Archives pour la catégorie Réflexions

Premiers chiffres « Parcoursup » : une génération sacrifiée ?

Mardi 22 mai, les premiers chiffres du logiciel « Parcoursup » sont tombés. Frédérique Vidal annonce dans les médias que 400 000 candidats à l’entrée à l’université sont sans réponse favorable, dont 29000 avec uniquement des refus. Pourtant, le 7 janvier, la ministre de l’Enseignement Supérieur, de la Recherche et de l’Innovation, avait annoncé sur twitter que « L’université va dire oui à tout le monde, tous les étudiants seront inscrits dans la formation de leur choix mais elle va adapter les parcours ».

Ces chiffres effrayants masquent une mécanique encore plus implacable : les vœux de chaque lycéen n’étant plus classés, de nombreux sont acceptés dans des cursus et des établissements qui n’ont pas leurs préférence. Ainsi, aux 400 000 lycéens laissés dans l’incertitude, combien de milliers, voire de centaines de milliers, sont d’ores et déjà poussés vers une voie de garage ?

Près d’un mois après l’annonce du « Plan étudiants » qui allait donner naissance à la Loi ORE (Orientation et Réussite des Etudiants), le gouvernement annonçait, le 22 novembre 2017, la transformation du logiciel d’inscription à l’université « Admission Post Bac » (APB) en « Parcoursup ». Derrière le changement de nom et d’ergonomie, c’est tout un renversement de paradigme qui s’est alors opéré pour l’accès à l’enseignement supérieur. Désormais, ce ne sont plus les étudiants qui ont la maîtrise de leur orientation, mais ce sont les universités qui « recrutent » leurs futurs étudiants. Et, à l’image de l’université Paul Valéry – Montpellier 3, qui a mis en place des critères de sélection extrêmement drastiques et socialement marqués, les universités ont compris l’utilisation élitiste qui pouvait être faite de « Parcoursup ». Ainsi, alors que l’an dernier, au début du premier tour d’APB, 140 000 candidats n’avaient eu aucune proposition, ils sont désormais 400 000, auxquels il faut rajouter ceux ayant eu une réponse favorable d’une filière pas forcement souhaitée. Les professeurs de lycées vont-ils devoir se muer en psychologues scolaires afin d’accompagner le découragement voire le désespoir des milliers de jeunes, qui se sont vus annoncer sur une plateforme web qu’à trois semaines du Bac, leur avenir est sur liste d’attente ?

Des centaines de milliers de jeunes se retrouvent dans l’incertitude et potentiellement exclus de l’accès à des études supérieures. Aux côtés des lycéens et des étudiants, le Syndicat de Combat Universitaire de Montpellier (SCUM) continuera à se battre contre le sacrifice d’une génération entière sur l’autel de l’élitisme. Face au gouvernement et aux directions d’universités, le combat ne fait que commencer !

Syndicat de Combat Universitaire de Montpellier – SCUM
syndicat.scum@live.fr – www.combatuniversitaire.wordpress.com

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Blocage illimité de l’université Paul Valéry : ensemble, tout devient possible !

Contre la sélection sociale et la précarité, près de 3000 étudiants se sont rassemblés ce mardi 27 mars 2018 en Assemblée Générale sur les pelouses de l’université Paul Valéry- Montpellier 3.
Après plus de 6h de discussions et de débats, le blocage illimité avec occupation de l’université Paul Valéry a été voté par plus des trois quarts de l’assemblée. Patrick Gilli, qui a passé la journée à se cacher derrière les arbres, n’est plus reconnu par les étudiants comme président de l’université. La démission d’Emmanuel Macron est exigée tout comme la radiation de Philippe Pétel du corps professoral. Les personnels de l’université sont invités à se mettre en grève illimitée. La convergence des luttes a été affirmée avec force, avec la participation des étudiants à la journée de mobilisation nationale contre la répression le 28 mars (rassemblement à la préfecture à 17h), puis une manifestation au rectorat pour empêcher l’application de l’outil de tri social « ParcoursSup » pour les bacheliers 2018. Le principe du blocage économique sur la ville de Montpellier a aussi été adopté pour le 3 avril. La lutte contre la sélection sociale pratiquée par l’université est le révélateur d’un refus plus large : nous ne voulons plus survivre, nous voulons vivre.
 
