Archives du mot-clé Dans les conseils centraux

Depuis avril 2014, le SCUM siège au Conseil des Études et de la Vie Universitaire (CÉVU) de l’Université Paul Valéry – Montpellier 3. Notre implantation a été confirmée lors des élections de mars 2016, et en janvier 2017, le SCUM est devenu le principal syndicat étudiant sur l’Université Paul Valéry, avec 5 élus affiliés en CÉVU et 1 en CA.
Le SCUM est aussi présent au sein du conseil de l’UFR 1 avec 14 élus, et au conseil de l’UFR 5 avec 4 élus.
Vous pouvez retrouver ici une partie de notre activité liée à notre présence au sein des conseils centraux de l’université et des conseils d’UFR, ainsi que notre activité relative aux commissions dans lesquelles des représentants du SCUM siègent (FSDIE « projets », FSDIE « aides individuelles », structures, pédagogique, disciplinaire …etc).

Tri des étudiants et quotas de sélection : les mauvaises résolutions de l’université Paul Valéry pour 2018

L’année 2018 commençait sur une note positive. Le 7 janvier, Frédérique Vidal, la ministre de l’Enseignement Supérieur, de la Recherche et de l’Innovation, avait annoncé sur twitter que « L’université va dire oui à tout le monde, tous les étudiants seront inscrits dans la formation de leur choix mais elle va adapter les parcours ». Revirement à 180 degrés ? « Fake news » ? Nous nous étions même inquiétés de la santé de la ministre, qui avait fait voter par l’Assemblée Nationale en décembre 2017, le « Plan étudiants », qui généralise la sélection à l’entrée de l’université. Finalement, nous voici rassurés sur la santé de la ministre, et beaucoup moins sur l’avenir de milliers de jeunes : il s’agissait juste d’une opération de communication gouvernementale.

Ce mardi 9 janvier, le Conseil des Études et de la Vie Universitaire (CÉVU) de l’université Paul Valéry – Montpellier 3 se réunissait sous la houlette du président Patrick Gilli. Au programme du jour, dans ce conseil déserté par les élus étudiants (mis à part les élus SCUM, seuls le CEI, l‘ADEM3 et la Corpo avaient fait le déplacement), la réforme de l’accès au 1er cycle universitaire, le fameux « Plan étudiants ». Il s’agissait ici de définir et voter la mise en place des « attendus locaux », décidés dans l’opacité la plus totale par la direction au cours des vacances de Noël. Ces « attendus locaux » sont les critères de sélection que chaque université définit librement afin de sélectionner ses futurs étudiants en première année de Licence. Surpris de n’avoir eu connaissance des documents qu’au moment du vote, au lieu du délai de 9 jours fixé par la loi, les élus SCUM et indépendants ont demandé un report de l’étude de cette question à une date ultérieure. La direction de l’université refuse immédiatement sous le prétexte que les délais seraient trop courts pour faire remonter les « attendus » au ministère.
Concernant le contenu de ces « attendus locaux », les élus SCUM et indépendants ont pointé le « tri social » qu’ils entraînent. Ainsi, l’université Paul Valéry exige des bacheliers d’avoir le BAFA, une formation payante, pour certaines licences, ou encore d’avoir eu le temps et la possibilité d’avoir déjà eu un « engagement dans une activité collective de type humanitaire, culturel ou sportif », ou encore d’avoir suivi des cours de musique. Sans compter l’obligation pour les bacheliers de fournir leurs notes de Première et Terminale, assortie de celles de fournir les bulletins de toutes les années redoublées. Le SCUM a soutenu les deux motions du Comité Étudiant Indépendant, qui visaient à ne pas faire remonter au ministère ces « attendus locaux », et à ne pas pratiquer de sélection en L1. Notons aussi que plusieurs départements de l’université (Histoire, Cinéma, Théâtre, Arts plastiques, Philosophie, Musique …etc) n’ont pas fait remonter les « attendus locaux » exigés par la direction de l’université.

