Suite à la réunion à la Faculté d’Education : il faut des solutions d’urgence !

Mardi 11 janvier à 12H30, a eu lieu une réunion organisée par la direction de la Faculté d’Education (FDE) de l’Université de Montpellier, afin de trouver des solutions face à la « crise des burn-out ».
Dans une ambiance très émotive et revendicative qui s’explique par la gravité de la situation, de nombreux étudiant.es ont pu prendre la parole pour témoigner de leur situation. Malheureusement, aucune solution n’a été trouvée au bout d’une heure et demie de dialogue, la réunion ayant été écourtée malgré la demande des étudiant.es.

De nombreuses propositions ont néanmoins émergé de la part des étudiant.es, et on attend aujourd’hui les réponses que va proposer la FDE. Ces propositions révèlent encore une fois la justesse du constat que nous avions établi en décembre : cette année de Master 2 MEEF combine deux objectifs différents, d’où la surcharge de travail. Le premier est la validation d’un Master exigeant, dont le contenu des cours semble encore douteux et inadapté à la réalité professionnelle. Le second, est une préparation de concours mise de côté la plupart du temps : elle est pourtant la principale priorité des étudiant.es, car sans la réussite du concours, ces dernier.ères ne pourront pas obtenir d’emploi stable au bout de souvent plus de 5 ans d’études.

Dans des discussions que nous avons organisées à la suite de la réunion, nous avons pu faire émerger de nouvelles propositions qui serons, nous l’espérons, acceptées par la FDE.

  • Le recul de la date de rendu du mémoire à mai-juin, et des passages en soutenance adaptés en fonction des dates des oraux du concours. La FDE s’est engagée à respecter cette demande, qui n’est néanmoins pas suffisante.
  • Nous en profitons pour demander le même aménagement pour les M2 du second degré, dont la date de rendu du mémoire est cette semaine : la mesure est applicable !
  • Une réflexion approfondie sur le contenu des cours, afin de proposer une véritable méthodologie permettant la réussite du concours. Mais nous devons rappeler l’urgence de la situation : le concours est dans 3 mois, il faut vite mettre en place ces cours de préparation !!!!
  • La fin de la note minimum de compensation qui instaure une sélection pourtant déjà effectuée dans le cadre du concours. La difficulté inadaptée des examens ne justifie pas cette note, qui est une source de stress mais également de précarisation d’étudiant.es déjà en grande difficulté.
  • La délivrance de dispenses d’assiduité, notamment pour les cours de polyvalence mineure, afin de dégager du temps. Cette proposition est partagée par les élu.es de notre liste majoritaire à 71% « Salade Tomate et Oignons » ainsi que par la liste « Ensemble pour la FDE » : elle est donc largement majoritaire au sein de la FDE !!!! Cette revendication est d’autant plus nécessaire que ce sont les plus précaires paieront une fois de plus le prix de l’émargement et du contrôle…
  • L’organisation concrète d’un salon de recrutement des contractuel.les, et la mise en relation avec des enseignant.es contractuel.les afin de faciliter l’insertion dans l’emploi pour les étudiant.es qui n’auront pas validé le concours. Nous rappelons néanmoins que cette solution n’est pas viable à long terme, car elle entérine un statut précaire que le gouvernement cherche à instaurer à la place de la fonction publique. De plus, nous réaffirmons, contrairement à ce que déclare la FDE, que très peu de postes de contractuel.les seront disponibles l’année prochaine, car les Master 2 seront prioritaires pour ces postes.

