Sélection en Master et orientation dans des voies de garage via Parcoursup : « des motifs de mobilisation »

Ce lundi 17 septembre, jour de rentrée universitaire à l’université Paul-Valéry Montpellier 3, le Syndicat de Combat Universitaire de Montpellier (SCUM) est rapidement revenu, dans le journal « 20 Minutes », sur les pratiques de sélection mises en place par la présidence de cette université. L’opération de communication de Patrick Gilli ne peut effacer la réalité :

« des étudiants dans des voies de garage [à cause de] Parcoursup, et une sélection en master, qui sont des motifs d’appréhension, d’indignation et de mobilisation ».

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Journée d’intégration de l’université Paul Valéry : Merci !

Vendredi 14 septembre, pour la première fois, le Syndicat de Combat Universitaire de Montpellier (SCUM) organisait la journée d’intégration des nouveaux étudiants de l’université Paul Valéry Montpellier 3. Le succès a été au rendez-vous avec une forte affluence.

Jeu de piste de découverte du campus, présentation générale du fonctionnement de l’université (cours, examens, instances, associations étudiantes ..etc), pique-nique géant sur la pelouse principale, et découverte des lieux emblématiques de la ville étaient au programme de cette belle journée ensoleillée. La soirée d’intégration organisée par le SCUM a dépassé toutes nos prévisions avec plus de 400 étudiants. Cette soirée, gratuite, s’est tenue dans des lieux aux tarifs de consommation préférentiels, afin qu’aucun nouveau étudiant ne débute l’année isolé socialement.

Le choix de la gratuité totale.

Dans un contexte ou bien souvent les étudiants se trouvent de plus en plus isolés et précarisés par l’augmentation du coût de la vie et les différentes politiques gouvernementales et des présidences d’universités, le SCUM a lutté de façon concrète contre l’isolement. Pour la journée mais aussi pour la soirée d’intégration, nous avons délibérément fait le choix de la gratuité, plutôt que de faire payer un prix fixe ou libre, car il est capital que tous les étudiants puissent bénéficier de ce type d’évènement.

Le succès de cette journée démontre la pertinence de la démarche syndicale novatrice portée par le SCUM dans les universités montpelliéraines.

Un grand merci aux nombreux étudiants ayant participé à cette journée et soirée d’intégration !

Syndicat de Combat Universitaire de Montpellier – SCUM syndicat.scum@live.frwww.combatuniversitaire.wordpress.com

Journée et soirée d’intégration des nouveaux étudiants vendredi 14 septembre

Nouveau sur le campus ? Un peu perdu dans la fac ?

Le SCUM, syndicat des étudiants de Montpellier, organise une journée d’intégration pour les nouveaux étudiants de l’université Paul, Valéry – Montpellier 3.

Rendez-vous à 9h30 devant l’entrée principale du campus !

Au programme :

  • 9h30: jeu de piste/découverte du campus et présentation des instances et associations du campus.
  • 13h : pique-nique partagé sur la pelouse principale du campus
  • 15h : jeu de piste/découverte de la ville de Montpellier
  • 21h : soirée d’intégration de l’université
    Before au bar «Le Tord Boyaux» (10 rue Anatole France, Tram 3/4 arrêt Observatoire) puis after au Cargo. Tarifs préférentiels sur présentation du flyer du syndicat.

Journée d’intégration gratuite, rendez vous à 9h30 devant la fac. Pour faciliter l’organisation, merci de vous inscrire sur l’événement facebook : https://www.facebook.com/events/261041568072267/


L’agenda de ta rentrée à l’université Paul Valéry :

Du mardi 11 septembre au vendredi 14 septembre : Semaine de pré-rentrée
Le Syndicat de Combat Universitaire de Montpellier (SCUM), tient un stand d’aide aux étudiants à l’entrée de l’université entre 9h et 16h.

Mercredi 19 septembre à 18h, Réunion conviviale et syndicale
Ne restes pas seul sur le campus. Rejoins nous à 18h au local de la CGT de l’université (parvis des amphis ABC)

Mercredi 3 octobre : Assemblée Générale étudiante
A 10h30, dans l’amphi 1 (ex amphi A) de l’université Paul-Valéry Montpellier 3.