A l’université Paul Valéry, le baccalauréat ne garanti désormais plus l’accès à l’enseignement supérieur. Le tri sera désormais fait sur une partie du parcours scolaire, ainsi que sur la capacité du « candidat » et de sa famille à payer des activités et formations extra-scolaires.
Bien entendu, l’ensemble des élus étudiants présents à voté contre le tri social en première année de licence instauré par la direction de l’université.
Cette dernière a ensuite soumis au vote les quotas d’accueil en Master 1. Comme nous l’avions déjà dénoncé il y a quelques temps, les documents fournis lors de ce CÉVU montrent que l’université Paul Valéry a refusé trop d’étudiants par rapport à ses propres quotas ! Ainsi, la spirale élitiste initiée par la direction se referme sur elle tel un piège, avec seulement 2466 étudiants inscrits en Master, pour 3489 places disponibles. De quoi laisser un goût amer aux centaines d’étudiants jetés sur le carreau par la politique de sélection drastique de l’université lors de la rentrée de septembre 2017.

Pour la rentrée universitaire de 2018, la présidence a décidé de réduire globalement les quotas d’accueil en Master 1 (-399 places). La logique la plus élémentaire pourrait laisser penser que cette baisse impacte uniquement les Masters ou peu d’étudiants s’inscrivent. A l’université Paul Valéry, la logique est toute autre puisque c’est en psychologie qu’on retrouve les baisse les plus importantes. Alors que pour cette année 293 étudiants sont inscrits dans un master 1 de psychologie, il ne restera plus que 200 places à la rentrée de septembre 2018.

A l’université Paul Valéry, la sélection sociale drastique se renforce encore une fois, au détriment des bacheliers et étudiants issus des milieux les plus précaires ou au parcours scolaire un peu sinueux. Pour le Syndicat de Combat Universitaire de Montpellier (SCUM), la bataille contre l’élitisme de la direction ne fait que commencer.

Syndicat de Combat Universitaire de Montpellier – SCUM

syndicat.scum@live – http://www.combatuniversitaire.wordpress.com

 

DOCUMENTS COMPLÉMENTAIRES :

Les quotas de sélections en Master 1 pour la rentrée de septembre 2018
Les « attendus locaux » (critères de sélection) pour l’entrée en Licence pour la rentrée de septembre 2018
Les critères de sélection en Master 1 pour la rentrée de septembre 2018
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Quotas de sélection et harcèlement sexuel : guerre ouverte à l’université Paul Valéry

Ce mardi 12 décembre au matin, 5 étudiants masqués ont interrompu la séance du Conseil des Études et de la Vie Universitaire au moment où celui-ci votait les quotas d’accueil en première année de licence. Cette action visait à appuyer la motion des élus SCUM pour retirer ce point de l’ordre du jour.

La direction de l’université a qualifié l’action de ces cinq étudiants de trouble à l’ordre public. Mais le danger ne vient pas d’un fumigène tenu à même la main, mais bien de la mise en pratique de la sélection. Le SCUM condamne toute répression de cet happening militant, et se positionne contre la politique de l’université qui devient un espace, de plus en plus, fermé. Notons également que deux personnes ont signalé avoir subi une tentative d’intimidation, par la directrice générale des services, Madame Nathalie Vincent.

Mais ce n’était pas tout… Le Conseil des Études et de la Vie Universitaire (CÉVU) d’aujourd’hui avait été comme à notre habitude soigneusement préparé par nos élus. Deux motions ont été déposées pour signaler la politique scandaleuse de la direction de l’université, en matière de sélection sociale et de harcèlement sexuel. Ces sujets graves soulèvent des problématiques qui suscitent beaucoup de frictions entre les étudiants et la direction depuis déjà de nombreux mois. Ainsi, on comprend mieux comment la tension a encore pu monter d’un cran quand la direction et ses supporters se sont livrés à un tir de barrage contre nos élus, qui dans le cadre de leur fonction ont interrogé sur les modalités de prise en charge par la « mission égalité » des victimes d’agression et de harcèlement sexuel. A la sortie du conseil, l’un d’eux nous dit : « je n’ai jamais vu une telle violence, je m’attendais à des arguments, pas à une attaque en règle. C’était vraiment hardcore, c’était même au delà de l’insulte. On m’a jugé sur mon engagement, et non sur le fond du propos. Ils ont cherché à m’humilier. A me faire craquer . Ça a duré une demi-heure. ».