Enfin, nous tenons à rappeler plusieurs éléments qui nous ont choqué dans le « dialogue » organisé par la direction :

La posture défensive et confuse qui consiste à nier les marges d’action de la FDE ne sont pas les bienvenues : les situations de crise justifient des mesures exceptionnelles, notamment face à une détresse mentale bien visible lors des interventions des étudiant.es. L’Université a le pouvoir d’atténuer les effets de la réforme, et n’est certainement pas soumise entièrement aux décisions de Blanquer. Ce pouvoir est incarné par les institutions comme le CFVU, au sein desquelles des mesures de validation d’acquis ont déjà été voté par le passé, de même que la modification des maquettes en cours d’année. Nous déplorons également le ton souvent infantilisant, et les excuses « techniques » qui servent à nier la réalité vécue par les étudiant.es;

Il est également étrange que le cours des M1 prévu en amphi D ait été déplacé ce matin, et ait été la cause de la fin de la réunion. Espérons que ce déplacement d’emploi du temps n’était pas un moyen de mettre fin à la réunion comme cela a été le cas.
Nous sommes également choqués que la FDE ait interdit, de manière totalement illégale, l’entrée d’élus étudiants représentants une organisation nationale représentative au CNESER au sein de la réunion, et ait maintenu pendant plus de deux heures un discours antisyndical afin de décrédibiliser les représentants. Les élus font partie de la vie démocratique étudiante. Ils ont su réagir lorsque la FDE ne prenait pas de décision face aux témoignages alarmants des étudiant.es. Il est douteux d’affirmer que cette réunion aurait été organisée sans l’action syndicale et médiatique du mois de décembre, la FDE ayant eu largement un an pour anticiper les problèmes et ayant déjà été alertée en CFVU.

Décrédibiliser et diviser n’est ni digne d’une posture de « dialogue », ni d’une Université qui doit former des enseignant.es aux « valeurs républicaines ». Les attaques contre les syndicats sont normalement l’apanage d’une droite dure antidémocratique, contre laquelle les futurs enseignant.es ont pour fonction de lutter car elle nuit aux principes démocratiques.

Pour finir sur une note positive, il faut rappeler deux points. La direction a d’abord engagé sa bonne foi dans la prise en compte du vécu des étudiant.es. Nous voulons le croire et jugerons donc les actes : il faut dégager du temps pour le concours ! Le recul du mémoire ne sera pas suffisant, compte tenu des 50H de travail hebdomadaire que nous avions estimé.

De plus, nous voulons féliciter les étudiant.es qui ont osé prendre la parole face à leurs enseignant.es, ce qui est souvent très impressionnant ; et qui ont souvent relayé la réalité de leur situation afin d’éviter aux futurs Master 2 le même désastre. Cette solidarité fait honneur à toute la promotion.

Nous souhaitons encore une fois courage à tous les étudiant.es dans la préparation de leur concours. N’hésitez pas à envoyer un message au SCUM afin d’apporter de nouvelles propositions que nous aurions pu oublier (la question du stage peut-être ?). Nous tenons à rappeler que nous n’agissons pas pour créer du conflit, mais bien pour améliorer les conditions d’étude, dans un contexte où les étudiant.es sont souvent méprisé.es, rarement écouté.es, et toujours précarisé.es.

Et pour finir sur un propos clair et revendicatif : DEGAGEZ DU TEMPS de la maquette !!!

Syndicat de Combat Universitaire de Montpellier – SCUM
http://www.combatuniversitaire.wordpress.com – syndicat.scum@live.fr

Pour comprendre le problème de burn-out des étudiantes et étudiants de la Faculté d’Education :

L’Université de Montpellier s’assoit sur les burn-out

Suite à la mobilisation et à la situation de mal-être et de burn-out général à la Faculté d’Éducation (FDE) de l’Université de Montpellier en Master 2 MEEF, suite à la venue de plusieurs médias et d’un mini-documentaire sur France 3, suite à l’approbation des profs de la FDE quant à la condition étudiante… L’Université de Montpellier refuse toutes les propositions pour sortir de la crise …

Le Syndicat de Combat Universitaire de Montpellier – SCUM avait bien saisi l’urgence de la situation, et le besoin pour les étudiant.es de disposer de TEMPS pour préparer leur concours. Nos élu.es ont donc proposé lors de la Commission Formation et Vie Universitaire (CFVU) de ce jeudi 6 janvier la motion suivante :

