Quotas de sélection et harcèlement sexuel : guerre ouverte à l’université Paul Valéry

Ce mardi 12 décembre au matin, 5 étudiants masqués ont interrompu la séance du Conseil des Études et de la Vie Universitaire au moment où celui-ci votait les quotas d’accueil en première année de licence. Cette action visait à appuyer la motion des élus SCUM pour retirer ce point de l’ordre du jour.

La direction de l’université a qualifié l’action de ces cinq étudiants de trouble à l’ordre public. Mais le danger ne vient pas d’un fumigène tenu à même la main, mais bien de la mise en pratique de la sélection. Le SCUM condamne toute répression de cet happening militant, et se positionne contre la politique de l’université qui devient un espace, de plus en plus, fermé. Notons également que deux personnes ont signalé avoir subi une tentative d’intimidation, par la directrice générale des services, Madame Nathalie Vincent.

Mais ce n’était pas tout… Le Conseil des Études et de la Vie Universitaire (CÉVU) d’aujourd’hui avait été comme à notre habitude soigneusement préparé par nos élus. Deux motions ont été déposées pour signaler la politique scandaleuse de la direction de l’université, en matière de sélection sociale et de harcèlement sexuel. Ces sujets graves soulèvent des problématiques qui suscitent beaucoup de frictions entre les étudiants et la direction depuis déjà de nombreux mois. Ainsi, on comprend mieux comment la tension a encore pu monter d’un cran quand la direction et ses supporters se sont livrés à un tir de barrage contre nos élus, qui dans le cadre de leur fonction ont interrogé sur les modalités de prise en charge par la « mission égalité » des victimes d’agression et de harcèlement sexuel. A la sortie du conseil, l’un d’eux nous dit : « je n’ai jamais vu une telle violence, je m’attendais à des arguments, pas à une attaque en règle. C’était vraiment hardcore, c’était même au delà de l’insulte. On m’a jugé sur mon engagement, et non sur le fond du propos. Ils ont cherché à m’humilier. A me faire craquer . Ça a duré une demi-heure. ».

Nous essuyons quotidiennement le cynisme de la direction et la défiance d’organisations étudiantes la soutenant. Qui à coup de fausses informations et d’attaques personnelles essayent de saper l’engagement de nos élus et de les discréditer. Surtout que le SCUM a envoyé récemment à plusieurs reprises l’université à la une des médias, dans des articles peu reluisants à l’encontre de la direction. De quoi piquer l’égo et les habitudes de la direction, qui jusque-là réglait les choses en interne, dans un esprit particulièrement corporatiste. La semaine dernière, le quotidien Midi Libre a consacré une pleine page au harcèlement sexuel au sein de l’université. En citant des responsables qui suggèrent aux victimes de ne pas porter plainte. Alors pourquoi s’acharner sur nos élus quand ils ne font que demander des éclaircissements sur des propos qui ont de quoi troubler ? Ni nos prises de position, ni la couverture médiatique ou l’interruption de séance ne peuvent justifier autant de rage et d’hypocrisie contre un élu-étudiant.

Nous alertons l’opinion sur ces agissements et posons une nouvelle question. Comment peut-on arriver à une telle violence de la part d’élus-enseignants en ayant pointé la contradiction entre des propos publics et le contenu des textes de loi ?

Syndicat de Combat Universitaire de Montpellier – SCUM

syndicat.scum@live – http://www.combatuniversitaire.wordpress.com

 

Les motions déposées par nos élus au CEVU du 12/12/2017

Ni réponse ni démenti : l’université refuse de répondre à nos questions.

 

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Précarité étudiante : « Les besoins alimentaires sont souvent le premier poste de dépense sacrifié »

Ce mardi dans le journal 20 Minutes Montpellier, le SCUM revient sur la précarité alimentaire des étudiants, qui s’ajoute aux problèmes de logements que nous dénonçons.

Cité U Voie Domitienne : Payez plus ou dégagez !

En ces temps d’hiver où certains résidents du bâtiment 1 de la cité universitaire Voie Domitienne se réveillent frigorifiés à cause du manque d’isolation, une information n’est encore pas parvenue à leurs oreilles. Chers résidents du bâtiment 1, vous ne le savez pas mais nous oui. À partir de février votre bâtiment sera rénové. Cela n’a pas l’air de préoccuper l’administration qui a dit qu’elle vous préviendrait « bien assez-tôt ».

Voilà comment la rénovation va se dérouler, vous serez invités à partir de février (comme si on ne pouvait pas faire ça pendant les vacances d’été) à quitter votre chambre étudiante et deux choix s’offriront à vous, le premier, vous resterez à Voie Domitienne et payerez un loyer de 244 euros (pour une chambre avec WC et Douche) au lieu des 177 euros initiaux. Le second, vous changerez de cité universitaire et perdrez donc les repères que vous avez gagné au fil des mois.

Ce que le CROUS et la direction de la Voie Domitienne ne semble pas comprendre c’est qu’aucun résident du bâtiment 1 n’y loge par plaisir. Personne n’aime prendre une douche pendant qu’un de ses voisins fait la grosse commission à 2 mètres de vous. Or par le biais de cette rénovation le CROUS va directement attaquer les étudiants précaires. En premier lieu, la rénovation va les inciter à payer plus cher pour leur permettre de rester dans la cité Voie Domitienne. Par la suite, croyez-vous que le bâtiment 1 une fois rénové va proposer le même loyer qu’avant ? Nous vous répondons que c’est peu probable, il y a de forte chance qu’une fois rénové le bâtiment sera composé des « luxueuses chambres avec salle de bain » (le minimum en d’autres termes). Nous sommes donc dans le cas d’une perverse situation où des étudiants, qui n’étaient pas et ne pouvaient pas être au courant de ces rénovations à leur inscription, ont profité d’une chambre (insalubre pour la plupart) à bas coût pendant une période inférieure de leur engagement avec le CROUS.

