Archives pour la catégorie Université de Montpellier

L’actualité de la section du SCUM de l’Université de Montpellier (Sciences, droit et médecine).

La page facebook du SCUM de la Faculté des Sciences (ex-UM2) : https://www.facebook.com/scum.um2/

A la fac comme partout, #BalanceTonPorc !

Depuis plus d’un mois, le monde semble découvrir, incrédule, l’ampleur des violences sexistes de notre société, accolées aux hashtags #MeToo et #BalanceTonPorc. Le milieu universitaire n’est pas épargné, avec des professeurs abusant de leur position de pouvoir, et des soirées arrosées ou le consentement semble bien souvent une vue de l’esprit. Depuis quelques jours, c’est au tour de militantes d’une des principales organisations étudiantes de dénoncer des pratiques violentes et machistes ayant cours en son sein. Nous rappelons qu’à l’université Paul Valéry à Montpellier, lorsque le SCUM s’est créé, ce fut dans un contexte ou ce type de violences se trouvait couvert au sein d’une autre organisation étudiante, pourtant habituée à organiser des événements culturels subventionnés sur cette thématique. Dans ces deux cas, la parole des victimes s’est trouvée minimisée et les faits relativisés. Nous nous souvenons que l’acronyme de notre syndicat, SCUM, est une référence au manifeste féministe et volontairement provocateur rédigé par Valérie Solanas, le célèbre « SCUM Manifesto ». Mais il ne suffit pas de se proclamer « antisexiste » pour l’être, et nous avons bien conscience de faire partie d’une société ou les discriminations et les violences restent bien souvent la norme. Une norme souvent étouffée par les institutions. Comment qualifier autrement l’invitation faite aux victimes, sur les campus, à se rapprocher d’abord des directions de cité U ou des « missions égalité » plutôt que de directement déposer plainte ? Cette injonction à la dissimulation et au traitement en interne semble davantage protéger l’institution que les victimes. Trop souvent, le silence a été la norme.

Désormais, il est urgent de dénoncer systématiquement et publiquement ces agissements. Ainsi, nous souhaitons rappeler que notre permanence reste et sera toujours ouverte à celles et ceux qui veulent témoigner, entamer des procédures et s’organiser concrètement, de façon publique ou anonyme afin de faire reculer les violences et agressions sur notre campus.

Nous apportons aussi notre soutien plein et entier à la marche de nuit en non-mixité choisie, qui aura lieue le vendredi 24 novembre 2017. En cette veille de journée de lutte contre les violences faites aux femmes, le rendez-vous est donné 19h au Peyrou, à Montpellier.

Syndicat de Combat Universitaire de Montpellier – SCUM

syndicat.scum@live – http://www.combatuniversitaire.wordpress.com

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Plan Étudiants : en marche vers la sélection sociale

Les rentrées universitaires se suivent et se ressemblent. Cette année, des milliers de bacheliers se sont retrouvés sur le carreau, tout comme des milliers d’étudiants refusés en Master. Les directions d’université ont usé et abusé de leurs prérogatives, fixation de quotas d’accueil et sélection en Master, au détriment des étudiants.

Ce lundi, le gouvernement a dévoilé son « Plan étudiants ». La fin annoncée du tirage au sort, la gratuité de la sécurité sociale et l’attention portée à l’orientation ne masquent ni le manque d’ambition de ce plan, ni ses conséquences directes pour des milliers d’étudiants.

Après la sélection sur le hasard, la sélection sur la voyance ?

L’annonce de la fin du tirage au sort pouvait laisser espérer que l’accès de chacun aux études supérieures de son choix deviennent enfin une réalité. Or, comme pour la sélection en Master, il est laissé aux universités la possibilité de refuser des bacheliers en fonction des quotas d’accueil, sur la base de prérequis, appelés ici « attendus ». Ces quotas d’accueil étant fixés par les directions d’universités, il apparaît ainsi que ces dernières seront ainsi laissées libres de refuser de nombreux bacheliers. Les décisions d’acceptation ou de refus se baseront en partie sur un « avis » formulé par le conseil de classe de Terminale. Ainsi, il reviendra à des enseignants du Secondaire de juger sur la capacité des élèves à réussir, dans un futur plus ou moins lointain, leurs études dans l’enseignement supérieur. Cet « avis » fait courir un réel danger aux élèves en fonction de l’appréciation des professeurs sur eux et de l’interprétation des dossier par les universités. Rappelons qu’aujourd’hui déjà, le conseil de classe donne un avis sur l’orientation des futurs étudiants, et que c’est l’obtention du Baccalauréat qui permet de juger si le lycéen est apte à poursuivre ses études dans l’enseignement supérieur.

