« La sélection, nouvelle norme à l’université »

Ce lundi 28 août, le journal « La Marseillaise » a consacré sa Une à la politique de sélection en Licence et en Master pratiquée à l’université Paul Valéry. L’occasion pour le Syndicat de Combat Universitaire de Montpellier (SCUM) de rappeler les conséquences de cette sélection, qui laisse plusieurs milliers d’étudiants sur le carreau.

– Pour lire l’article sur le site du quotidien « La Marseillaise », cliquez ici : http://www.lamarseillaise.fr/herault/education/63122-la-selection-nouvelle-norme-a-l-universite

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Refus d’inscriptions à l’université Paul Valéry : le président Patrick Gilli refuse la négociation et propose davantage de sélection

</p> Plusieurs milliers d’étudiants ont été refusés par l’université Paul Valéry – Montpellier 3 pour la rentrée de septembre 2017. Les élus étudiants du Syndicat de Combat Universitaire de Montpellier (SCUM), et du Comité Etudiant Indépendant (CEI), ont rencontré le 21 juillet Patrick Gilli, le président de l’université, à propos des milliers d’étudiants « sans fac » que sa politique de sélection laisse sur le carreau.

Nous partageons ci-dessous le communiqué commun du SCUM et du CEI, à propos de ce rendez-vous, et des suites à y donner : Lire la suite Refus d’inscriptions à l’université Paul Valéry : le président Patrick Gilli refuse la négociation et propose davantage de sélection

Baisse des APL : nous disons non ! – Signez la pétition

A partir du 1er octobre 2017, l’Aide Personnalisée au Logement (APL) va baisser pour tout le monde de 5€/mois. Des étudiants, des associations et des syndicats étudiants de Grenoble, Paris, Lyon, Perpignan, Dijon et Montpellier avec le SCUM, ont décidé de se mobiliser en lançant une pétition nationale et unitaire.

Baisse des APL : nous disons non !

Alors que l’accès aux études supérieures est déjà restreint légalement par la sélection et le tirage au sort, le gouvernement ajoute à la liste des freins économiques aux études (tels que la hausse de la sécurité sociale) sa nouvelle trouvaille ; la baisse des APL.
A partir du 1er octobre 2017, l’Aide Personnalisée au Logement (APL) va baisser pour tout le monde de 5€/mois, soit 60€ par an. Proportionnellement, ce sont les personnes ayant les logements les moins onéreux, c’est-à-dire les personnes avec les plus faibles revenus, qui seront les plus impactées par cette mesure gouvernementale.

En France, 25% des étudiants vivent actuellement sous le seuil de pauvreté et 800 000 touchent les APL. Il est évident que tous sans exception apprécieront ce geste du gouvernement qui intervient juste après l’annonce de l’augmentation de 2€ de la cotisation à l’assurance-maladie (sécurité sociale étudiante, déjà plus chère que l’inscription à l’université elle-même).

Il convient de noter que les propriétaires adaptaient déjà le prix des loyers en fonction de ces aides au logement (soit au-dessus du montant mensuel de ces aides).

Si dans un premier temps, certains peuvent considérer ces nouvelles mesures comme un effort douloureux mais supportable, nous alertons sur leurs conséquences directes. En plus de l’aggravation de la pauvreté (le montant de l’APL supprimé équivaut, entre autres, à un mois de repas dans un restaurant universitaire), il est à craindre que des milliers de bacheliers et d’étudiants supplémentaires renonceront, faute de moyens, à poursuivre des études supérieures.

Dans une situation d’augmentation concomitante du chômage et de la pauvreté chez les jeunes, priver ceux-ci d’un accès à une formation diplômante les maintiendra durablement dans la précarité.

Dans un contexte où un nouveau projet de « Loi Travail » qui impactera tout particulièrement les salariés occupant des emplois dit « étudiants », il y a fort à parier que cette première baisse des APL ne soit que l’arbre qui cache la forêt. 
Afin d’éviter un mouvement social et de suivre les préconisations du rapport de la Cour des comptes de 2014, le gouvernement pourrait alors choisir de baisser les APL progressivement plutôt que d’en annoncer la suppression ou la diminution brutale. Reste alors la question de savoir non pas s’il y aura une nouvelle baisse des APL mais si elle interviendra dans 6 mois ou dans 1 an.

