Archives du mot-clé Dans les conseils centraux

Dans les différentes instances universitaires, le SCUM défend les étudiantes et étudiants, propose des mesures concrètes et porte la voix des luttes étudiantes.

Notre nombre d’élues et d’élus :
– Université Paul Valéry : 4 élue.e.s depuis octobre 2020 (3 en 2018; 1 en 2016; 1 en 2014)
– Université de Montpellier : 3 élu.e.s depuis novembre 2021 (2 en février 2021; 1 en 2018)
– CROUS Montpellier-Occitanie : 1 élue depuis décembre 2021.

Nos activités dans les instances :

Au CROUS de Montpellier, le paiement par Izly devient obligatoire et les pizzas augmentent

Ce jeudi 30 juin 2022, le Syndicat de Combat Universitaire de Montpellier (SCUM), via son élu étudiant, a participé au conseil d’administration du CROUS Montpellier-Occitanie. Deux points importants étaient à l’ordre du jour de cette réunion : les tarifs en cafétéria et le mode de paiement.

Concernant les tarifs des formules proposées en cafétéria, elles ne changent pas. Par contre, le prix des plats cuisinés et des pizzas hors formule augmente de 4,55% et passe à 3,30€ au lieu de 3,20€.

L’argument du CROUS était d’aligner ses prix sur ceux déjà pratiqués pour les grandes salades. Bien entendu, l’ensemble des élus étudiants, sauf l’élue de l’UNI (droite conservatrice), a voté contre cette augmentation des prix. Il est scandaleux, sous prétexte d’une “égalisation”, d’avoir revu à la hausse plutôt qu’à la baisse cette tarification non seulement des plats mais aussi des pizzas, au vu de la situation actuelle d’extrême précarité (plus d’un tiers des étudiantes et étudiants vivent sous le seuil de pauvreté).

Pas d’Izly ? Pas de repas !

Une autre décision de ce conseil d’administration du CROUS a été la modification du mode de paiement en cafétéria et restaurants du CROUS. Désormais, on ne pourra payer qu’en utilisant exclusivement Izly. Ce service Izly appartient au groupe Banque-Populaire-Caisse-d’Epargne. L’obligation de passer par ce service bancaire semble relever de la vente forcée, puisque nous ne pourrons plus utiliser nos cartes bancaires, alors même que la possibilité de payer en espèces nous avait déjà été retirée.

De plus, ce choix d’imposer à tout le monde d’utiliser un groupe bancaire aux multiples condamnations (discrimination raciale, prise illégale d’intérêt, scandale Natixis, révélations sur le financement d’industries polluantes …etc), nous interroge.
De plus, nous rappelons que le CROUS de Bordeaux a déjà été condamné par la justice en décembre 2021, car interdire le paiement en espèces reste illégal.

La précarité étudiante est telle que nous ne pouvons pas accepter que l’accès aux repas CROUS soit rendu encore plus difficile en interdisant tout paiement hors Izly (carte bancaire et espèces). Cette limitation est non seulement illégale, mais pénalise prioritairement les étudiantes et étudiants les plus précaires.

Nous nous sommes donc opposés à cette mesure, et nous demandons au CROUS le retour du paiement par carte bancaire, et aussi celui en espèce dans tous les espaces de restauration, afin de faciliter l’accès au repas pour les étudiantes et étudiants.

Pour le SCUM, les Restos U doivent rester des lieux faciles d’accès, dans un contexte de précarité étudiante très forte !

Syndicat de Combat Universitaire de Montpellier – SCUM
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Changement de prénom d’usage à Paul-Valéry : le SCUM obtient la simplification de la procédure !

Ce mardi 17 mai au Conseil des Études et de la Vie Universitaire (CEVU) de l’Université Paul-Valéry, le SCUM (Syndicat de Combat Universitaire de Montpellier) a proposé une nouvelle procédure de changement de prénom d’usage visant à simplifier l’ancienne.
Nous nous félicitons que le principe d’un changement de la procédure ait été voté à l’unanimité, et nous proposerons lors du prochain CEVU notre mesure.