Nous essuyons quotidiennement le cynisme de la direction et la défiance d’organisations étudiantes la soutenant. Qui à coup de fausses informations et d’attaques personnelles essayent de saper l’engagement de nos élus et de les discréditer. Surtout que le SCUM a envoyé récemment à plusieurs reprises l’université à la une des médias, dans des articles peu reluisants à l’encontre de la direction. De quoi piquer l’égo et les habitudes de la direction, qui jusque-là réglait les choses en interne, dans un esprit particulièrement corporatiste. La semaine dernière, le quotidien Midi Libre a consacré une pleine page au harcèlement sexuel au sein de l’université. En citant des responsables qui suggèrent aux victimes de ne pas porter plainte. Alors pourquoi s’acharner sur nos élus quand ils ne font que demander des éclaircissements sur des propos qui ont de quoi troubler ? Ni nos prises de position, ni la couverture médiatique ou l’interruption de séance ne peuvent justifier autant de rage et d’hypocrisie contre un élu-étudiant.

Nous alertons l’opinion sur ces agissements et posons une nouvelle question. Comment peut-on arriver à une telle violence de la part d’élus-enseignants en ayant pointé la contradiction entre des propos publics et le contenu des textes de loi ?

Syndicat de Combat Universitaire de Montpellier – SCUM

syndicat.scum@live – http://www.combatuniversitaire.wordpress.com

 

Les motions déposées par nos élus au CEVU du 12/12/2017

Ni réponse ni démenti : l’université refuse de répondre à nos questions.

 

L’action relayée par les médias :

Cynisme et brutalité : les chiffres de la sélection à l’université Paul Valéry

Après avoir obtenu, en juillet dernier des chiffres provisoires concernant la politique de sélection pratiquée par la direction de l’université Paul Valéry – Montpellier 3, les élus SCUM et indépendants du CÉVU (Conseil des Études et de la Vie Universitaire) ont obtenu, ce mardi 19 septembre, les dernières données concernant la sélection en Licence et en Master. Concernant la sélection en Licence, la présidence de l’université refuse toujours de communiquer le nombre de néo-bacheliers candidats, ainsi que le nombre de refusés. Un seul chiffre a été obtenu, celui concernant le nombre de néo-bacheliers acceptés dans une première année de Licence : 3371.
L’ampleur de la sélection pratiquée en Master se vérifie une fois de plus, puisqu’au 15 septembre, ce sont 1125 étudiants titulaires d’une Licence à l’université Paul Valéry qui se sont vu refuser l’accès à la première année de Master. Et ce sont 875 étudiants titulaires d’un Master 1 à l’université Paul Valéry qui ne pourront pas continuer dans le Master 2 correspondant.

L’absurdité de la politique de sélection décidée et pratiquée par la direction de l’université ne peut que sauter aux yeux. Des étudiants dont le diplôme a été validé par l’université se voient ainsi refuser l’accès à l’échelon supérieur … par cette même université !

Dans un esprit constructif, les élus SCUM et indépendants ont proposé au vote une délibération afin d’ouvrir une nouvelle campagne d’inscription et l’adaptation des quotas d’accueil au prorata du nombre de candidatures. Le président de l’université, Patrick Gilli, a refusé de la soumettre au vote après avoir déclaré, plein de morgue : « J’assume de ne pouvoir accueillir tous les étudiants ».
Doit-on en conclure qu’il assume ainsi, voire revendique, une politique brutale de sélection, qui laisse plusieurs milliers d’étudiants sans possibilité de poursuivre leurs études, de décrocher un diplôme, et d’avoir accès, pour les plus précaires d’entre-eux, aux bourses et aux logements étudiants ?

