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Répression anti-syndicale à l’université Paul Valéry : une commission disciplinaire pleine de surprises

Ce lundi 18 juin, un rassemblement s’est tenu devant le site universitaire Saint Charles de l’université Paul Valéry, à l’appel du SCUM et avec la présence et le soutien du syndicat CGT des universités de Montpellier.
   Surement lui aussi fan de photographie, un agent en civil de la DGSI faisait du tourisme culturel aux abords du rassemblement. Nous espérons qu’il saura apprécier les clichés qu’il a pris à leur juste valeur.
Les étudiants et personnels présents au rassemblement n’ont pas eu le droit d’entrer dans leur propre université, même munis de leur carte étudiante ou professionnelle. Apparemment, la simple présence en solidarité à un rassemblement semble désormais punie d’une privation temporaire d’accès à l’université.
  L’enjeu de la commission de ce lundi matin semblait officiellement simple : entendre différents témoins puis rédiger un rapport qui servira de base lors de la commission de jugement qui aura lieu d’ici deux mois. Après avoir été délibérément empêché de passer ses examens notre camarade risque l’exclusion à vie de tous les établissements d’enseignement supérieur.
Mais cette commission d’instruction n’a fait que révéler le vide du dossier d’accusation et surtout la réelle volonté de répression anti-syndicale de la part de la présidence de l’université.
Il a été souligné l’incohérence du dossier d’accusation, composé notamment d’étranges vidéos, dont une prise avec un smartphone ou on suit notre camarade en train de marcher dans le campus.

Patrick Gilli et son équipe en témoins à charge ?

Surtout, une pratique étrange de la direction a été mise à jour ce lundi : Il s’avère que les seuls « témoins » auditionnés à ce jour par la commission d’instruction sont tous non seulement anonymes, mais en plus seraient tous membres de l’équipe de direction ou de l’équipe de sécurité du campus ! Ainsi, ceux-là même qui convoquent une section disciplinaire et montent un dossier loufoque d’accusation contre notre porte-parole se retrouvent être les « témoins anonymes », et uniquement à charge.
Notre camarade a rappelé que les diverses accusations dont il fait l’objet à titre individuel concernent toutes des actions et mobilisations syndicales collectives. Il s’est donc étonné de se retrouver seul mis en cause concernant ces accusations, et a demandé à la commission si c’était par rapport à la médiatisation qu’il a apporté sur les dysfonctionnements et pratiques délétères de la présidence de l’université en matière de sélection, de gestion des cas de harcèlements sexuels ou de remboursement de frais d’inscriptions.
Nous sommes satisfaits de constater que les diverses lettres de soutien reçues par le SCUM et publiées sur notre page facebook ont fait sensation au sein de l’administration de l’université. Jugées violentes, elles ne font en réalité que renvoyer la présidence de l’université à sa propre violence, qui reste pour l’instant sans commune mesure. Nous rappelons que c’est la répression syndicale exercée à notre encontre qui a entraîné cette réaction d’étudiants révoltés par ces pratiques.
Les politiques répressives et élitistes de l’université ne font que radicaliser et renforcer la détermination des étudiants à se battre pour leur droit à un avenir.
A Patrick Gilli et son équipe de direction, nous le réaffirmons : face à la sélection et à la répression, nous n’avons rien à perdre, et tout à gagner !
Syndicat de Combat Universitaire de Montpellier – SCUM

syndicat.scum@live.fr – www.combatuniversitaire.wordpress.com

Pétition ici : https://www.change.org/p/université-paul-valéry-montpellier-solidarité-contre-l-acharnement-sur-le-syndicat-de-combat-universitaire-de-montpellier

Le rassemblement dans les médias :

Journal 20 Minutes du 18/06/2018

Série de lettres ouvertes adressées à la direction par des étudiants en soutien  :

Un rassemblement se tiendra aussi jeudi 21 juin à 11h, devant le site St Charles (arret de tram Albert 1er) pour soutenir un étudiant/personnel accusé d’avoir ouvert un portail avec une clé pendant le mouvement étudiant.

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Exclusions, mensonges et vidéos : répression anti-syndicale à l’université Paul Valéry.