La précédente procédure était humiliante et infantilisante pour les étudiantes et étudiants qui souhaitaient changer de prénom d’usage. En effet, un nombre conséquent de pièces justificatives était nécessaire, notamment une attestation de « témoin », infantilisante, confirmant la volonté, via une personne tierce, de la personne de changer de prénom d’usage. Ce véritable parcours du combattant qui décourageait et humiliait les personnes souhaitant changer de prénom d’usage s’accompagnait de longs mois d’attente, sans réponses aux mails des étudiantes et étudiants malgré, souvent, un nombre conséquent de relances adressées à la mission égalité, qui était chargée de cette procédure. L’aberration résidait dans le fait qu’en parallèle la procédure du CROUS est simple et ne demande pas une charge administrative aux étudiantes et étudiants.

La nouvelle procédure proposée par le SCUM, calquée sur celle obtenue pour le CROUS, consiste en une anonymisation des données de la personne souhaitant changer de prénom et le fait qu’aucune pièce justificative n’est demandée en dehors du formulaire de formalisation de la demande (qui regroupe les informations figurant sur la carte étudiante actuelle, nouveau prénom, et nouveau genre). L’étudiante ou l’étudiant souhaitant changer de prénom d’usage n’aura qu’à envoyer un e-mail au service responsable du changement de prénom (changement_prenom@univ-montp3.fr) afin de prendre un rendez-vous. Suite à ce rendez-vous, un e-mail sera adressé à la personne demandeuse pour lui indiquer que le changement est effectif pour l’université et qu’il lui est désormais possible d’utiliser son nouvel alias d’envoi dans sa messagerie étudiante et de récupérer sa nouvelle carte étudiante.

Ce changement intervient 3 jours après l’Existransinter, la mobilisation nationale qui s’est tenue à Paris samedi dernier pour la défense des personnes trans et intersexe et également lors d’une date symbolique étant donné qu’aujourd’hui est la journée internationale contre l’homophobie et la transphobie. Le SCUM continue de défendre, dans les instances comme dans les luttes, les droits de toutes et de tous.

Syndicat de Combat Universitaire de Montpellier – SCUM
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  • La motion présentée par les élus étudiants du SCUM lors du CEVU du 17 mai 2022 :

Nouveau calendrier universitaire 2022-2023 à l’université Paul-Valéry : les vacances sont sauvées !

Ce mardi 15 mars 2022 avait lieu le vote du calendrier universitaire pour l’année 2022-2023 à l’Université Paul-Valéry Montpellier 3. Ce vote a été effectué par le Conseil des Etudes et de la Vie Universitaire (CEVU), dans lequel les élus étudiants du Syndicat de Combat Universitaire de Montpellier (SCUM) représentent les étudiantes et étudiants de l’université.

Des garanties obtenues par le SCUM

Depuis l’année dernière, l’université Paul-Valéry Montpellier 3 a souhaité passer de 12 à 13 semaines de cours par semestre. Ce changement a entraîné l’année dernière la mise en place d’un calendrier universitaire qui supprimait la moitié des vacances de Noël et qui plaçait la seconde évaluation du premier semestre au milieu du second semestre, en plein mois de mars.
Heureusement, la mobilisation menée par le SCUM, qui s’est matérialisée par des manifestations ainsi que par l’occupation des locaux de la présidence de l’université le 1er avril 2021 a permis une double victoire pour les étudiantes et étudiants. Le calendrier a été retiré et le SCUM a pu construire un calendrier plus favorable aux étudiantes et étudiants pour cette année 2021-2022.

Pour le calendrier universitaire de l’année 2022-2023, le SCUM avait obtenu lors de la commission préparatoire, une instance créée par le syndicat, deux principes intangibles : que le premier semestre se termine avant les vacances de Noël, et que les secondes évaluations se situent à la fin de chaque semestre.

Des enseignants tentent de supprimer une partie des vacances de Noël !