Mardi 9 octobre : Mobilisation générale contre la précarité
Manifestation  à partir de 10h sur l’esplanade du Peyrou (tram Peyrou-Arc de Triomphe, ligne 4)


Informations pratiques :

  • Inscription Pédagogique (IP) :
    c’est pour s’inscrire aux examens. L’inscription pédagogique se fait sur l’ENT en septembre.
  • Environnement Numérique de Travail (ENT) : c’est l’espace web de chaque étudiant, avec une boite e-mail, les notes, les certificats de scolarité, et l’inscription aux groupes de TD.
  • TD et CM : Travaux Dirigés sont les cours en petits effectifs. Ils sont notés en contrôle continu donc il faut faire attention à ne pas trop en rater. Les Cours Magistraux sont en amphithéâtres, ils sont notés en fin de semestre lors des « examens gros effectifs ».
  • Sélection : Plusieurs milliers d’étudiants se retrouvent cette année « sans fac », victimes du tri opéré par «ParcourSup» et de la sélection élitiste pratiquée par la direction de la fac. Si tu a été refusé pour une licence ou un master, prends rapidement contact avec nous afin de faire un recours.
  • Exonération / remboursement des frais d’inscription pour les étudiants précaires :
    Le SCUM a obtenu la formalisation d’une commission d’exonération des frais d’inscription, composées de personnels et de représentants étudiants. Nous organisons un dépôt collectif des dossiers. Toutes les infos seront mises en ligne sur notre site web.

Syndicat de Combat Universitaire de Montpellier – SCUM

Le syndicat universitaire local et combatif !

Besoin de conseils, d’aide pour un recours en cas de refus, ou de plus d’informations ? Contacte nous !
syndicat.scum@live.fr – http://www.facebook.com/CombatUniversitaireMontpellier/http://www.combatuniversitaire.wordpress.com

Répression à l’Université Paul Valéry. Impunité pour le commando de la fac de droit. Les syndicats n’acceptent pas le deux poids deux mesures. Arrêt des poursuites contre nos camarades ayant combattu la sélection !

A l’université Paul-Valéry – Montpellier 3, la rentrée débute par une intense répression contre les étudiantes et étudiants qui ont osé, tout au long de l’année dernière, contester les politiques de sélection sociale et élitiste mises en place par la présidence de l’université.

Les syndicats d’enseignants, de personnels et d’étudiants des universités de Montpellier s’élèvent contre la répression pratiquée par Patrick Gilli à l’UM3, et font le parallèle avec l’impunité dont continuent à jouir les participants à l’agression milicienne du 22 mars à la Faculté de Droit et Sciences Politiques.


Répression à l’Université Paul Valéry. Impunité pour le commando de la fac de droit.
Les syndicats n’acceptent pas le deux poids deux mesures.
Arrêt des poursuites contre nos camarades ayant combattu la sélection !

Les organisations syndicales soussignées ont appris qu’en cette rentrée, quatre étudiants et un agent contractuel (également sous statut étudiant) de l’Université Paul Valéry passaient en commission disciplinaire, pour des motifs reliés à leur implication dans les mobilisations de l’an dernier, en particulier contre la mise en place de la sélection via le système Parcoursup. Lire la suite Répression à l’Université Paul Valéry. Impunité pour le commando de la fac de droit. Les syndicats n’acceptent pas le deux poids deux mesures. Arrêt des poursuites contre nos camarades ayant combattu la sélection !

La compensation des notes et les secondes évaluations attaquées : un « arrêté licence » qui fabrique davantage d’échec.

Le 9 juillet, le CNESER (Conseil National de l’Enseignement Supérieur et de la Recherche) examinera le projet d’arrêté Licence, dont la dernière version date du 02 juillet.

De façon complémentaire à la logique déroulée par la mise en place de la sélection en Master en 2017, puis par la généralisation de la sélection en première année de Licence entraînée par le « Plan Etudiants » (ou Loi ORE), cette nouvelle mouture de l’arrêté Licence favorise délibérément la sélection sociale, en créant de l’échec supplémentaire. Le nouveau frein à la réussite est la fin de la compensation « totale » en Licence. Si ce texte est adopté, il sera laissé aux établissements la liberté de bloquer volontairement la compensation entre les UE (Unités d’Enseignement).

L’annonce que la compensation ne serait possible qu’au sein d’un même bloc de « compétences/connaissances » pourrait apparaître justifiée pédagogiquement, mais le diable se cache souvent dans les détails, et le seul cadrage de cette modalité le confirme. Les périmètres des UE et des blocs de compétences devront juste être « clairement identifiés dans les modalités de contrôle des connaissances et des compétences communiquées aux étudiants ». C’est-à-dire que les directions d’universités auront en réalité une liberté totale pour les définir.
Souvenons-nous, lors de l’autorisation de la sélection à l’entrée du Master, il s’agissait de laisser aux universités la même « liberté » de recruter leurs étudiants dans les filières dites « sous tension ». Plus d’un an après, on ne peut que constater qu’une sélection brutale et drastique s’est généralisée dans quasiment tous les Masters d’une écrasante majorité d’universités.