Une première année de Licence à double vitesse ?

L’idée d’une première année de renforcement pour permettre aux lycéens d’acquérir la méthodologie universitaire peut apparaître plutôt positive. A condition qu’elle reste facultative. L’individualisation des parcours risque de déboucher sur un véritable tri entre les « bons » bacheliers, admis en Licence, et les autres, tolérés à l’université à condition d’aller dans ce qui s’apparenterait a une voie de garage. Il est à craindre que cette mesure amène à exclure de l’accès à l’enseignement supérieur les élèves en fonction de leur milieu social. A cette inquiétude s’ajoute une question aujourd’hui sans réponse : quels seront les moyens mis en œuvre, au niveau national, pour que chaque université fasse un suivi individualisé, assorti d’une orientation adaptée à chacun ?

Et ce n’est pas l’annonce de l’ajout de près d’un demi milliard d’euro de budget dans l’enseignement supérieur pour le quinquennat qui pourra répondre à cette interrogation. Le budget alloué à la recherche et à l’enseignement supérieur est de 27,4 milliards d’euros pour 2018, l’augmentation annoncée correspond donc à 2%, ce qui correspond à une année d’augmentation du nombre d’étudiants. Ainsi, alors que de nouvelles mesures coûteuses sont annoncées, cette augmentation ne suffira même pas pour en financer une infime fraction.

Au delà des effets d’annonce, il est à craindre que finalement ce « Plan étudiants » ne s’avère être en réalité que la possibilité offerte aux directions d’université de faire en Licence ce qu’elles font déjà en Master : une politique de sélection drastique. A l’université Paul Valéry – Montpellier 3, le président Patrick Gilli s’impatiente déjà dans les médias : « qu’est ce qu’on fait si les étudiants [refusés] viennent quand même ? ». Il a clairement affiché sa volonté élitiste lors du CEVU (Conseil des Études et de la Vie universitaire) du 10 octobre « S’agissant des pré-requis, la direction de l’établissement estime que cette piste présente un intérêt ».

Les enjeux ainsi posés, il apparaît désormais urgent, pour le Syndicat de Combat Universitaire de Montpellier (SCUM), d’agir dès maintenant contre la mise en place d’une sélection sociale déguisée dès l’entrée à l’université. Nous appelons pour ce faire à un large mouvement des étudiants, mais aussi des lycéens, afin de défendre notre droit à un avenir.

Syndicat de Combat Universitaire de Montpellier – SCUM

syndicat.scum@live – http://www.combatuniversitaire.wordpress.com

Plan étudiants : « une sélection sociale déguisée »

Le journal « Midi Libre » de ce mardi 31 octobre revient sur l’annonce faite hier par le gouvernement de la mise en place d’un Plan Étudiants. Retrouvez ici l’article et l’interview du Syndicat de Combat Universitaire de Montpellier (SCUM). L’occasion pour notre porte-parole de rappeler que si la fin du tirage au sort pour l’entrée à l’université apparait comme un élément positif, la volonté « d’adapter le nombre d’étudiants au nombre de places est une sélection sociale déguisée ».

 

 

 

« Rentrée : des milliers de bacheliers sans inscription »

 Retrouvez aujourd’hui l’intervention du Syndicat de Combat Universitaire de Montpellier (SCUM) dans le média Métropolitain​, concernant les près de 90 000 néo-bacheliers et les dizaines de milliers d’étudiants sans inscription pour la rentrée de septembre.

Lire la suite « Rentrée : des milliers de bacheliers sans inscription »

Bourses, logement étudiant … fais ta demande maintenant !

Du 15 janvier au 31 mai 2017, tu peux faire ta demande de bourse et de logement étudiant pour l’année 2017-2018.