Depuis septembre notre association syndicale étudiante est victime de répression au sein de l’université Paul Valéry – Montpellier 3.

Nos élus ont été pris à partie, humiliés et insultés en plein Conseil des Études et de la Vie Universitaire (CÉVU) par le président de l’université et son entourage. L’équipe de direction s’adonne à un tir de barrage systématique pour faire craquer nos élus. D’autre fois, ce sont des violences physiques qu’ont subit les membres du SCUM pour avoir signifié pacifiquement leur mécontentement. Soit directement de la part de l’équipe de direction comme lors de la réunion ParcourSup du 7 mai, soit matraqués par la police ainsi que la nouvelle sécurité privée et ses dobermans sous le regard impassible des vice-présidents de l’université.

Notre engagement dans la lutte contre la sélection, et pour la défense des droits des étudiants, est la raison de la violente répression que nous subissons. Un de nos militants et élu étudiant a reçu un dossier de 59 pages dont l’objectif est de l’inculper pour sanctionner ses activités syndicales.

Une répression ciblée basée sur des accusations fantaisistes.

Il y est accusé d’avoir participé au blocage du campus de l’université Paul Valéry le 12 septembre dernier. Ainsi, la présidence de l’université tente de faire passer une action syndicale et collective comme l’acte isolé d’un seul individu. Il aurait donc bloqué l’université tout seul ? En réalité, ce blocage de l’université était à l’initiative des étudiants « sans facs »  dont l’inscription était refusée par la présidence de l’université. Nous l’avons activement soutenu et nous assumons cette participation de façon collective. Nous prévenons d’ores et déjà : à chaque fois qu’il le faudra, le SCUM sera présent sur les piquets de grève !

Les autres chefs d’accusation oscillent entre absurdité et mauvaise foi. En effet, fin janvier, la présidence de l’université à expulsé notre syndicat de son local au sein de la MDE (Maison Des Étudiants). Le prétexte ? Une action syndicale revendicative, menée en décembre, consistant en l’installation de tables, chaises et micro-ondes pour permettre aux étudiants précaires de faire réchauffer leurs plats et de se restaurer au chaud. Dans la perspective de la tenue d’une journée dédiée à la réduction des risques concernant les addictions, de la documentation de prévention était aussi mise à disposition. Ainsi, notre camarade se retrouve accusé d’avoir participé à cette initiative contre la précarité et même, comble du ridicule, d’avoir enfreint la Loi Evin !

Face à l’imminence de l’expulsion de notre local, nous avons fait le choix de rester dans notre local et d’organiser un repas partagé appelé « raclette party ». De nombreux soutiens sont venus et la mobilisation s’est élargie à des revendications liées à la gestion autoritaire de la vie associative par la direction de l ‘université. En référence à la ZAD de Notre-Dame-Des-Landes, les étudiants venus en soutient ont formé la « Maison à Défendre » (MAD) et ont entrepris l’occupation de toute la Maison des Etudiants. A la suite du démantèlement de cette occupation, c’est encore une fois le SCUM qui a été accusé de façon fantaisiste de vols et dégradations. Désormais, notre camarade, qui n’était même pas présent au moment des faits, se retrouve individuellement mis en cause.

La mobilisation massive contre la généralisation de la sélection qui a débuté en février a aussi été l’occasion pour l’université de se servir de notre camarade comme bouc-émissaire. La répression concentrée sur un élu étudiant qui a contribué à médiatiser les revendications étudiantes, dont la demande de la démission de Patrick Gilli, a comme objectif clair de faire peur à l’ensemble des étudiants mobilisés. Notre camarade a été interdit d’université pour 30 jours (la sanction maximale que le président de l’université peut ordonner), pile au moment où avaient lieu ses examens en présentiels.  Veut-on l’empêcher de mener à bien la suite de ses études universitaires ?

Nous condamnons cette tentative d’intimidation dont le but n’est ni plus ni moins que d’attaquer une personne gênante pour la direction de l’université. Et dont le seul « délit » est de s’être insurgé contre les injustices que subissent au quotidien les étudiant-e-s, de plus en plus précarisés, repoussés dans toujours plus d’incertitude quant à leur avenir.

