Contre la sélection : blocage de l’université Paul Valéry jeudi 30 mars

Ce jeudi 23 mars, un rassemblement s’est tenu contre la sélection à l’université Paul Valéry, suivi d’une marche en direction du bâtiment de la présidence. Suite à l’échec de l’envoi d’une délégation auprès de la présidence de l’université, qui a préféré encore une fois se barricader plutôt que de recevoir des étudiants, une Assemblée Générale s’est tenue et a décidé de la tenue d’un blocage de l’établissement jeudi 30 mars à partir de 7h.

Intervention dans un cours pour diffuser le préavis de blocage.

Suite à cette assemblée, des étudiants en Master 1 de Psychologie, soutenus par le Syndicat de Combat Universitaire de Montpellier (SCUM), sont allés faire le tour des cours et amphithéâtres afin d’informer de la tenue du blocage. Nous publions ici le préavis de grève :

— Préavis de blocage —

L’Assemblée Générale étudiante du 23 mars a voté à la quasi unanimité le blocage total de l’université Paul Valéry jeudi 30 mars et un agenda visant à relayer l’information jusqu’à cette date, par des interventions en amphithéâtres.

JEUDI 30 MARS A 7H, DEVANT L’ENTREE PRINCIPALE DE L’UNIVERSITE PAUL VALERY.

L’évènement Facebook pour s’organiser : https://www.facebook.com/events/456640291334423/

Le tract de la journée de jeudi :

Conférence-débat « La fabrique du musulman » jeudi 6 avril

Dans le cadre du 9ème Festival de lutte contre les discriminations, le Syndicat de Combat Universitaire de Montpellier (SCUM) organise une conférence débat avec Nedjib Sidi Moussa, auteur de l’ouvrage « La fabrique du musulman. Essai sur la confessionnalisation et la racialisation de la question sociale » (éditions Libertalia, janvier 2017).

JEUDI 6 AVRIL 2017, 18H, SALLE CAMPROUX (Maison des étudiants de l’université Paul Valéry)

La fixation permanente sur les présumés musulmans, tantôt dépeints comme des menaces à l’ordre public ou des victimes du système – parfois les deux à la fois –, s’inscrit complètement dans le réagencement en cours de la société française. Car le vrai “grand remplacement” concerne celui de la figure de l’Arabe par celle du “Musulman”, de l’ouvrier immigré par le délinquant radicalisé, du “beur” engagé par le binational déchu. »
En revenant sur les processus à l’œuvre depuis une quinzaine d’années, cet essai souligne le rôle des politiques, toutes tendances confondues, dans la propagation d’une fièvre identitaire qui brouille les clivages économiques et sociaux. Il interroge l’inclination de certaines tendances de la « gauche de la gauche » qui s’allient par opportunisme ou aveuglement avec des courants réactionnaires censés représenter les quartiers populaires. Il met en lumière l’action combinée de racistes, antiracistes et entrepreneurs communautaires qui conduit à la formation d’une nouvelle caste travaillée par les obsessions religieuses ou raciales. Et cela, à l’image du reste de la société fragilisée par les politiques antisociales des gouvernements et apeurée par le terrorisme islamiste.

La CGT des universités de Montpellier organise aussi deux ateliers lors de ce festival de lutte, le 4 avril, sur l’égalité femmes-hommes et les discriminations syndicales.

Apéro gratuit de la Saint Patrick (Gilli) vendredi 17 mars

Il était une fois, dans un pays très très lointain.
Patrick est président d’université. Il veut mettre en place la sélection à l’entrée du Master.
Mais Patrick n’est pas très content, car un petit-déjeuner a perturbé son Conseil d’Administration, puis un piquet de grève a entaché sa jolie Journée Portes Ouvertes.
Mais Patrick n’est pas rancunier, et a décidé d’offrir, à l’occasion de la Saint Patrick, un apéro gratuit à ceux qui l’ont embêté, et qui prévoient de continuer à l’embêter.

Rendez-vous vendredi 17 mars à partir de 18h30 au local du SCUM, dans la maison des étudiants de l’université Paul Valéry.

(toute ressemblance avec des personnes ou des faits réels serait accidentelle)

Participez à l’évènement sur Facebook : https://www.facebook.com/events/637541349766418/

Toutes les secondes évaluations en mai-juin ? Non merci !

Nous avons pris connaissance du projet de nouveau calendrier universitaire pour l’année 2017-2018, qui sera soumis au vote du Conseil des Études et de la Vie Universitaire (CÉVU) de l’université Paul Valéry mardi 18 avril.
Nous avons constaté le déplacement de la seconde évaluation du premier semestre à la fin du second semestre, entre le 30 avril et le 18 mai, suivie jusqu’au 8 juin de la seconde évaluation du second semestre. Toutes les secondes évaluations se tiendront ainsi en fin d’année universitaire, durant un mois complet.

