Archives pour la catégorie Réflexions

Communauté d’Universités (COMUE) : « On va être les otages de leur incapacité à se mettre d’accord »

Ce lundi 24 juin s’est tenue une assemblée générale dans les locaux de la communauté d’universités (COMUE-LRU). Cette assemblée s’est déroulée en réaction à l’annonce des quatre présidents d’université de l’académie, en janvier dernier, de la dissolution de la COMUE.
La directrice administrative et le président le la COMUE-LRU, lors de l’Assemblée Générale du lundi 24 juin 2019
Depuis cette annonce il y a presque 6 mois, les présidents des deux universités Montpelliéraines et des universités de Nîmes et Perpignan, n’ont proposé aucun projet concernant la gestion des différents services et le pilotage de l’opération Campus. Pour rappel, l’opération Campus, c’est la rénovation des différentes universités et la construction en cours de plusieurs bâtiments emblématiques (dont le Village des Sciences et l’Atrium Learning Center, le tout pour un budget total d’un demi milliard d’euros).
Attaquée par l’iceberg que constitue les monstrueux égo des présidents des quatre universités locales, la COMUE coule. Son président Gilles Halbout, qui n’a pas voulu faire de vagues ces derniers mois, s’est finalement trouvé une bouée de sauvetage, et même une ile. Il a annoncé, en préambule de l’assemblée générale de ce lundi, sa nomination future en tant que vice-recteur de Mayotte. Espérons qu’il ne succombe pas à la folie des grandeurs qui a conduit son prédécesseur à une rocambolesque démission pour refus de piscine et yacht privé.
A Montpellier, la folie des grandeurs a déjà touché depuis longtemps Patrick Gilli et Philippe Augé. Le premier, qui s’est fait payer légalement une voiture de fonction dès son élection, fait même l’objet d’une enquête pour détournement de fonds publics, tandis que le second avance habilement ses pions pour engloutir toute la politique de site de l’enseignement supérieur local.

La semaine dernière, l’IGAENR (inspection générale de l’administration de l’éducation nationale et de la recherche) a confirmé la bonne gestion financière de la COMUE, mais aussi et surtout son dépeçage programmé, que nous avions détaillé en janvier.
Lors de cette assemblée générale, les personnels se sont émus de l’absence complète de transparence et de communication concernant leur devenir. Pour les présidents des universités Montpelliéraines, acquis à la #StartUpNation, les êtres humains ne sont que des variables d’ajustement. D’ailleurs,  leur absence s’est faite remarquer une fois de plus.

Une dégradation des services pour les étudiants ?

Les décisions des quatre présidents d’université de l’académie risquent d’entrainer une probable dégradation de la qualité des services pour les étudiants (centre de soins universitaires, rénovation de bâtiments dans le cadre de l’Opération Campus, accueil des étudiants étrangers, Pépite). Les personnels en charge de l’Opération Campus tirent la sonnette d’alarme. A cause de la mésentente entre les présidents d’université, certains projets en cours (rénovations, constructions) pourraient prendre du retard voire pourraient s’arrêter : « On va être les otages de leur incapacité à se mettre d’accord ».

Lors de cette assemblée générale, le Syndicat de Combat Universitaire de Montpellier (SCUM) a souligné l’importance d’une mobilisation collective pour que les personnels soient entendus, et que les étudiants ne paient pas, une fois de plus, les pots cassés des égos surdimensionnés des présidents des universités montpelliéraines. Dans ce moment difficile pour des personnels considérés comme des variables d’ajustement, et dans cette période d’incertitude sur le devenir des services dédiés aux étudiants, nous réaffirmons que seule la construction d’un véritable rapport de force permettra d’inverser cette marche forcée vers la fusion des universités montpelliéraines.

Syndicat de Combat Universitaire de Montpellier – SCUM
Organisation étudiante représentative siégeant au CA de la COMUE-LR
syndicat.scum@live.fr – www.combatuniversitaire.wordpress.com 

Contre les violences sexistes et sexuelles dans l’enseignement supérieur

Université de Bordeaux, 8 mars 2019Aujourd’hui, le SCUM est co-signataire aux cotés de 16 organisations féministes d’une tribune nationale sur Médiapart qui dénonce, entre autres, les agissements de la Mission Égalité de l’UPVM3.

