Sélection en Master : réunion d’information mardi 24 janvier

affiche-24_01_2017La sélection en Master 1, quelles conséquences ?

Validée par le parlement en fin d’année 2016, la sélection à l’entrée en Master 1 va entrer en vigueur dès la rentrée de septembre 2017.

Nous vous invitons à une réunion d’information – débat, mardi 24 janvier à partir de 16h, Salle Multi-service, Maison des étudiants de l’Université Paul Valéry – Montpellier 3 (en face de l’entrée du RU Verbois, en haut des marches en bois de la MDE).

Participe à l’évènement Facebook : https://www.facebook.com/events/241460139610525/

 

Sélection en Master : « 80% des étudiants sur le carreau dans certaines filières »

Ce jeudi 5 janvier 2017, le Syndicat de Combat Universitaire de Montpellier (SCUM) était invité en direct sur le plateau TV de France 3 Languedoc afin de parler des conséquences de la légalisation de la sélection en Master 1. L’occasion de rappeler quelques unes des raisons de notre opposition à cette réforme, et d’appeler à de futures mobilisations afin de la mettre en échec.

Retrouvez ici nos communiqués et actions relatifs à notre lutte contre la sélection : https://combatuniversitaire.wordpress.com/tag/selection/

« Un syndicat mobilisé contre la sélection »

En attendant le verdict du Tribunal Administratif de Montpellier, concernant un cas de sélection en première année de Licence à Paul Valéry, ou le SCUM défendait l’étudiant en question, plusieurs médias locaux sont revenus sur notre combat contre la sélection universitaire en Licence comme en Master.

journal "Midi Libre" du mardi 6 décembre
journal « Midi Libre » du mardi 6 décembre
Gazette de Montpellier du 8 décembre 2016
Gazette de Montpellier du 8 décembre 2016

Sélection illégale: procès contre l’université Paul Valéry mardi 6 décembre

Lors de la rentrée 2015, l’Université Paul Valéry – Montpellier 3 avait refusé d’inscrire un étudiant en première année de sociologie, prétextant un « niveau insuffisant », alors même qu’il avait le baccalauréat, seule condition légale pour intégrer une première année de licence.
Ce cas de sélection, illégal pour une première année de licence, a été porté en justice par le SCUM, et connaîtra son jugement ce 6 décembre 2016.
 
Nous appelons à un rassemblement de soutien mardi 6 décembre à 10h00, devant le Tribunal Administratif de Montpellier, 6 rue Pitot (arrêt de tramway Peyrou – Arc de Triomphe, ligne 4).
 

Élections à l’Université de Montpellier : percée du SCUM malgré un contexte difficile

merci-elections-umA l’occasion des élections aux Conseils Centraux de l’Université de Montpellier, qui se sont déroulées le 15 novembre, le Syndicat de Combat Universitaire de Montpellier (SCUM) a participé, aux côtés notamment de l’UEC,  à la « Liste Indépendante » qui s’est présentée au Conseil d’Administration ainsi que dans le secteur « Sciences et Techniques » de la CFVU (Commission Formation et Vie Universitaire).

Alors que le taux de participation dégringole (autour de 6%), les listes des corpos et BDE (« les Z’élus ») restent majoritaires malgré une forte baisse (-10%), qui se fait au profit de la droite universitaire, l’UNI, qui désormais talonne l’UNEF, et de l’extrême-droite identitaire qui présentait des listes en secteur Droit et au Conseil d’Administration, masquée sous le slogan consensuel « repenser notre université ».

Dans ce contexte inquiétant de poussée de l’extrême-droite au sein de l’Université de Montpellier, nous relevons avec optimisme le score de la « Liste Indépendante », qui a totalisé 85 suffrages au niveau du Conseil d’Administration, et plus de 5% des voix dans le secteur « Sciences et Techniques » de la CFVU. Au sein de ce collège électoral, le vote massif en faveur de l’UNI dans les deux instituts d’ingénieurs qui lui sont rattachés (PolyTech et l’IAE), nous empêche d’obtenir un siège, malgré le score élevé en faveur de la « Liste Indépendante » sur la Faculté des Sciences (près de 9%).

En obtenant des scores largement au delà des prévisions, dans une université ou le SCUM demeure encore peu implanté, nous avons démontré qu’à l’avenir, il faudra compter avec un syndicalisme combatif au sein de l’Université de Montpellier.