Considérant que

– il est plus facile d’organiser ses révisions par semestre
– l’orientation pour l’année suivante sera rendue plus floue en l’absence des résultats finaux du premier semestre avant le mois de juin
– concentrer toutes les secondes évaluations sur un mois complet risque d’accentuer l’échec des étudiants à ces examens.
– dans les universités ou toutes les secondes sessions d’examens se font en fin d’année, le taux d’échec est supérieur
– mettre en place un mois d’examens, portant sur l’intégralité de l’année universitaire, risque d’entraîner des conséquences néfastes sur la santé des étudiants (stress, burn-out, troubles du sommeil …etc)

Nous demandons que la seconde évaluation du premier semestre soit maintenue en février, avant ou après les vacances d’hiver.

SIGNE LA PÉTITION ICI : https://www.change.org/p/toutes-les-secondes-%C3%A9valuations-en-mai-juin-non-merci

MISE A JOUR 13/03/2017 : 

[Première victoire] Le vote du calendrier repoussé au 18 avril !

Ce lundi 13 mars, la présidence de l’université nous a informé par e-mail que le vote du calendrier universitaire, prévu lors du Conseil des Études et de la Vie Universitaire (CÉVU) de ce mardi 14 mars, a été repoussé au mardi 18 avril. Bien que la direction évoque la soudaine nécessité de « présenter préalablement le calendrier au comité technique », il apparait clairement que la mobilisation éclair, avec plus de 800 étudiants signant en deux jours la pétition, des interventions en amphithéâtres ainsi qu’une rencontre avec le vice-président du CÉVU ce lundi 13 mars, ainsi que des interventions de personnels, n’a pas été étrangère à ce revirement de la direction.
Ce report du vote du Conseil des Études et de la Vie Universitaire (CÉVU) pour le 18 avril nous encourage à accentuer la pression sur cette instance afin d’obtenir le maintien de la seconde évaluation du premier semestre en février. Nous vous invitons donc à continuer de signer et relayer cette pétition, et nous vous tiendrons informés de la suite des évènements.

Lutte contre la sélection : une « Journée Portes Fermées » à l’Université Paul Valéry

Ce mercredi 8 mars, l’université Paul Valéry – Montpellier 3 organisait sa « Journée Portes Ouvertes », vaste opération de communication en direction des futurs bacheliers. Ceux-ci, ainsi que les étudiants et enseignants, ont eu la belle surprise de tomber sur une université complètement bloquée aux alentours de 8h. Une « Journée Portes Fermées », soutenue par le SCUM (Syndicat de Combat Universitaire de Montpellier) et la CGT perturbe le marketing publicitaire programmé par la direction de l’université. Les étudiants mobilisés contre la sélection à l’université ne désarment pas et diffusent, devant les grilles cadenassées, un tract corrosif intitulé « Journée Portes ouvertes …Mais pas pour tout le monde ! », dénonçant la sélection en Licence déjà pratiquée, et celle prévue par l’université en Master pour la rentrée 2017.

Les agents de la Brigade Anti-Criminalité (BAC), arrivent sur place par hasard, puisque le président de l’université, Patrick Gilli prétend ne pas les avoir appelés. Ces policiers n’ayant aucun motif d’intervention, le président décide donc, 20 minutes plus tard, de débarquer en personne escorté d’agents « sécurité incendie » utilisés en vigiles pour l’occasion. Les chaînes sont brisées à la pince monseigneur, pendant que le président tente un petit coup de pression sur une syndicaliste du personnel : « Vous ne devriez pas être au travail à cette heure ? », lui assène-t-il, plein de morgue. « Je suis en grève », lui répond la syndicaliste, pas vraiment impressionnée par la tentative d’intimidation.

Aussitôt ouvert, le célèbre portail Vasarely, est refermé, et la « Journée Portes Fermées » reprend de plus belle, avec cependant un petit accès maintenu ouvert. En cette journée internationale des droits des femmes, quoi de plus pertinent que des étudiantes bloquant leur université et luttant pour leur droit à un avenir ?

Encore une fois, une semaine après l’occupation du Conseil d’Administration par un petit-déjeuner, le mouvement contre la sélection universitaire a surpris et déstabilisé la direction de l’Université Paul Valéry. Et ce n’est qu’un début !