Filatures et harcèlement : Patrick Gilli rejoue « La vie des autres ».

Il est à noter que lui et plusieurs de nos membres ont aussi été pris en photos et en vidéo à leur insu depuis septembre. Sur certaines photos, on peut voir des membres du SCUM simplement… marcher dans la fac ! Non seulement ces filatures systématiques dignes d’un mauvais film d’espionnage sont illégales, mais elles démontrent aussi une tendance perverse et malsaine de la part de certains membres de la direction de l’université. Il s’agit ni plus ni moins que d’un fichage souterrain des éléments que la direction juge dérangeants.

L’université Paul Valéry n’est pas le lieu d’expression du pluralisme démocratique qu’elle prétend être. Mais plutôt le pré-carré d’une direction qui prend toutes ses distances avec la légalité, de façon à se débarrasser de celles et ceux qu’elle juge trop regardants sur sa politique.

Notre syndicat et nos élus étudiants mènent un travail considérable pour mettre à jour les abus et les pratiques ombrageuses de la direction. Toujours avec sérieux et détermination. Nous tenons à prévenir que nous ne baisserons pas les bras au moment où la situation de l’université est plus inquiétante que jamais.

Ainsi, en plus de notre camarade victime de sanctions disciplinaires et de filatures injustifiées, nous avons appris qu’un membre de l’association étudiante Solidaires est aussi sous le coup d’une procédure disciplinaire pour sa participation à la mobilisation en tant qu’étudiant et personnel. La convergence entre étudiants et personnels ferait-elle peur à Patrick Gilli ?

Nous tenons à rappeler que nous sommes réprimés car on est un syndicat qui combat la sélection et qui dénonce ceux que d’autres n’auraient pas le courage de faire. Nous avions par exemple en décembre, dénoncé des cas harcèlements sexuels de la part d’enseignants sur des étudiant-e-es sur le campus ainsi que la politique douteuse de la présidence pour soi-disant aider ces victimes. Étrangement, une semaine après nous apprenions notre expulsion de notre local syndical.

 Nous sommes visés aujourd’hui, à travers un de nos porte-paroles,  car nous avons participé au mouvement de blocage des étudiants et personnels et que nous avons appelé à l’amplifier. La présidence de l’université veut masquer, en s’attaquant à notre camarade, que le mouvement était massif et dépassait les syndicats. Par ce tour de passe-passe grotesque, Patrick Gilli tente de faire passer un mouvement de milliers d’étudiants comme le seul fait de quelques agitateurs minoritaires.

A la lumière de l’historique des événements, les multiples accusations cristallisées contre notre camarade apparaissent en réalité comme du harcèlement, dans le seul but de le conduire à renoncer à poursuivre ses activités syndicales et ses études.

Ces attaques ne font que renforcer notre détermination à nous battre contre la sélection sociale, et pour notre droit à un avenir !

Pour celles et ceux qui veulent soutenir la lutte contre la répression syndicale, on vous invite lundi 18 juin à 11h30, devant le site de Saint Charles (tramway Albert 1er) où la commission disciplinaire de notre camarade aura lieu malgré son interdiction de campus.

Syndicat de Combat Universitaire de Montpellier – SCUM
syndicat.scum@live.fr – www.combatuniversitaire.wordpress.com

Pétition ici : https://www.change.org/p/université-paul-valéry-montpellier-solidarité-contre-l-acharnement-sur-le-syndicat-de-combat-universitaire-de-montpellier

Frapper des étudiants pour imposer « Parcours Sup’ » : c’est la fête à la présidence de l’université Paul Valéry !

Puisque Patrick Gilli fête la sélection en molestant des étudiants, fêtons Patrick Gilli ! Rendez-vous vendredi 11 mai à 13h devant l’université Paul Valéry pour un pique nique !

Ce lundi 07 mai, la présidence de l’université Paul Valéry – Montpellier 3 avait convoqué une réunion des responsables de composantes de l’université dans le cadre du traitement des dossiers sur la plateforme de sélection « Parcours Sup’ ». C’était sans compter sur les étudiants et personnels mobilisés contre la sélection sociale, qui ont tenu à partir de 14h un rassemblement devant les portes de la salle ou devait se tenir la réunion.

