Archives pour la catégorie Université de Montpellier

L’actualité de la section du SCUM de l’Université de Montpellier (Sciences, droit et médecine).

La page facebook du SCUM de la Faculté des Sciences (ex-UM2) : https://www.facebook.com/scum.um2/

Répression à l’Université Paul Valéry. Impunité pour le commando de la fac de droit. Les syndicats n’acceptent pas le deux poids deux mesures. Arrêt des poursuites contre nos camarades ayant combattu la sélection !

A l’université Paul-Valéry – Montpellier 3, la rentrée débute par une intense répression contre les étudiantes et étudiants qui ont osé, tout au long de l’année dernière, contester les politiques de sélection sociale et élitiste mises en place par la présidence de l’université.

Les syndicats d’enseignants, de personnels et d’étudiants des universités de Montpellier s’élèvent contre la répression pratiquée par Patrick Gilli à l’UM3, et font le parallèle avec l’impunité dont continuent à jouir les participants à l’agression milicienne du 22 mars à la Faculté de Droit et Sciences Politiques.


Répression à l’Université Paul Valéry. Impunité pour le commando de la fac de droit.
Les syndicats n’acceptent pas le deux poids deux mesures.
Arrêt des poursuites contre nos camarades ayant combattu la sélection !

Les organisations syndicales soussignées ont appris qu’en cette rentrée, quatre étudiants et un agent contractuel (également sous statut étudiant) de l’Université Paul Valéry passaient en commission disciplinaire, pour des motifs reliés à leur implication dans les mobilisations de l’an dernier, en particulier contre la mise en place de la sélection via le système Parcoursup. Lire la suite Répression à l’Université Paul Valéry. Impunité pour le commando de la fac de droit. Les syndicats n’acceptent pas le deux poids deux mesures. Arrêt des poursuites contre nos camarades ayant combattu la sélection !

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Premiers chiffres « Parcoursup » : une génération sacrifiée ?

Mardi 22 mai, les premiers chiffres du logiciel « Parcoursup » sont tombés. Frédérique Vidal annonce dans les médias que 400 000 candidats à l’entrée à l’université sont sans réponse favorable, dont 29000 avec uniquement des refus. Pourtant, le 7 janvier, la ministre de l’Enseignement Supérieur, de la Recherche et de l’Innovation, avait annoncé sur twitter que « L’université va dire oui à tout le monde, tous les étudiants seront inscrits dans la formation de leur choix mais elle va adapter les parcours ».

Ces chiffres effrayants masquent une mécanique encore plus implacable : les vœux de chaque lycéen n’étant plus classés, de nombreux sont acceptés dans des cursus et des établissements qui n’ont pas leurs préférence. Ainsi, aux 400 000 lycéens laissés dans l’incertitude, combien de milliers, voire de centaines de milliers, sont d’ores et déjà poussés vers une voie de garage ?

Près d’un mois après l’annonce du « Plan étudiants » qui allait donner naissance à la Loi ORE (Orientation et Réussite des Etudiants), le gouvernement annonçait, le 22 novembre 2017, la transformation du logiciel d’inscription à l’université « Admission Post Bac » (APB) en « Parcoursup ». Derrière le changement de nom et d’ergonomie, c’est tout un renversement de paradigme qui s’est alors opéré pour l’accès à l’enseignement supérieur. Désormais, ce ne sont plus les étudiants qui ont la maîtrise de leur orientation, mais ce sont les universités qui « recrutent » leurs futurs étudiants. Et, à l’image de l’université Paul Valéry – Montpellier 3, qui a mis en place des critères de sélection extrêmement drastiques et socialement marqués, les universités ont compris l’utilisation élitiste qui pouvait être faite de « Parcoursup ». Ainsi, alors que l’an dernier, au début du premier tour d’APB, 140 000 candidats n’avaient eu aucune proposition, ils sont désormais 400 000, auxquels il faut rajouter ceux ayant eu une réponse favorable d’une filière pas forcement souhaitée. Les professeurs de lycées vont-ils devoir se muer en psychologues scolaires afin d’accompagner le découragement voire le désespoir des milliers de jeunes, qui se sont vus annoncer sur une plateforme web qu’à trois semaines du Bac, leur avenir est sur liste d’attente ?

Des centaines de milliers de jeunes se retrouvent dans l’incertitude et potentiellement exclus de l’accès à des études supérieures. Aux côtés des lycéens et des étudiants, le Syndicat de Combat Universitaire de Montpellier (SCUM) continuera à se battre contre le sacrifice d’une génération entière sur l’autel de l’élitisme. Face au gouvernement et aux directions d’universités, le combat ne fait que commencer !

