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UFR 3 (histoire, géographie, biologie, archéologie, histoire de l’art) de l’Université Paul Valéry Montpellier 3.

L’Université Paul Valéry vote ses modalités d’examens : les « bonnes intentions » au détriment des étudiants

Mercredi 15 avril se tenait le Conseil des Etudes et de la Vie Universitaire (CEVU) de l’université Paul Valéry Montpellier 3, chargé de définir les modalités d’examens du second semestre, dans un contexte de fermeture de l’établissement et confinement généralisé.

Pendant plus de 6h d’affilée, les élus étudiants du Syndicat de Combat Universitaire de Montpellier (SCUM), soutenus par la voix de la CGT des universités, ainsi que l’ensemble des élus étudiants ont défendu, par de multiples propositions, qu’un cadre unique soit appliqué à toutes les évaluations.

Le Règlement des Etudes que nous avions dévoilé et analysé le 10 avril a été adopté. La validation et neutralisation du semestre furent refusés en bloc par les enseignants et la présidence. Même la proposition du vice-président étudiant, de maintenir les examens en ligne avec, en cas de note inférieure à 10, un report de la note du premier semestre fut rejetée.
A chaque fois, les 19 enseignants et personnels se sont coalisés pour refuser l’ensemble des propositions émises par les 16 voix étudiantes et du personnel CGT.
Trois voix de différence, c’est peu, mais cela change tout pour les près de 22000 étudiants de l’université.

L’échec du recensement des difficultés numériques : l’université sans nouvelles de 64,3 % des étudiants.

Pourtant, rien ne permet actuellement de garantir que l’ensemble des étudiants de l’université Paul Valéry Montpellier 3 pourra effectivement passer ses examens. L’université a envoyé des SMS et e-mails aux 21664 étudiants de l’université afin de recenser celles et ceux étant en situation de « rupture numérique ». Si cette initiative a été abondamment médiatisée par la présidence de l’université, les résultats réels de ce sondage n’ont été communiqués qu’après le dépôt d’une motion spécifique par les élus étudiants du SCUM. Ce peu d’empressement à communiquer les résultats s’explique par l’échec cuisant de cette campagne de recensement des difficultés numériques : sur les 21664 étudiants contactés, seuls 7725 ont répondu, soit uniquement 35,7%. Ainsi, l’université n’a aucune nouvelle de 64,3% de ses étudiants, et personne ne sait combien parmi ceux-ci ne pourront pas être en mesure de passer leurs examens.

Plébiscités par les étudiants, les Devoirs Maison « encouragés » mais pas généralisés.

Dans un sondage publié par un étudiant du SCUM sur le groupe Facebook des étudiants de l’université deux jours avant la séance du CEVU, plus de 800 étudiants ont répondu. Moins de 1% des étudiants se sont prononcés pour le report des examens, et seulement 11% en faveur des devoirs en ligne, pourtant privilégiés par la présidence de l’université. A contrario, 36% des étudiants ont demandé la neutralisation ou la validation automatique du semestre. Et ce fut plus de 52% des étudiants ayant répondu au sondage qui ont demandé des examens sous forme de Devoirs Maison à rendre sous 21 jours.
Cette dernière proposition, formulée par le SCUM et la Corpo Lettres Epsylone permettait de garantir les conditions d’examens les plus équitables et les plus accessibles pour l’ensemble des étudiantes et étudiants de l’université. L’amendement au Règlement des Etudes que nous avons soumis au vote afin de généraliser cette solution fut rejeté par 19 voix contre 16.
Cependant, malgré la non-généralisation des Devoirs Maison, l’université a accepté lors des réunions et échanges précédant le CEVU d’« encourager » les enseignants à recourir à cette modalité d’évaluation. Ainsi, entre 60% et 70% des examens se feront effectivement sous forme de Devoirs Maison.

Une rupture d’égalité préjudiciable pour l’ensemble des étudiants.

Toutefois, nous ne pouvons-nous satisfaire de ce résultat. En effet, les modalités d’examens consacrent le principe de l’inégalité entre les étudiants. Tout dépendra des modalités choisies par chaque enseignant. Certaines évaluations se feront en ligne, de façon chronométrées sur la plateforme pédagogique Moodle, connue pour ses bugs, d’autres par le rendu de Devoirs Maison, et certaines se feront même par des oraux en visiophonie ! Ces examens ne prennent pas en compte les difficultés de confinement rencontrées par beaucoup d’étudiants (bruit, connexion fluctuante, crises d’angoisse)

Ce ne sont pas les quelques avancées obtenues qui permettront de résorber la rupture d’équité.
En effet, l’université a accepté que les notes du second semestre ne soient pas prises en compte pour les candidatures en Master 1, et a appelé les jurys à « l’indulgence vis à vis des étudiants ayant vécu une grande difficulté personnelle en prenant en compte les résultats du premier semestre par exemple pour l’attribution de points jury ».

L’attitude de l’université en temps de crise révèle la crise de l’université.