Déterminé à tenir coûte que coûte cette réunion, Patrick Gilli s’est alors réfugié dans le bâtiment administratif « Les Guihems » avec les responsables de composantes, les étudiants mobilisés étant bousculés sans ménagement par les vigiles privés pour faire passer ces sélectionneurs sans gloire. Malgré l’impressionnant dispositif de sécurité, les étudiants ont contraint une nouvelle fois la réunion a se déplacer dans une autre salle du bâtiment, car le bruit produit par le rassemblement empêchait celle-ci de se tenir. Une courageuse étudiante est parvenue à entrer à l’intérieur du bâtiment au rez-de-chaussée, ou elle a fait face à des vigiles fortement remontés.

La chemise de Patrick Gilli tachée du sang d’un étudiant.
Mur du couloir de la présidence de l’université, éclaboussé par du sang d’un étudiant suite aux violences commises par des enseignants.

Pendant ce temps, des étudiants se sont faufilés par une fenêtre ouverte dans la salle ou se tenait la réunion « Parcours Sup » afin d’exprimer leur opposition à la mise en place de la sélection. Une fois entrés dans la salle, ces étudiants, dont un élu étudiant du SCUM, se sont vus empoignés par des enseignants et personnels administratifs, dont le président Patrick Gilli en personne afin d’être mis à la porte. Alors qu’ils tentaient de résister de façon pacifiste en s’accrochant aux meubles et portes, ils ont eu la surprise de recevoir des coups de pieds, de genoux et de poing. La chemise blanche du président Patrick Gilli fut même tachée par le sang d’un des étudiants frappés, ainsi que des murs. Les coups gratuits reçus par ces étudiants n’ont cessé qu’à l’arrivée des agents « sécurité incendie ». Les mains en sang, notre élu s’est vu soumis à un chantage ignoble de la part de la vice-présidente de l’université, Maud Morlaas : Il ne pourra sortir du bâtiment et recevoir des soins que lorsqu’il aura accepté d’enlever le sang de son visage et de ses mains. Après avoir directement supervisé le molestage d’étudiants, la vice-présidente de l’université assure le service après-vente en tentant d’effacer les preuves. Ayant du se soumettre à ce chantage, les étudiants ont ensuite été pris en charge par la médecine préventive de l’université. Une main courante a été déposée.

Après les violences miliciennes du 22 mars et les violences policières des 10 et 14 avril, encore une fois des étudiants mobilisés se voient agressés physiquement de façon gratuite. La violence et le refus d’entendre la parole étudiante présagent le caractère des mesures que souhaite mettre en place la direction et le gouvernement. La représentation étudiante à l’université reste purement symbolique et est écartée dès qu’il s’agit de traiter une question contentieuse ou cruciale pour les étudiant/es, relégué/es au statut de simples « usagers ». Patrick Gilli met tout en œuvre pour imposer une sélection à l’image de son ouïe sélective et de son costume trempé dans le sang étudiant.

Ces violences n’entameront pas notre détermination sans faille à lutter contre la sélection sociale.

Nous appelons à multiplier les actions contre les directions d’université et contre le gouvernement, afin de défendre notre droit à un avenir.

Syndicat de Combat Universitaire de Montpellier – SCUM
syndicat.scum@live.fr – www.combatuniversitaire.wordpress.com

Moment chantage : l’étudiant blessé ne pourra partir du bâtiment qu’une fois le sang nettoyé de ses mains et de son visage.

 

 

 

 

 

 

 

Les médias en parlent :

Retour à la normale, l’université Paul Valéry – Montpellier 3 rebloquée

Un doberman et une sécurité privée envoyés contre les étudiants

Alerte info. Patrick Gilli qui déclarait que la situation était sous contrôle lundi vient de subir un camouflet. Ce mercredi matin à 6h, de courageux et audacieux étudiants bloqueurs on reprit le contrôle de leur université. Malgré les pressions qu’ils ont subi de la part de vigiles particulièrement vindicatifs et d’un molosse présent pour faire peur aux étudiantes et étudiants qui tentent de défendre leurs droits.