Le temps presse et l’heure est à la mobilisation. Nous appelons les étudiants et personnels des universités à signer cette pétition, puis à s’organiser dès la rentrée de septembre afin de défendre, sans compromis, notre droit à un avenir.

Ensemble, refusons la marche forcée vers la précarité et la sélection sociale à laquelle le gouvernement pousse les étudiantes et les étudiants.

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Premiers signataires :

  • AGEPS (Paris Sorbonne)
  • LICORNE (Université Grenoble-Alpes)
  • SCUM (Universités de Montpellier)

Signez la pétition ici : https://www.change.org/p/baisse-des-apl-nous-disons-non

« Rentrée : des milliers de bacheliers sans inscription »

 Retrouvez aujourd’hui l’intervention du Syndicat de Combat Universitaire de Montpellier (SCUM) dans le média Métropolitain​, concernant les près de 90 000 néo-bacheliers et les dizaines de milliers d’étudiants sans inscription pour la rentrée de septembre.

Lire la suite « Rentrée : des milliers de bacheliers sans inscription »

Inscriptions à l’Université Paul Valéry : plusieurs milliers d’étudiants laissés sur le carreau.

Depuis le 6 juillet, les inscriptions à l’université Paul Valéry – Montpellier 3 sont ouvertes. Cette année, le double effet conjugué de la mise en place de la sélection en Master et de la pratique du tirage au sort Licence va laisser de nombreux étudiants sans possibilité d’inscription à la rentrée de septembre.
Durant tout le second semestre de l’année universitaire 2016-2017, les étudiants, avec le Syndicat de Combat Universitaire de Montpellier (SCUM), ont combattu vigoureusement les ambitions sélectives de la présidence de l’université. Nous constatons aujourd’hui que la situation actuelle dépasse, par son ampleur, nos prévisions les plus effrayantes.

Omerta sur les Licences et purge décomplexée sur les Masters.
Cliquez sur l’image pour lire l’article du journal La Marseillaise du 07/07/2017

Bien que la direction de l’université refuse toujours à ce jour de communiquer les chiffres sur le nombre de néo-bacheliers impactés par la mise en place du tirage au sort pour l’entrée en première année de Licence, les élus SCUM et indépendants ont obtenu lors du CÉVU (Conseil des Études et de la Vie Universitaire) du 4 juillet 2017, les données concernant la sélection en Master. Au total, si 10466 étudiants ont candidaté à un Master 1 dans notre université, seuls 1147 parmi eux ont été pris dans le cursus de leur choix. Parmi les nombreux refusés, 642 d’entre eux avaient obtenu leur diplôme de Licence au sein de l’université Paul Valéry. Les promesses n’engagent que ceux qui y croient, et Patrick Gilli, président de l’université, le démontre encore une fois avec brio puisque la sélection entre le Master 1 et le Master 2 éjecte près de 93% des étudiants, parmi les 5790 demandes. Parmi les refusés, les 814 qui avaient suivi et obtenu leur Master 1 à l’université Paul Valéry sauront apprécier à leur juste valeur les engagements non tenus de la direction de l’université.

S’il est effectivement vrai que les infrastructures de l’université Paul Valéry souffrent d’un manque général d’investissement, nous rappelons que les moyens qui lui sont alloués sont en augmentation constante depuis plusieurs années. La justification martelée par la direction, à savoir un manque de moyens et d’infrastructures, ne parvient désormais plus à masquer l’évidence : toute une génération se retrouve volontairement sacrifiée sur l’autel de l’élitisme.

