Archives du mot-clé Manifestation / rassemblement

« Cas de force majeure » : un petit déjeuner au Conseil d’Administration à Paul Valéry.

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Un « cas de force majeure ».

Aujourd’hui mardi 28 février à l’appel du Syndicat de Combat Universitaire de Montpellier (SCUM), c’était petit déjeuner offert dans la salle du Conseil d’Administration (CA). Devant le président de l’Université nous précisons notre intention. « La sélection à l’université remet en cause le droit à l’accès aux études en France. Nous demandons au Conseil d’Administration de Paul Valéry de reconnaître son incompétence sur ce dossier et de démissionner ». Devant cet événement qualifié de « cas de force majeure » : neuf étudiants munis d’un panier de fruits, de viennoiseries, de boissons et de serviettes en papier rouge disposés avec élégance sur la table, les élus du CA se retranchent dans un autre bâtiment. Portes verrouillés, rideaux tirés, un élu étudiant ne peut pas entrer. D’autres étudiants se placent devant les portes de la salle dans le vacarme. La CGT refuse de forcer un piquet de grève pour collaborer à ce CA grotesque. Sans débat, le vote sur la sélection est approuvé à l’unanimité des élus enseignants et personnels.

Au même moment devant une AG étudiante improvisée la motion demandant la démission du CA est adoptée. A l’issue du conseil, l’élu étudiant demande des explications sur son exclusion. S’ensuit un dialogue surréaliste avec un élu du personnel : « Il fallait toquer pour entrer », « Vu comme on a frappé sur la porte et les murs, vous ne nous avez pas entendu ? » « Ben si… » « Et alors ? ». A l’issue du vote la direction reconnaît son incompétence en invoquant le manque de moyens, mais refuse de démissionner. Peu après, Patrick Gilli, président de la fac de Lettres, accepte finalement, après s’être bunkérisé, des discussions d’après vote sans enjeu avec des étudiants inquiets pour leur avenir.

Pour la suite, rendez-vous mercredi 8 mars, 8h, devant l’université, pour taper fort contre la sélection.

Syndicat de Combat Universitaire de Montpellier – SCUM
syndicat.scum@live.fr – www.combatuniversitaire.wordpress.com

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Le président de la fac boude nos croissants

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Sélection en Master : la présidence de l’université Paul Valéry s’enferme dans sa tour d’ivoire !

c3k22nqwiaac2pqCe mardi 21 février, le Conseil des Études et de la Vie Universitaire (CÉVU) de l’Université Paul Valéry – Montpellier 3 devait voter, sur proposition de la présidence, les modalités drastiques de sélection et les quotas d’accueil à l’entrée du Master 1 pour la rentrée 2017. En effet, les ambitions élitistes de la direction de l’université se sont trouvées confortées il y a quelques mois, lorsque le gouvernement a autorisé la pratique de la sélection en Master. Patrick Gilli, président de l’université, a sauté sur l’occasion et à immédiatement proposé une batterie de critères sélectifs tellement durs que certains virent à l’absurdité. Ainsi, dans plusieurs masters, on découvre que des critères sont rétroactifs, avec la prise en compte du parcours de la licence !

Le fait que le CÉVU, ce mardi matin, ait voté une vague motion, que nous avons signé, mais ne l’engageant absolument à rien, n’arrivera pas à masquer la surdité complète de la direction de l’université face aux revendications étudiantes. En effet, une trentaine d’étudiantes et d’étudiants, ayant décidé de s’inviter au sein de l’instance pour faire entendre leur voix, se sont retrouvés nez à nez avec les agents « sécurités incendie », utilisés par le président de l’université comme son service de sécurité personnelle. Ce point nous semble assez révélateur de la mentalité qui prévaut dans les hautes sphères de l’université. Désormais, on n’hésite plus à instrumentaliser le statut précaire de certains personnels pour leur faire accomplir une besogne qui ne figure pas dans leurs attributions. Aujourd’hui, les étudiants ont compris que le temps de la négociation est terminé, et qu’il est illusoire de tenter de nous faire croire en la bonne volonté de la direction et de ses alliés.

Rappelons-nous que c’est une intense mobilisation durant l’automne 2016, menée par le Syndicat de Combat Universitaire (SCUM), en faveur d’une vingtaine d’étudiants « sans-fac » dont l’inscription était refusée en Licence, qui a fait plier la direction de l’université jusqu’à la victoire.

Face à la sélection sociale opérée par la direction de l’université Paul Valéry, nous resterons combatifs et appelons à intensifier les actions et mobilisations suite aux Assemblées Générales qui se tiendront lundi 27 février à 17h et mardi 28 février à partir de 8h sur le parvis des amphithéâtres ABC.

