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Du local au national, les étudiants au cœur des luttes de travailleurs avec le SCUM

Le cortège étudiant mené par le CUM le 10 novembre

Jeudi 10 novembre, le Syndicat de Combat Universitaire de Montpellier – SCUM était présent à la manifestation pour la hausse des salaires à l’occasion de la grève générale. Comme régulièrement nous étions le seul syndicat étudiant présent pour soutenir la lutte contre le gouvernement et la précarité étudiante. 

Grève du 10 novembre : le SCUM a répondu présent contre la précarité.

Nous constatons avec tristesse le désintéressement global des autres syndicats étudiants vis à vis de cette journée de grève, qui étaient absents.

Nous espérons fortement que ce manque d’intérêt n’est que passager. Ces derniers semblent prioriser leur campagne électorale pour obtenir des sièges à l’université Paul-Valéry en dépit de la nécessaire lutte contre les politiques gouvernementales et contre la précarité étudiante. La manifestation de ce jeudi était une réussite, le cortège étudiant mené par le SCUM à su rappeler à coup de slogans les difficultés que connaissent les étudiantes et étudiants aujourd’hui, que ce soit sur la sélection ou sur la précarité.

discours de Livia (porte-parole du SCUM) et remerciements de Serge Ragazzacci (UD CGT 34) envers le SCUM.

A la fin de la manifestation, une prise de parole a eu lieu où Livia, une porte-parole du SCUM, a rappelé l’importance de nos distributions alimentaires pour lutter contre la précarité qui s’accentue en cette période de crise de logement et énergétique, ainsi que notre lutte contre la sélection et notre soutien aux travailleuses et travailleurs en lutte.

Cette prise de parole a été suivie par celle de Serge Ragazzacci, secrétaire général de la CGT Hérault qui a tenu à saluer le SCUM pour le travail que nous effectuons auprès des étudiantes et étudiants de Montpellier.

Au sein du mouvement syndical interprofessionnel, le SCUM porte la voix des étudiants. 

Dernièrement, le SCUM est devenu membre de l’intersyndicale interprofessionnelle de la ville. Nous remercions les syndicats professionnels de nous faire confiance et d’encourager ainsi le travail quotidien que nous entreprenons sur les universités de Montpellier. Le SCUM porte désormais la voix des étudiantes et étudiants au sein de l’intersyndicale et ceci nous permet également de renforcer notre lien déjà fort avec les syndicats professionnels.

Le SCUM représente les étudiants de Montpellier au congrès de la CNT-SO les 11, 12 et 13 novembre

Notre lien avec les syndicats professionnels ne date pas d’hier étant donné que nous sommes depuis 2014 membres de la CNT-Solidarité Ouvrière. À ce titre, une délégation du SCUM est montée ce week-end à Paris au congrès annuel de la CNT-SO. Nous avons à cette occasion adopté plusieurs résolutions pour l’ensemble du syndicat national :

  • Une première motion réaffirme la nécessité de combattre l’extrême-droite par la lutte des classes, dans un contexte ou, à Montpellier comme ailleurs, elle s’organise directement en milice pour attaquer le mouvement social. 
  • Une deuxième motion sur le nécessaire combat écologiste a aussi été adoptée, 
  • Une autre motion mettant en lumière la restriction de l’accès aux droits sociaux  : la réforme de l’assurance-chômage s’ajoute à une logique d’exclusion des plus précaires du système d’aides sociales (CAF, Chômage, Aide à la complémentaire santé, CMU…etc).
  • Enfin, pour rappeler que l’exploitation capitaliste ne s’arrête pas aux frontières, une motion réaffirmant l’ambition internationaliste du mouvement syndical a été adoptée à l’unanimité. 

A l’issue du congrès national de la CNT-Solidarité Ouvrière, nous sommes fiers d’annoncer qu’un membre du SCUM a été nommé membre du Bureau Confédéral national du syndicat interprofessionnel. Le SCUM a aussi fait un don de 500€ à la caisse de grève des agents de nettoyage de Lyon-Perrache, qui sont en grève depuis plus d’un mois.

Face aux politiques précarisantes et brutales menées par le gouvernement, le SCUM continue à défendre et représenter les étudiantes et étudiants ! Au cœur des luttes interprofessionnelles, réaffirmons ensemble notre droit à un avenir !

Syndicat de Combat Universitaire de Montpellier – SCUM
http://www.combatuniversitaire.wordpress.com – syndicat.scum@live.fr


Condamnation de l’Université de Montpellier au Tribunal face aux étudiants refusés en master.