« Nous soumettons donc au vote, la validation d’acquis de toutes les Unités d’Enseignements du Master 2 MEEF Premier Degré, exceptées l’UE de stage et l’UE de validation du mémoire. Enfin, nous proposons que ces enseignements soient maintenus et mis à disposition des étudiant.es, mais rendus facultatifs. »

L’objectif était d’obtenir la validation de la majorité des UE (Unités d’Enseignement), sans supprimer les cours en question, afin de libérer un maximum de temps et de rentrer dans la moyenne nationale préconisée par le Ministère de l’Enseignement Supérieur. Mais il semble que la moyenne nationale, ce n’est pas assez pour les professeurs et l’administration : les étudiant.es doivent travailler plus, encore plus, jusqu’à épuisement complet, faire des stages, des mémoires, des travaux de groupe, des épreuves plus difficiles que celles demandées au concours de l’aveu même des enseignant.es, travailler plus, plus… Nous sommes dégouté.es par cette logique qui consiste à broyer les étudiant.es dans le travail, à les culpabiliser jusqu’à détruire leur santé et leur moral… On retiendra notamment l’intervention de la nouvelle directrice de la Faculté d’Éducation, Agnès Perrin-Doucey : elle ne semble pas avoir comme priorité d’éviter que les risques psychosociaux ne s’aggravent et s’est contentée de rejeter les propositions des élus étudiants du SCUM, pourtant majoritairement soutenues par les étudiant.es de la FDE. Un niveau de mauvaise foi certainement bienvenue dans une Faculté d’Éducation qui prône officiellement l’écoute et la compréhension !

Bref, 22 contre, 2 pour et 7 abstentions…

La direction ne reste cependant pas sans agir : elle propose une assemblée en amphi D mardi 11 à 12H30, afin de « trouver des solutions ». Si le dialogue est une bonne chose, cette assemblée dépourvue de pouvoir décisionnel sera sûrement vide, les étudiant.es ayant autre chose à faire que de discuter avec une administration qui ne les écoute jamais. De plus, on se doute suite à la CFVU que les éventuelles propositions de la direction ne conviendront absolument pas aux revendications étudiantes, et ne permettront pas de dégager du temps… On s’attend à des mesures pansements comme le recul du rendu du mémoire d’un mois. Sympa, mais pas suffisant et déconnecté des préoccupations liées au concours.

Il semble bien compliqué de mener une mobilisation active, en raison du manque de temps et d’énergie des étudiant.es préparant leur concours, mais nous ne lâcherons pas. Nous proposons de nous retrouver en assemblée en amphi D de la FDE mardi 11 janvier à 12H30, afin de faire à nouveau pression sur la direction.

Soyons nombreuses et nombreux pour refuser leur compromis ridicule et méprisant ! Et nous recollerons nos témoignages, notre souffrance ne restera pas invisible !

Face au mépris, restons unis !

le Syndicat de Combat Universitaire de Montpellier – SCUM & le collectif « FDE en Lutte »

Quels examens de substitution pour les étudiantes et étudiants positifs au COVID-19 ?

Article du journal La Marseillaise du 07 janvier 2022

Ce mardi 04 janvier, dans le média Métropolitain, retrouvez les annonces et réactions du SCUM concernant l’organisation des examens dans les deux universités montpelliéraines.

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Le SCUM confirme sa place de premier syndicat étudiant de l’académie de Montpellier

Braquage réussi pour la liste SCUM-Casa del Crous ! Suite aux élections du 06 au 10 décembre, nous rentrons au conseil d’administration du CROUS avec un très bon score de 17,69 % soit 493 voix, ce qui représente un siège pour notre liste ! Alors 493 merci !