Mais ce projet d’arrêté Licence ne s’arrête pas là dans la fabrique de l’échec, le contrôle continu est renforcé et il est précisé qu’il pourra se faire « en présentiel ou en ligne ». Les étudiants précaires ne disposant pas d’un accès internet apprécieront. Ce texte ouvre aussi davantage la voie à des cours dématérialisés, maquillés ici sous le vocable de « pédagogies diversifiées visant à renforcer les capacités d’apprentissage autonome».
Concernant les secondes sessions d’évaluations, parfois appelées « rattrapages », une large interprétation est laissée aux établissements et le délai actuel de 15 jours pour réviser entre les deux sessions n’est désormais plus mentionné dans ce nouveau texte.

Une autre nouveauté introduite par ce texte, et non des moindres, concerné le contrat pédagogique, renommé (ironiquement ?) « contrat pédagogique pour la réussite étudiante ». Désormais, il n’est plus assuré que l’étudiant aura le dernier mot sur les modalités du contrat. Il est à craindre de voir se développer à travers ce changement un outil de professionnalisation en marche forcée durant la Licence, ce qui empêchera ainsi directement une partie des étudiants d’accéder au master. Pire encore, il est désormais écrit noir sur blanc que « les établissements mettent en place des […] dispositifs d’intégration permettant aux étudiants […] de changer de formation, que ces formations soient internes ou externes à l’établissement. » Il s’agit clairement ici de réorientation forcée, et possiblement en dehors de l’université. En résumé, il sera possible de jeter littéralement des étudiants en difficulté à la rue !

Alors que l’annonce du « Plan étudiants », devenu Loi ORE, annonçait la généralisation d’une sélection sociale et élitiste dès l’entrée en Licence, le projet d’arrêté Licence qui sera soumis au CNESER le 9 juillet va désormais plus loin et réduit drastiquement les chances de réussites des étudiants, tout en fermant progressivement les chances d’atteindre un niveau Master à un nombre de plus en plus élevé.

Nous rappelons que la poursuite d’études et l’accès à un diplôme de l’enseignement supérieur reste une des rares chances, aujourd’hui, d’échapper à une précarité accrue dans le monde du travail. Le gouvernement fait encore une fois le choix, après avoir mis sur le carreau des milliers de jeunes via la plateforme « Parcoursup », de maintenir une génération entière dans la précarité.

Face à ces projets délétères, le Syndicat de Combat Universitaire de Montpellier (SCUM) continuera à se mobiliser et multipliera les actions. Notre avenir nous appartient, et nous sommes prêts à nous battre pour le défendre !

Syndicat de Combat Universitaire de Montpellier – SCUM
syndicat.scum@live.fr – www.combatuniversitaire.wordpress.com


Compléments d’information :

Ce qu’il faut savoir sur la Contribution Vie Étudiante et Campus (CVEC)

La Contribution Vie Étudiante et Campus (CVEC) sera appliquée dès cette rentrée 2018. Il s’agit d’une taxe annuelle obligatoire à régler auprès du CROUS. Introduite par la mise en place du « Plan étudiants », devenu Loi ORE, elle est officiellement destinée à « favoriser l’accueil et l’accompagnement social, sanitaire, culturel et sportif des étudiants et à conforter les actions de prévention et d’éducation à la santé ».

Cette contribution coûte 90€ et doit être acquittée par les étudiants inscrits en formation initiale, en CPGE (Classe Préparatoire aux Grandes Écoles) et par les apprentis.

CVEC est à régler avant l’inscription à l’Université. Le code obtenu sur l’attestation individuelle est obligatoire pour s’inscrire. Même les étudiants exonérés doivent présenter une attestation CVEC.

On peut payer la CVEC depuis le 1er juillet 2018, en se connectant au site web national dédié : http://cvec.etudiant.gouv.fr/ et en suivant les indications mises en ligne.