L’ensemble de la journée a été marquée par le refus de la présidence de reconnaître les revendications des étudiants. La direction a ainsi essayé de débloquer toute la journée parfois de manière violente. Deux étudiantes qui tenaient ainsi un piquet de grève se sont vu emportées sous une table par des vigiles venus leur sommer de partir. Vers 10h a eu lieue une AG où les étudiants ont décidé de la suite du mouvement.

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Patrick Gilli en train de superviser en personne les violences contre les étudiants de la fac.

Dans l’après midi le bâtiment de l’IEFE a été pris avec audace. Cet institut est une des premières sources de revenus de l’université et fait payer à ses étudiants des coûts d’inscription particulièrement élevé. Une cinquantaine d’étudiants réfugiés ayant subi déjà énormément d’épreuves dans des pays comme l’Afghanistan ou la Syrie doivent ainsi, après avoir fuit les bombes, donner un bras pour pouvoir étudier. Mais après une heure face à la pression, le barrage a du cédé face aux violences exercées par une présidence et une sécurité omniprésente. Patrick Gilli qui n’est pourtant plus considéré comme président par les étudiants et personnels (depuis l’AG du 27 mars) a même poussé et insulté des étudiants devant l’une des portes. Nous condamnons cette violence qui n’est aucunement justifiable. Nous somme habitués malheureusement à ces accès de violence que les étudiants de Montpellier ont déjà subi à la fac de droit , devant le rectorat ou lors de la manifestation du 14. Malgré toute cette brutalité le mouvement ne cède pas. Paris VIII va ainsi être rebloquée tout comme Montpellier 3. Partout en France des dizaines de facultés sont en lutte face à l’attaque du gouvernement et des directions d’universités sur notre droit à un avenir.

Nous ne céderons pas face à la répression anti mouvement social qui tente de faire taire toute une génération.

Syndicat de Combat Universitaire de Montpellier – SCUM

L’imagination au pouvoir pour la semaine du 1er mai !

  A l’occasion de la journée internationale de lutte des travailleurs, une manifestation interprofessionnelle se tiendra mardi 1er mai à 10h au départ du Peyrou à Montpellier. (retrouvez ici le tract national)
Autre date cruciale pour la mobilisation étudiante, après une semaine marquée par la solidarité interprofessionnelle (soutien aux cheminots notamment), une Assemblée Générale de lutte se tiendra mercredi 2 mai à 10h dans l’amphi A de l’université Paul Valéry. A l’heure ou la sélection élitiste décidée par la présidence de l’université est en train d’être concrètement mise en œuvre via la plateforme de tri social « Parcours Sup », il est nécessaire d’évoquer ensemble les moyens d’accentuer la pression sur le gouvernement et les universités.

Retrouvez ici les dernières interventions du SCUM dans les médias concernant la tenue illégale de partiels en ligne (ou délocalisés) et sur l’intervention policière du lundi 23 avril dans un campus vide :

Brutalité et matraques : gouvernement et universités prêts à tout pour nous imposer la sélection sociale.

Partout en France, les étudiants se mobilisent de plus en plus massivement contre la sélection sociale à l’entrée de l’université.  Paris 10 (Nanterre), Paris 8 (St Denis), Toulouse Jean-Jaurès, Grenoble, Nantes, Poitiers, Rennes 2, Lille, Marseille St Charles, Avignon, Amiens, Metz (université de Lorraine) et bien d’autres universités sont bloquées et occupées de façon intégrale ou partielle. Face à cette contestation qui monte et se massifie de semaines en semaines, la violence se fait de plus en plus brutale. Les attaques de milices à Montpellier (Faculté de Droit et Sciences Politiques), Lille, Lyon, Paris et Strasbourg, puis les violentes répressions policières de Bordeaux, Nanterre, Grenoble, Montpellier (devant le rectorat le 10 avril face à une chaine humaine, et le samedi 14 avril face à la manifestation nationale étudiante) et ce vendredi matin à Paris 1 (Tolbiac) semblent n’être que les prémisses d’une répression de plus en plus aveugle.
 

