Distribution de repas traiteurs gratuits à l’université Paul Valéry

Depuis janvier 2021, le Syndicat de Combat Universitaire de Montpellier – SCUM distribue des denrées alimentaires en cités universitaires pour 250 étudiantes et étudiants par semaine, afin de faire face à l’explosion de la précarité. Au total, ce sont près de 3500 colis alimentaires qui ont été distribués en 3 mois par le SCUM, avec l’aide de la Banque Alimentaire de l’Hérault et du CROUS Montpellier – Occitanie.

En plus de ces actions de solidarité hebdomadaires, le SCUM s’associe avec l’association Student For Student, avec le soutien de l’université Paul Valéry, afin de proposer un dispositif d’aide supplémentaire et unique en France.

A partir du lundi 12 avril, il sera mis en place pour les étudiantes et étudiants de l’université Paul Valéry Montpellier 3 un service gratuit de distribution de plateaux repas confectionnés par un traiteur, et à emporter.

Pour la première semaine, celle du 12 avril, ce sont 110 repas qui seront distribués. Il est ensuite prévu d’augmenter le nombre de plats distribués en fonction de la demande.

Pour bénéficier de ces plateaux repas, il suffit pour les étudiantes et étudiants de s’inscrire au préalable sur le formulaire d’inscription qui a été envoyé par l’université sur toutes les boites mail étudiantes.

Ces repas sont sous barquettes sous vide. Ils sont confectionnés par des traiteurs agréés à partir de produits frais et locaux.

Vidéo de présentation de cette initiative unique en France en faveur des étudiantes et étudiants précaires, et portée par l’association Student For Student

Syndicat de Combat Universitaire de Montpellier – SCUM
http://www.combatuniversitaire.wordpress.com – syndicat.scum@live.fr

  • Le communiqué de presse de Student For Student, expliquant l’initiative :

Notre initiative dans les médias :

Actu.fr/Métropolitain du 11 avril 2021 : https://actu.fr/occitanie/montpellier_34172/montpellier-solidarite-les-etudiants-s-organisent-et-vont-distribuer-gratuitement-des-plateaux-repas-facon-traiteur_40969582.html

Midi Libre du 11 avril 2021 :

A l’université Paul Valéry, le nouveau calendrier universitaire sera revoté suite à l’occupation de la présidence !

Ce n’est pas un Poisson d’avril. Ce jeudi 1er avril, la présidence de l’université Paul Valéry Montpellier 3 a été occupée toute la journée par des étudiantes et étudiants, ainsi que par la vice-présidente étudiante, soutenus par le Syndicat de Combat Universitaire de Montpellier (SCUM).

Cette action conviviale et revendicative, visait à déclencher un dialogue et a faire entendre, pour une fois, l’avis des étudiantes et étudiants sur les conditions d’études et d’examens.

En effet, le nouveau calendrier universitaire prévu pour l’année 2021-2022 transforme les vacances de Noël et du second semestre en révision, et place les secondes évaluations du premier semestre en plein milieu du second semestre, en mars. Ce calendrier a suscité un rejet massif des étudiantes et étudiants de l’université, puisque le principe de la semaine de révision se retrouvait supprimée, et que les vacances étaient fortement réduites et impactés. En effet, les vacances servent à beaucoup de précaires pour pouvoir financer leurs études.

Un autre sujet important était la question des examens de ce second semestre, avancés de façon surprise de 3 semaines, et décidés en tout présentiel. Cependant, grâce à l’action du SCUM, et à la pétition signée par 9000 étudiantes et étudiants, les secondes évaluations seront en distanciel.

Des avancées pour les étudiantes et étudiants.

Ce jeudi 1er avril, l’occupation de la présidence de l’université a débouché sur l’ouverture d’un dialogue avec la présidente Anne Fraisse, ainsi que les vice-présidents du CÉVU (Conseil des Études et de la Vie Universitaire) et du Conseil d’Administration.