Les enjeux semblent ainsi fixés. La présidence semble vouloir profiter d’une situation catastrophique inédite (on parle quand même de « pandémie mondiale » !) pour accentuer son processus de sélection, mieux correspondre aux nouvelles attentes d’une « nouvelle » université qui sélectionne encore et toujours plus aux dépens des précaires. En ces temps critiques, ce sont toujours les plus faibles qui sont sacrifiés, dans la société comme à l’université. Conséquence logique d’une institution à son image.

Alors que l’institution universitaire se dépeint comme un lieu de savoir, la crise sanitaire met ici le roi à nu. Quelle forme de sagesse peut-on effectivement trouver dans cette gestion délirante des problèmes rencontrés par les étudiants ?
Pourtant, ces problématiques se devraient d’être prises en compte par n’importe quel gestionnaire un peu sérieux de notre temps, aussi despotique soit-il. A l’autoritarisme s’ajoute une fois de plus un amateurisme devenu antithèse de toute forme de pragmatisme.

Aux revendications étudiantes, la même présidence d’université s’oppose en s’indignant d’une illusoire « dévalorisation » des diplômes tout en mettant en œuvre une mécanique de sélection drastique, où des quantités d’autres personnes se retrouvent triées et sélectionnées au quotidien, à l’université comme dans le reste de la société.
A l’image de l’attitude des « employeurs » à accepter ou à rejeter une candidature, la sélection sociale s’effectue aussi par le système éducatif, dès l’entrée à l’école maternelle. Dans ce qui apparait comme une fabrique de l’inégalité, l’invocation du « mérite », ou de la sélection comme processus logique et inné relève davantage de la superstition que de la raison.
Nos perspectives d’ascension sociale dépendent bien plus du hasard qui nous détermine tous que d’un quelconque talent voire travail. Le « savoir » à l’université consiste bien souvent à recracher son cours et être en bons termes avec ses enseignants, qui eux-mêmes s’assurent leur reproduction sociale.

Le Conseil des Etudes et de la Vie Universitaire de ce mercredi 15 avril avait l’occasion de réaffirmer l’ambition d’ascenseur social et de transmission des connaissances affichée par l’université.
Au contraire, il n’a fait que révéler un peu plus la mécanique froide d’une institution à l’image de la société dans laquelle elle s’inscrit : profondément et structurellement inégalitaire.

Syndicat de Combat Universitaire de Montpellier – SCUM
http://www.combatuniversitaire.wordpress.com – syndicat.scum@live.fr

Dans les médias :

Les examens à l’université Paul Valéry en période de confinement

En pleine période de confinement pour faire face à une pandémie mondiale, les universités organisent les sessions d’examen du second semestre. La crise sanitaire et sociale majeure ne semble pas perturber les logiques bureaucratiques à l’oeuvre, et il leur semble difficile de prendre en compte la situation de leurs « usagers » et « usagères » dans le contexte actuel.

Depuis près de deux semaines, le Syndicat de Combat Universitaire de Montpellier (SCUM) interpelle la direction de l’université concernant les modalités de tenue des examens. À la suite de plusieurs réunions, un nouveau règlement des études sera proposé par la présidence lors du Conseil des Études et de la Vie Universitaire (CÉVU) du 15 avril. Il sera valable uniquement pour le second semestre de l’année universitaire 2019-2020.
Nous vous en dévoilons aujourd’hui les grandes lignes, ainsi que nos propositions.
Lire la suite Les examens à l’université Paul Valéry en période de confinement

Informations sur l’envoi aux étudiants de Paul Valéry d’un e-mail concernant les absences aux examens

Ces dernières semaines, plusieurs centaines d’étudiants de l’université Paul Valéry Montpellier 3 ont reçu un e-mail provenant de leur secrétariat d’UFR. Il y est indiqué qu’un « contrôle effectué dans le service de la scolarité fait apparaître une ou plusieurs absences injustifiées lors des examens de l’année 2017/2018 ».
Le message en question indique des absences en premières et secondes évaluations, et demande, sous un délai de quinze jours à compter de la date d’envoi du mail, les justificatifs d’absences. Les documents doivent être téléversés sur une plateforme web externe à l’université.

Lors du Conseil des Etudes et de la Vie Universitaire (CEVU) du 05 février 2019, les élus du SCUM (Syndicat de Combat Universitaire de Montpellier) ont demandé par une question diverse plusieurs précisions concernant ce curieux message envoyé aux étudiants.

Le Directeur des Études et de la Scolarité nous a répondu que dans l’académie, il y a eu un « transfert de charge » du CROUS vers l’université. Ainsi, c’est désormais cette dernière qui est responsable du contrôle de l’assiduité.
Les règles d’assiduité à l’université Paul Valéry n’ont pas changé : il faut être absent aux deux évaluations et ajourné à l’année pour être considéré comme absent injustifié.

