Imposer la sélection à coups de matraques, le nouveau crédo de Patrick Gilli à l’université Paul Valéry

Alors que le mouvement de grève étudiante contre la sélection s’amplifie à Montpellier comme partout en France, la présidence de l’université Paul Valéry – Montpellier 3 poursuit sa logique élitiste. En effet, ce mardi 10 avril le CÉVU (Conseil des Études et de la Vie Universitaire) devait se réunir, une fois de plus délocalisé hors de l’enceinte universitaire au Rectorat. Cette délocalisation ubuesque ne fait que révéler une fois de plus le mépris de la direction de l’université envers les étudiants, ce qui avait conduit les élus SCUM a réclamer la démission de Patrick Gilli lors de la séance du 13 mars, et surtout aux assemblées générales suivantes du 15 mars (1100 étudiants) puis du 27 mars (3000 étudiants) d’exiger aussi sa démission et de ne plus le reconnaitre comme président d’université. Depuis, il est, d’après ses e-mails, réfugié au Rectorat aux côtés d’une improbable « cellule de soutien psychologique ».

Au programme de cette séance du CÉVU ? Le maintien de la sélection entre le Master 1 et le Master 2 dans une vingtaine de cursus. Un comble lorsqu’on se rappelle que l’argument pour imposer la sélection à l’entrée du Master, l’an dernier, était justement la fin de toute sélection entre le M1 et le M2 !
Mais Patrick Gilli et son équipe ne reculent devant rien pour imposer la sélection sociale à l’université Paul Valéry.

Ce mardi matin, une soixantaine d’étudiants se sont réunis devant le Rectorat afin d’empêcher, la tenue de cet ignoble conseil. Face à trois camions de CRS positionnés, la chaine humaine s’est fait copieusement matraquée sous le regard impassible de deux vice-présidents de l’université. Philippe Joron (vice-président du CÉVU) et Sylvain Durand (vice-président « délégué à la vie de campus »), devaient être bien pressés d’aller voter un tri social de plus, leur chemin étant ouvert par les CRS qui frappaient les têtes des étudiants présents.

Le CÉVU a eu lieu grâce aux matraques, mais cependant une question reste en suspend : Patrick Gilli est-il rentré en cachette par une porte dérobée ou dort-il désormais au Rectorat ?

Partout en France, les directions d’universités tentent d’étouffer le mouvement étudiant, par la violence milicienne (Faculté de Droit de Montpellier, Lille, Strasbourg, Tolbiac) comme par la répression policière (Nanterre, Bordeaux).

Face à la sélection et à la précarité, les matraques ne nous feront pas taire. Au contraire, notre détermination se renforce à mesure que le mouvement étudiant, et plus largement le mouvement interprofessionnel, prennent de l’ampleur. Nous ne nous laisserons pas faire et nous continuerons à combattre pour notre droit à un avenir. Nous avons tout à y gagner !

Syndicat de Combat Universitaire de Montpellier – SCUM
syndicat.scum@live.fr – www.combatuniversitaire.wordpress.com


Les prochains rendez-vous de la semaine :

  • Mercredi 11 avril à 10h, amphi A : Assemblée générale de lutte des étudiants et personnels de l’université Paul Valéry
  • Jeudi 12 avril à 13h devant la Préfecture : Rassemblement pour la justice et pour la sanction des responsables de l’attaque milicienne du 22 mars
  • Jeudi 12 avril à 18h à Paul Valéry : gala interluttes des étudiants de la faculté de droit.
  • Samedi 14 avril à 15h30 au Peyrou : Manifestation nationale appelée par la Coordination Nationale de Lutte (et réunion de la CNL)

Dans les médias :

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