 » Les étudiant-e-s de l’université Paul Valéry à Montpellier connaissent la même politique d’omerta. En effet, suite à des plaintes pour harcèlement sexuel, la Mission Egalité de l’université parlait d’ « instrumentalisation » et déclarait publiquement : « Il faut que les victimes sachent à quoi elles vont s’exposer. Nous vérifions leurs preuves, car c’est là tout le problème. Nous pouvons faire appel aussi à un médiateur académique, pour plus de neutralité ». « 

Inscriptions, logement, alimentation : « Un accroissement de la sélection sociale » dans tous les domaines.

La radio locale Divergence FM (93.9) a invité deux porte-paroles du Syndicat de Combat Universitaire de Montpellier (SCUM), dans l’émission « Balance la sauce » diffusée le 26 février 2019. Interviewés par Lucie Lecherbonnier en présence de deux autres étudiants élus au CROUS, nos deux représentants, élus en CEVU de l’université Paul Valéry Montpellier 3 et en Conseil d’Administration de la Communauté d’Universités (COMUE-LR) ont fait le point sur divers aspects de la vie étudiante montpelliéraine comme la hausse des frais d’inscription, Parcoursup, le logement et l’alimentation.

Retrouvez-ici la transcription complète de cet entretien radiophonique. Lire la suite Inscriptions, logement, alimentation : « Un accroissement de la sélection sociale » dans tous les domaines.

Suppression de la COMUE-LR : le bon, la brute et le truand

État des lieux de la nouvelle actualité des présidents d’universités montpelliérains

Il est bien connu qu’en période de galette des rois, chacun veut sa part de gâteau. Et le monde universitaire régional ne déroge semble t’il pas à la règle. Dans un communiqué sorti le 4 janvier 2019, les présidents des universités de Perpignan (UPVD), Montpellier (UM), Paul Valéry (UPVM3) et Nîmes (Unîmes) annoncent leur volonté de mettre fin à la Communauté d’Universités Languedoc-Roussillon (COMUE-LR). Lire la suite Suppression de la COMUE-LR : le bon, la brute et le truand

En 2019, « ça se règlera au sabre laser » !

L’année 2018 a été déprimante (généralisation de la sélection sociale en Licence) mais palpitante (un mouvement inédit de grève étudiante au printemps 2018).

Sélection sociale, précarité, frais d’inscription, conditions d’examens, rénovations, salubrité des logements étudiants, accessibilité handicap … les combats à mener en 2019 pour la défense de nos droits ne manqueront pas ! Le SCUM, à vos côtés, continuera a agir au quotidien.

Mais 2019 ne se fera pas sans vous, ainsi, nous invitons toutes les bonnes volontés à nous rejoindre et s’investir pour ces combats nécessaires.

Comme l’a twitté le désormais célèbre député Joachim Son-Forget, « ça se réglera au sabre laser ».

Syndicat de Combat Universitaire de Montpellier – SCUM

syndicat.scum@live.fr – www.combatuniversitaire.wordpress.com

  • Encart du journal « Midi Libre » du 04 janvier 2019 :

A l’Université Paul Valéry, la sélection sociale amplifiée, pour quelles réponses ?

Alors que le premier ministre a annoncé une hausse des frais d’inscription de plusieurs milliers d’euros pour les étudiants étrangers « non-européens » ; alors que la mobilisation étudiante de l’an dernier a occupé l’Université en continu pendant plus de trois mois, alors que le mouvement dit « des gilets jaunes » s’organise dans toute la France pour lutter contre la précarité, la présidence de l’Université Paul Valéry Montpellier 3 s’illustre encore une fois par son cynisme.

 Ce mardi 11 décembre se réunissait le Conseil des Études et de la Vie Universitaire (CEVU) de l’Université Paul Valéry Montpellier 3. A l’ordre du jour de cette instance se trouvait le vote des nouveaux quotas et critères de sélection pour l’entrée en Licence et l’accès en Master. Ces modalités de sélection, fixées en toute liberté par chaque université, restreignent encore une fois davantage l’accès aux études supérieures, notamment pour les plus précaires.