Pour justifier une absence, un certificat médical ou un document attestant d’un évènement particulier (concours, décès d’un proche …etc) fait l’affaire. En cas de refus par un service de l’université de prendre en compte un justificatif, n’hésitez pas à nous contacter au plus vite par e-mail (syndicat.scum@live.fr) ou sur notre messagerie facebook.

Syndicat de Combat Universitaire de Montpellier – SCUM
syndicat.scum@live.fr – www.combatuniversitaire.wordpress.com

Tout sur les examens à l’université Paul Valéry

La semaine dernière, les étudiants de l’université Paul Valéry – Montpellier 3 ont massivement décidé  en Assemblée Générale de prolonger le mouvement de grève contre la sélection jusqu’à satisfaction des revendications.

Concernant les partiels, les milliers d’étudiants grévistes exigent toujours la mise en place du « 10 améliorable » (appelé aussi « semestre gratuit »). Après s’être adonné à un grotesque chantage aux examens pour faire cesser la grève étudiante, Patrick Gilli tente une énième manœuvre vengeresse contre les étudiants qui ont décidé de ne plus le reconnaître comme président. Désormais réfugié au Rectorat d’où il tient une improbable « cellule d’information et de soutien psychologique », le futur ex-président de l’université, dont le seul pouvoir est désormais d’envoyer des e-mails, réclame que les enseignants fassent passer les examens du second semestre de façon dématérialisée, c’est à dire via la plateforme web « moodle » ou par e-mail. Mais la crédibilité de Patrick Gilli est un château de sable qui tombe sous la vague de la contestation. Mercredi 4 avril, les enseignants et personnels réunis en Assemblée Générale ont fait le choix, par ailleurs risqué pour les non-titulaires, d’apporter leur soutien au « semestre gratuit ». Ce vote envoie un message clair et constitue un premier pas vers la satisfaction de cette revendication. Désormais, ce sont aux étudiants de se donner les moyens de faire de cette exigence une réalité. La pression sur la présidence de l’université et les directions de services doit devenir totale, et ne souffrir d’aucune exception, compromission ou négociation. Il est temps que les étudiants, qui ont à la quasi-unanimité réclamé cette orientation en Assemblée Générale, ne se laissent pas déposséder de la lutte et au contraire l’investissent de leur spontanéité et de leur combativité.

En parallèle, l’envoi des modalités des examens a déjà commencé par e-mail. Cette organisation illégale des partiels pénalise avant tout les étudiants les plus précaires, car tout le monde n’est pas égal devant l’accès à un ordinateur et à une bonne connexion internet. Patrick Gilli amplifie ainsi le tri social qu’il avait déjà amorcé durant ces deux dernières années en matière de sélection en Master et Licence.

Pour le Syndicat de Combat Universitaire de Montpellier (SCUM), il apparaît urgent et nécessaire d’organiser de façon concrète la solidarité entre les étudiants face à cette direction d’université aux abois.

Ainsi, retrouvez ici le calendrier collaboratif des examens dématérialisés (n’hésitez pas à l’alimenter) :Résultat de recherche d'images pour "logo calendrier"

Lien direct : https://docs.google.com/spreadsheets/d/e/2PACX-1vRfArVwS_fHMRY5D4N9g8cT_7toWXgFXgYkMkuSvDXKQmSQLJL5fhXnM-6aypc47ovInJkkc49FPQv_/pubhtml

Notre initiative relayée par les médias :

Étudiant de Paul Valéry ? Viens t’exprimer à ton assemblée de filière !

Plannings, Rattrapages, Partiels, Stages, Vie étudiante, Secrétariats, Sélection, Salles de cours …etc
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Psychologie, JEUDI 16 NOVEMBRE, 10H15, AMPHI F
– Psychologie, JEUDI 16 NOVEMBRE, 10H15, AMPHI F : https://www.facebook.com/events/142085846547441/
Cinéma/théâtre MARDI 14 NOVEMBRE G01 14h30
– Cinéma/théâtre MARDI 14 NOVEMBRE, 14H30,  G01 : https://www.facebook.com/events/152224492177452/
Sociologie/ethnologie/sciences-sanitaires et sociales : JEUDI 16 NOVEMBRE, 10H15, AMPHI B
– Sociologie/ethnologie/sciences-sanitaires et sociales : JEUDI 16 NOVEMBRE, 10H15, AMPHI B : https://www.facebook.com/events/1567067883406947/
Histoire-géographie : JEUDI 16 NOVEMBRE, 17h15, D106
– Histoire-géographie : JEUDI 16 NOVEMBRE, 17h15, D106 : https://www.facebook.com/events/1626199947446701/
Lettres Modernes, lettres classiques, VENDREDI 17 NOVEMBRE, 12H15, H329
– Lettres Modernes, lettres classiques, VENDREDI 17 NOVEMBRE, 12H15, H329 : https://www.facebook.com/events/317992702013641/

 

Il y aura aussi une Assemblée Générale jeudi 16 novembre à 9h, dans l’amphi A, dans le cadre du mouvement interprofessionnel contre la Loi Travail XXL et la sélection.