Archives pour la catégorie Réflexions

L’Université de Montpellier transformée en Établissement Public Expérimental : quel impact pour les étudiantes et étudiants ?

Le 13 avril 2021, à l’occasion du Conseil d’Administration de l’Université de Montpellier (UM), notre élu SCUM de la liste « Salade Tomates Oignons » a pris connaissance de projet d’évolution statutaire de l’université. L’Université de Montpellier deviendra donc, d’ici janvier 2022, un « Établissement Public Expérimental » (EPE). Ce statut, introduit par l’ordonnance gouvernementale n° 2018-1131 du 12 décembre 2018, permet à l’université de déroger au Code de l’éducation, qui cadre tout le fonctionnement des universités. Ainsi, ce serait désormais à l’université elle-même de définir son mode de fonctionnement institutionnel, pédagogique, financier et de recherche. En résumé, avec l’EPE, tout semble possible, dans la bonne direction comme dans la pire. A la lumière des processus de création d’EPE à Lille ou encore ceux déjà crées comme l’Université Côte d’Azur de Nice, il apparaît que ces évolutions statutaires se traduisent par une intégration poussée dans les logiques concurrentielles internationales, au détriment des conditions d’études étudiantes et des conditions de travail des personnels.

Vendredi 30 avril, une délégation du SCUM a donc rencontré, à notre demande, la présidence de l’Université de Montpellier, afin d’aborder certaines questions cruciales pour les étudiantes et étudiants au regard de cette évolution statutaire : les frais d’inscription, le cadrage des évaluations (compensation semestrielle et rattrapages), et la gouvernance. Lire la suite L’Université de Montpellier transformée en Établissement Public Expérimental : quel impact pour les étudiantes et étudiants ?

La réouverture des facs à tout prix, une fausse bonne solution

Aujourd’hui, le SCUM lance avec la CGT Salarié-e-s-Etudiant-e-s Doubs un communiqué national concernant les enjeux liés à la réouverture des universités pour le deuxième semestre.

La réouverture des facs à tout prix, une fausse bonne solution

Nous observons, depuis plusieurs jours des interventions médiatiques des patrons d’universités, et même des manifestations de quelques enseignants ayant pour revendication la réouverture immédiate des établissements de l’enseignement supérieur.

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Nous refusons que cette situation anxiogène dégénère vers des drames mortels

Actuellement, le surmenage le dispute au décrochage scolaire massif. Des milliers d’étudiants font part de leur détresse dans l’indifférence la plus complète de leurs professeurs, des directions d’universités et du gouvernement. La charge de travail imposée par les enseignants aux étudiants se retrouve démultipliée dans toutes les universités. Pourtant, il y a urgence. Le premier ministre l’a lui-même avoué ce jeudi 10 décembre : « les étudiants se suicident ». Combien de morts supplémentaires faudra-t-il pour que les enseignants prennent la mesure de ce qu’ils nous font subir ?

Nous demandons que les présidences d’universités et les enseignants mettent réellement en œuvre de véritables outils pédagogiques adaptés au numérique, et adaptent les examens à cette situation inédite.

Nous dénonçons la tenue d’examens obligatoires en présentiel, dans des amphithéâtres surchargés, qui forcent les étudiants à mettre leur santé en danger. C’est d’autant plus incompréhensible depuis les annonces gouvernementales de ce jeudi 10 décembre concernant l’instauration délirante d’un couvre-feu à 20h à partir du 15 décembre. Ainsi, les clusters vont continuer à proliférer lors des examens alors que l’isolement social des étudiants continuera d’être renforcé.

Nous continuons à demander que les enseignants mettent enfin en ligne l’intégralité de leurs supports de cours. Chose qui n’est toujours pas faite pour la quasi-totalité des cours.
La « liberté pédagogique » et la « propriété intellectuelle » dont bénéficient les enseignants ne peuvent justifier cette attitude irresponsable et génératrice d’échec scolaire.

Les demandes de réouvertures d’universités avec 100% des cours en présentiel, formulées par quelques patrons d’universités, ne feront qu’aggraver le problème, tout en mettant en danger la santé de milliers d’étudiants et de leurs proches.
S’il s’avérait que la situation sanitaire permettrait la réouverture des universités en janvier, nous demandons que l’obligation d’assiduité soit supprimée et que l’intégralité des cours soit disponible en présentiel ET en distanciel, afin que les étudiants aient la possibilité de continuer à suivre leurs cours depuis chez eux, et éviter ainsi l’engorgement des universités et l’apparition de nouveaux clusters. Cela permettra aussi aux étudiants éloignés les plus précaires de ne pas se retrouver contraints d’abandonner leurs études. En effet, nous rappelons que les deux confinements ont entrainé une perte d’emploi et de ressources pour beaucoup d’étudiants, qui ne peuvent plus se permettre de se payer un logement sur Montpellier.

Aux étudiants, nous rappelons une chose évidente mais inédite par son ampleur en même temps : vous n’êtes pas seuls ! Nous sommes des milliers, voire des millions, à vivre exactement la même situation partout en France.
Nous rappelons que nous sommes disponibles pour nous faire remonter toute question ou tout problème pendant cette période particulière : https://combatuniversitaire.wordpress.com/contact/

 Syndicat de Combat Universitaire de Montpellier – SCUM

Le SCUM intervient dans les médias sur le surmenage imposé aux étudiants :

« Ils paraissent tellement à l’écoute en période électorale »… les candidats à la présidence de Paul Valéry passés au crible par les Supers Chatons Ultras Mignons

 Le mois dernier sont tombés les résultats des élections à l’Université Paul Valéry Montpellier 3. En ce qui concerne les élections étudiantes, notre liste « Supers Chatons Ultras Mignons » a obtenu plus de 20% des suffrages, et à plus que doublé le pourcentage et le nombre de voix obtenus par rapport à notre liste « Fac Off » présentée en 2018 : nous passons de 162 à 383 voix. En termes d’élus, nous avons conservé notre siège en Conseil d’Administration (CA) et nous sommes passés de deux à trois élus en Conseil des Études et de la Vie Universitaire (CEVU).

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