Quotas d’accueil : l’Université Paul Valéry s’engage toujours plus loin dans la sélection sociale

rassemblement-15nov16-1 Ce mardi 15 novembre, la direction de l’Université Paul Valéry – Montpellier 3 a fait adopter en CÉVU (Conseil des Études et de la Vie Universitaire) des quotas d’accueil dans 11 filières. Contrairement à ce que la direction avait avancé lors de la mise en place des premiers quotas en 2013, l’université baisse les effectifs dans nombre de filières dès la première année de licence. Cinéma et psychologie sont les plus impactées, avec 50 places supprimées. Des quotas d’accueil font aussi leur apparition en AES à Béziers, contre l’avis des enseignants responsables du cursus, ainsi qu’en sciences sociales. Alors que les 15 élus étudiants, dont les élus SCUM et indépendants, ont voté contre ce renforcement de la sélection, les 19 enseignants et personnels présents ont voté pour ces quotas.

A l’initiative du Syndicat de Combat Universitaire de Montpellier (SCUM), un rassemblement s’est tenu en fin de matinée, soutenu par le syndicat CGT des personnels et enseignants. Les étudiants et personnels présents demandaient la fin des mesures de sélection appliquées en licence, ainsi que la non application des récentes directives gouvernementales restreignant l’accès au master. Concernant ce second point, le président de l’université, Patrick Gilli, a confirmé que la sélection en master sera votée lors du prochain CEVU en décembre.

rassemblement-15nov16-2L’Université Paul Valéry – Montpellier 3 s’était déjà illustrée cet été en fixant discrètement des quotas d’accueil sur le logiciel d’inscription « Admission Post-Bac », allant même jusqu’à fermer le logiciel pour les étudiants en réinscription. Ainsi, après avoir délibérément et arbitrairement mis en place des quotas d’accueil en première année de licence, de façon légale comme illégale, l’Université Paul Valéry confirme sa volonté d’aller toujours plus loin en matière de sélection sociale.

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Interview TV du porte-parole du SCUM

Nous rappelons que l’université conditionne l’accès à l’obtention de diplômes, mais aussi à une protection sociale et à des bourses. Ainsi, la mise en place et la pérennisation de quotas d’accueil à l’Université Paul Valéry, en plus d’enfreindre le droit à l’accès à l’établissement supérieur de son choix, revient à volontairement maintenir des jeunes dans une situation de précarité, sans aucune chance de s’en sortir via l’obtention d’un diplôme.

Ce n’est pas aux étudiants, en particulier aux plus précaires, de payer les pots cassés des ambitions élitistes d’une direction d’université coupée de la réalité. La mobilisation contre la sélection ne fait que commencer.

Syndicat de Combat Universitaire de Montpellier – SCUM
http://www.combatuniversitaire.wordpress.comsyndicat.scum@live.fr

 

Sélection à l’université : le gouvernement l’entérine en Master, l’Université Paul Valéry la pousse jusqu’en Licence !

non-a-la-selectionDepuis quelques années, plusieurs universités françaises ont mis en place des quotas d’admission dans certaines de leurs filières. Alors même que l’université se présente comme un service public ouvert à tous et censé ouvrir les portes de la connaissance et de la réussite au plus possible d’élèves. Celle-ci est en train de devenir de plus en plus sélective aussi bien en licence qu’en master. Pourtant, selon l’article L.612-3 du code de l’éducation, l’inscription à l’université est un droit pour tous les titulaires du baccalauréat et à ceux possédant une équivalence qui justifierait l’absence de ce diplôme. Tout candidat peut normalement s’inscrire dans l’établissement qu’il souhaite du moment qu’il est passé au préalable passé par « Admission Post Bac », un site internet gouvernemental censé fluidifier l’orientation des néo-bacheliers dans les établissements d’enseignement supérieur. La sélection en L1 est donc illégale dans les universités, aucun ministre n’ayant établi de réglementation du nombre d’étudiants pouvant rentrer dans chaque université.

L’Université Paul Valéry, précurseur de la sélection illégale ?