Aux côtés des étudiants « sans fac » laissés volontairement sur le carreau, le SCUM continuera à se mobiliser afin d’obtenir l’inscription pour toutes et tous.
Nous appelons à venir nombreux à l’Assemblée Générale étudiante ce jeudi 21 septembre à 9h15 dans l’amphithéâtre A de l’université Paul Valéry.

Syndicat de Combat Universitaire de Montpellier – SCUM

Un Hold-up au Resto U Vert-bois !

A la fin de l’année 2016-2017, des travaux quelque peu incongrus ont interpellé les rares membres du personnel et étudiants encore sur le campus. Ces travaux consistaient en la création d’une zone interdite aux étudiants, matérialisée par un mur de séparation posé au milieu d’une des salles du resto’ U vert bois. Du mobilier spécifique ainsi qu’une machine à café haut de gamme y ont été installé.

Interpellés par ce mur de la honte posé au beau milieu de nos repas, les élus SCUM et indépendants ont alors interrogé le président de l’université Patrick Gilli, lors du CÉVU (Conseil des Études  et de la Vie Universitaire)du 13 juin. Quelque peu gêné aux entournures, le président a reconnu qu’il avait lui même demandé ces travaux accompagnés de son acolyte, vice président délégué à la vie de campus, dans la discrétion la plus totale. Ces travaux réclamés par la présidence ont été financés sur les fonds du CROUS, normalement attribués aux étudiants précaires. A l’heure où les étudiants se serrent la ceinture, sa majesté fait un hold’up sur le CROUS. Voler aux pauvres (étudiants) pour redonner aux riches (présidence), au secours, le Robin des Bois 2.0 est arrivé !

Après avoir reçu un e-mail menaçant de la part de ce vice-président de l’université dans la nuit du 12 au 13 septembre, nous avons fait le choix de la flouter.

En ce lundi de rentrée universitaire, le Syndicat de Combat Universitaire de Montpellier (SCUM) a organisé un premier happening pour dénoncer ce hold’up. Armés de pancartes, les étudiants sont allés manger dans ce carré VIP : zone interdite. L’un des élus du SCUM a expliqué la situation suivi d’applaudissements des étudiants. Cerise sur le gâteau : le fameux vice président vie de campus, Sylvain Durand, surgit dans la zone VIP accompagné de la responsable de la « mission égalité » pensant tranquillement manger. Cependant embarrassés, ils ont préféré se réfugier à l’abri du mur plutôt que d’expliquer aux étudiants les raisons de la création de cette zone.

Nous invitons les étudiants à s’inviter dans cette zone VIP qui n’a pas lieu d’être.
Ils se prennent pour TRUMP, brisons les murs !!!

Syndicat de Combat Universitaire de Montpellier – SCUM

Sélection à l’université Paul Valéry : l’élitisme imposé en cinéma et théâtre

Lors du Conseil de département Cinéma & Théâtre du mardi 5 septembre 2017, la direction nous a communiqué les chiffres concernant le nombre d’inscrits. Nous constatons que la sélection drastique pratiquée par l’université s’est pratiquée avec tellement de zèle que désormais, les quotas d’accueil limités qu’elle a fixé ne sont même pas atteints !

Les chiffres communiqués lors du conseil du département de Cinéma et Théâtre (UFR1) du 05/09/2017.

Rappelons que le département a demandé, sans réponse favorable de la présidence de l’université, l’ouverture d’une nouvelle campagne de candidatures.

Cette situation ubuesque révèle encore une fois que la politique de sélection pratiquée par l’université ne correspond ni à une contrainte, ni à une quelconque rationalité, mais bien à une volonté idéologique de la présidence.