Ta demande de bourse et de logement étudiant en 3 étapes :

  • Connecte-toi sur  le site http://www.etudiant.gouv.fr/ (ou ICI), identifie-toi sur le site et formule ta demande (bourse, cité U, résidence universitaire …). Tu devra fournir les revenus de tes parents pour l’année 2015, qui sont dans l’avis fiscal 2016.
  • 48h plus tard, tu recevra par e-mail une confirmation. Le Dossier Social Étudiant (DSE) te sera envoyé ensuite par e-mail.
  • Une fois ton Dossier Social Étudiant (DSE) reçu, tu disposera de 8 jours pour le compléter, l’imprimer, le signer et l’envoyer par La Poste à l’adresse indiquée.

bourse-2017Pour toute question, ou demande de suivi personnalisé, contacte ton syndical local et combatif, le SCUM (Syndicat de Combat Universitaire de Montpellier) :
– E-mail : syndicat.scum@live.fr
– Facebook : https://www.facebook.com/CombatUniversitaireMontpellier

-> Retrouvez aussi notre récapitulatif des différentes aides sociales disponibles en CLIQUANT ICI.

A propos des aides du CROUS
Nos allocations ne sont pas une aumône mais un besoin pour survivre. Il est absurde de devoir se justifier (voire s’excuser) d’être pauvre. Au contraire, il apparaît vital de ne pas rester isolés, et
de revendiquer ensemble une augmentation des bourses et un élargissement de leur attribution.
Nous avons tous des loyers à payer et des frais indispensables, comme la nourriture. Nous ne pouvons pas économiser et nous permettre d’attendre pour recevoir bourses et allocations et
pour cela nous demandons leur versement dès l début de chaque mois, sans retard.

Sélection en Master : « 80% des étudiants sur le carreau dans certaines filières »

Ce jeudi 5 janvier 2017, le Syndicat de Combat Universitaire de Montpellier (SCUM) était invité en direct sur le plateau TV de France 3 Languedoc afin de parler des conséquences de la légalisation de la sélection en Master 1. L’occasion de rappeler quelques unes des raisons de notre opposition à cette réforme, et d’appeler à de futures mobilisations afin de la mettre en échec.

Retrouvez ici nos communiqués et actions relatifs à notre lutte contre la sélection : https://combatuniversitaire.wordpress.com/tag/selection/

Élections à l’Université de Montpellier : percée du SCUM malgré un contexte difficile

merci-elections-umA l’occasion des élections aux Conseils Centraux de l’Université de Montpellier, qui se sont déroulées le 15 novembre, le Syndicat de Combat Universitaire de Montpellier (SCUM) a participé, aux côtés notamment de l’UEC,  à la « Liste Indépendante » qui s’est présentée au Conseil d’Administration ainsi que dans le secteur « Sciences et Techniques » de la CFVU (Commission Formation et Vie Universitaire).

Alors que le taux de participation dégringole (autour de 6%), les listes des corpos et BDE (« les Z’élus ») restent majoritaires malgré une forte baisse (-10%), qui se fait au profit de la droite universitaire, l’UNI, qui désormais talonne l’UNEF, et de l’extrême-droite identitaire qui présentait des listes en secteur Droit et au Conseil d’Administration, masquée sous le slogan consensuel « repenser notre université ».

Dans ce contexte inquiétant de poussée de l’extrême-droite au sein de l’Université de Montpellier, nous relevons avec optimisme le score de la « Liste Indépendante », qui a totalisé 85 suffrages au niveau du Conseil d’Administration, et plus de 5% des voix dans le secteur « Sciences et Techniques » de la CFVU. Au sein de ce collège électoral, le vote massif en faveur de l’UNI dans les deux instituts d’ingénieurs qui lui sont rattachés (PolyTech et l’IAE), nous empêche d’obtenir un siège, malgré le score élevé en faveur de la « Liste Indépendante » sur la Faculté des Sciences (près de 9%).

En obtenant des scores largement au delà des prévisions, dans une université ou le SCUM demeure encore peu implanté, nous avons démontré qu’à l’avenir, il faudra compter avec un syndicalisme combatif au sein de l’Université de Montpellier.