A Paul Valéry, Patrick Gilli multiplie les pressions.

 
Depuis le début du mouvement, le président de l’université Paul Valéry – Montpellier 3, Patrick Gilli, multiplie les intimidations auprès des étudiants mobilisés. Dès le premier soir du blocage de l’université, le 15 février, il avait envoyé les policiers contre les étudiants occupant l’amphi A. Ensuite, il a multiplié les communiqués mensongers, les déblocages surprises ordonnés à ses personnels, les fermetures administratives de l’université et les menaces contre les élus étudiants du SCUM pour finalement s’adonner à un odieux chantage aux examens. Sans aucun effet sur la détermination des étudiants, qui ont réclamé sa démission puis finalement,lors de l’assemblée générale du 27 mars, ont été près de 3000 à décider de ne plus le reconnaitre comme président de l’université. Finalement réfugié au Rectorat, Patrick Gilli a organisé des partiels illégaux sur internet, et à organisé des réunions des instances de l’université au rectorat afin de fuir le dialogue avec les étudiants mobilisés. Jeudi 12 avril, il tentait avec quelques-uns de ses employés de perturber un cours substitutif, au terme d’une absurde « Marche de déblocage pacifique », restée sans effets.
Décidément prêt à tout pour imposer une sélection sociale élitiste et absurde dans son université, Patrick Gilli multiplie depuis plusieurs jours les appels à une intervention policière contre ses propres étudiants.
 

Encore plus de violence contre les étudiants ?

 
Répression lors de la manifestation nationale du 14 avril à Montpellier

Lundi 16 avril, Pierre Pouëssel, préfet de l’Hérault, a décidé de réaliser les vœux de Patrick Gilli lors d’une conférence de presse : « Nous avons la ferme volonté de dégager Paul-Valéry ».

Le lendemain, mardi 17 avril à 7h30 du matin, six étudiants mobilisés ont été interpellés devant le Rectorat de Montpellier et placés en garde à vue sur instruction directe de la Préfecture, alors qu’aucun délit n’a été constaté. Contrairement a certaines rumeurs, aucun des étudiants interpellés n’était masqué. En effet, à l’appel du comité de mobilisation de l’université Paul Valéry – Montpellier 3, un rassemblement était prévu à 8h devant le Rectorat afin de protester contre la tenue délocalisée du Conseil d’Administration dans ce bâtiment. Conformément à la décision prise par les milliers d’étudiants rassemblés en Assemblée Générale, il s’agissait de lutter contre la direction de l’université qui met directement en place les mesures de sélection sociales élitistes à l’entrée de la Licence et du Master.
Alors qu’aucune poursuite n’a été entreprise par le procureur, la garde à vue a duré près de 8h, jusqu’à 15h30. Nous ne pouvons que constater qu’il s’agit là d’une tentative de la Préfecture d’intimider les étudiants mobilisés, dont ceux de notre syndicat. Cette nouvelle pression s’inscrit dans un contexte ou les étudiants mobilisés se trouvent directement menacés d’être délogés de leur propre université par une intervention policière, suite à la demande faite en ce sens par Patrick Gilli, président d’une université ou sa politique est massivement rejetée.
 
L’interpellation abusive du mardi 17 avril fait écho à la rafle policière massive de samedi dernier visant des étudiants aux abords d’un supermarché, près de deux heures après la manifestation, et à l’autre bout de la ville. 41 des 43 personnes avaient été relachées après 23h d’une éprouvante garde à vue, et de sérieux doutes subsistent sur la réalité des faits reprochés aux deux personnes finalement poursuivies par le Tribunal.
 
Comme les étudiants partout en France, nous luttons pour défendre notre droit légitime à un avenir. La brutalité milicienne et les violences policières ne nous ont pas fait taire ces dernières semaines. La violence du gouvernement ne nous arrêtera pas.
Nous continuons à appeler à la poursuite de la mobilisation et à son amplification, jusqu’à ce que les revendications étudiantes soient satisfaites. Nous appelons aussi à la solidarité interprofessionnelle et inter-universités, afin de résister à toutes les formes de répression administrative et policières, et afin de faire converger les luttes contre la sélection et la précarité.
 