Syndicat de Combat Universitaire de Montpellier – SCUM
syndicat.scum@live.fr – www.combatuniversitaire.wordpress.com

Mercredi 23 mai, le SCUM a tenu son Assemblée Générale

L’assemblée générale semestrielle du Syndicat de Combat Universitaire de Montpellier (SCUM) s’est déroulée ce mercredi 23 mai 2018 en présence d’adhérents et de sympathisants. La mobilisation du printemps contre la mise en place de la sélection en Licence a occupé une bonne partie des discussions. Des milliers d’étudiants ont affirmé leur refus de la sélection, réclamé la démission du président de l’université et voté un blocage illimité. Toutefois, les différents acteurs de cette mobilisation, dont le SCUM, ne sont pas parvenus à susciter l’implication active des étudiants dans la grève étudiante au-delà de la participation aux AG et manifestations. Sur l’université Paul Valéry, le rapport de forces face à la direction de l’université n’est malheureusement pas toujours suffisamment assumé lors de la mobilisation, ce qui a permis à la présidence de ne pas céder sur les revendications portées par les étudiants. Malgré la répression subie par le syndicat et ses membres (expulsion du local, violences, gardes à vues, exclusion de l’université), nous avons tenu bon et notre détermination reste intacte. Concernant l’expulsion de notre local, une procédure juridique est en cours contre la présidence de l’université Paul Valéry. A l’université de Montpellier, et plus particulièrement sur le campus de la Faculté des Sciences, la mobilisation a tardé à se mettre en place et s’est matérialisée par une unique journée de blocage partiel. 
Concernant l’organisation interne du syndicat, le Bureau Syndical a été renouvelé et pour la première fois, il est paritaire entre l’Université de Montpellier et l’université Paul Valéry – Montpellier 3. 

Quatre formations se sont tenues lors de cette assemblée générale semestrielle: l’occasion d’échanger et de débattre sur diverses thématiques comme notre implication dans les mouvements sociaux, la trésorerie, le financement des initiatives culturelles et la critique du système universitaire et éducatif. Au niveau interprofessionnel, plusieurs initiatives ont été évoquées concernant les conditions de travail en entreprise, notamment pour les étudiants salariés ou en stage/apprentissage.
L’assemblée générale du SCUM a été l’occasion d’évoquer la question de la future tenue de la seconde évaluation en présentiel à l’université Paul Valéry, dans des conditions déplorables, ainsi que diverses actions et initiatives pour les prochains mois. 

Syndicat de Combat Universitaire de Montpellier – SCUM
syndicat.scum@live.fr – www.combatuniversitaire.wordpress.com

Assemblée Générale semestrielle du syndicat mercredi 23 mai

AG SCUM 16 MAIAssemblée Générale semestrielle du Syndicat de Combat Universitaire de Montpellier (SCUM) mercredi 23 mai 2018 à 18h (lieu indiqué prochainement !)
 
L’assemblée générale du syndicat est l’occasion pour les adhérents et sympathisants de se rencontrer, d’apprendre à se connaitre, et de s’organiser en vue de mobilisations, d’actions et d’initiatives syndicales, culturelles.
 
L’ordre du jour présenté ici est indicatif. Il peut être modifié et enrichi sur proposition de chacun !
 
Ordre du jour :
– Présentation du syndicat et bilan du semestre écoulé
– Renouvellement du Bureau Syndical
– Bilan critique et perspectives du mouvement contre la sélection
– Perspectives d’actions, d’initiatives et de mobilisations
– Formations internes
– Questions diverses
 
Notre assemblée générale est ouverte à tous, sympathisants comme curieux !
(pour les non-adhérents, merci de vous inscrire par e-mail syndicat.scum@live.fr)

Indiquez votre participation sur l’évènement facebook : https://www.facebook.com/events/785138665024501/

Brutalité et matraques : gouvernement et universités prêts à tout pour nous imposer la sélection sociale.

Partout en France, les étudiants se mobilisent de plus en plus massivement contre la sélection sociale à l’entrée de l’université.  Paris 10 (Nanterre), Paris 8 (St Denis), Toulouse Jean-Jaurès, Grenoble, Nantes, Poitiers, Rennes 2, Lille, Marseille St Charles, Avignon, Amiens, Metz (université de Lorraine) et bien d’autres universités sont bloquées et occupées de façon intégrale ou partielle. Face à cette contestation qui monte et se massifie de semaines en semaines, la violence se fait de plus en plus brutale. Les attaques de milices à Montpellier (Faculté de Droit et Sciences Politiques), Lille, Lyon, Paris et Strasbourg, puis les violentes répressions policières de Bordeaux, Nanterre, Grenoble, Montpellier (devant le rectorat le 10 avril face à une chaine humaine, et le samedi 14 avril face à la manifestation nationale étudiante) et ce vendredi matin à Paris 1 (Tolbiac) semblent n’être que les prémisses d’une répression de plus en plus aveugle.
 