Refus d’inscriptions à l’université Paul Valéry : le président Patrick Gilli refuse la négociation et propose davantage de sélection

</p> Plusieurs milliers d’étudiants ont été refusés par l’université Paul Valéry – Montpellier 3 pour la rentrée de septembre 2017. Les élus étudiants du Syndicat de Combat Universitaire de Montpellier (SCUM), et du Comité Etudiant Indépendant (CEI), ont rencontré le 21 juillet Patrick Gilli, le président de l’université, à propos des milliers d’étudiants « sans fac » que sa politique de sélection laisse sur le carreau.

Nous partageons ci-dessous le communiqué commun du SCUM et du CEI, à propos de ce rendez-vous, et des suites à y donner : Lire la suite Refus d’inscriptions à l’université Paul Valéry : le président Patrick Gilli refuse la négociation et propose davantage de sélection

Inscriptions à l’Université Paul Valéry : plusieurs milliers d’étudiants laissés sur le carreau.

Depuis le 6 juillet, les inscriptions à l’université Paul Valéry – Montpellier 3 sont ouvertes. Cette année, le double effet conjugué de la mise en place de la sélection en Master et de la pratique du tirage au sort Licence va laisser de nombreux étudiants sans possibilité d’inscription à la rentrée de septembre.
Durant tout le second semestre de l’année universitaire 2016-2017, les étudiants, avec le Syndicat de Combat Universitaire de Montpellier (SCUM), ont combattu vigoureusement les ambitions sélectives de la présidence de l’université. Nous constatons aujourd’hui que la situation actuelle dépasse, par son ampleur, nos prévisions les plus effrayantes.

Omerta sur les Licences et purge décomplexée sur les Masters.
Cliquez sur l’image pour lire l’article du journal La Marseillaise du 07/07/2017

Bien que la direction de l’université refuse toujours à ce jour de communiquer les chiffres sur le nombre de néo-bacheliers impactés par la mise en place du tirage au sort pour l’entrée en première année de Licence, les élus SCUM et indépendants ont obtenu lors du CÉVU (Conseil des Études et de la Vie Universitaire) du 4 juillet 2017, les données concernant la sélection en Master. Au total, si 10466 étudiants ont candidaté à un Master 1 dans notre université, seuls 1147 parmi eux ont été pris dans le cursus de leur choix. Parmi les nombreux refusés, 642 d’entre eux avaient obtenu leur diplôme de Licence au sein de l’université Paul Valéry. Les promesses n’engagent que ceux qui y croient, et Patrick Gilli, président de l’université, le démontre encore une fois avec brio puisque la sélection entre le Master 1 et le Master 2 éjecte près de 93% des étudiants, parmi les 5790 demandes. Parmi les refusés, les 814 qui avaient suivi et obtenu leur Master 1 à l’université Paul Valéry sauront apprécier à leur juste valeur les engagements non tenus de la direction de l’université.

S’il est effectivement vrai que les infrastructures de l’université Paul Valéry souffrent d’un manque général d’investissement, nous rappelons que les moyens qui lui sont alloués sont en augmentation constante depuis plusieurs années. La justification martelée par la direction, à savoir un manque de moyens et d’infrastructures, ne parvient désormais plus à masquer l’évidence : toute une génération se retrouve volontairement sacrifiée sur l’autel de l’élitisme.