Le Syndicat de Combat Universitaire de Montpellier (SCUM) est fier d’annoncer que les 6 étudiantes et étudiants « sans-fac » ont gagné intégralement leur procès au Tribunal Administratif contre l’Université de Montpellier.

A la suite de l’audience qui s’est déroulée mercredi 26 octobre, le jugement a été rendu ce jeudi 27 octobre : les 6 étudiantes et étudiants doivent être inscrits sous 7 jours, et l’université doit leur payer la somme de 500€ chacun au titre de L761-1 du code de justice administrative. Ce délibéré, qui sonne comme une véritable claque pour l’Université de Montpellier, est le fruit de l’engagement de l’avocat Florent Verdier, que nous remercions d’avoir accepté de défendre notre cause.

Une sélection illégale en Master.

En effet, l’Université de Montpellier pratiquait une sélection illégale à l’entrée en Master, basée sur des « capacités d’accueil », le nombre de places décidées par Master, qui n’ont jamais été fixées par les instances de l’université (CFVU et CA). Ainsi, les titulaires du diplôme de Licence correspondant n’avaient pas à être refusés en Master à la rentrée 2022 sur la base de ces quotas d’accueil fantômes !

Mais la dérive de cette université dans l’illégalité ne s’est pas arrêtée là. A la suite d’audiences précédemment perdues en juillet puis octobre face à des étudiantes et étudiants refusés en Master, l’Université de Montpellier (UM) est allée plus loin dans le cynisme. En effet, le 18 octobre 2022, le Conseil d’Administration de l’établissement a voté la mise en place de ces capacités d’accueil … après la fin de la campagne de candidatures et même après la fin de la période d’inscription. Ainsi, l’Université de Montpellier a tenté ici de modifier les règles du jeu, après la fin de la partie. Cette université, pourtant présidée par un enseignant en Droit, Philippe Augé, a littéralement jeté à la poubelle un des principes les plus élémentaires du droit : la non-rétroactivité.

Une université à la dérive ?

Cette récidive dans l’absurdité démontre qu’il ne s’agit pas seulement d’actions désespérées d’une université à la dérive, qui ressemble de plus en plus à un château de cartes prêt à s’effondrer, masqué derrière le paravent de classements internationaux trompeurs.

Ici, il s’agit d’une université, de sa présidence, de ses composante et de la majorité de ses enseignants, complètement enfermés dans l’idéologie la plus aveugle. Ce que l’Université de Montpellier a démontré, c’est qu’elle est prête à s’adonner aux pires pratiques illégales afin de servir son idéologie d’une sélection sociale brutale et élitiste.

Nous le rappelons encore une fois, la sélection sociale à des conséquences graves sur les étudiantes et étudiants. Elle les prive d’un accès à leurs études, mais aussi de l’accès aux bourses, au logement étudiant, et conduit à l’expulsion du pays pour les internationaux titulaires d’un visa étudiant.

Plus de 83 % de sans-fac inscrits dans les deux universités de Montpellier.

Le Syndicat de Combat Universitaire de Montpellier – SCUM se félicite d’avoir arraché, par une forte mobilisation associée à un important travail institutionnel et juridique, l’inscription au total de 84,21 % des étudiantes et étudiants « sans fac » de l’Université de Montpellier, soit 16 personnes sur 19.

Cette victoire s’ajoute à la victoire dans l’autre université de la ville, l’université Paul-Valéry Montpellier 3, ou le SCUM a fait inscrire 83% des étudiants refusés en Master suite à une forte mobilisation.

Alors que le gouvernement prévoit d’accroître la sélection sociale avec la mise en place de « Parcoursup Master » en 2023, nous continuerons à lutter pour le droit de chacune et de chacun à suivre le cursus universitaire de son choix.

Syndicat de Combat Universitaire de Montpellier – SCUM
http://www.combatuniversitaire.wordpress.com – syndicat.scum@live.fr


La victoire du SCUM dans les médias

Mobilisation victorieuse pour les étudiants “sans-fac” : 83% inscrits à l’Université Paul-Valéry, et un procès contre l’Université de Montpellier

Avec 83,78% des étudiantes et étudiants recensés sans affection en Licence et en Master inscrits à l’Université Paul-Valéry cette année, le Syndicat de Combat Universitaire de Montpellier (SCUM) confirme que l’inscription de 75% des “sans facs” l’année précédente n’était pas un coup de chance. C’est grâce à un accompagnement juridique, administratif, mais aussi et surtout grâce à un véritable rapport de force face à la présidence de l’université Paul-Valéry et aux enseignants dirigeants des Masters que le SCUM a réussi à faire inscrire 31 étudiantes et étudiants sans affectation cette année.