A Paul Valéry, Patrick Gilli multiplie les pressions.

 
Depuis le début du mouvement, le président de l’université Paul Valéry – Montpellier 3, Patrick Gilli, multiplie les intimidations auprès des étudiants mobilisés. Dès le premier soir du blocage de l’université, le 15 février, il avait envoyé les policiers contre les étudiants occupant l’amphi A. Ensuite, il a multiplié les communiqués mensongers, les déblocages surprises ordonnés à ses personnels, les fermetures administratives de l’université et les menaces contre les élus étudiants du SCUM pour finalement s’adonner à un odieux chantage aux examens. Sans aucun effet sur la détermination des étudiants, qui ont réclamé sa démission puis finalement,lors de l’assemblée générale du 27 mars, ont été près de 3000 à décider de ne plus le reconnaitre comme président de l’université. Finalement réfugié au Rectorat, Patrick Gilli a organisé des partiels illégaux sur internet, et à organisé des réunions des instances de l’université au rectorat afin de fuir le dialogue avec les étudiants mobilisés. Jeudi 12 avril, il tentait avec quelques-uns de ses employés de perturber un cours substitutif, au terme d’une absurde « Marche de déblocage pacifique », restée sans effets.
Décidément prêt à tout pour imposer une sélection sociale élitiste et absurde dans son université, Patrick Gilli multiplie depuis plusieurs jours les appels à une intervention policière contre ses propres étudiants.
 

Encore plus de violence contre les étudiants ?

 
Répression lors de la manifestation nationale du 14 avril à Montpellier

Lundi 16 avril, Pierre Pouëssel, préfet de l’Hérault, a décidé de réaliser les vœux de Patrick Gilli lors d’une conférence de presse : « Nous avons la ferme volonté de dégager Paul-Valéry ».

Le lendemain, mardi 17 avril à 7h30 du matin, six étudiants mobilisés ont été interpellés devant le Rectorat de Montpellier et placés en garde à vue sur instruction directe de la Préfecture, alors qu’aucun délit n’a été constaté. Contrairement a certaines rumeurs, aucun des étudiants interpellés n’était masqué. En effet, à l’appel du comité de mobilisation de l’université Paul Valéry – Montpellier 3, un rassemblement était prévu à 8h devant le Rectorat afin de protester contre la tenue délocalisée du Conseil d’Administration dans ce bâtiment. Conformément à la décision prise par les milliers d’étudiants rassemblés en Assemblée Générale, il s’agissait de lutter contre la direction de l’université qui met directement en place les mesures de sélection sociales élitistes à l’entrée de la Licence et du Master.
Alors qu’aucune poursuite n’a été entreprise par le procureur, la garde à vue a duré près de 8h, jusqu’à 15h30. Nous ne pouvons que constater qu’il s’agit là d’une tentative de la Préfecture d’intimider les étudiants mobilisés, dont ceux de notre syndicat. Cette nouvelle pression s’inscrit dans un contexte ou les étudiants mobilisés se trouvent directement menacés d’être délogés de leur propre université par une intervention policière, suite à la demande faite en ce sens par Patrick Gilli, président d’une université ou sa politique est massivement rejetée.
 
L’interpellation abusive du mardi 17 avril fait écho à la rafle policière massive de samedi dernier visant des étudiants aux abords d’un supermarché, près de deux heures après la manifestation, et à l’autre bout de la ville. 41 des 43 personnes avaient été relachées après 23h d’une éprouvante garde à vue, et de sérieux doutes subsistent sur la réalité des faits reprochés aux deux personnes finalement poursuivies par le Tribunal.
 
Comme les étudiants partout en France, nous luttons pour défendre notre droit légitime à un avenir. La brutalité milicienne et les violences policières ne nous ont pas fait taire ces dernières semaines. La violence du gouvernement ne nous arrêtera pas.
Nous continuons à appeler à la poursuite de la mobilisation et à son amplification, jusqu’à ce que les revendications étudiantes soient satisfaites. Nous appelons aussi à la solidarité interprofessionnelle et inter-universités, afin de résister à toutes les formes de répression administrative et policières, et afin de faire converger les luttes contre la sélection et la précarité.
 
Nous avons la ferme volonté de résister !


Répression lors de la manifestation nationale du 14 avril à Montpellier (de nombreux blessés et 43 étudiants nassés et mis en garde à vues)

Prochaines dates :

  •  Mardi 24 avril : blocage de la Faculté des Sciences, et AG à 10h dans l’amphi 5.05

Nos récentes interventions à ce sujet dans les médias :

Commando armé et chantage aux examens : les directions d’universités montpelliéraines prêtes à tout pour écraser la grève étudiante.