Nous avons levé notre occupation du siège de la présidence en obtenant la suspension du calendrier universitaire prévu pour l’année 2021-2022. Un nouveau calendrier sera voté, parmi plusieurs propositions, lors du prochain Conseil des Études et de la Vie Universitaire (CÉVU) d’avril. Ces nouvelles propositions se fondent sur le maintien de la seconde évaluation du premier semestre en janvier, et non en mars comme décidé auparavant.

Concernant les examens universitaires de ce semestre, en plus des secondes évaluations en distanciel, il nous a été annoncé que les deux tiers des examens de la première évaluation seront aussi en distanciel.

Si nous nous félicitons de ces premières avancées, nous restons attentifs à la suite qui y sera effectivement donnée. Le Syndicat de Combat Universitaire de Montpellier (SCUM) continuera toujours à se mobiliser, de façon concrète et efficace afin de faire entendre les intérêts des étudiantes et étudiants.

Syndicat de Combat Universitaire de Montpellier – SCUM
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Notre occupation dans les médias :

Le calendrier universitaire voté lors du CEVU du 13 avril 2021 : https://combatuniversitaire.files.wordpress.com/2021/04/calendrier13avrilcarre.jpg

Examens universitaires à l’université Paul Valéry : un changement de dates et une première avancée.

A l’université Paul Valéry Montpellier 3, la présidence avait affiché dès janvier sa volonté de faire passer l’ensemble des examens du second semestre en présentiel. Le Syndicat de Combat Universitaire de Montpellier (SCUM) s’est mobilisé lors de la manifestation du 16 mars puis le lundi 22 mars et a lancé une pétition signée par plus de 9000 étudiants, pour que les examens terminaux du second semestre de l’année universitaire 2020-2021 aient lieu en distanciel, pour tous les enseignements qui se sont tenus en distanciel ce semestre.
 En effet, la tenue d’examens en présentiel posait plusieurs questions insurmontables, pour les étudiantes et étudiants dans l’impossibilité de revenir sur Montpellier, notamment celles et ceux partis à l’étranger ou en outre-mer. Les plus précaires qui avaient dû rendre leur logement étudiant faute de ressources financières suffisantes, auraient dû engager des dépenses qu’ils ne peuvent pas se permettre afin de revenir et de se reloger sur Montpellier. Evidemment, nous avions aussi soulevé la question du risque sanitaire que faisait planer l’entassement de 21 000 étudiantes et étudiants sur le campus pendant deux semaines.

Toutes les secondes évaluations seront en distanciel, suite à la proposition du SCUM

Lundi 15 mars, nous appuyant sur notre pétition, nous avons fait une nouvelle proposition à la présidence de l’université à mi-chemin entre le tout présentiel voulu par certains enseignants et le tout-distanciel. Nous avons proposé que la seconde évaluation du second semestre soit totalement en distanciel. Cette proposition a été acceptée et adoptée par l’université, et ainsi, tous les examens de secondes évaluations auront lieu en distanciel.
Malgré cette première avancée positive que nous avons obtenu, nous regrettons que pour la première évaluation, la liberté soit laissée aux équipes pédagogiques de la faire passer en présentiel ou distanciel, ce qui est facteur d’inégalités entre les différentes promotions.

Les examens avancés de trois semaines ?

Cependant, concernant les dates d’examens gros effectifs, il a été décidé, en dehors des instances décisionnelles de l’université, qu’ils soient tous avancés en semaines 11 et 12. Les examens débuteraient donc à partir du 12 avril 2021 Nous rappelons que le calendrier universitaire indique pourtant que les examens gros effectifs des semestres pairs débutent à partir du lundi 03 mai 2021.
Ainsi, les examens débuteraient 3 semaines avant la date déjà planifiée et communiquée de longue date.
Nous avons immédiatement contacté la présidence de l’université pour nous faire le relai de l’inquiétude des étudiantes et étudiants. Dans le contexte actuel, fortement anxiogène, toute modification des conditions et dates d’examens est susceptible d’amplifier les difficultés auxquelles font face les étudiantes et étudiants. En effet, un avancement des dates d’examens annoncé aussi tardivement peut impacter de façon fortement négative l’organisation des révisions par les étudiantes et étudiants.
Nous avons demandé à la présidence de l’université qu’un sondage soit envoyé aux étudiantes et étudiants concernés afin d’évaluer leur adhésion ou désapprobation concernant une telle modification des dates d’examens.