Le résultat d’une mobilisation au long cours.

En juin dernier, comme les années précédentes, le SCUM a lancé sa campagne de recensement des étudiantes et étudiants sans fac avec une conférence de presse. C’est plus d’une centaine de personnes qui ont été recensées puis, tout au long de l’été, accompagnées individuellement dans le labyrinthe des recours légaux à leur disposition pour être inscrits. Sans cet accompagnement administratif et juridique, les étudiants sans facs perdent un temps précieux en septembre dans la lutte pour leur inscription.  En parallèle de cela, nous avons monté un dossier avec l’avocat Florent Verdier pour les étudiantes et étudiants refusés par l’Université de Montpellier pour attaquer l’établissement en justice autour d’une faille juridique. D’ores et déjà, deux procès ont été gagnés depuis juillet, et face à cette bérézina juridique, l’Université de Montpellier a subitement décidé d’inscrire une partie des étudiantes et étudiants sans affectation en Master, mais refuse encore d’en inscrire la moitié.

À la rentrée, une soixantaine d’étudiantes et d’étudiants des deux universités de la ville restaient encore sans solution de poursuite d’études. Ils se sont réunis, durant trois semaines chaque vendredi, lors de réunions organisées par le syndicat étudiant, pour définir les actions à mettre en œuvre et faire un bilan de l’avancée des dossiers. En seulement quelques semaines, les “sans facs”, aux côtés du SCUM, ont obtenu un rendez-vous au Rectorat suite à un rassemblement, sollicité individuellement les directeurs de master, envahit le Conseil des Etudes (CEVU) de Paul-Valéry ainsi que le Conseil académique de l’Université de Montpellier, fait des interventions médiatiques, organisé un rassemblement devant la présidence et négocié directement avec les présidences des deux universités. La qualité des échanges avec les présidences, notamment celle de l’université Paul-Valéry, découle directement du travail de fond et du rapport de forces du SCUM.

Une méthode syndicale gagnante, construite sur le rapport de forces.

Ce résultat démontre l’efficacité des méthodes d’action du Syndicat de Combat Universitaire de Montpellier (SCUM). En alliant accompagnement juridique, administratif et action directe, tous les moyens sont utilisés pour lutter et faire inscrire les étudiantes et étudiants. C’est aussi grâce au travail de fond des membres du syndicat qui luttent toute l’année contre la sélection. Mais aussi qui construisent, en parallèle, un rapport de force avec les présidences des universités. A Paul-Valéry, par exemple, le SCUM a évité la suppression de 100 places en licence de cinéma en envahissant le Conseil des Etudes et de la Vie Universitaire (CEVU) en décembre 2021.

Un procès contre la sélection illégale en Master mercredi 26 novembre.

La lutte des étudiantes et étudiants sans facs n’est cependant pas encore terminée. En effet, nous avons initié avec l’avocat Florent Verdier, dans une procédure contre l’Université de Montpellier afin de faire inscrire des étudiantes et étudiants refusés en Master. Lors de deux précédents procès gagnés par Maître Florent Verdier, la sélection en Master pratiquée par l’Université de Montpellier a déjà été reconnue illégale. Ainsi, le refus actuel de l’Université de Montpellier d’inscrire les étudiantes et étudiants “sans fac” accompagnés par le SCUM est non seulement dénué de base légale, mais confine ici à l’arbitraire le plus total. Afin d’imposer une brutale sélection sociale et élitiste, une présidence d’université, comportant une Faculté de Droit, en vient ici à ignorer les règles juridiques les plus élémentaires.

Nous appelons à un rassemblement de soutien mercredi 26 octobre à 14h devant le Tribunal Administratif de Montpellier (6 rue Pitot, tramway Peyrou-Arc de Triomphe). 

Face à la sélection sociale à l’université, le Syndicat de Combat Universitaire de Montpellier continuera à se battre pour l’inscription de toutes et tous dans le cursus de leur choix.

Syndicat de Combat Universitaire de Montpellier – SCUM
http://www.combatuniversitaire.wordpress.com – syndicat.scum@live.fr


Dans les médias :

Midi Libre du 26/10/2022

La ministre Sylvie Retailleau à Montpellier :  interpellée par le SCUM, elle prend la fuite.

Sylvie Retailleau, ministre de l’Enseignement Supérieur, était à Montpellier ce jeudi 13 octobre.