Jeudi 22 mars, à l’occasion de la journée de mobilisation interprofessionnelle de la fonction publique, près de 2000 étudiants et lycéens se sont joints à la mobilisation, afin d’affirmer leur refus de la sélection sociale, de la réforme du Bac et du Plan étudiants.

Suite à la manifestation, plus d’un millier d’étudiants, auxquels de nombreux lycéens se sont ajoutés, se sont rassemblés en Assemblée Générale dans la Faculté de droit et sciences politiques et ont voté pour une occupation de cet espace pour la nuit avec un concert. Une Assemblée Générale devait s’y tenir le lendemain à 8h.

Aux alentours de 23h30, alors que près d’une centaine d’étudiants occupaient de façon pacifique l’amphithéâtre A de la Faculté de Droit et Sciences Politiques, Philippe Pétel, le doyen, ouvre une porte d’où surgit un commando cagoulé et armés de bâtons, matraques et de Taser. S’en suit une scène de violence inouïe, ou de nombreux étudiants sont violemment blessés sous le regard impassible de Philippe Pétel et des agents de sécurité du campus.

Frédérique Vidal, ministre de l’enseignement supérieur, de la recherche et de l’innovation a annoncé l’ouverture d’une enquête. Cette annonce serait-elle une opération de communication visant à masquer l’inaction de la préfecture et de la police ce soir-là ? En effet, si il apparait clairement que ce commando, composé d’hommes n’étant visiblement plus étudiants depuis plusieurs dizaines d’années, a agit en concertation avec le doyen, lorsque la police est arrivée, elle n’est pas entrée dans la faculté et n’a même pas cherché a appréhender le commando ! Pire, les étudiants en Droit présents ont reconnu certains de leurs professeurs parmi les agresseurs cagoulés !

Aux côtés des étudiants et différentes organisations, le Syndicat de Combat Universitaire de Montpellier (SCUM) a réclamé immédiatement la démission de Philippe Pétel de ses fonctions de doyen de la Faculté de Droit et Sciences Politiques. La présidence de l’Université de Montpellier a informé, dans la nuit du 23 au 24 mars, que cette démission était effective.

Ce vendredi 23 mars, c’est Patrick Gilli, président de l’université Paul Valéry – Montpellier 3, qui s’est illustré une fois de plus par son mépris et son indécence. Alors que plusieurs des étudiants de l’université qu’il préside étaient encore à l’hôpital, il envoyait un e-mail de chantage à l’ensemble de la communauté universitaire. La grève étudiante contre la sélection doit d’après lui cesser au plus vite, au risque de « compromettre le semestre » et d’entrainer un report des examens. Nous rappelons que Patrick Gilli, après avoir expulsé notre syndicat de ses locaux, avait envoyé la police contre les étudiants qui occupaient l’amphi A de l’université Paul Valéry dans la nuit du 15 au 16 février. Depuis l’Assemblée Générale du 15 mars, les étudiants de l’université Paul Valéry demandent toujours la mise en place du « 10 améliorable » ainsi que la démission de Patrick Gilli de sa fonction de président d’université.

Lors de la Coordination Nationale Étudiante de ce samedi 24 mars à Toulouse, ce dernier mot d’ordre à été repris : démission immédiate de toutes les présidences d’université qui pratiquent la sélection.

La mobilisation des étudiants contre le Plan étudiants et la sélection sociale est légitime et nécessaire, et ni la violence milicienne, ni un odieux chantage aux examens ne feront reculer le combat contre la précarité et pour notre droit à un avenir ! Nous réaffirmons la nécessité de poursuivre la grève étudiante, aux côtés de l’ensemble des mobilisations contre la précarité.

Syndicat de Combat Universitaire de Montpellier – SCUM
syndicat.scum@live.fr – www.combatuniversitaire.wordpress.com

Prochaines dates :

  • Assemblée Générale de Paul Valéry : Mardi 27 mars à 10h30, amphi A (avec blocage le matin)

La porte-parole du SCUM revient sur les événements de la nuit du 22 mars dans le magazine « Les Inrockuptibles » :

« La sélection fait son nid dans les universités »

Ce lundi 22 janvier 2018, le journal régional « La Marseillaise consacre sa Une à la mise en place de la sélection dans les universités montpelliéraines. l’occasion pour le SCUM de revenir sur les « pré-requis locaux »  absurdes et élitistes décidés par la direction de l’université Paul Valéry.

Contre la sélection sociale élitiste pratiquée par la direction de l’université Paul Valéry – Montpellier 3 et contre le Plan Etudiants annoncé par le gouvernement, une assemblée générale se tiendra jeudi 1er février à 10h dans l’amphi C et un cortège partira à partir de 13h de ce campus en direction du Rectorat.