Mobilisons-nous !

Cette décision d’avancer les examens, prise de façon unilatérale et sans aucune consultation de l’instance habilitée à en fixer les dates (le Conseil des Etudes et de la Vie Universitaire), est révélatrice du même problème que l’adoption de l’aberrant calendrier universitaire de l’année 2021-2022 : une absence de dialogue qui aboutit à des décisions impactant négativement les étudiantes et étudiants de l’université, notamment les plus précaires et les plus fragiles pédagogiquement. L’accroissement des mécanismes de sélection sociale qui en résulte nous impose d’instaurer rapidement un rapport de forces suffisamment fort et déterminé afin de rappeler que l’université ne peut pas se construire contre ses propres étudiantes et étudiants.
Pour cela, le Syndicat de Combat Universitaire de Montpellier (SCUM) va continuer à se mobiliser aux côtés des étudiantes et étudiants ces prochains jours.
Syndicat de Combat Universitaire de Montpellier – SCUM
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« On a faim ! » Une mobilisation réussie, et un nouveau rassemblement lundi 22 mars

Mardi 16 mars 2021, nous étions 600 étudiantes et étudiants à manifester dans les rues de Montpellier, à l’occasion de la journée nationale de mobilisation étudiante. Localement, la manifestation était organisée par un collectif de 9 associations étudiantes et syndicats, dont le SCUM*.

Une situation alarmante.

Cette manifestation a permis de mettre en lumière la situation dramatique subie par les étudiants depuis plusieurs mois : précarité, isolement social et pédagogie inadaptée.

La situation étudiante exige des mesures immédiates, et c’est ce qui a été exprimé par les banderoles de tête « On a faim ! » et « étudiants sacrifiés, étudiants mobilisés », ainsi que par la liste des revendications nationales exprimées dans le tract unitaire.

Depuis plusieurs années, nous demandons de véritables mesures contre la précarité étudiante. Aujourd’hui, la crise sanitaire révèle et amplifie l’urgence. Chaque semaine depuis janvier, le SCUM distribue 250 colis alimentaires. Mais notre action de solidarité concrète n’est qu’une goutte d’eau dans un océan de détresse financière : cette année il y a une augmentation de 227 % des demandes d’exonération des frais d’inscription à l’université Paul Valéry. Il faut augmenter les aides sociales, élargir leur accès et verser un complément de revenu pour les étudiants qui ont perdu leur emploi.

L’urgence de se faire entendre.

Au niveau local, deux problèmes à l’Université Paul Valéry, révélateurs de l’absence de respect pour les étudiants, ont aussi mobilisé un grand nombre d’entre-nous ce mardi 16 mars : la mise en place des partiels en présentiel (contre lequel plus de 8000 étudiants ont signé la pétition du SCUM), et la mise en place du nouveau calendrier universitaire. Ce nouveau calendrier transforme les vacances de Noël et du second semestre en semaine de révision et place la seconde évaluation du premier semestre en plein milieu du second semestre, au mois de mars. Les étudiants qui comptaient sur les vacances pour se payer leurs études, et ceux qui comptaient sur les secondes évaluations pour améliorer leur notes, se retrouvent sacrifiés au prétexte que certains enseignants refuseraient de corriger leurs copies en temps et en heure.

Cette mobilisation fut massive au vu du contexte sanitaire, malgré les inacceptables violences verbales et physiques de la part de membres de Solidaires Étudiant-e-s envers des étudiantes et étudiants qui chantaient des slogans contre le nouveau calendrier.

