Précarité alimentaire : distribution de centaines de colis alimentaires pour les étudiants montpelliérains

La crise sanitaire et sociale que nous vivons depuis le développement de la pandémie de COVID-19 frappe en premier lieu les étudiants, qui constituent déjà une population financièrement fragile. Les pertes d’emploi et de ressources liées aux mesures sanitaires telles que les confinements et couvre-feux ont fortement accru la précarité alimentaire. Une étude du Secours Populaire révèle qu’un Français sur quatre déclare restreindre les quantités dans son assiette et un sur sept sauter des repas. Pour les étudiants, dont plus de 31% vivent sous le seuil de pauvreté, la situation devient de plus en plus alarmante à tous les niveaux. Sur Montpellier, l’augmentation cette année de 227% des demandes d’exonération des frais d’inscription à l’université Paul Valéry témoigne de cette dégradation des conditions de vie des étudiants. 

Face à cette situation, le Syndicat de Combat Universitaire de Montpellier (SCUM) s’est associé avec la Banque Alimentaire 34 et le CROUS Montpellier Occitanie afin d’organiser des distributions alimentaires gratuites en faveur des étudiants précaires. 

Une première distribution alimentaire et de protections périodiques a eu lieu ce mardi 12 janvier au sein de la cité universitaire Boutonnet. Plus de 125 étudiants ont bénéficié de cette initiative de solidarité concrète. 

Au total, il est prévu, pour le mois de janvier, que plus de 250 étudiants précaires bénéficient chaque semaine de colis alimentaires distribués par les militants du SCUM au sein des cités universitaires Vert-Bois et Boutonnet. 

En ces temps difficiles pour beaucoup d’entre-nous, l’entraide est notre force. Si vous voulez aider lors des distributions, n’hésitez pas à nous contacter par e-mail : syndicat.scum@live.fr 

Syndicat de Combat Universitaire de Montpellier – SCUM
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400 étudiants en STAPS entassés en pleine pandémie : à quoi joue l’Université de Montpellier ?

Examen du lundi 4 janvier 2021 dans le gymnase Veyrassi.

De nombreux étudiants de la faculté de sport (STAPS) de l’Université de Montpellier (UM) ont contacté le Syndicat de Combat Universitaire de Montpellier (SCUM) afin de dénoncer la mise en danger délibérée que leur impose leur faculté. 

En effet celle-ci a décidé de convoquer plusieurs centaines d’étudiants, au mépris des gestes barrière, dans un lieu fermé et non-aéré, pour plusieurs examens universitaires en janvier. Rien n’obligeait une telle modalité d’examen, puisque les évaluations se font à l’écrit, sur table. Aucune solution n’a été proposée aux étudiants ayant contracté le COVID-19. Ainsi, comme ils n’auront pas de session de remplacement, ils se retrouvent obligés d’assister aux examens et de venir se mélanger à des centaines d’autres étudiants pendant plusieurs heures, dans un espace fermé et non-aéré. 

Les premiers retours de l’examen du lundi 4 janvier sont édifiants, comme en attestent plusieurs photos et vidéos : étudiants collés les uns-aux autres lors de l’attente de leur placement, absence d’aération, tables situées à moins d’un mètre les unes des autres.

Le SCUM intente un recours.

Au vu de de l’urgence et de la gravité de la situation, le SCUM a formé un recours administratif hiérarchique auprès de Philippe Augé, président de l’Université de Montpellier et auprès de Angèle Chopard, directrice de l’UFR STAPS de l’Université de Montpellier. Il s’agit ici d’un précontentieux qui pourra ensuite ouvrir la voie à d’éventuelles poursuites auprès du Tribunal Administratif si la présidence de l’Université de Montpellier persiste à maintenir des examens obligatoires en présentiel dans de telles conditions pour les étudiants en STAPS.

Afin de garantir la santé des étudiants, il est urgent de faire cesser au plus vite cette situation au potentiel hautement dangereux en termes sanitaires. 

Syndicat de Combat Universitaire de Montpellier – SCUM
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Le recours du SCUM relayé par la presse :

Victoire pour les étudiants de l’université Paul Valéry : la rentrée de janvier sera au choix !

Le premier semestre à l’université Paul Valéry Montpellier 3 a été extrêmement éprouvant pour une majorité d’étudiants. Après avoir été entassés dans des amphithéâtres et salles surchargés lors de la pré-rentrée puis de la rentrée universitaire, nous avons subi le passage des enseignements en semi-distanciel, puis en tout distanciel sans aucune anticipation et adaptation pédagogique. Au confinement et à la précarisation accrue s’est ajoutée une pédagogie complètement inadaptée et une intense surcharge de travail imposée par les enseignants, provoquant décrochage scolaire et risques psycho-sociaux.

 

En ce qui concerne la rentrée universitaire du deuxième semestre, nous avons expliqué à la nouvelle présidence de l’université menée par Anne Fraisse, qu’une réouverture de l’université avec l’intégralité des enseignements en présentiel risquait de relancer les contaminations de COVID-19 tout en posant un double problème pédagogique et social.
En effet, de nombreux étudiants ont éprouvé de fortes difficultés à s’adapter aux enseignements en distanciel, mais malgré les circonstances et la charge de travail imposée par les enseignants, ont réussi à s’acclimater à une méthodologie de travail. Ainsi, forcer ces étudiants à revenir dans des cours en présentiel, c’est prendre le risque de définitivement leur faire perdre leurs repères en les poussant à s’adapter une nouvelle fois à une modalité différente d’enseignement.
D’un point de vue matériel, les deux confinements, et la période de couvre-feu du début d’année universitaire, ont entrainé une perte d’emploi et de ressources pour de nombreux étudiants. Beaucoup d’étudiants sont rentrés chez leurs familles car ils n’ont plus les moyens financiers pour se loger sur Montpellier. Ici aussi, forcer les étudiants à revenir dans des cours en présentiel poussera les plus précaires et les plus éloignés à abandonner leurs études, accroissant ainsi la sélection sociale déjà à l’œuvre dans le système universitaire.