Examens, notation et désinformation : les pratiques élitistes douteuses sortent du placard
Cliquez sur l’image pour lire l’article du journal Midi Libre du 07/07/2017

Le 28 juin 2017, le Syndicat de Combat Universitaire de Montpellier (SCUM) a publié un grand questionnaire concernant la sélection en Master. En 8 jours, il a été rempli par 144 étudiants.
Les résultats de ce questionnaire éclairent sur des pratiques de sélection en Master qui n’entrent pas dans le champ défini par la loi. Ainsi, cette année, moins de 40% des étudiants interrogés estiment que la deuxième session d’examens était suffisamment espacée de la première session, afin de favoriser une organisation efficace des révisions. Plus édifiant, près de 70% d’entre eux ont dû passer l’ensemble de leurs examens semestriels en moins d’une semaine. La notation des étudiants ne semble pas échapper à l’impression générale, puisque plus de 60% des étudiants n’ont pas considéré leurs notes justes et équitables, et plus d’un tiers d’entre eux n’ont pas été informés des critères de notation.
A cela s’ajoute une désinformation massive des étudiants concernant les modalités de candidatures et les critères de sélection en Master. En effet, seuls 21% d’entre eux se sont vu transmettre des informations complètes sur le sujet. Plus édifiant, et surtout plus éclairant sur la volonté politique de la direction de l’université, plus de 90% des étudiants n’ont pas été informés des modalités de recours en cas de refus de leur candidature en Master 1 ou 2. Si, contrairement aux directions d’UFR et à la présidence de l’université, les enseignants ont largement abordé le thème de la sélection en cours avec leurs élèves (pour 62% d’entre eux), il s’avère qu’une forte minorité d’entre deux a durci ses critères de notations, puisque 34% des étudiants les jugent, depuis la mise en place de la sélection en Master, plus sévères.

Mais parmi toutes ces difficultés s’ajoute le bien mal nommé « droit à la poursuite d’étude » censé permettre aux étudiants recalés en Master de formuler un recours auprès du rectorat. Toutefois, on constate un gros oubli dans cette mesure, troquée par les élus étudiants au CNESER (l’UNEF et la FAGE) en échange de leur vote pour la sélection en Master. Ce fameux site web se trouve fermé du 16 juillet au 25 août alors que seul un tiers des demandes ont été traitées à Paul Valéry. Mais l’arnaque ne s’arrête pas là ! Si le recours est accepté, le rectorat se retrouve dans l’obligation de
proposer 3 Masters … dans une filière qui peut n’avoir aucun rapport avec sa Licence et son projet professionnel. A cela s’additionnent des exigences supplémentaires dont beaucoup d’étudiants n’ont jamais entendu parler : la licence doit avoir été obtenue après 2015, au moins deux vœux doivent avoir été faits, et le recours ne peut se faire que 15 jours après l’obtention de la licence si tous les refus ont été notifiés ou 15 jours après la notification du dernier refus.

Dans un contexte où le nouveau gouvernement prévoit pour l’année prochaine, sous les yeux gourmands des présidences d’universités, la mise en place d’une sélection drastique dès l’entrée en Licence, l’accès aux études supérieures est déjà largement remis en cause par le durcissement des critères du logiciel « Admission Post-Bac » et par la mise en place du tirage au sort dans plusieurs filières. Nous rappelons que pour beaucoup d’étudiants, et en particulier ceux issus des catégories les plus populaires, l’université reste le seul moyen d’échapper à une vie jalonnée d’une succession d’emplois précaires. Nous rappelons aussi que les milliers d’étudiants volontairement éjectés de l’enseignement supérieur par la direction de l’université seront ainsi privés de leur droit à une bourse et à un logement étudiant, ce qui accentuera davantage leur situation précaire.

Le Syndicat de Combat Universitaire de Montpellier se tient aux côtés des étudiants refusés, et les accompagne au quotidien dans leurs démarches et recours. Conscients que seul un véritable rapport de force face aux directions d’universités et au gouvernement pourra changer durablement la donne, nous multiplierons les actions et mobilisations contre cette odieuse situation dès la rentrée de septembre.

Syndicat de Combat Universitaire de Montpellier – SCUM

syndicat.scum@live – http://www.combatuniversitaire.wordpress.com

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Retrouvez ici nos différentes interventions dans les médias concernant la rentrée 2017-2018, à l’occasion de l’ouverture des inscriptions là Paul Valéry le 06 juillet :