Nous avons été choqués de découvrir que la corporation enseignante “SNESUP-FSU” a proposé une version du calendrier proposant tout simplement de revenir sur les garanties obtenues par le SCUM : ces enseignants souhaitent donc faire supporter aux étudiantes et étudiants, ainsi qu’aux autres personnels, des examens du premier semestre juste après Noel, supprimant par là une partie de ces vacances !
Cette proposition ridicule ne nous surprend pas de la part de cette corporation qui semble obsédée par une domination malsaine sur les étudiantes et étudiants. Nous rappelons que c’est le “SNESUP-FSU” qui avait tenté de criminaliser la mobilisation des étudiantes et étudiants sans-fac lors du mois d’octobre dernier. Heureusement pour le calendrier universitaire 2022-2023, comme pour la mobilisation victorieuse des sans-facs, cette sinistre corporation enseignante a été renvoyée dans les poubelles de l’histoire et a vu ses projets délétères échouer une fois de plus : cette proposition ridicule n’a même pas été soumise au vote.
Ce ne sont pas les seules vacances qui étaient remises en cause, puisque la présidence de l’université a eu la curieuse idée de soumettre au vote un calendrier universitaire qui supprimait carrément les vacances de la Toussaint ! Cette proposition a été rejetée massivement par 31 voix contre 1 abstention et 1 élu qui “n’a pas pris part au vote”.

Il restait ainsi deux propositions de calendrier soumises au vote. La “version 3” avait notre préférence, car elle était similaire au calendrier de l’année 2021-2022.

Un calendrier expérimental qui pose question.

Cependant, c’est une autre version du calendrier qui a été adoptée, qualifiée “d’expérimentale” par la présidence de l’université. Comme le SCUM l’a obtenu, les vacances de Toussaint et de Noël sont sauvegardées et la rentrée universitaire se fera plus tard, le 12 septembre.
Cependant, nous avons souligné l’absence de véritable période d’examens lors du premier semestre. Seuls les trois derniers samedis de décembre sont dédiés aux examens en gros effectifs. Dans ce cadre, nous serons attentifs à l’organisation concrète des examens afin d’éviter la surcharge pédagogique des étudiantes et étudiants.

En définitive l’adoption d’un calendrier universitaire sauvegardant les différentes périodes de vacances a été rendue possible par l’implication des élus étudiants du SCUM, et surtout par l’instauration, depuis l’année dernière, d’un véritable rapport de forces au sein de l’université afin de défendre les étudiantes et étudiants.

Syndicat de Combat Universitaire de Montpellier – SCUM
www.combatuniversitaire.wordpress.com – syndicat.scum@live.fr

A l’Université Paul-Valéry, 111 étudiantes et étudiants précaires ont obtenu le remboursement de leurs frais d’inscription.

Chaque année, les étudiantes et étudiants de l’université Paul-Valéry Montpellier 3 peuvent demander de se faire rembourser leurs frais d’inscription par la commission d’exonération créée par le Syndicat de Combat Universitaire de Montpellier (SCUM) en 2017. Cette commission permet, dans le cadre du Code de l’Éducation, de procéder au remboursement des frais d’inscription, sur critères sociaux et dans la limite de 10 % des étudiantes et étudiants non-boursiers. En effet, pour les plus précaires, la somme à débourser pour l’accès en Licence (170 €) et l’accès en Master (243€) représente une forte contrainte budgétaire. Nous rappelons la précarisation accrue de plus en plus d’étudiantes et d’étudiants : d’après l’Observatoire de la Vie Étudiante (OVE), 31 % d’entre-eux ne reçoivent aucune aide de leur famille, et 46 % doivent travailler à côté de leurs études afin de pouvoir se nourrir et se loger. Enfin, 50 % des personnes vivant sous le seuil de pauvreté ont moins de 30 ans, alors qu’elles ne représentent que 35 % de la population française.

Face à cette situation, le SCUM tente d’agir au mieux, par des initiatives d’aides concrètes (ouverture d’un foyer étudiant, distributions alimentaires), et par une campagne menée chaque année pour aider les étudiantes et étudiants à constituer les dossiers d’exonération des frais d’inscription, puis les déposer de façon collective. Cette année encore, l’implication des bénévoles du SCUM a permis d’informer, d’aider à la constitution des dossiers, de traiter l’importante masse de documents justificatifs, d’effectuer le dépôt des dossiers, puis de défendre ces dossiers lors de la commission. Ces efforts se sont retrouvés payants puisque 160 dossiers ont finalement été instruits par la commission d’exonération qui s’est tenue le 31 janvier 2022.

Au total 111 étudiantes et étudiants précaires ont obtenu un remboursement de leurs frais d’inscription pour l’année 2021-2022, soit 69,4 % des demandes. Sur les 49 demandes refusées, 29 concernaient des étudiantes et étudiants étant inscrits en DU (Diplômes d’Université, en dehors du cadre des diplômes nationaux) ou ayant déjà bénéficié d’un remboursement lors du même cycle universitaire. 18 personnes ayant déposé une demande n’étaient pas considérées comme « relevant d’une situation sociale précaire », et deux dossiers étaient incomplets.