Aux côtés des associations avec lesquelles nous nous étions engagés, à savoir la Corpo Lettres Epsylone, Le BDE « La Meef’ », l’Association des étudiants engagés de Perpignan, l’Association des Étudiants en Master et Doctorat ainsi que l’Association des étudiants en santé, nous avons pu construire un programme répondant aux attentes estudiantines et à la réalité de ce que les étudiants vivent. Cette construction d’un programme réaliste qui a su vous convaincre n’a pu se faire que par la présence du Syndicat de Combat Universitaire de Montpellier (SCUM) sur le terrain, aux côtés des étudiantes et étudiants, comme l’année dernière avec la distribution de 6000 colis alimentaires sur la cité U verts-bois et la cité U Boutonnet. Ou plus récemment cette année avec l’animation et la gestion d’un foyer étudiant à la cité U du Parc.

Ce résultat inespéré, pour notre première participation à une élection du CROUS, affirme notre place de premier syndicat étudiant montpelliérain. Au niveau des scores globaux, notre liste arrive juste derrière les listes « Pour ton CROUS de demain » et « CROUS Ensemble », rassemblant des BDE et corpo plutôt proches des orientations gouvernementales. Après notre liste « SCUM-Casa del CROUS », le syndicat national UNEF confirme son déclin à 12,45 % des voix, juste devant l’UNI, l’organisation nationale de droite conservatrice, qui avec seulement 12,16 % des suffrages perd un siège sur les deux qu’elle détenait. Arrivée en dernière position avec seulement 10,05 % des suffrages, Solidaires Etudiant-e-s n’obtient aucun siège et ne semble ainsi pas avoir été récompensé de sa tentative de faire interdire des distributions de crêpes gratuites.

La confirmation du SCUM comme premier syndicat étudiant à Montpellier n’est pas dû qu’à son programme concret, elle est également due à son travail syndical de terrain, qui permet de garantir des avancées et des victoires concrètes pour les étudiantes et étudiants. Nous pouvons par exemple citer récemment l’exonération de plusieurs centaines d’étudiant.es ou encore un collage à la Fac d’éducation de Montpellier pour dénoncer la surcharge pédagogique que subissent les étudiant.es ainsi que l’envahissement réussi d’un conseil à l’Université Paul Valéry pour empêcher le vote de la sélection en Licence et Master.

Ce score inespéré nous permettra de défendre notre programme participatif afin de réclamer le retour du repas à 1€ pour toutes les étudiantes et tous les étudiants boursiers et non boursiers, ainsi que la construction de logements CROUS mais également l’augmentation du budget du fonds d’urgence pour aider les étudiantes et étudiants en difficulté. Mais en dehors d’un programme électoral ce score inespéré nous pousse, nous bénévoles, à continuer le combat entreprit, car ce résultat aux élections du CROUS réaffirme la nécessité d’un syndicalisme étudiant radical et de terrain, proche des réalités étudiantes.

Ce programme ne pourra s’appliquer qu’en conservant et en accroissant drastiquement le rapport de force déjà entreprit avec les institutions qui humilient et fliquent les étudiant.es précaires.
Ce rapport de force pourra désormais se construire au sein du conseil d’administration du CROUS grâce à notre élue mais continuera et s’accentuera sur le terrain, dans la rue, pour obtenir toujours plus de victoires concrètes pour les étudiantes et étudiants.

Syndicat de Combat Universitaire de Montpellier – SCUM
http://www.combatuniversitaire.wordpress.com – syndicat.scum@live.fr

Burn-out et risques psycho-sociaux : les étudiants de la Faculté d’Education témoignent

reportage de France 3 du 15/12/2021 sur la conférence de presse du SCUM consacrée à la faculté d’éducation.

Des étudiant.e.s en burn-out, dans l’incapacité de préparer leurs concours au risque de ne pas trouver de travail au terme de leurs études, mobilisé.e.s 1 à 3 jours pour semaine pour travailler dans des classes dans tout le département, surmené.e.s avec des horaires allant jusqu’à 50H de travail par semaine… C’est la situation actuelle à la Faculté d’Education (FDE) de l’Université de Montpellier.
Un échantillon des 58 témoignages recueillies au mois d’octobre (sur environ 120 étudiants) donne une image très claire de la situation, et avertit des importants risques psychologiques que la formation risque d’engendrer (burn-out, surcharge émotionnelle, fatigue morale…) :

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