Rentrée du 25 janvier : les étudiants auront le choix.

 A notre grande surprise, la présidence de l’université a non seulement été compréhensive vis-à-vis des arguments que nous avons soulevés, mais a aussi décidé de mettre en place la proposition faite par le Syndicat de Combat Universitaire de Montpellier (SCUM) pour cette rentrée de janvier.
Les étudiants pourront choisir, de façon individuelle, de passer l’intégralité du deuxième semestre soit en présentiel intégral, soit en distanciel intégral, à partir de la rentrée fixée au lundi 25 janvier.
Un e-mail de sondage a déjà été envoyé à chaque étudiant afin de lui demander sa préférence.

 

Nous nous félicitons que cette revendication, portée par le SCUM depuis plusieurs mois, se matérialise de façon concrète par une liberté accrue laissée aux étudiants, sous réserve de l’évolution de la situation sanitaire.

 

Bien entendu, nous serons attentifs à la mise en œuvre concrète de cette mesure, et plus particulièrement à son volet pédagogique. En effet, il est inadmissible que certains enseignants profitent du distanciel pour accroitre dans des proportions insoutenables la charge de travail imposée aux étudiants. Nous demandons à cet effet un véritable cadrage pédagogique.

 

Syndicat de Combat Universitaire de Montpellier – SCUM
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Mise à jour du 06 janvier 2020 : 

Pour tous les étudiants sauf les L1, les cours seront en 100% distanciel les deux premières semaines, du 25 janvier au 08 février. Ensuite, chacun aura le choix de suivre les TD en présentiel ou distanciel. Les L1 pourront choisir dès le 25 janvier. 

La réouverture des facs à tout prix, une fausse bonne solution

Aujourd’hui, le SCUM lance avec la CGT Salarié-e-s-Etudiant-e-s Doubs un communiqué national concernant les enjeux liés à la réouverture des universités pour le deuxième semestre.

La réouverture des facs à tout prix, une fausse bonne solution

Nous observons, depuis plusieurs jours des interventions médiatiques des patrons d’universités, et même des manifestations de quelques enseignants ayant pour revendication la réouverture immédiate des établissements de l’enseignement supérieur.

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Harcèlements et trafic d’influence à l’école d’architecture, deux enseignants sanctionnés : et les autres ?

Le 8 décembre 2020, deux enseignants de l’Ecole Nationale Supérieure d’Architecture de Montpellier (ENSAM) ont été enfin sanctionnés par le ministère de la Culture. Ces deux enseignants sont aussi dirigeants du cabinet « NBJ Architectes », que beaucoup considèrent comme avoir mis en place une forme d’emprise malsaine sur l’ensemble de l’école.

Pour rappel, depuis plusieurs mois, l’ENSAM est secouée par des révélations médiatiques faisant état de risques psychos sociaux élevés, d’une gestion brutale de la scolarité et même de cas de harcèlement sexuel touchant étudiantes et membres du personnel. Le 27 octobre dernier, des collages et tags sur le mur de l’école d’architecture mettaient directement en cause plusieurs enseignants, ainsi que l’agence d’architecture NBJ. Le même jour était lancé par des étudiants lanceurs d’alerte un compte Instagram (https://instagram.com/ensamafia/) dénonçant les harcèlements, les risques psycho-sociaux, les pratiques illégales et l’omerta régnant dans l’établissement. Suite à ces actions avec lesquelles le Syndicat de Combat Universitaire de Montpellier (SCUM) avait déjà affirmé son « soutien sans failles », puis 170 étudiants ont ensuite publié une lettre ouverte et plusieurs plaintes ont été déposées. Suite à la médiatisation de l’affaire, le Ministère de la Culture ainsi que le procureur ont diligenté des enquêtes.

Nous nous félicitons de la mise sous tutelle de l’Ecole d’architecture ainsi que de la suspension de Jacques Brion. Toutefois, le démantèlement total d’une structuration qualifiée de « mafieuse » à l’ENSAM ne pourra pas se faire totalement tant que tous les responsables de cette situation n’auront pas à répondre de leurs actes. Parmi les responsables, nous nous étonnons de l’impunité totale dont semble encore bénéficier l’ancien directeur de l’ENSAM, monsieur Alain Derey, qui a même été promu à la tête des librairies Sauramps, qui affichent plus de 2 millions d’euros de chiffre d’affaire.

Il est temps que justice soit faite pour les victimes de harcèlement sexuel au sein de l’ENSAM, et que le népotisme dont le Ministère de la Culture semble découvrir l’existence cesse au plus vite.

Le temps est venu d’une véritable « Opération mains propres » à l’école d’architecture de Montpellier !

Syndicat de Combat Universitaire de Montpellier – SCUM
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Les réactions du SCUM dans les médias :