Le Syndicat de Combat Universitaire de Montpellier (SCUM) continuera de s’engager par des initiatives concrètes contre la précarité, ainsi qu’en faveur d’un assouplissement des règles d’exonération des frais d’inscription, afin que davantage d’étudiantes et d’étudiants puissent en bénéficier.

Syndicat de Combat Universitaire de Montpellier – SCUM
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Les médias en parlent :

L’Université de Montpellier s’assoit sur les burn-out

Suite à la mobilisation et à la situation de mal-être et de burn-out général à la Faculté d’Éducation (FDE) de l’Université de Montpellier en Master 2 MEEF, suite à la venue de plusieurs médias et d’un mini-documentaire sur France 3, suite à l’approbation des profs de la FDE quant à la condition étudiante… L’Université de Montpellier refuse toutes les propositions pour sortir de la crise …

Le Syndicat de Combat Universitaire de Montpellier – SCUM avait bien saisi l’urgence de la situation, et le besoin pour les étudiant.es de disposer de TEMPS pour préparer leur concours. Nos élu.es ont donc proposé lors de la Commission Formation et Vie Universitaire (CFVU) de ce jeudi 6 janvier la motion suivante :

« Nous soumettons donc au vote, la validation d’acquis de toutes les Unités d’Enseignements du Master 2 MEEF Premier Degré, exceptées l’UE de stage et l’UE de validation du mémoire. Enfin, nous proposons que ces enseignements soient maintenus et mis à disposition des étudiant.es, mais rendus facultatifs. »

L’objectif était d’obtenir la validation de la majorité des UE (Unités d’Enseignement), sans supprimer les cours en question, afin de libérer un maximum de temps et de rentrer dans la moyenne nationale préconisée par le Ministère de l’Enseignement Supérieur. Mais il semble que la moyenne nationale, ce n’est pas assez pour les professeurs et l’administration : les étudiant.es doivent travailler plus, encore plus, jusqu’à épuisement complet, faire des stages, des mémoires, des travaux de groupe, des épreuves plus difficiles que celles demandées au concours de l’aveu même des enseignant.es, travailler plus, plus… Nous sommes dégouté.es par cette logique qui consiste à broyer les étudiant.es dans le travail, à les culpabiliser jusqu’à détruire leur santé et leur moral… On retiendra notamment l’intervention de la nouvelle directrice de la Faculté d’Éducation, Agnès Perrin-Doucey : elle ne semble pas avoir comme priorité d’éviter que les risques psychosociaux ne s’aggravent et s’est contentée de rejeter les propositions des élus étudiants du SCUM, pourtant majoritairement soutenues par les étudiant.es de la FDE. Un niveau de mauvaise foi certainement bienvenue dans une Faculté d’Éducation qui prône officiellement l’écoute et la compréhension !

Bref, 22 contre, 2 pour et 7 abstentions…

La direction ne reste cependant pas sans agir : elle propose une assemblée en amphi D mardi 11 à 12H30, afin de « trouver des solutions ». Si le dialogue est une bonne chose, cette assemblée dépourvue de pouvoir décisionnel sera sûrement vide, les étudiant.es ayant autre chose à faire que de discuter avec une administration qui ne les écoute jamais. De plus, on se doute suite à la CFVU que les éventuelles propositions de la direction ne conviendront absolument pas aux revendications étudiantes, et ne permettront pas de dégager du temps… On s’attend à des mesures pansements comme le recul du rendu du mémoire d’un mois. Sympa, mais pas suffisant et déconnecté des préoccupations liées au concours.

Il semble bien compliqué de mener une mobilisation active, en raison du manque de temps et d’énergie des étudiant.es préparant leur concours, mais nous ne lâcherons pas. Nous proposons de nous retrouver en assemblée en amphi D de la FDE mardi 11 janvier à 12H30, afin de faire à nouveau pression sur la direction.

Soyons nombreuses et nombreux pour refuser leur compromis ridicule et méprisant ! Et nous recollerons nos témoignages, notre souffrance ne restera pas invisible !

Face au mépris, restons unis !

le Syndicat de Combat Universitaire de Montpellier – SCUM & le collectif « FDE en Lutte »