Les étudiantes et étudiants sans-fac et le SCUM (Syndicat de Combat Universitaire de Montpellier) étaient présents pour lui faire entendre les revendications étudiantes : non à la sélection sociale, et non à la mise en place de Parcoursup Master !

La visite de la ministre était l’occasion pour elle de se faire une publicité sur les quelques euros donnés pour la santé étudiante, en guise d’aumône. Aussitôt arrivée au Centre de soins universitaire devant lequel les étudiantes et étudiants du SCUM l’attendaient, la ministre visiblement surprise, s’est littéralement enfuie par une porte dérobée.

Le mépris et la fuite ne pourront pas toujours être là seule réponse du gouvernement face aux revendications étudiantes.

Syndicat de Combat Universitaire de Montpellier – SCUM
http://www.combatuniversitaire.wordpress.com – syndicat.scum@live.fr


L’interpellation de la ministre par le SCUM dans les médias

Les étudiants sans logement envahissent le conseil municipal de Montpellier

Mardi 11 octobre, à partir de 9h du matin, les étudiantes et étudiants sans logement ont déployé des banderoles lors de la séance du conseil municipal pour dénoncer la pénurie de logements étudiants à bas prix sur Montpellier.

Le loyer moyen d’un studio/T1 sur Montpellier est de 446€/mois, alors que la bourse maximale du CROUS, touchée par une minorité d’étudiants (la majorité touchent beaucoup moins), s’élève à seulement 596,5€/mois. Ainsi, le reste à vivre n’est que de 150,5€ pour pouvoir se nourrir, se vêtir, payer ses factures, payer le transport …etc.

Montpellier est la 3ème agglomération la plus chère de France pour se loger, d’après l’Observatoire des loyers (étude de 2020).

« Deux tiers des logements reloués en 2019 ont connu une hausse de leur loyer. Cette part à très fortement progressé sur un an (+ 25 points) », d’après l’Observatoire des loyers.

Le Syndicat de Combat Universitaire de Montpellier – SCUM a recensé 30 étudiantes et étudiants sans logement. L’action de ce jour visait à alerter la mairie et lui demander de trouver des solutions de logement rapide pour ces 30 étudiantes et étudiants.

Nous regrettons que la seule réponse du maire Michael Delafosse ait été d’ordonner, sans aucune discussion, aux policiers de mettre dehors les étudiantes et étudiants sans logement.

Nous dénonçons les violences perpétrées par les policiers municipaux ainsi que le vol par eux d’une banderole.

Les étudiantes et étudiants sans logement, en plus d’être à la rue, seront-ils maintenant frappés et volés lorsqu’ils revendiquent leur droit à un toit sur la tête ?

Sur les 65 membres du Conseil Municipal de Montpellier, pourtant tous membres de partis de gauche, une seule élue, Alenka Doulain, est intervenue en faveur des étudiantes et étudiants sans logement. Les 70 000 étudiantes et étudiants de la ville méritent t-ils si peu d’intérêt et de considération de la part de la municipalité ?

Se loger à Montpellier relève d’un véritable parcours du combattant pour les étudiantes et étudiants, victimes de la pression immobilière qui s’exerce sur la ville.

Cette année encore, le montant des loyers explose, malgré l’annonce par le maire d’un « plafonnement des loyers ». Les promoteurs plus ou moins honnêtes louent désormais de véritables taudis à des prix indécents, pour des étudiantes et étudiants qui n’ont pas le luxe de refuser l’habitat indigne.

Nous rappelons qu’en France, le montant du loyer représente jusqu’à 40 % du budget d’un ménage. Ce pourcentage peut même augmenter jusqu’à 75 % pour les étudiantes et étudiants.

Alors que le gouvernement a baissé successivement le montant des aides aux logement (APL) durant ces dernières années, nous avons constaté des files d’attente de plus en plus longues l’année dernière lors des distributions alimentaires du SCUM, ou plus de 6000 colis ont été distribués.

Les 70 000 étudiantes et étudiants de Montpellier méritent mieux que d’être affamés et sans domicile !

Il est temps que la municipalité et la métropole prennent enfin la mesure de l’urgence de la situation et débloquent les moyens nécessaires. Nous demandons le lancement immédiat d’un programme de construction massive de logements étudiants, en partenariat avec le CROUS. Il y a urgence !

Il y a urgence de loger les 30 étudiantes et étudiants sans logement recensés par le SCUM !

Syndicat de Combat Universitaire de Montpellier – SCUM
http://www.combatuniversitaire.wordpress.com – syndicat.scum@live.fr


L’action du SCUM dans les médias :