Pourtant, la sélection illégale est pratiquée de plus en plus massivement par l’université Paul Valéry – Montpellier 3. Déjà, en novembre 2013, des quotas d’admission ont été mis en place en première année de Licence dans 6 filières (psychologie, AES, info-com, cinéma, arts plastiques et théâtre), ce qui n’a pas empêché l’université, lors de la rentrée 2015, de refuser un étudiant en première année de sociologie. Ce cas de sélection illégale, porté en justice par le SCUM, connaîtra son jugement le 6 décembre prochain. Au cours de l’été 2016, l’université Paul Valéry est allée encore plus loin en fixant arbitrairement des quotas d’inscription sur le logiciel « APB », et certaines filières ont même été tout bonnement supprimées du logiciel « APB » pour les étudiants en réinscription ! Ainsi, la direction de l’université Paul Valéry – Montpellier 3 n’hésite pas à se mettre dans l’illégalité la plus totale afin de mener une véritable politique de sélection sociale.

Des avancées grâce à la lutte

Dans cette université, après deux mois de lutte, le combat pour l’inscription des sans fac est en train de connaître son dénouement. Au cours de cette longue mobilisation, une belle solidarité s’est installée face à la politique illégale de sélection sociale opérée par l’université Paul Valéry. Les sans fac ont pu compter sur l’aide et le soutien sans faille du Syndicat de Combat Universitaire de Montpellier (SCUM), seul syndicat étudiant à s’être vraiment impliqué dans cette lutte, qui symbolise le chemin qu’il reste à faire pour défendre les étudiants face à la tendance élitiste dont font preuve de plus en plus les apprentis patrons des facultés françaises.

Cette longue mobilisation en défense des étudiants précaires refusés par l’université a permis à près de 79% d’entre-eux d’obtenir leur inscription dans la filière de leur choix.

Aujourd’hui la sélection en Master, demain dans toutes les licences ?

La réussite de cette mobilisation n’occulte pas que de façon plus large, la lutte contre la sélection n’en est qu’à son commencement, puisque le 11 octobre, la sélection sur dossier pour l’entrée dans tous les Masters a été votée lors d’une séance du CNESER (Conseil National de l’Enseignement Supérieur et de la Recherche). Cette instauration officielle de la sélection en Master se ferait, d’après les organisations ayant discrètement négocié avec le gouvernement (UNEF, FAGE et PDE côté étudiants, et SGEN-CFDT, UNSA et SNESUP-FSU côté enseignants), en échange d’un obscur droit « opposable » à la poursuite d’études. Or, en réalité, ce droit « opposable » est un véritable cadeau offert aux universités adeptes de la sélection, en les libérant de l’obligation d’inscrire dans un de leurs Master celles et ceux qui auront été refusés. Ainsi, ce sera au rectorat de proposer trois offres de poursuite d’études, sans aucune garantie que ces offres soient en adéquation avec le cursus et les vœux des étudiants. Ces derniers se verront ainsi relégués dans des « masters poubelle » développés par les universités pour les recalés de la sélection. Ainsi, cette légalisation de la sélection en Master va entraîner un développement exponentiel du nombre de formations de seconde zone pour les élèves étant passés sous les fourches caudines de la sélection, souvent les étudiants les plus précaires. L’aide à la mobilité vaguement évoquée ne rend pas pour autant plus acceptable les déplacements forcés des étudiants que cet accord va entraîner. Encore une fois, ce sont les étudiants les plus précaires qui paieront les pots cassés de ces mesures.

Mobilisation mardi 15 novembre à l’Université Paul Valéry

Mardi 15 novembre, la direction de l’université Paul Valéry – Montpellier 3 va profiter de ce contexte pour pérenniser, voire amplifier les mesures de sélection qu’elle applique déjà en première année de licence. En effet, il est prévu que les quotas d’accueil mis en place en 2013 soient revotés en CÉVU (Conseil des Études et de la Vie Universitaire). Il est à craindre que par cette manœuvre, le président de l’université, Patrick Gilli, ne cherche en réalité qu’à donner une couverture démocratique aux quotas d’accueil déjà mis en place arbitrairement dans toutes les filières durant l’été 2016 sur le logiciel d’inscription « Admission Post Bac ».

La mobilisation de la rentrée 2016 pour l’inscription des sans fac l’a démontré avec brio, c’est par la lutte que nous pourrons contrer les politiques de sélection sociale à l’université.

Contre la sélection, que ce soit celle illégalement pratiquée par la direction de l’université Paul Valéry – Montpellier 3, comme celle décidée par le gouvernement à l’entrée en Master, nous appelons à un rassemblement, mardi 15 novembre à partir de 11h30, devant la Bibliothèque Universitaire de l’Université Paul Valéry.

Syndicat de Combat Universitaire de Montpellier – SCUM
http://www.combatuniversitaire.wordpress.comsyndicat.scum@live.fr