Tel un illusionniste, Patrick Gilli tente de masquer l’impossibilité pour lui de continuer à assumer ses fonctions de président. Depuis deux semaines, il n’a même plus accès à son bureau, et sa seule activité de « président » se résume à l’envoi d’e-mails. Dans son dernier e-mail envoyé ce mardi 27 mars, il retente le chantage aux examens. Mais les milliers d’étudiants mobilisés veulent davantage, ils arracheront à ce futur ex-président plein de mépris leur « semestre gratuit » (le 10 améliorable, procédure déjà mise en place lors de précédents mouvements dans plusieurs universités). La direction de l’université, à coups d’appels téléphoniques nocturnes, tente d’empêcher les personnels de se joindre au mouvement étudiant, sans aucun effet. On a même vu la direction d’un service tenter un improbable chantage aux activités culturelles pour forcer un piquet de grève.
Ce mardi, suite à l’assemblée générale, près de 2000 étudiants ont marché sur l’hôtel de police de Montpellier pour protester contre la décision policière de ne pas prendre en compte les témoignages d’étudiants à propos de l’agression milicienne de la nuit du 22 mars dans la Faculté de Droit et Sciences Politiques.
Aujourd’hui, les étudiants montpelliérains ont fait le choix clair de la poursuite de la grève, et de son élargissement dans ses moyens comme ses objectifs. Nous ne pouvons que nous réjouir que les étudiants débordent massivement les anciens cadres et structures, dont le SCUM. Désormais, il est temps pour chacun de s’approprier les outils de la lutte.
Nous vivons tous un moment décisif, à nous de nous réapproprier notre avenir, pour nous réapproprier nos vies.
 
Syndicat de Combat Universitaire de Montpellier – SCUM

syndicat.scum@live.fr – www.combatuniversitaire.wordpress.com


Les prochaines dates de mobilisation :
  • Mercredi 28 mars à midi, amphi A (université Paul Valéry) : comité de mobilisation
  • Mercredi 28 mars à 17h, devant la Préfecture : rassemblement pour réclamer justice et vérité pour les victimes de l’agression milicienne du 22 mars.
  • Jeudi 29 mars à 18h, amphi A (université Paul Valéry) : comité de mobilisation
  • Vendredi 30 mars à 10h30, devant l’entreprise Provente (2 rue du fer à cheval à St Jean de Vedas, Tram 2 arrèt Victoire 2) : manifestation contre une délocalisation économique (event).
  • Vendredi 30 mars à 16h, devant la Faculté de Droit et Sciences politiques : Marche pour la Justice, contre les agresseurs et leurs complices (event).
  • Mardi 03 avril à 7h30, devant la Faculté de Droit et Sciences politiques : Rassemblement « réouverture de la faculté, étudiants en danger« 
  • Mardi 03 avril à 11h, devant l’entreprise Provente (2 rue du fer à cheval à St Jean de Vedas, Tram 2 arrèt Victoire 2) : tractage et manifestation contre une délocalisation économique
  • Mardi 03 avril à 11h, devant la Faculté de Droit et Sciences politiques : manifestation
  • Mardi 03 avril à 14h, à la gare : rassemblement en soutien aux cheminots en grève
  • Mercredi 04 avril à 10h30, amphi A (université Paul Valéry) : Assemblée Générale de lutte
La mobilisation dans les médias :

Précarité étudiante : « Les besoins alimentaires sont souvent le premier poste de dépense sacrifié »

Ce mardi dans le journal 20 Minutes Montpellier, le SCUM revient sur la précarité alimentaire des étudiants, qui s’ajoute aux problèmes de logements que nous dénonçons.

A la fac comme partout, #BalanceTonPorc !

Depuis plus d’un mois, le monde semble découvrir, incrédule, l’ampleur des violences sexistes de notre société, accolées aux hashtags #MeToo et #BalanceTonPorc. Le milieu universitaire n’est pas épargné, avec des professeurs abusant de leur position de pouvoir, et des soirées arrosées ou le consentement semble bien souvent une vue de l’esprit. Depuis quelques jours, c’est au tour de militantes d’une des principales organisations étudiantes de dénoncer des pratiques violentes et machistes ayant cours en son sein. Nous rappelons qu’à l’université Paul Valéry à Montpellier, lorsque le SCUM s’est créé, ce fut dans un contexte ou ce type de violences se trouvait couvert au sein d’une autre organisation étudiante, pourtant habituée à organiser des événements culturels subventionnés sur cette thématique. Dans ces deux cas, la parole des victimes s’est trouvée minimisée et les faits relativisés. Nous nous souvenons que l’acronyme de notre syndicat, SCUM, est une référence au manifeste féministe et volontairement provocateur rédigé par Valérie Solanas, le célèbre « SCUM Manifesto ». Mais il ne suffit pas de se proclamer « antisexiste » pour l’être, et nous avons bien conscience de faire partie d’une société ou les discriminations et les violences restent bien souvent la norme. Une norme souvent étouffée par les institutions. Comment qualifier autrement l’invitation faite aux victimes, sur les campus, à se rapprocher d’abord des directions de cité U ou des « missions égalité » plutôt que de directement déposer plainte ? Cette injonction à la dissimulation et au traitement en interne semble davantage protéger l’institution que les victimes. Trop souvent, le silence a été la norme.

