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Calendrier universitaire et sélection en Master 2 votés en CÉVU : le président de l’université Paul Valéry méprise encore une fois les étudiants.

Ce mardi 18 avril se tenait le Conseil des Études et de la Vie Universitaire (CÉVU). Deux principaux points étaient à l’ordre du jour : le projet de calendrier universitaire pour l’année 2017-2018 et les critères et quotas de sélection à l’entrée de plusieurs Masters 2.

Le calendrier universitaire imposé par la direction de l’université Paul Valéry pour l’année 2017-2018

Le calendrier proposé par la présidence de l’université déplace la seconde évaluation du premier semestre à la fin du second semestre, entre le 30 avril et le 18 mai, suivie de la première évaluation du second semestre, puis jusqu’au 8 juin de la seconde évaluation du second semestre. Toutes les secondes évaluations se tiendront ainsi en fin d’année universitaire, durant un mois complet. Cette modification du calendrier universitaire a un impact fortement négatif sur l’organisation des révisions, sur l’orientation et sur la garantie du tiers-temps pour les étudiants handicapés. Depuis le mois de mars, le Syndicat de Combat Universitaire de Montpellier (SCUM) se mobilise afin de faire modifier ce projet de calendrier. Notre pétition demandant le maintien de la seconde évaluation du premier semestre en février a récolté près de 1200 signatures d’étudiants, et les élus SCUM et indépendants ont multiplié les rendez-vous avec les élus enseignants et personnels du CÉVU, afin de réaliser un nouveau projet de calendrier. Le président de l’université, Patrick Gilli a refusé de soumettre ce projet de calendrier au vote malgré notre demande, et n’a proposé au vote que sa version. Il s’agit là d’un mépris flagrant vis à vis des élus étudiants qui ont travaillé durant près d’un mois dans un esprit constructif sur une nouvelle version du calendrier, en associant à leur réflexion les élus enseignants et personnels. Malgré le soutien des autres élus étudiants, et pour la première fois, de plusieurs élus enseignants à la version du calendrier réalisée par les élus SCUM et indépendants, le calendrier proposé par le président a été adopté par le CÉVU pour l’année 2017-2018.

L’autre point important de ce CÉVU du 18 avril portait sur les critères et quotas de sélection en Master 2. Les élus SCUM et indépendants ont été stupéfaits de constater que la direction de l’université persiste, malgré ses promesses antérieures, à maintenir une sélection entre le Master 1 et le Master 2 dans de nombreuses filières, dont la totalité des masters de psychologie et plusieurs masters professionnels (comme le DAPCE et le master Métiers de la production, par exemple). Là aussi, sans davantage écouter les arguments des élus étudiants, le président de l’université a fait passer la mise en place de la sélection dans ces Masters 2 au pas de charge.

Le Syndicat de Combat Universitaire de Montpellier (SCUM) constate, une fois de plus, que la présidence de l’université Paul Valéry – Montpellier 3 s’illustre par son refus du dialogue et son mépris des étudiants. Il s’agit ici d’une nouvelle confirmation que seule l’instauration d’un véritable rapport de force face à la direction sera à même de garantir les intérêts des étudiants. Pour cela, nous appelons à participer à l’Assemblée Générale décidée par le Comité de Grève, mardi 25 avril à 10h sur le parvis des amphithéâtres ABC.

Syndicat de Combat Universitaire de Montpellier – SCUM
syndicat.scum@live – http://www.combatuniversitaire.wordpress.com

Sélection à l’université Paul Valéry : ensemble, faisons plier la direction !

Depuis plusieurs mois, la mobilisation continue contre la sélection à l’entrée du Master, décidée par la direction de plusieurs université, dont Paul Valéry – Montpellier 3. Partout en France, des étudiants se mobilisent contre la sélection. A Toulouse, la direction de l’université a reculé face à la détermination des étudiants, et la sélection ne sera pas mise en place cette année.

A Montpellier, jeudi 30 mars, une poignée d’irréductibles étudiants contre la sélection s’est retrouvée, dès 7h du matin, nez à nez avec un important dispositif de sécurité et du président de l’université. En cause, le vote, la semaine dernière, par une Assemblée Générale d’étudiants, de la mise en place d’un blocage de l’université. Afin d’éviter un affrontement entre étudiants et personnels précaires, le blocage s’est mué en barrage filtrant. Il est assez révélateur qu’une fois de plus, Patrick Gilli, le président de l’université, se soit cru autorisé à transformer les agents « sécurité incendie » en milice personnelle. C’est sous leurs yeux que s’est déroulé une Assemblée Générale étudiante. Il a été décidé de former un comité de grève afin de préparer la suite de la mobilisation et se donner les moyens d’établir un véritable rapport de force contre la direction. Une table d’information sera mise en place tous les midi devant la Bibliothèque Universitaire, et la date de la prochaine Assemblée Générale est fixée pour mardi 4 avril à 10h sur le parvis des amphithéâtres ABC.

