Frapper des étudiants pour imposer « Parcours Sup’ » : c’est la fête à la présidence de l’université Paul Valéry !

Puisque Patrick Gilli fête la sélection en molestant des étudiants, fêtons Patrick Gilli ! Rendez-vous vendredi 11 mai à 13h devant l’université Paul Valéry pour un pique nique !

Ce lundi 07 mai, la présidence de l’université Paul Valéry – Montpellier 3 avait convoqué une réunion des responsables de composantes de l’université dans le cadre du traitement des dossiers sur la plateforme de sélection « Parcours Sup’ ». C’était sans compter sur les étudiants et personnels mobilisés contre la sélection sociale, qui ont tenu à partir de 14h un rassemblement devant les portes de la salle ou devait se tenir la réunion.

Déterminé à tenir coûte que coûte cette réunion, Patrick Gilli s’est alors réfugié dans le bâtiment administratif « Les Guihems » avec les responsables de composantes, les étudiants mobilisés étant bousculés sans ménagement par les vigiles privés pour faire passer ces sélectionneurs sans gloire. Malgré l’impressionnant dispositif de sécurité, les étudiants ont contraint une nouvelle fois la réunion a se déplacer dans une autre salle du bâtiment, car le bruit produit par le rassemblement empêchait celle-ci de se tenir. Une courageuse étudiante est parvenue à entrer à l’intérieur du bâtiment au rez-de-chaussée, ou elle a fait face à des vigiles fortement remontés.

La chemise de Patrick Gilli tachée du sang d’un étudiant.
Mur du couloir de la présidence de l’université, éclaboussé par du sang d’un étudiant suite aux violences commises par des enseignants.

Pendant ce temps, des étudiants se sont faufilés par une fenêtre ouverte dans la salle ou se tenait la réunion « Parcours Sup » afin d’exprimer leur opposition à la mise en place de la sélection. Une fois entrés dans la salle, ces étudiants, dont un élu étudiant du SCUM, se sont vus empoignés par des enseignants et personnels administratifs, dont le président Patrick Gilli en personne afin d’être mis à la porte. Alors qu’ils tentaient de résister de façon pacifiste en s’accrochant aux meubles et portes, ils ont eu la surprise de recevoir des coups de pieds, de genoux et de poing. La chemise blanche du président Patrick Gilli fut même tachée par le sang d’un des étudiants frappés, ainsi que des murs. Les coups gratuits reçus par ces étudiants n’ont cessé qu’à l’arrivée des agents « sécurité incendie ». Les mains en sang, notre élu s’est vu soumis à un chantage ignoble de la part de la vice-présidente de l’université, Maud Morlaas : Il ne pourra sortir du bâtiment et recevoir des soins que lorsqu’il aura accepté d’enlever le sang de son visage et de ses mains. Après avoir directement supervisé le molestage d’étudiants, la vice-présidente de l’université assure le service après-vente en tentant d’effacer les preuves. Ayant du se soumettre à ce chantage, les étudiants ont ensuite été pris en charge par la médecine préventive de l’université. Une main courante a été déposée.

Après les violences miliciennes du 22 mars et les violences policières des 10 et 14 avril, encore une fois des étudiants mobilisés se voient agressés physiquement de façon gratuite. La violence et le refus d’entendre la parole étudiante présagent le caractère des mesures que souhaite mettre en place la direction et le gouvernement. La représentation étudiante à l’université reste purement symbolique et est écartée dès qu’il s’agit de traiter une question contentieuse ou cruciale pour les étudiant/es, relégué/es au statut de simples « usagers ». Patrick Gilli met tout en œuvre pour imposer une sélection à l’image de son ouïe sélective et de son costume trempé dans le sang étudiant.

Ces violences n’entameront pas notre détermination sans faille à lutter contre la sélection sociale.

Nous appelons à multiplier les actions contre les directions d’université et contre le gouvernement, afin de défendre notre droit à un avenir.

Syndicat de Combat Universitaire de Montpellier – SCUM
syndicat.scum@live.fr – www.combatuniversitaire.wordpress.com

Moment chantage : l’étudiant blessé ne pourra partir du bâtiment qu’une fois le sang nettoyé de ses mains et de son visage.

 

 

 

 

 

 

 

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