Les étudiants se trouvant dans les cas suivants sont exonérés du paiement de la CVEC :

  • Étudiant en échange international Erasmus : et si vous avez déjà acquitté les droits de scolarité dans votre établissement d’origine
  • Étudiant déjà inscrit dans une formation : et si vous avez d’jà acquitté la CVEC ; cette contribution n’est à acquitter qu’une seule fois, lors de la première inscription
  • Stagiaire de la formation continue : la contribution n’est due qu’au titre d’une inscription en formation initiale
  •  Les boursiers sur critères sociaux
  • Les bénéficiaires de bourses versées par les régions (pour les étudiants dans des formations paramédicales, sanitaires et sociales)
  • Les réfugiés
  • Les bénéficiaires de la protection subsidiaire
  • Les demandeurs d’asiles bénéficiant du droit à se maintenir sur le territoire

Répression anti-syndicale à l’université Paul Valéry : une commission disciplinaire pleine de surprises

Ce lundi 18 juin, un rassemblement s’est tenu devant le site universitaire Saint Charles de l’université Paul Valéry, à l’appel du SCUM et avec la présence et le soutien du syndicat CGT des universités de Montpellier.
   Surement lui aussi fan de photographie, un agent en civil de la DGSI faisait du tourisme culturel aux abords du rassemblement. Nous espérons qu’il saura apprécier les clichés qu’il a pris à leur juste valeur.
Les étudiants et personnels présents au rassemblement n’ont pas eu le droit d’entrer dans leur propre université, même munis de leur carte étudiante ou professionnelle. Apparemment, la simple présence en solidarité à un rassemblement semble désormais punie d’une privation temporaire d’accès à l’université.
  L’enjeu de la commission de ce lundi matin semblait officiellement simple : entendre différents témoins puis rédiger un rapport qui servira de base lors de la commission de jugement qui aura lieu d’ici deux mois. Après avoir été délibérément empêché de passer ses examens notre camarade risque l’exclusion à vie de tous les établissements d’enseignement supérieur.
Mais cette commission d’instruction n’a fait que révéler le vide du dossier d’accusation et surtout la réelle volonté de répression anti-syndicale de la part de la présidence de l’université.
Il a été souligné l’incohérence du dossier d’accusation, composé notamment d’étranges vidéos, dont une prise avec un smartphone ou on suit notre camarade en train de marcher dans le campus.

Patrick Gilli et son équipe en témoins à charge ?

Surtout, une pratique étrange de la direction a été mise à jour ce lundi : Il s’avère que les seuls « témoins » auditionnés à ce jour par la commission d’instruction sont tous non seulement anonymes, mais en plus seraient tous membres de l’équipe de direction ou de l’équipe de sécurité du campus ! Ainsi, ceux-là même qui convoquent une section disciplinaire et montent un dossier loufoque d’accusation contre notre porte-parole se retrouvent être les « témoins anonymes », et uniquement à charge.
Notre camarade a rappelé que les diverses accusations dont il fait l’objet à titre individuel concernent toutes des actions et mobilisations syndicales collectives. Il s’est donc étonné de se retrouver seul mis en cause concernant ces accusations, et a demandé à la commission si c’était par rapport à la médiatisation qu’il a apporté sur les dysfonctionnements et pratiques délétères de la présidence de l’université en matière de sélection, de gestion des cas de harcèlements sexuels ou de remboursement de frais d’inscriptions.
Nous sommes satisfaits de constater que les diverses lettres de soutien reçues par le SCUM et publiées sur notre page facebook ont fait sensation au sein de l’administration de l’université. Jugées violentes, elles ne font en réalité que renvoyer la présidence de l’université à sa propre violence, qui reste pour l’instant sans commune mesure. Nous rappelons que c’est la répression syndicale exercée à notre encontre qui a entraîné cette réaction d’étudiants révoltés par ces pratiques.
Les politiques répressives et élitistes de l’université ne font que radicaliser et renforcer la détermination des étudiants à se battre pour leur droit à un avenir.
A Patrick Gilli et son équipe de direction, nous le réaffirmons : face à la sélection et à la répression, nous n’avons rien à perdre, et tout à gagner !
Syndicat de Combat Universitaire de Montpellier – SCUM

syndicat.scum@live.fr – www.combatuniversitaire.wordpress.com

Pétition ici : https://www.change.org/p/université-paul-valéry-montpellier-solidarité-contre-l-acharnement-sur-le-syndicat-de-combat-universitaire-de-montpellier

Le rassemblement dans les médias :

Journal 20 Minutes du 18/06/2018

Série de lettres ouvertes adressées à la direction par des étudiants en soutien  :

Un rassemblement se tiendra aussi jeudi 21 juin à 11h, devant le site St Charles (arret de tram Albert 1er) pour soutenir un étudiant/personnel accusé d’avoir ouvert un portail avec une clé pendant le mouvement étudiant.