Examens, notation et désinformation : les pratiques élitistes douteuses sortent du placard
Cliquez sur l’image pour lire l’article du journal Midi Libre du 07/07/2017

Le 28 juin 2017, le Syndicat de Combat Universitaire de Montpellier (SCUM) a publié un grand questionnaire concernant la sélection en Master. En 8 jours, il a été rempli par 144 étudiants.
Les résultats de ce questionnaire éclairent sur des pratiques de sélection en Master qui n’entrent pas dans le champ défini par la loi. Ainsi, cette année, moins de 40% des étudiants interrogés estiment que la deuxième session d’examens était suffisamment espacée de la première session, afin de favoriser une organisation efficace des révisions. Plus édifiant, près de 70% d’entre eux ont dû passer l’ensemble de leurs examens semestriels en moins d’une semaine. La notation des étudiants ne semble pas échapper à l’impression générale, puisque plus de 60% des étudiants n’ont pas considéré leurs notes justes et équitables, et plus d’un tiers d’entre eux n’ont pas été informés des critères de notation.
A cela s’ajoute une désinformation massive des étudiants concernant les modalités de candidatures et les critères de sélection en Master. En effet, seuls 21% d’entre eux se sont vu transmettre des informations complètes sur le sujet. Plus édifiant, et surtout plus éclairant sur la volonté politique de la direction de l’université, plus de 90% des étudiants n’ont pas été informés des modalités de recours en cas de refus de leur candidature en Master 1 ou 2. Si, contrairement aux directions d’UFR et à la présidence de l’université, les enseignants ont largement abordé le thème de la sélection en cours avec leurs élèves (pour 62% d’entre eux), il s’avère qu’une forte minorité d’entre deux a durci ses critères de notations, puisque 34% des étudiants les jugent, depuis la mise en place de la sélection en Master, plus sévères.

Mais parmi toutes ces difficultés s’ajoute le bien mal nommé « droit à la poursuite d’étude » censé permettre aux étudiants recalés en Master de formuler un recours auprès du rectorat. Toutefois, on constate un gros oubli dans cette mesure, troquée par les élus étudiants au CNESER (l’UNEF et la FAGE) en échange de leur vote pour la sélection en Master. Ce fameux site web se trouve fermé du 16 juillet au 25 août alors que seul un tiers des demandes ont été traitées à Paul Valéry. Mais l’arnaque ne s’arrête pas là ! Si le recours est accepté, le rectorat se retrouve dans l’obligation de
proposer 3 Masters … dans une filière qui peut n’avoir aucun rapport avec sa Licence et son projet professionnel. A cela s’additionnent des exigences supplémentaires dont beaucoup d’étudiants n’ont jamais entendu parler : la licence doit avoir été obtenue après 2015, au moins deux vœux doivent avoir été faits, et le recours ne peut se faire que 15 jours après l’obtention de la licence si tous les refus ont été notifiés ou 15 jours après la notification du dernier refus.

Dans un contexte où le nouveau gouvernement prévoit pour l’année prochaine, sous les yeux gourmands des présidences d’universités, la mise en place d’une sélection drastique dès l’entrée en Licence, l’accès aux études supérieures est déjà largement remis en cause par le durcissement des critères du logiciel « Admission Post-Bac » et par la mise en place du tirage au sort dans plusieurs filières. Nous rappelons que pour beaucoup d’étudiants, et en particulier ceux issus des catégories les plus populaires, l’université reste le seul moyen d’échapper à une vie jalonnée d’une succession d’emplois précaires. Nous rappelons aussi que les milliers d’étudiants volontairement éjectés de l’enseignement supérieur par la direction de l’université seront ainsi privés de leur droit à une bourse et à un logement étudiant, ce qui accentuera davantage leur situation précaire.

Le Syndicat de Combat Universitaire de Montpellier se tient aux côtés des étudiants refusés, et les accompagne au quotidien dans leurs démarches et recours. Conscients que seul un véritable rapport de force face aux directions d’universités et au gouvernement pourra changer durablement la donne, nous multiplierons les actions et mobilisations contre cette odieuse situation dès la rentrée de septembre.

Syndicat de Combat Universitaire de Montpellier – SCUM

syndicat.scum@live – http://www.combatuniversitaire.wordpress.com

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Retrouvez ici nos différentes interventions dans les médias concernant la rentrée 2017-2018, à l’occasion de l’ouverture des inscriptions là Paul Valéry le 06 juillet :

S’inscrire à l’université Paul Valéry – Montpellier 3

Téléchargez ICI le guide des inscriptions 2017 à l’université Paul Valéry – Montpellier 3

A l’Université Paul Valéry – Montpellier 3, les inscriptions administratives ouvrent le 6 juillet. S’inscrire (ou se réinscrire) à l’université ressemble bien souvent à un véritable parcours du combattant à travers le labyrinthe administratif, nous accompagnons celles et ceux qui le souhaitent dans leurs démarches.