Désormais, il est urgent de dénoncer systématiquement et publiquement ces agissements. Ainsi, nous souhaitons rappeler que notre permanence reste et sera toujours ouverte à celles et ceux qui veulent témoigner, entamer des procédures et s’organiser concrètement, de façon publique ou anonyme afin de faire reculer les violences et agressions sur notre campus.

Nous apportons aussi notre soutien plein et entier à la marche de nuit en non-mixité choisie, qui aura lieue le vendredi 24 novembre 2017. En cette veille de journée de lutte contre les violences faites aux femmes, le rendez-vous est donné 19h au Peyrou, à Montpellier.

Syndicat de Combat Universitaire de Montpellier – SCUM

syndicat.scum@live – http://www.combatuniversitaire.wordpress.com

Les médias en parlent :

  • Journal Midi Libre du 24/11/2017
  • Journal C News – Montpellier Plus du 29/11/2017
Journal Midi Libre du 24/11/2017
Journal C News – Montpellier Plus du 29/11/2017

Plan Étudiants : en marche vers la sélection sociale

Les rentrées universitaires se suivent et se ressemblent. Cette année, des milliers de bacheliers se sont retrouvés sur le carreau, tout comme des milliers d’étudiants refusés en Master. Les directions d’université ont usé et abusé de leurs prérogatives, fixation de quotas d’accueil et sélection en Master, au détriment des étudiants.

Ce lundi, le gouvernement a dévoilé son « Plan étudiants ». La fin annoncée du tirage au sort, la gratuité de la sécurité sociale et l’attention portée à l’orientation ne masquent ni le manque d’ambition de ce plan, ni ses conséquences directes pour des milliers d’étudiants.

Après la sélection sur le hasard, la sélection sur la voyance ?

L’annonce de la fin du tirage au sort pouvait laisser espérer que l’accès de chacun aux études supérieures de son choix deviennent enfin une réalité. Or, comme pour la sélection en Master, il est laissé aux universités la possibilité de refuser des bacheliers en fonction des quotas d’accueil, sur la base de prérequis, appelés ici « attendus ». Ces quotas d’accueil étant fixés par les directions d’universités, il apparaît ainsi que ces dernières seront ainsi laissées libres de refuser de nombreux bacheliers. Les décisions d’acceptation ou de refus se baseront en partie sur un « avis » formulé par le conseil de classe de Terminale. Ainsi, il reviendra à des enseignants du Secondaire de juger sur la capacité des élèves à réussir, dans un futur plus ou moins lointain, leurs études dans l’enseignement supérieur. Cet « avis » fait courir un réel danger aux élèves en fonction de l’appréciation des professeurs sur eux et de l’interprétation des dossier par les universités. Rappelons qu’aujourd’hui déjà, le conseil de classe donne un avis sur l’orientation des futurs étudiants, et que c’est l’obtention du Baccalauréat qui permet de juger si le lycéen est apte à poursuivre ses études dans l’enseignement supérieur.

Une première année de Licence à double vitesse ?

L’idée d’une première année de renforcement pour permettre aux lycéens d’acquérir la méthodologie universitaire peut apparaître plutôt positive. A condition qu’elle reste facultative. L’individualisation des parcours risque de déboucher sur un véritable tri entre les « bons » bacheliers, admis en Licence, et les autres, tolérés à l’université à condition d’aller dans ce qui s’apparenterait a une voie de garage. Il est à craindre que cette mesure amène à exclure de l’accès à l’enseignement supérieur les élèves en fonction de leur milieu social. A cette inquiétude s’ajoute une question aujourd’hui sans réponse : quels seront les moyens mis en œuvre, au niveau national, pour que chaque université fasse un suivi individualisé, assorti d’une orientation adaptée à chacun ?

Et ce n’est pas l’annonce de l’ajout de près d’un demi milliard d’euro de budget dans l’enseignement supérieur pour le quinquennat qui pourra répondre à cette interrogation. Le budget alloué à la recherche et à l’enseignement supérieur est de 27,4 milliards d’euros pour 2018, l’augmentation annoncée correspond donc à 2%, ce qui correspond à une année d’augmentation du nombre d’étudiants. Ainsi, alors que de nouvelles mesures coûteuses sont annoncées, cette augmentation ne suffira même pas pour en financer une infime fraction.

Au delà des effets d’annonce, il est à craindre que finalement ce « Plan étudiants » ne s’avère être en réalité que la possibilité offerte aux directions d’université de faire en Licence ce qu’elles font déjà en Master : une politique de sélection drastique. A l’université Paul Valéry – Montpellier 3, le président Patrick Gilli s’impatiente déjà dans les médias : « qu’est ce qu’on fait si les étudiants [refusés] viennent quand même ? ». Il a clairement affiché sa volonté élitiste lors du CEVU (Conseil des Études et de la Vie universitaire) du 10 octobre « S’agissant des pré-requis, la direction de l’établissement estime que cette piste présente un intérêt ».