Nous avons la ferme volonté de résister !


Répression lors de la manifestation nationale du 14 avril à Montpellier (de nombreux blessés et 43 étudiants nassés et mis en garde à vues)

Prochaines dates :

  •  Mardi 24 avril : blocage de la Faculté des Sciences, et AG à 10h dans l’amphi 5.05

Nos récentes interventions à ce sujet dans les médias :

Imposer la sélection à coups de matraques, le nouveau crédo de Patrick Gilli à l’université Paul Valéry

Alors que le mouvement de grève étudiante contre la sélection s’amplifie à Montpellier comme partout en France, la présidence de l’université Paul Valéry – Montpellier 3 poursuit sa logique élitiste. En effet, ce mardi 10 avril le CÉVU (Conseil des Études et de la Vie Universitaire) devait se réunir, une fois de plus délocalisé hors de l’enceinte universitaire au Rectorat. Cette délocalisation ubuesque ne fait que révéler une fois de plus le mépris de la direction de l’université envers les étudiants, ce qui avait conduit les élus SCUM a réclamer la démission de Patrick Gilli lors de la séance du 13 mars, et surtout aux assemblées générales suivantes du 15 mars (1100 étudiants) puis du 27 mars (3000 étudiants) d’exiger aussi sa démission et de ne plus le reconnaitre comme président d’université. Depuis, il est, d’après ses e-mails, réfugié au Rectorat aux côtés d’une improbable « cellule de soutien psychologique ».

Au programme de cette séance du CÉVU ? Le maintien de la sélection entre le Master 1 et le Master 2 dans une vingtaine de cursus. Un comble lorsqu’on se rappelle que l’argument pour imposer la sélection à l’entrée du Master, l’an dernier, était justement la fin de toute sélection entre le M1 et le M2 !
Mais Patrick Gilli et son équipe ne reculent devant rien pour imposer la sélection sociale à l’université Paul Valéry.

Ce mardi matin, une soixantaine d’étudiants se sont réunis devant le Rectorat afin d’empêcher, la tenue de cet ignoble conseil. Face à trois camions de CRS positionnés, la chaine humaine s’est fait copieusement matraquée sous le regard impassible de deux vice-présidents de l’université. Philippe Joron (vice-président du CÉVU) et Sylvain Durand (vice-président « délégué à la vie de campus »), devaient être bien pressés d’aller voter un tri social de plus, leur chemin étant ouvert par les CRS qui frappaient les têtes des étudiants présents.

Le CÉVU a eu lieu grâce aux matraques, mais cependant une question reste en suspend : Patrick Gilli est-il rentré en cachette par une porte dérobée ou dort-il désormais au Rectorat ?

Partout en France, les directions d’universités tentent d’étouffer le mouvement étudiant, par la violence milicienne (Faculté de Droit de Montpellier, Lille, Strasbourg, Tolbiac) comme par la répression policière (Nanterre, Bordeaux).

Face à la sélection et à la précarité, les matraques ne nous feront pas taire. Au contraire, notre détermination se renforce à mesure que le mouvement étudiant, et plus largement le mouvement interprofessionnel, prennent de l’ampleur. Nous ne nous laisserons pas faire et nous continuerons à combattre pour notre droit à un avenir. Nous avons tout à y gagner !

Syndicat de Combat Universitaire de Montpellier – SCUM
syndicat.scum@live.fr – www.combatuniversitaire.wordpress.com


Les prochains rendez-vous de la semaine :

  • Mercredi 11 avril à 10h, amphi A : Assemblée générale de lutte des étudiants et personnels de l’université Paul Valéry
  • Jeudi 12 avril à 13h devant la Préfecture : Rassemblement pour la justice et pour la sanction des responsables de l’attaque milicienne du 22 mars
  • Jeudi 12 avril à 18h à Paul Valéry : gala interluttes des étudiants de la faculté de droit.
  • Samedi 14 avril à 15h30 au Peyrou : Manifestation nationale appelée par la Coordination Nationale de Lutte (et réunion de la CNL)

Dans les médias :