Alors que toutes les motions et demandes de négociation ont échoué, la possibilité demeure de faire reculer la mise en place de la sélection. Pour cela, il est indispensable d’accentuer la pression contre la présidence de l’université. Ensemble, tout devient possible !

Syndicat de Combat Universitaire de Montpellier – SCUM
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Contre la sélection : blocage de l’université Paul Valéry jeudi 30 mars

Ce jeudi 23 mars, un rassemblement s’est tenu contre la sélection à l’université Paul Valéry, suivi d’une marche en direction du bâtiment de la présidence. Suite à l’échec de l’envoi d’une délégation auprès de la présidence de l’université, qui a préféré encore une fois se barricader plutôt que de recevoir des étudiants, une Assemblée Générale s’est tenue et a décidé de la tenue d’un blocage de l’établissement jeudi 30 mars à partir de 7h.

Intervention dans un cours pour diffuser le préavis de blocage.

Suite à cette assemblée, des étudiants en Master 1 de Psychologie, soutenus par le Syndicat de Combat Universitaire de Montpellier (SCUM), sont allés faire le tour des cours et amphithéâtres afin d’informer de la tenue du blocage. Nous publions ici le préavis de grève :

— Préavis de blocage —

L’Assemblée Générale étudiante du 23 mars a voté à la quasi unanimité le blocage total de l’université Paul Valéry jeudi 30 mars et un agenda visant à relayer l’information jusqu’à cette date, par des interventions en amphithéâtres.

JEUDI 30 MARS A 7H, DEVANT L’ENTREE PRINCIPALE DE L’UNIVERSITE PAUL VALERY.

L’évènement Facebook pour s’organiser : https://www.facebook.com/events/456640291334423/

Le tract de la journée de jeudi :

Lutte contre la sélection : une « Journée Portes Fermées » à l’Université Paul Valéry

Ce mercredi 8 mars, l’université Paul Valéry – Montpellier 3 organisait sa « Journée Portes Ouvertes », vaste opération de communication en direction des futurs bacheliers. Ceux-ci, ainsi que les étudiants et enseignants, ont eu la belle surprise de tomber sur une université complètement bloquée aux alentours de 8h. Une « Journée Portes Fermées », soutenue par le SCUM (Syndicat de Combat Universitaire de Montpellier) et la CGT perturbe le marketing publicitaire programmé par la direction de l’université. Les étudiants mobilisés contre la sélection à l’université ne désarment pas et diffusent, devant les grilles cadenassées, un tract corrosif intitulé « Journée Portes ouvertes …Mais pas pour tout le monde ! », dénonçant la sélection en Licence déjà pratiquée, et celle prévue par l’université en Master pour la rentrée 2017.

Les agents de la Brigade Anti-Criminalité (BAC), arrivent sur place par hasard, puisque le président de l’université, Patrick Gilli prétend ne pas les avoir appelés. Ces policiers n’ayant aucun motif d’intervention, le président décide donc, 20 minutes plus tard, de débarquer en personne escorté d’agents « sécurité incendie » utilisés en vigiles pour l’occasion. Les chaînes sont brisées à la pince monseigneur, pendant que le président tente un petit coup de pression sur une syndicaliste du personnel : « Vous ne devriez pas être au travail à cette heure ? », lui assène-t-il, plein de morgue. « Je suis en grève », lui répond la syndicaliste, pas vraiment impressionnée par la tentative d’intimidation.

Aussitôt ouvert, le célèbre portail Vasarely, est refermé, et la « Journée Portes Fermées » reprend de plus belle, avec cependant un petit accès maintenu ouvert. En cette journée internationale des droits des femmes, quoi de plus pertinent que des étudiantes bloquant leur université et luttant pour leur droit à un avenir ?

Encore une fois, une semaine après l’occupation du Conseil d’Administration par un petit-déjeuner, le mouvement contre la sélection universitaire a surpris et déstabilisé la direction de l’Université Paul Valéry. Et ce n’est qu’un début !

Syndicat de Combat Universitaire de Montpellier – SCUM
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7 et 8 mars : conditions de travail et conditions d’études, même combat !

arton471Mardi 7 mars, les salariés de la fonction publique appellent à une journée de grève et de mobilisation afin de dénoncer la dégradation de leurs conditions de travail. La Coordination Nationale Infirmière (CNI) tire la sonnette d’alarme dans son communiqué d’appel à la grève : « Quels que soient nos secteurs d’activité, les témoignages mettent en exergue une dégradation des conditions d’exercice menaçant des vies de soignants mais aussi d’usagers. Jamais la profession n’avait connu une telle souffrance au travail (suicides, dépressions, épuisement professionnel, stress). »

Ce constat est valable dans tous les domaines. A l’université Paul Valéry, les personnels font face à une pression accrue de la part de la direction. Le nouveau système de primes (la RIFSEEP) mis en place met désormais les personnels en concurrence entre eux afin d’obtenir les bonnes faveurs de leurs supérieurs hiérarchiques. Dans le secteur privé, la situation déjà peu reluisante se détériore de façon continue : l’application de la Loi Travail isole et précarise davantage les salariés.

