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Les interventions du syndicat dans les médias (journaux, radios, tv)

Inscriptions à l’Université Paul Valéry : plusieurs milliers d’étudiants laissés sur le carreau.

Depuis le 6 juillet, les inscriptions à l’université Paul Valéry – Montpellier 3 sont ouvertes. Cette année, le double effet conjugué de la mise en place de la sélection en Master et de la pratique du tirage au sort Licence va laisser de nombreux étudiants sans possibilité d’inscription à la rentrée de septembre.
Durant tout le second semestre de l’année universitaire 2016-2017, les étudiants, avec le Syndicat de Combat Universitaire de Montpellier (SCUM), ont combattu vigoureusement les ambitions sélectives de la présidence de l’université. Nous constatons aujourd’hui que la situation actuelle dépasse, par son ampleur, nos prévisions les plus effrayantes.

Omerta sur les Licences et purge décomplexée sur les Masters.
Cliquez sur l’image pour lire l’article du journal La Marseillaise du 07/07/2017

Bien que la direction de l’université refuse toujours à ce jour de communiquer les chiffres sur le nombre de néo-bacheliers impactés par la mise en place du tirage au sort pour l’entrée en première année de Licence, les élus SCUM et indépendants ont obtenu lors du CÉVU (Conseil des Études et de la Vie Universitaire) du 4 juillet 2017, les données concernant la sélection en Master. Au total, si 10466 étudiants ont candidaté à un Master 1 dans notre université, seuls 1147 parmi eux ont été pris dans le cursus de leur choix. Parmi les nombreux refusés, 642 d’entre eux avaient obtenu leur diplôme de Licence au sein de l’université Paul Valéry. Les promesses n’engagent que ceux qui y croient, et Patrick Gilli, président de l’université, le démontre encore une fois avec brio puisque la sélection entre le Master 1 et le Master 2 éjecte près de 93% des étudiants, parmi les 5790 demandes. Parmi les refusés, les 814 qui avaient suivi et obtenu leur Master 1 à l’université Paul Valéry sauront apprécier à leur juste valeur les engagements non tenus de la direction de l’université.

S’il est effectivement vrai que les infrastructures de l’université Paul Valéry souffrent d’un manque général d’investissement, nous rappelons que les moyens qui lui sont alloués sont en augmentation constante depuis plusieurs années. La justification martelée par la direction, à savoir un manque de moyens et d’infrastructures, ne parvient désormais plus à masquer l’évidence : toute une génération se retrouve volontairement sacrifiée sur l’autel de l’élitisme.

Examens, notation et désinformation : les pratiques élitistes douteuses sortent du placard
Cliquez sur l’image pour lire l’article du journal Midi Libre du 07/07/2017

Le 28 juin 2017, le Syndicat de Combat Universitaire de Montpellier (SCUM) a publié un grand questionnaire concernant la sélection en Master. En 8 jours, il a été rempli par 144 étudiants.
Les résultats de ce questionnaire éclairent sur des pratiques de sélection en Master qui n’entrent pas dans le champ défini par la loi. Ainsi, cette année, moins de 40% des étudiants interrogés estiment que la deuxième session d’examens était suffisamment espacée de la première session, afin de favoriser une organisation efficace des révisions. Plus édifiant, près de 70% d’entre eux ont dû passer l’ensemble de leurs examens semestriels en moins d’une semaine. La notation des étudiants ne semble pas échapper à l’impression générale, puisque plus de 60% des étudiants n’ont pas considéré leurs notes justes et équitables, et plus d’un tiers d’entre eux n’ont pas été informés des critères de notation.
A cela s’ajoute une désinformation massive des étudiants concernant les modalités de candidatures et les critères de sélection en Master. En effet, seuls 21% d’entre eux se sont vu transmettre des informations complètes sur le sujet. Plus édifiant, et surtout plus éclairant sur la volonté politique de la direction de l’université, plus de 90% des étudiants n’ont pas été informés des modalités de recours en cas de refus de leur candidature en Master 1 ou 2. Si, contrairement aux directions d’UFR et à la présidence de l’université, les enseignants ont largement abordé le thème de la sélection en cours avec leurs élèves (pour 62% d’entre eux), il s’avère qu’une forte minorité d’entre deux a durci ses critères de notations, puisque 34% des étudiants les jugent, depuis la mise en place de la sélection en Master, plus sévères.

Mais parmi toutes ces difficultés s’ajoute le bien mal nommé « droit à la poursuite d’étude » censé permettre aux étudiants recalés en Master de formuler un recours auprès du rectorat. Toutefois, on constate un gros oubli dans cette mesure, troquée par les élus étudiants au CNESER (l’UNEF et la FAGE) en échange de leur vote pour la sélection en Master. Ce fameux site web se trouve fermé du 16 juillet au 25 août alors que seul un tiers des demandes ont été traitées à Paul Valéry. Mais l’arnaque ne s’arrête pas là ! Si le recours est accepté, le rectorat se retrouve dans l’obligation de
proposer 3 Masters … dans une filière qui peut n’avoir aucun rapport avec sa Licence et son projet professionnel. A cela s’additionnent des exigences supplémentaires dont beaucoup d’étudiants n’ont jamais entendu parler : la licence doit avoir été obtenue après 2015, au moins deux vœux doivent avoir été faits, et le recours ne peut se faire que 15 jours après l’obtention de la licence si tous les refus ont été notifiés ou 15 jours après la notification du dernier refus.

