-là, le CEVU (Conseil des Études et de la Vie Universitaire) sera appelé à voter de nouveaux quotas et critères de sélection en Licence et Master accentuant une fois de plus la sélection sociale.

La sélection sociale et discriminatoire ne passera pas !

Syndicat de Combat Universitaire de Montpellier – SCUM
syndicat.scum@live.fr – www.combatuniversitaire.wordpress.com

Hausse des frais d’inscription : Philippe Saurel veut-il faire taire les étudiants étrangers ?

Ce jeudi 29 novembre, à 17h30, s’est tenu à l’appel du SCUM, un rassemblement d’étudiants étrangers contre la hausse des frais d’inscription annoncée par le gouvernement à l’encontre des étudiants internationaux.

Comme la semaine dernière, étudiants étrangers et syndicalistes étudiants se sont rassemblés et ont commencé à étendre quelques banderoles afin de matérialiser le rassemblement une trentaine de minutes avant l’heure prévue.
Aux alentours de 17h15, trois policiers municipaux, munis d’armes à feu, ont intimé l’ordre aux étudiants présents de ranger leurs banderoles et de quitter la place de la préfecture, prétextant la tenue de du spectacle « cœur de ville en lumière » après 18h30. Il a alors été expliqué aux policiers que ce rassemblement était prévu pour se terminer avant le début du spectacle, et donc n’aurait aucun impact sur celui-ci.
Nous avons alors fait le choix de déplacer le rassemblement de l’autre côté de la place, afin de ne pas rester en confrontation avec les policiers tout en maintenant le rassemblement contre ces inacceptables mesures gouvernementales.

Cela n’a manifestement pas suffi à calmer la police municipale, qui a alors menacé plusieurs étudiants de les « embarquer au poste », après avoir effectué un contrôle des cartes d’identité et menacé de confiscation arbitraire des banderoles, tout en ironisant : « ce serait dommage de les perdre ». Les policiers ont précisé à plusieurs reprises qu’ils agissaient sur « une consigne directe du maire ».

Afin de ne pas envenimer la situation, les banderoles ont été retirées. Mais nous avons refusé de quitter la place comme l’exigeaient les agents de police, et nous avons réussi à tenir un rassemblement d’une vingtaine de personnes. Nous avons évoqué, malgré la pression policière, les suites du mouvement, et la nécessité d’une auto-organisation des étudiants étrangers a été réaffirmée. 
Une étudiante étrangère, dont la présence en France se trouve directement menacée par cette hausse des frais d’inscription, a précisé : « Donner de la voix aux étudiants étrangers n’est pas suffisant. Le gouvernement Français représente tous les citoyens, et ceux-ci ont l’obligation morale de s’élever contre ces nouvelles pratiques discriminatoires et xénophobes. De s’impliquer dans cette lutte au même titre que les étrangers. Le contraire signifierait que le peuple français cautionne des départs forcés. »

Le Syndicat de Combat Universitaire de Montpellier (SCUM) s’insurge contre la tentative de la mairie d’empêcher la tenue du rassemblement et demande à Philippe Saurel des explications. A-t-on encore le droit de se rassembler dans la ville de Montpellier ?

La proximité affichée du maire de Montpellier, Philippe Saurel, avec le gouvernement, ne peut en aucun cas être un prétexte pour tenter d’empêcher la contestation légitime de mesures gouvernementales. Cette hausse des frais d’inscriptions, portés à 2770 € en Licence 3770 € en Master et Doctorat, va forcer de nombreux étudiants internationaux a cesser leurs études en France, et donc à quitter Montpellier. La municipalité, qui affiche régulièrement une ambition de rayonnement international, devrait être davantage un soutien à cette mobilisation plutôt qu’un obstacle. 

Malgré l’adversité, notre combativité reste intacte et nous appelons dans un premier temps à participer à la manifestation contre la hausse des frais d’inscription qui se déroulera samedi 1er décembre à 16h sur la place de la Comédie. Nous annoncerons ensuite les prochaines dates de mobilisation et invitons tous les étudiants internationaux à rejoindre le groupe facebook « Union des Etudiants Etrangers de Montpellier« 

Syndicat de Combat Universitaire de Montpellier – SCUM
syndicat.scum@live.fr – www.combatuniversitaire.wordpress.com

Etudiants étrangers : rassemblement et appel à témoignages jeudi 29 novembre

Combattons l’augmentation des frais d’inscription à l’université !

Hier soir, nous étions entre 70 et 100 rassemblés devant la préfecture contre l’augmentation des frais d’inscription à l’université pour les étudiants étrangers extra-européens.

Le 19 Novembre 2018, le chef du gouvernement Édouard Philippe a annoncé l’augmentation des frais d’inscription à l’université pour les étudiants étrangers extra-européens ; c’est à dire 2770€ par an au lieu de 170€ pour la licence et 3770€ par an au lieu de 243€ en master et doctorat.
Le gouvernement explique qu’il s’agit en réalité que d’un tiers du coût réel d’un étudiant étranger pour les finances publiques.
Avec le hashtag #BienvenueEnFrance, le gouvernement justifie une pseudo stratégie pour attirer les étudiants étrangers en France.

Mais hier, revirement de situation ; Édouard Philippe annonce qu’aucune augmentation des frais d’inscription à l’université n’est prévue.
Pourtant, celle-ci est bel et bien en projet de loi.
Par cette annonce, le gouvernement montre sa volonté d’endormir le peuple et d’éteindre une quelconque mobilisation avant qu’elle n’ait eu lieu.

C’est sans compter sur la détermination du Syndicat de Combat Universitaire de Montpellier.
En effet, suite à l’annonce de ce projet de loi, nous avons décidé d’organisé un rassemblement pour montrer l’absurdité de cette loi.
Nous avons lancé un appel sur les réseaux sociaux et qui a été aussi relayé par les médias.
Ce rassemblement fut un premier succès, avec plus de 70 personnes présentes devant la préfecture hier à 17h30.
Des étudiants concernés par ce projet de loi ont témoigné de leurs conditions de vie en France, des sacrifices qu’ils ont fait avec leur famille afin de pouvoir venir étudier ici, de leur mécontentement, et surtout de leurs craintes.
Notre détermination ne va pas s’arrêter là, il est important que le gouvernement arrête de prendre les plus précaires pour des vaches à lait.

Nous lançons donc dans un premier temps, un appel à témoignages. Vous pouvez témoigner, sur la page Facebook du syndicat, en commentaire de ce communiqué.
Puis dans un second temps, nous relançons un rassemblement devant la préfecture (place des Martyrs de la Résistance) jeudi 29 novembre à 17h30.
Nous vous attendons nombreux !

Contre la précarité étudiante, le SCUM continuera le combat et à donner la parole aux premiers touchés.

Syndicat de Combat Universitaire de Montpellier – SCUM
syndicat.scum@live.fr – www.combatuniversitaire.wordpress.com