Mais au-delà de ces agissements miliciens, la journée de mobilisation s’est terminée sur le campus de Paul Valéry. Le bâtiment de la présidence a été spontanément bloqué par les étudiantes et étudiants qui exigeaient de pouvoir parler directement à la présidente Anne Fraïsse des conséquences du nouveau calendrier et des examens en présentiel. Ce n’est que vers 20h que le blocage fut levé, lorsque Anne Fraïsse est sortie du bâtiment. Les étudiantes et étudiants ont pu enfin se faire entendre de la présidence, sans filtre. Cette dernière a certes continué à défendre les improbables bienfaits de ce calendrier, mais s’est montrée ouverte à une « remise à plat » du calendrier pour l’année 2022-2023. En ce qui concerne la question des examens, elle a reconnu les difficultés qu’ils engendrent, mais sans apporter de réponse concrète pour le moment.

Cette journée de mobilisation étudiante a permis d’obtenir un premier dialogue, mais ce n’est clairement pas suffisant et nous appelons à amplifier le rapport de force afin de faire entendre et respecter les étudiantes et étudiants.

Nous appelons à un rassemblement lundi 22 mars à 10h, devant la Bibliothèque Universitaire de Paul Valéry, afin de se faire entendre de la présidence !

Syndicat de Combat Universitaire de Montpellier – SCUM
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*association Étudiants Fantômes, Syndicat de Combat Universitaire de Montpellier (SCUM), syndicat CGT des universités de Montpellier, CGT union départementale 34, Corpo Lettres Epsylone, Association Montpelliéraine des étudiants en santé, Association des étudiants en Master et Doctorat de Montpellier, la MEEF – BDE FDE Montpellier, collectif FDE en lutte.

La mobilisation du 16 mars dans les médias :

A Paul Valéry, un calendrier universitaire envers et contre les étudiant.e.s

Ce mardi 9 mars s’est tenu le Conseil des Études et de la Vie Universitaire (CÉVU) de l’Université Paul Valéry Montpellier 3.
Les élus étudiants du Syndicat de Combat Universitaire de Montpellier (SCUM) avaient prévu lors de cette réunion de proposer un cadrage pédagogique afin d’éviter la surcharge pédagogique.
Nous avons aussi déposé une motion, reprenant la pétition signée par plus de 1300 étudiants, qui réclamait que la tenue des examens de fin de semestre en distanciel pour tous les cours ayant eu lieu en distanciel.
Nous n’en avons pas eu l’occasion.

Un nouveau calendrier universitaire qui pénalise les étudiants.

 Lors du vote sur le calendrier universitaire, il a été refusé aux élus étudiants, enseignants et personnels le droit de vote sur cet élément fondamental de nos études.
Ainsi, nous nous retrouvons avec un calendrier universitaire dans lequel la seconde évaluation du premier semestre sera en plein milieu du second semestre, en mars ! Deux semaines de cours sont aussi rajoutées, sans que celà n’ajoute de véritable semaine de révision avant les premières évaluations du second semestre.
Concrètement, avec ce nouveau calendrier, c’est après 6 semaines de cours du second semestre que les secondes évaluations du premier semestre auront lieu. Comment réviser dans de telles conditions ?

Alors que l’ordre du jour du conseil prévoyait un vote sur deux versions du calendrier, les élus étudiants n’ont ni eu le droit de voter entre les deux versions, ni même eu le droit de parler : plusieurs micros, dont celui de la vice-présidente étudiante, ont été coupés.

L’ensemble des élus étudiants, sauf ceux de Solidaires Étudiant-e-s qui ont soutenu ce calendrier, ont décidé de quitter sur le champ la séance du conseil.

Face au recul des droits étudiants, mobilisons-nous !

Si nous espérons que la présidence de l’université va revenir sur cette décision qui pénalise grandement 21 000 étudiants, cet évènement nous rappelle l’urgence de construire une véritable mobilisation des étudiantes et étudiants, la seule à même de créer un rapport de force face à la toute-puissance de certains enseignants au pouvoir dans les universités.

Nous appelons à une mobilisation étudiante forte ce mardi 16 mars à 14h30 sur la place de la Comédie à Montpellier.

Syndicat de Combat Universitaire de Montpellier – SCUM
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