Syndicat de Combat Universitaire de Montpellier – SCUM
syndicat.scum@live.frwww.combatuniversitaire.wordpress.com

Déplacement de Paul Valéry ? « Plutôt que d’envoyer les étudiants à l’autre bout de Montpellier, optons pour une mutualisation »

20minutes-06032017Ce lundi 6 mars, le journal « 20 minutes » est revenu sur la dernière idée du maire de Montpellier et président de la métropole. Ce dernier propose désormais de déplacer, dans le quartier de la future gare TGV, à l’autre bout de la ville, une partie des enseignements et des étudiants de l’Université Paul Valéry.

Interrogé par le journal, le Syndicat de Combat Universitaire de Montpellier (SCUM) rappelle que si statistiquement, les étudiants de l’université Paul Valéry sont à l’étroit, la solution est ailleurs : « Plutôt que d’envoyer les étudiants à l’autre bout de Montpellier pour justifier un projet immobilier, nous optons pour une mutualisation avec la faculté des sciences, très grande et juste à côté. »

  Le problème de place de l’université ne se pose pas toujours au quotidien. A toute heure, dans tout plein de bâtiments, il y a des salles réservées qui sont pourtant vides ! Une meilleure organisation interne de l’université et une mutualisation des moyens avec la Faculté des Sciences, située de l’autre côté de la route serait plus bénéfique aux étudiants. Si la mairie et la métropole souhaitent absolument investir et utiliser des bulldozers,  ils pourraient raser les préfabriqués insalubres  et construire à la place un nouveau bâtiment. Une solution moins coûteuse et plus pratique pour les étudiants.

7 et 8 mars : conditions de travail et conditions d’études, même combat !

arton471Mardi 7 mars, les salariés de la fonction publique appellent à une journée de grève et de mobilisation afin de dénoncer la dégradation de leurs conditions de travail. La Coordination Nationale Infirmière (CNI) tire la sonnette d’alarme dans son communiqué d’appel à la grève : « Quels que soient nos secteurs d’activité, les témoignages mettent en exergue une dégradation des conditions d’exercice menaçant des vies de soignants mais aussi d’usagers. Jamais la profession n’avait connu une telle souffrance au travail (suicides, dépressions, épuisement professionnel, stress). »

Ce constat est valable dans tous les domaines. A l’université Paul Valéry, les personnels font face à une pression accrue de la part de la direction. Le nouveau système de primes (la RIFSEEP) mis en place met désormais les personnels en concurrence entre eux afin d’obtenir les bonnes faveurs de leurs supérieurs hiérarchiques. Dans le secteur privé, la situation déjà peu reluisante se détériore de façon continue : l’application de la Loi Travail isole et précarise davantage les salariés.

Pour les étudiants, c’est la double peine qui s’applique. En effet, aux conditions de travail dégradées des étudiants salariés s’ajoute désormais leur mise en concurrence forcée avec la décision des directions d’université de mettre en place des critères arbitraires et des quotas à l’entrée du Master. Mais cette fuite en avant élitiste des présidences d’université ne connaît plus de limites. Ils réclament désormais le droit de mettre en place une sélection officielle dès l’entrée en Licence, alors même que certains, à l’image de l’Université Paul Valéry – Montpellier 3, avaient déjà commencé à le faire de façon plus ou moins légale. Pendant que les présidents d’université jouent à la roulette russe avec l’avenir des étudiants, ceux-ci font face, en plus d’une précarité accrue, à des conditions d’études de plus en plus difficile. Toujours à l’université Paul Valéry, certains cours se déroulent en plein hiver sans chauffage, avec des températures inférieures à 10°C.

Ce constat d’une dégradation générale des conditions de travail et d’études ne doit pas nous plonger dans la résignation et l’impuissance. Au contraire, c’est notre capacité collective à créer des rapports de force, à l’image des femmes de chambre de plusieurs hôtels marseillais qui ont obtenu ces dernier mois des augmentations de salaire et de meilleures conditions de travail, grâce à la grève menée avec le syndicat CNT-SO (auquel le SCUM est affilié). Mardi 28 février, c’est une poignée de « bruncheurs » qui a réussi à faire fléchir le Conseil d’Administration de l’université Paul Valéry, qui s’est bunkerisé dans un autre bâtiment pour décider de la sélection en Master.

A Montpellier, nous appelons à deux journées de mobilisation large, afin de combattre la dégradation des conditions de travail et d’études.

  • Mardi 7 mars à 10h30, au départ de la place de la Comédie, une manifestation interprofessionnelle aura lieue, suite à l’appel de l’intersyndicale nationale.
  • Mercredi 8 mars, à partir de 8h, devant le portail principal de l’Université Paul Valéry, un piquet de grève se tiendra toute la journée afin de faire pression sur la direction de l’université, contre la sélection mais aussi contre la mise en concurrence des personnels entre-eux.

Syndicat de Combat Universitaire de Montpellier – SCUM
syndicat.scum@live.fr – www.combatuniversitaire.wordpress.com