Pour cela, le Syndicat de Combat Universitaire de Montpellier (SCUM) a réalisé un guide pour les inscriptions 2017 à l’université Paul Valéry – Montpellier 3.

Quelques informations pratiques et utiles :

  • Tu viens d’avoir ton bac et tu souhaites t’inscrire en L1 : Inscription administrative sur rendez-vous directement à l’Université Paul-Valéry, salle Charles Camproux (Maison des Étudiants), du 6 au 26 juillet ou du 1 au 18 septembre. Une procédure complémentaire aura lieu jusqu’au 25 septembre.
  • Tu étais déjà à l’Université Paul-Valéry l’an dernier, et tu veux t’inscrire en L2, L3, M1, M2 ou en Diplôme Universitaire (DU): La réinscription se déroule en ligne sur l’ENT, du 17 au 26 juillet et du 01 au 18 septembre (et jusqu’au 20 octobre pour les M2). Si tu souhaites changer de cursus, les démarches se déroulent sur le site web E-candidat : https://candidatures.univ-montp3.fr
  • Pour les boursiers, il ne faut pas oublier de consulter le Dossier Social Étudiant sur le site web du CROUS, et de se munir de l’attestation conditionnelle de bourse 2017-2018 pour pouvoir effectuer l’inscription à l’Université.

Inscriptions Pédagogiques, Administratives …

Il y a inscriptions administratives (IA) c’est à dire le fait de s’inscrire à l’université, et l’inscription pédagogique, afin de pouvoir participer aux examens. L’inscription pédagogique se fait sur l’ENT en septembre.

Tirage au sort, sélection en Master …

Des quotas ont été fixés par la direction de l’université dans ces filières  en L1 : Arts plastiques, Cinéma, Théâtre, AES, Psychologie, InfoCom, Sciences Sanitaires et Sociales, Sciences de l’Éducation et Sciences Sociales. Le tirage au sort concerne les étudiants venant d’autres académies pour l’inscription en L1.
Concernant la sélection en première année de Master, la direction de l’université a fait le choix de la mettre en place dans tous les masters, ainsi qu’en psychologie en master 2 (en plus du M1).
Si tu a été refusé (ou que tu n’a pas eu de réponse) pour une licence ou un master, prends rapidement contact avec nous afin de faire un recours !

Besoin d’aide, d’un suivi ou de conseils supplémentaires ?

Ton syndicat universitaire local et combatif, le Syndicat de Combat Universitaire de Montpellier – SCUM répond à toutes tes questions concernant les inscriptions, les aides sociales et les demandes de logement la page Facebook (http://www.facebook.com/CombatUniversitaireMontpellier/) ainsi que par e-mail (syndicat.scum@live.fr). Nous pouvons aussi t’accompagner lors de tes démarches.

-> RETROUVE ICI NOTRE GUIDE 2017-2018 SUR LES AIDES SOCIALES.

Candidat à un Master à l’Université Paul Valéry ? Le SCUM lance un grand questionnaire.

https://lh4.googleusercontent.com/ASj-q-U79Ob4RbsNIbxmcFD6rhyoD0Ysvu5LBVdrQGRLwDxp5wxwmi6lAHoQkwoTmby3Ur6FxA=w999Afin de mettre en lumière les difficultés rencontrées par les étudiants de l’université Paul Valéry – Montpellier 3 qui souhaitent poursuivre leurs études en Master, le Syndicat de Combat Universitaire de Montpellier (SCUM), publie un grand questionnaire concernant les refus d’inscription en Master, et plus largement les différentes pratiques de sélection, explicites comme implicites.

Remplissez le questionnaire et partagez-le : https://docs.google.com/forms/d/e/1FAIpQLSdBtgNbrYSPqQGI1tM52kbprvogGtfmXKN7loBExnxktVUrcg/viewform?c=0&w=1

Ce questionnaire est anonyme. Si tu as des questions ou des précisions à nous apporter, tu peux nous contacter ici : syndicat.scum@live.fr