Syndicat de Combat Universitaire de Montpellier – SCUM
syndicat.scum@live.frhttp://www.combatuniversitaire.wordpress.com

Sélection en Master : « une fabrique de l’échec »

marseillaise7fev2017-une Ce mardi 7 février, la mobilisation contre la sélection à l’université Paul Valéry fait la Une du journal « La Marseillaise ». L’occasion pour le Syndicat de Combat Universitaire de Montpellier (SCUM) de rappeler les conséquences de la sélection pour les étudiants, de promouvoir la pétition unitaire et surtout d’appeler aux prochaines mobilisations les 21 et 28 février prochains.marseillaise7fev2017-art– Pour lire l’article sur le site du quotidien « La Marseillaise », cliquez ici : http://www.lamarseillaise.fr/herault/education/57294-montpellier-tensions-autour-de-la-selection-a-l-entree-en-master

 

Contre la sélection ! Assemblées et actions prévues les 21 et 28 février

c3latvwweaeesz5-jpg-largeL’assemblée générale s’est tenue ce mercredi 1er février à l’université Paul Valéry, et elle a rassemblé entre 100 et 150 étudiants et personnels. Il a été décidé de combattre la sélection à l’université en menant des actions fortes face à la direction de l’université, qui a imposé des modalités de sélection et des quotas d’accueil en Master 1. Après l’assemblée, une déambulation revendicative a eu lieue en début d’après-midi dans l’université afin d’intervenir dans les amphithéâtres et dans le resto U pour appeler aux prochaines actions. Si les étudiants ont accueilli les interventions avec des applaudissements en amphis, il n’en a pas été de même au resto U avec un des responsables du CROUS, qui a tenté d’empêcher l’intervention publique des étudiants mobilisés. L’intervention a quand même eu lieue sous les applaudissements des étudiants attablés.

c3k22nqwiaac2pqCompte rendu de l’Assemblée Générale (AG) du mercredi 1er février 2017 contre la sélection en master (publié par la page Facebook « Etudiants pas contents ») :

—- INFOS : —-

– Les critères de sélections et les quotas d’accueil en Master ont été décidés lors du CEVU (Conseil des Etudes et de la Vie Universitaire) du 17 janvier, dans toutes les filières sauf en psychologie. En psycho, ça sera voté le 21 février. Puis tout sera validé par le Conseil d’Administration de l’université le 28 février.
– Mouvements qui débutent dans plusieurs universités : Assemblées générales à Bordeaux (projet de blocage du CA), Nantes, Toulouse (200 personnes) …etc.
– Collectif National Unitaire avec pétition ouverte à tous (https://www.change.org/p/sélection-à-l-université-non-merci)
– Groupe Facebook pour s’organiser : Licence Selection Master 1

—- RELEVÉ DE DÉCISIONS : —-

– Mot d’ordre pour le retrait de la loi autorisant les université à pratiquer la sélection en Master.

– Prochains rendez-vous :
> Mardi 21 février à 8h, parvis des amphis ABC : assemblée puis rassemblement/intervention collective à l’occasion CEVU (Conseil des Études et de la Vie Universitaire) Evenement Facebook : AG et action contre la sélection à l’université ! (1er round)

> Mardi 28 février à 8h, parvis des amphis ABC : assemblée puis rassemblement/intervention collective lors du CA (Conseil d’Administration). Ce CA a prévu de voter les modalités de sélection et les quotas de Masters sur Paul Valéry. Evenement Facebook : AG et action contre la sélection à l’université ! (2nd round)

> Partir en manifestation juste après l’AG dans la fac/déambulation pour exprimer notre refus de la sélection et informer les étudiants. La déambulation a été joyeuse aux cris de « non à la sélection » et « étudiants pas contents ! ». Interventions au resto U et dans les amphis, bien accueillis des étudiants et professeurs.

Il a aussi été évoqué par les participants à la déambulation à travers l’université de se réunir de façon hebdomadaire tous les mercredi à 12h sur le parvis des amphithéâtres ABC.

Sélection illégale: procès contre l’université Paul Valéry mardi 6 décembre

Lors de la rentrée 2015, l’Université Paul Valéry – Montpellier 3 avait refusé d’inscrire un étudiant en première année de sociologie, prétextant un « niveau insuffisant », alors même qu’il avait le baccalauréat, seule condition légale pour intégrer une première année de licence.
Ce cas de sélection, illégal pour une première année de licence, a été porté en justice par le SCUM, et connaîtra son jugement ce 6 décembre 2016.
 