Certaines questions se posent. Quand la direction de la Voie Domitienne annoncera-t-elle officiellement ce projet ? Est-ce la direction qui ira changer votre contrat d’assurance habitation ?

Résidents du bâtiments 1 ou d’ailleurs, nous vous conseillons de pousser la direction à prendre ses responsabilités au plus vite.

Syndicat de Combat Universitaire de Montpellier – SCUM

syndicat.scum@live – http://www.combatuniversitaire.wordpress.com

 

Action lors du conseil municipal de Montpellier : Des tentes pour des toits !

Ce jeudi 23 novembre en début de soirée, un village de tentes s’est installe devant l’hôtel de ville de Montpellier à l’occasion de la tenue du conseil municipal.

Aux galères pour trouver un logement décent quand on est étudiant, s’ajoute la baisse des APL (60€/an, soit un mois de repas en restauration universitaire).

Payer un loyer trop cher pour vivre dans un trou à rats : voilà une expérience banale à Montpellier. La ville repose sur une importante population étudiante qui n’a pas d’autres choix que de subir des conditions indignes pour continuer son cursus. Mais nous ne nous laisserons plus faire.
De nombreuses personnes occupent des logements vides pour ne plus payer de loyer et dénoncer la situation sociale. Avant nous, des habitantes de la Tour d’Assas à La Paillade luttent également contre le mal logement. Il faut dire que les cités HLM restent soumises au système clientéliste. Les bailleurs sociaux, notamment ACM, et la mairie sont toujours là pour encaisser les loyers, mais jamais là pour réparer les problèmes.

Quartiers populaires, squats, étudiants et précaires doivent lutter ensemble pour dénoncer cette situation du mal logement banalisée à Montpellier.

Syndicat de Combat Universitaire de Montpellier – SCUM

syndicat.scum@live – http://www.combatuniversitaire.wordpress.com

Article du journal Midi Libre du 24/11/2017 sur notre action.

Notre action dans les médias :

Admission Post-Bac devient Parcours Sup’, « fabrique de l’échec et de l’incertitude »

Ce jeudi 23 novembre le journal régional Midi Libre consacre sa une au remplacement du logiciel Admission Post-Bac (APB) par le nouveau logiciel Parcours Sup’. L’occasion pour le SCUM de rappeler dans l’interview qu’au delà du changement de nom, cette interface est un véritable outil de tri social, dans le cadre du Plan Étudiant annoncé il y a près d’un mois.

On rappelle aussi notre analyse du Plan Etudiant, publiée lors de son annonce officielle, lisible ICI.

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Psychologie, JEUDI 16 NOVEMBRE, 10H15, AMPHI F
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Cinéma/théâtre MARDI 14 NOVEMBRE G01 14h30
– Cinéma/théâtre MARDI 14 NOVEMBRE, 14H30,  G01 : https://www.facebook.com/events/152224492177452/
Sociologie/ethnologie/sciences-sanitaires et sociales : JEUDI 16 NOVEMBRE, 10H15, AMPHI B
– Sociologie/ethnologie/sciences-sanitaires et sociales : JEUDI 16 NOVEMBRE, 10H15, AMPHI B : https://www.facebook.com/events/1567067883406947/
Histoire-géographie : JEUDI 16 NOVEMBRE, 17h15, D106
– Histoire-géographie : JEUDI 16 NOVEMBRE, 17h15, D106 : https://www.facebook.com/events/1626199947446701/
Lettres Modernes, lettres classiques, VENDREDI 17 NOVEMBRE, 12H15, H329
– Lettres Modernes, lettres classiques, VENDREDI 17 NOVEMBRE, 12H15, H329 : https://www.facebook.com/events/317992702013641/

 

Il y aura aussi une Assemblée Générale jeudi 16 novembre à 9h, dans l’amphi A, dans le cadre du mouvement interprofessionnel contre la Loi Travail XXL et la sélection.

 

Projection-débat « Pride » mercredi 29 novembre

En partenariat avec le Planning Familial 34, le Syndicat de Combat Universitaire de Montpellier – SCUM, nous organisons une projection suivi d’un temps d’échange sur le film PRIDE de Matthew Warchus, le mercredi 29 novembre à 18h, à l’Université Paul Valery, Salle Jean Moulin (Maison des étudiants).

Entrée libre et gratuite !
Une bonne occasion de découvrir ou recouvrir ce très beau film dont voici le synopsis :

« Eté 1984 – Alors que Margaret Thatcher est au pouvoir, le Syndicat National des Mineurs vote la grève. Lors de leur marche à Londres, un groupe d’activistes gay et lesbien décide de récolter de l’argent pour venir en aide aux familles des mineurs. Mais l’Union Nationale des Mineurs semble embarrassée de recevoir leur aide. Le groupe d’activistes ne se décourage pas. Après avoir repéré un village minier au fin fond du pays de Galles, ils embarquent à bord d’un minibus pour aller remettre l’argent aux ouvriers en mains propres. Ainsi débute l’histoire extraordinaire de deux communautés que tout oppose qui s’unissent pour défendre la même cause. »