Parce que la sélection sociale prend aussi la forme de l’augmentation annoncée des frais d’inscription pour les étudiants internationaux, un rassemblement était appelé par l’Union des Étudiants Étrangers de Montpellier devant la réunion de cette instance. Ce rassemblement, soutenu par le SCUM, SOS Racisme et la LDH s’est tenu dans un contexte ou plusieurs bâtiments de cours, mais pas le bâtiment de la présidence, ont fait l’objet d’une tentative matinale de blocage. Les étudiants présents au rassemblement ont alors émis l’idée d’intervenir directement au sein de la réunion du CEVU pour empêcher le vote des mesures de sélection en Licence et Master. Malheureusement, la présence des agents « sécurité incendies » encore une fois transformés en vigiles et l’attitude incompréhensible d’éléments extérieurs au rassemblement n’ont pas permis une telle intervention.

La séance du conseil se tenant ainsi sans encombres, nos élus « Fac Off » (SCUM et CEI) ont voté contre la mise en place de la sélection et sont intervenus à plusieurs reprises pour dénoncer ces critères iniques de tri social. Ils ont obtenu le retrait d’un critère d’âge discriminatoire, proposé par la présidence afin d’évaluer la « maturité » de l’étudiant. Ils ont aussi dénoncé la curieuse conception démocratique de la présidence de l’université, puisque les documents soumis au vote n’ont été transmis aux élus que la veille, au mépris du délai légal.

Aux alentours de midi s’est tenue une « Assemblée Générale » d’une soixantaine d’étudiants. La représentante de l’Union des Étudiants Étrangers de Montpellier a insisté sur la volonté d’auto-organisation des étudiants étrangers, afin de se prémunir de toute forme d’instrumentalisation, de paternalisme et de racisme.

Engagés contre la politique de la présidence de l’université, et encouragés en ce sens par un premier vote de l’Assemblée Générale exigeant encore une fois la démission de Patrick Gilli de sa fonction de président de l’université, nous avons proposé de dépasser les simples déclarations d’intention et de passer à l’action concrète : l’organisation d’un « lock-out » de la présidence de l’université dès la fin de l’assemblée.
Malheureusement, après l’intervention d’un élu étudiant pourtant membre d’une organisation étudiante « de lutte » appelant à ne pas entreprendre de blocage ou d’occupation du bâtiment de la présidence, l’Assemblée Générale s’est à son tour prononcée contre la création immédiate d un rapport de force avec la direction de l’université.

Cette frilosité ne peut que surprendre, le jour-même ou est révélé que le recours à une entreprise de sécurité privé par Patrick Gilli s’est fait en toute illégalité, avec des connexions douteuses avec l’affaire Benalla. Toutefois, l’Assemblée Générale s’est prononcée pour l’envoi d’une délégation auprès du président de l’université, et nous avons pu l’interroger sur la hausse des frais d’inscription concernant les étudiants étrangers. Devant les étudiants présents, il s’est engagé à élargir l’exonération de frais d’inscription. Mais ces paroles rassurantes, qu’aucun écrit n’est venu confirmer, appelent à des actes concrets.

Le Syndicat de Combat Universitaire de Montpellier (SCUM) continuera à se mobiliser au quotidien pour défendre les étudiants, notamment les plus précaires, face à la direction de l’université et aux politiques gouvernementales. La défense de notre droit à un avenir ne doit pas rester soumise au cycle démobilisateur d’assemblées en quète de légitimité para-parlementaire, au risque de bloquer l’action. C’est l’organisation de la lutte concrète qui doit se faire, par toutes et tous, dans les assemblées, de façon autonome des partis politiques, des syndicats nationaux et de la présidence de l’université.

Nous rappelons qu’en l’absence de réel rapport de force assumé face à la présidence, cette dernière a fait passer successivement, ces dernières années , une sélection sociale drastique en Master puis en Licence. Des milliers d’étudiants se trouvent déjà impactés par les décisions prises par Patrick Gilli et son équipe. Alors que de plus en plus de gens se mobilisent, partout en France, contre la précarité, il est urgent de se ressaisir et de se mettre en condition, campus par campus, afin de gagner le combat contre la sélection sociale !

Syndicat de Combat Universitaire de Montpellier – SCUM
syndicat.scum@live.fr – www.combatuniversitaire.wordpress.com

Notre rassemblement dans les médias :