Nous appelons à un rassemblement de soutien mardi 6 décembre à 10h00, devant le Tribunal Administratif de Montpellier, 6 rue Pitot (arrêt de tramway Peyrou – Arc de Triomphe, ligne 4).
 

Quotas d’accueil : l’Université Paul Valéry s’engage toujours plus loin dans la sélection sociale

rassemblement-15nov16-1 Ce mardi 15 novembre, la direction de l’Université Paul Valéry – Montpellier 3 a fait adopter en CÉVU (Conseil des Études et de la Vie Universitaire) des quotas d’accueil dans 11 filières. Contrairement à ce que la direction avait avancé lors de la mise en place des premiers quotas en 2013, l’université baisse les effectifs dans nombre de filières dès la première année de licence. Cinéma et psychologie sont les plus impactées, avec 50 places supprimées. Des quotas d’accueil font aussi leur apparition en AES à Béziers, contre l’avis des enseignants responsables du cursus, ainsi qu’en sciences sociales. Alors que les 15 élus étudiants, dont les élus SCUM et indépendants, ont voté contre ce renforcement de la sélection, les 19 enseignants et personnels présents ont voté pour ces quotas.

A l’initiative du Syndicat de Combat Universitaire de Montpellier (SCUM), un rassemblement s’est tenu en fin de matinée, soutenu par le syndicat CGT des personnels et enseignants. Les étudiants et personnels présents demandaient la fin des mesures de sélection appliquées en licence, ainsi que la non application des récentes directives gouvernementales restreignant l’accès au master. Concernant ce second point, le président de l’université, Patrick Gilli, a confirmé que la sélection en master sera votée lors du prochain CEVU en décembre.

rassemblement-15nov16-2L’Université Paul Valéry – Montpellier 3 s’était déjà illustrée cet été en fixant discrètement des quotas d’accueil sur le logiciel d’inscription « Admission Post-Bac », allant même jusqu’à fermer le logiciel pour les étudiants en réinscription. Ainsi, après avoir délibérément et arbitrairement mis en place des quotas d’accueil en première année de licence, de façon légale comme illégale, l’Université Paul Valéry confirme sa volonté d’aller toujours plus loin en matière de sélection sociale.

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Interview TV du porte-parole du SCUM

Nous rappelons que l’université conditionne l’accès à l’obtention de diplômes, mais aussi à une protection sociale et à des bourses. Ainsi, la mise en place et la pérennisation de quotas d’accueil à l’Université Paul Valéry, en plus d’enfreindre le droit à l’accès à l’établissement supérieur de son choix, revient à volontairement maintenir des jeunes dans une situation de précarité, sans aucune chance de s’en sortir via l’obtention d’un diplôme.

Ce n’est pas aux étudiants, en particulier aux plus précaires, de payer les pots cassés des ambitions élitistes d’une direction d’université coupée de la réalité. La mobilisation contre la sélection ne fait que commencer.

Syndicat de Combat Universitaire de Montpellier – SCUM
http://www.combatuniversitaire.wordpress.comsyndicat.scum@live.fr

 

Sélection à l’université : le gouvernement l’entérine en Master, l’Université Paul Valéry la pousse jusqu’en Licence !

non-a-la-selectionDepuis quelques années, plusieurs universités françaises ont mis en place des quotas d’admission dans certaines de leurs filières. Alors même que l’université se présente comme un service public ouvert à tous et censé ouvrir les portes de la connaissance et de la réussite au plus possible d’élèves. Celle-ci est en train de devenir de plus en plus sélective aussi bien en licence qu’en master. Pourtant, selon l’article L.612-3 du code de l’éducation, l’inscription à l’université est un droit pour tous les titulaires du baccalauréat et à ceux possédant une équivalence qui justifierait l’absence de ce diplôme. Tout candidat peut normalement s’inscrire dans l’établissement qu’il souhaite du moment qu’il est passé au préalable passé par « Admission Post Bac », un site internet gouvernemental censé fluidifier l’orientation des néo-bacheliers dans les établissements d’enseignement supérieur. La sélection en L1 est donc illégale dans les universités, aucun ministre n’ayant établi de réglementation du nombre d’étudiants pouvant rentrer dans chaque université.

L’Université Paul Valéry, précurseur de la sélection illégale ?