Les enjeux ainsi posés, il apparaît désormais urgent, pour le Syndicat de Combat Universitaire de Montpellier (SCUM), d’agir dès maintenant contre la mise en place d’une sélection sociale déguisée dès l’entrée à l’université. Nous appelons pour ce faire à un large mouvement des étudiants, mais aussi des lycéens, afin de défendre notre droit à un avenir.

Syndicat de Combat Universitaire de Montpellier – SCUM

syndicat.scum@live – http://www.combatuniversitaire.wordpress.com

Opération Campus : un nouveau plan com’

Cette semaine les universités montpelliéraines se félicitent. Elle ont obtenu un demi-milliard d’euros attribué à la faveur de l’Opération Campus et dédié à la construction et à la réhabilitation de leurs infrastructures. Cet argent présenté comme frais provient d’un contrat signé il y a quelques jours entre le recteur, le préfet, la COMUE (COMmunauté d’Universités et Établissements de Languedoc Roussillon), la Caisse des Dépôts et la Banque Européenne d’Investissement

Or, il se trouve que cet investissement répond à la nécessité de remettre aux normes des bâtiments considérés, depuis plusieurs années, comme ne pouvant plus accueillir le public.

Construite en 1966, l’université Paul Valéry – Montpellier 3 compte en effet plusieurs bâtiments vétustes, dont la Bibliothèque Universitaire « Ramon Llull » – qui ne correspond ni aux normes de sécurité, ni aux normes d’accès aux personnes à mobilité réduite. C’est cette bibliothèque qui va être déplacée dans le nouveau bâtiment-trophée du campus, l’Atrium Learning Center.

Ainsi, loin d’être un investissement supplémentaire, il apparaît qu’une partie de cette « Opération Campus » n’est en réalité qu’une rénovation indispensable et tardive d’une partie du campus.

Une remise aux normes de sécurité et de salubrité camouflée en un investissement exceptionnel masque en réalité un tableau plus contrasté.
Notamment quant à l’université Paul Valéry – Montpellier 3, des étudiants ont cours en hiver dans des préfabriqués sous des températures flirtant avec les zéro degré. Pire, d’après la Commission Patrimoine réunie le 26 octobre, il n’y aurait sur le campus quasiment aucun WC accessibles aux personnes à mobilité réduite.

Le Syndicat de Combat Universitaire de Montpellier (SCUM) appelle de ses vœux les acteurs publics à consacrer moins d’énergie à maquiller des remises aux normes en opérations de communication, afin de réellement prendre en charge l’amélioration de nos conditions d’études.

Syndicat de Combat Universitaire de Montpellier – SCUM

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Sélection en Master : lettre d’un élu SCUM au conseil de l’UFR 5

Cette injonction à la spécialisation, à définir de plus en plus vite un projet professionnel, sous couvert de cohérence représente un danger.

bf2b2a0c4ad43d940f09da585fce6d0f_141J’y vois un parallèle avec la rationalisation de l’industrie. Avec la division du travail et, pour le dire rapidement, ses conséquences micro/macro sociétales.
Edgar Morin dénonce lui la voie prise dans les sciences en parlant de mutilation de la connaissance.
Où est la cohérence en créant de toute pièce des Master tenant lieu de voie de garage pour satisfaire aux quotas imposés aux autres diplômes ?
Je n’ai rien contre les garagistes mais tout le monde ne trouve pas sa vocation à la même vitesse.
J’ai lu dans la presse un argumentaire revenant à dire que ce sont les parents qui payent pour leurs glandeurs d’enfants. Explication facile qui, selon moi, écarte un peu trop vite d’autres éléments qui offriraient une meilleure compréhension des motivations et des craintes de la jeunesse.
Il y a de la volonté chez les étudiants. Combien travaillent à temps partiel ? Combien s’interrogent sur ce qui les attends ? Sur la possibilité de s’accomplir dans leur vie ?
Et je m’interroge sur l’opportunité à Paul Valery d’avoir un sociologue vice-président de l’université.
Il y a une différence de principe entre un idéal et une contrainte budgétaire doublée d’une volonté politique insidieuse.
Or l’université à un rôle à tenir, notamment dans une société mutilée, elle aussi.
L’université est décrite comme une sorte d’éponge à indécis.
La réponse institutionnelle à cette critique est précisément d’en constituer un argument positif.

My own two cents. Please, stick one’s nose in.

V. élu au conseil de l’UFR 5* de l’Université Paul Valéry, pour le Syndicat de Combat Universitaire de Montpellier (SCUM).

* L’UFR 5 est composé des départements de psychologie, de sociologie, d’ethnologie, et de sciences sanitaires et sociales.