Pour les étudiants, c’est la double peine qui s’applique. En effet, aux conditions de travail dégradées des étudiants salariés s’ajoute désormais leur mise en concurrence forcée avec la décision des directions d’université de mettre en place des critères arbitraires et des quotas à l’entrée du Master. Mais cette fuite en avant élitiste des présidences d’université ne connaît plus de limites. Ils réclament désormais le droit de mettre en place une sélection officielle dès l’entrée en Licence, alors même que certains, à l’image de l’Université Paul Valéry – Montpellier 3, avaient déjà commencé à le faire de façon plus ou moins légale. Pendant que les présidents d’université jouent à la roulette russe avec l’avenir des étudiants, ceux-ci font face, en plus d’une précarité accrue, à des conditions d’études de plus en plus difficile. Toujours à l’université Paul Valéry, certains cours se déroulent en plein hiver sans chauffage, avec des températures inférieures à 10°C.

Ce constat d’une dégradation générale des conditions de travail et d’études ne doit pas nous plonger dans la résignation et l’impuissance. Au contraire, c’est notre capacité collective à créer des rapports de force, à l’image des femmes de chambre de plusieurs hôtels marseillais qui ont obtenu ces dernier mois des augmentations de salaire et de meilleures conditions de travail, grâce à la grève menée avec le syndicat CNT-SO (auquel le SCUM est affilié). Mardi 28 février, c’est une poignée de « bruncheurs » qui a réussi à faire fléchir le Conseil d’Administration de l’université Paul Valéry, qui s’est bunkerisé dans un autre bâtiment pour décider de la sélection en Master.

A Montpellier, nous appelons à deux journées de mobilisation large, afin de combattre la dégradation des conditions de travail et d’études.

  • Mardi 7 mars à 10h30, au départ de la place de la Comédie, une manifestation interprofessionnelle aura lieue, suite à l’appel de l’intersyndicale nationale.
  • Mercredi 8 mars, à partir de 8h, devant le portail principal de l’Université Paul Valéry, un piquet de grève se tiendra toute la journée afin de faire pression sur la direction de l’université, contre la sélection mais aussi contre la mise en concurrence des personnels entre-eux.

Syndicat de Combat Universitaire de Montpellier – SCUM
syndicat.scum@live.fr – www.combatuniversitaire.wordpress.com

« Cas de force majeure » : un petit déjeuner au Conseil d’Administration à Paul Valéry.

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Un « cas de force majeure ».

Aujourd’hui mardi 28 février à l’appel du Syndicat de Combat Universitaire de Montpellier (SCUM), c’était petit déjeuner offert dans la salle du Conseil d’Administration (CA). Devant le président de l’Université nous précisons notre intention. « La sélection à l’université remet en cause le droit à l’accès aux études en France. Nous demandons au Conseil d’Administration de Paul Valéry de reconnaître son incompétence sur ce dossier et de démissionner ». Devant cet événement qualifié de « cas de force majeure » : neuf étudiants munis d’un panier de fruits, de viennoiseries, de boissons et de serviettes en papier rouge disposés avec élégance sur la table, les élus du CA se retranchent dans un autre bâtiment. Portes verrouillés, rideaux tirés, un élu étudiant ne peut pas entrer. D’autres étudiants se placent devant les portes de la salle dans le vacarme. La CGT refuse de forcer un piquet de grève pour collaborer à ce CA grotesque. Sans débat, le vote sur la sélection est approuvé à l’unanimité des élus enseignants et personnels.

Au même moment devant une AG étudiante improvisée la motion demandant la démission du CA est adoptée. A l’issue du conseil, l’élu étudiant demande des explications sur son exclusion. S’ensuit un dialogue surréaliste avec un élu du personnel : « Il fallait toquer pour entrer », « Vu comme on a frappé sur la porte et les murs, vous ne nous avez pas entendu ? » « Ben si… » « Et alors ? ». A l’issue du vote la direction reconnaît son incompétence en invoquant le manque de moyens, mais refuse de démissionner. Peu après, Patrick Gilli, président de la fac de Lettres, accepte finalement, après s’être bunkérisé, des discussions d’après vote sans enjeu avec des étudiants inquiets pour leur avenir.

Pour la suite, rendez-vous mercredi 8 mars, 8h, devant l’université, pour taper fort contre la sélection.

Syndicat de Combat Universitaire de Montpellier – SCUM
syndicat.scum@live.fr – www.combatuniversitaire.wordpress.com

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Le président de la fac boude nos croissants

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