Pourtant, la sélection illégale est pratiquée de plus en plus massivement par l’université Paul Valéry – Montpellier 3. Déjà, en novembre 2013, des quotas d’admission ont été mis en place en première année de Licence dans 6 filières (psychologie, AES, info-com, cinéma, arts plastiques et théâtre), ce qui n’a pas empêché l’université, lors de la rentrée 2015, de refuser un étudiant en première année de sociologie. Ce cas de sélection illégale, porté en justice par le SCUM, connaîtra son jugement le 6 décembre prochain. Au cours de l’été 2016, l’université Paul Valéry est allée encore plus loin en fixant arbitrairement des quotas d’inscription sur le logiciel « APB », et certaines filières ont même été tout bonnement supprimées du logiciel « APB » pour les étudiants en réinscription ! Ainsi, la direction de l’université Paul Valéry – Montpellier 3 n’hésite pas à se mettre dans l’illégalité la plus totale afin de mener une véritable politique de sélection sociale.

Des avancées grâce à la lutte

Dans cette université, après deux mois de lutte, le combat pour l’inscription des sans fac est en train de connaître son dénouement. Au cours de cette longue mobilisation, une belle solidarité s’est installée face à la politique illégale de sélection sociale opérée par l’université Paul Valéry. Les sans fac ont pu compter sur l’aide et le soutien sans faille du Syndicat de Combat Universitaire de Montpellier (SCUM), seul syndicat étudiant à s’être vraiment impliqué dans cette lutte, qui symbolise le chemin qu’il reste à faire pour défendre les étudiants face à la tendance élitiste dont font preuve de plus en plus les apprentis patrons des facultés françaises.

Cette longue mobilisation en défense des étudiants précaires refusés par l’université a permis à près de 79% d’entre-eux d’obtenir leur inscription dans la filière de leur choix.

Aujourd’hui la sélection en Master, demain dans toutes les licences ?

La réussite de cette mobilisation n’occulte pas que de façon plus large, la lutte contre la sélection n’en est qu’à son commencement, puisque le 11 octobre, la sélection sur dossier pour l’entrée dans tous les Masters a été votée lors d’une séance du CNESER (Conseil National de l’Enseignement Supérieur et de la Recherche). Cette instauration officielle de la sélection en Master se ferait, d’après les organisations ayant discrètement négocié avec le gouvernement (UNEF, FAGE et PDE côté étudiants, et SGEN-CFDT, UNSA et SNESUP-FSU côté enseignants), en échange d’un obscur droit « opposable » à la poursuite d’études. Or, en réalité, ce droit « opposable » est un véritable cadeau offert aux universités adeptes de la sélection, en les libérant de l’obligation d’inscrire dans un de leurs Master celles et ceux qui auront été refusés. Ainsi, ce sera au rectorat de proposer trois offres de poursuite d’études, sans aucune garantie que ces offres soient en adéquation avec le cursus et les vœux des étudiants. Ces derniers se verront ainsi relégués dans des « masters poubelle » développés par les universités pour les recalés de la sélection. Ainsi, cette légalisation de la sélection en Master va entraîner un développement exponentiel du nombre de formations de seconde zone pour les élèves étant passés sous les fourches caudines de la sélection, souvent les étudiants les plus précaires. L’aide à la mobilité vaguement évoquée ne rend pas pour autant plus acceptable les déplacements forcés des étudiants que cet accord va entraîner. Encore une fois, ce sont les étudiants les plus précaires qui paieront les pots cassés de ces mesures.

Mobilisation mardi 15 novembre à l’Université Paul Valéry

Mardi 15 novembre, la direction de l’université Paul Valéry – Montpellier 3 va profiter de ce contexte pour pérenniser, voire amplifier les mesures de sélection qu’elle applique déjà en première année de licence. En effet, il est prévu que les quotas d’accueil mis en place en 2013 soient revotés en CÉVU (Conseil des Études et de la Vie Universitaire). Il est à craindre que par cette manœuvre, le président de l’université, Patrick Gilli, ne cherche en réalité qu’à donner une couverture démocratique aux quotas d’accueil déjà mis en place arbitrairement dans toutes les filières durant l’été 2016 sur le logiciel d’inscription « Admission Post Bac ».

La mobilisation de la rentrée 2016 pour l’inscription des sans fac l’a démontré avec brio, c’est par la lutte que nous pourrons contrer les politiques de sélection sociale à l’université.

Contre la sélection, que ce soit celle illégalement pratiquée par la direction de l’université Paul Valéry – Montpellier 3, comme celle décidée par le gouvernement à l’entrée en Master, nous appelons à un rassemblement, mardi 15 novembre à partir de 11h30, devant la Bibliothèque Universitaire de l’Université Paul Valéry.

Syndicat de Combat Universitaire de Montpellier – SCUM
http://www.combatuniversitaire.wordpress.comsyndicat.scum@live.fr