Dans un contexte où le nouveau gouvernement prévoit pour l’année prochaine, sous les yeux gourmands des présidences d’universités, la mise en place d’une sélection drastique dès l’entrée en Licence, l’accès aux études supérieures est déjà largement remis en cause par le durcissement des critères du logiciel « Admission Post-Bac » et par la mise en place du tirage au sort dans plusieurs filières. Nous rappelons que pour beaucoup d’étudiants, et en particulier ceux issus des catégories les plus populaires, l’université reste le seul moyen d’échapper à une vie jalonnée d’une succession d’emplois précaires. Nous rappelons aussi que les milliers d’étudiants volontairement éjectés de l’enseignement supérieur par la direction de l’université seront ainsi privés de leur droit à une bourse et à un logement étudiant, ce qui accentuera davantage leur situation précaire.

Le Syndicat de Combat Universitaire de Montpellier se tient aux côtés des étudiants refusés, et les accompagne au quotidien dans leurs démarches et recours. Conscients que seul un véritable rapport de force face aux directions d’universités et au gouvernement pourra changer durablement la donne, nous multiplierons les actions et mobilisations contre cette odieuse situation dès la rentrée de septembre.

Syndicat de Combat Universitaire de Montpellier – SCUM

syndicat.scum@live – http://www.combatuniversitaire.wordpress.com

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Retrouvez ici nos différentes interventions dans les médias concernant la rentrée 2017-2018, à l’occasion de l’ouverture des inscriptions là Paul Valéry le 06 juillet :

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Sélection en Master : « des centaines d’étudiants de Paul-Valéry vont rester sur le carreau »

 Le journal national « Le Monde » consacre un article, ce vendredi 14 avril, à la sélection en Master décidée par la direction de l’université Paul Valéry – Montpellier 3. Dans ce reportage intitulé « Sélection: les étudiants craignent le « crash test » », les conséquences dramatiques de cette sélection sont abordées, ainsi que le barrage filtrant et l’Assemblée Générale du 30 mars dernier. Interviewé par le journal, le Syndicat de Combat Universitaire de Montpellier (SCUM) a rappelé sa détermination contre cette sélection, en précisant l’enjeu : « des centaines d’étudiants de Paul-Valéry vont rester sur le carreau, car les enseignants ont baissé les quotas d’accueil ».

Lutte contre la sélection : une « Journée Portes Fermées » à l’Université Paul Valéry

Ce mercredi 8 mars, l’université Paul Valéry – Montpellier 3 organisait sa « Journée Portes Ouvertes », vaste opération de communication en direction des futurs bacheliers. Ceux-ci, ainsi que les étudiants et enseignants, ont eu la belle surprise de tomber sur une université complètement bloquée aux alentours de 8h. Une « Journée Portes Fermées », soutenue par le SCUM (Syndicat de Combat Universitaire de Montpellier) et la CGT perturbe le marketing publicitaire programmé par la direction de l’université. Les étudiants mobilisés contre la sélection à l’université ne désarment pas et diffusent, devant les grilles cadenassées, un tract corrosif intitulé « Journée Portes ouvertes …Mais pas pour tout le monde ! », dénonçant la sélection en Licence déjà pratiquée, et celle prévue par l’université en Master pour la rentrée 2017.

Les agents de la Brigade Anti-Criminalité (BAC), arrivent sur place par hasard, puisque le président de l’université, Patrick Gilli prétend ne pas les avoir appelés. Ces policiers n’ayant aucun motif d’intervention, le président décide donc, 20 minutes plus tard, de débarquer en personne escorté d’agents « sécurité incendie » utilisés en vigiles pour l’occasion. Les chaînes sont brisées à la pince monseigneur, pendant que le président tente un petit coup de pression sur une syndicaliste du personnel : « Vous ne devriez pas être au travail à cette heure ? », lui assène-t-il, plein de morgue. « Je suis en grève », lui répond la syndicaliste, pas vraiment impressionnée par la tentative d’intimidation.

Aussitôt ouvert, le célèbre portail Vasarely, est refermé, et la « Journée Portes Fermées » reprend de plus belle, avec cependant un petit accès maintenu ouvert. En cette journée internationale des droits des femmes, quoi de plus pertinent que des étudiantes bloquant leur université et luttant pour leur droit à un avenir ?

Encore une fois, une semaine après l’occupation du Conseil d’Administration par un petit-déjeuner, le mouvement contre la sélection universitaire a surpris et déstabilisé la direction de l’Université Paul Valéry. Et ce n’est qu’un début !

Syndicat de Combat Universitaire de Montpellier – SCUM
syndicat.scum@live.frwww.combatuniversitaire.wordpress.com

Déplacement de Paul Valéry ? « Plutôt que d’envoyer les étudiants à l’autre bout de Montpellier, optons pour une mutualisation »

20minutes-06032017Ce lundi 6 mars, le journal « 20 minutes » est revenu sur la dernière idée du maire de Montpellier et président de la métropole. Ce dernier propose désormais de déplacer, dans le quartier de la future gare TGV, à l’autre bout de la ville, une partie des enseignements et des étudiants de l’Université Paul Valéry.

Interrogé par le journal, le Syndicat de Combat Universitaire de Montpellier (SCUM) rappelle que si statistiquement, les étudiants de l’université Paul Valéry sont à l’étroit, la solution est ailleurs : « Plutôt que d’envoyer les étudiants à l’autre bout de Montpellier pour justifier un projet immobilier, nous optons pour une mutualisation avec la faculté des sciences, très grande et juste à côté. »

  Le problème de place de l’université ne se pose pas toujours au quotidien. A toute heure, dans tout plein de bâtiments, il y a des salles réservées qui sont pourtant vides ! Une meilleure organisation interne de l’université et une mutualisation des moyens avec la Faculté des Sciences, située de l’autre côté de la route serait plus bénéfique aux étudiants. Si la mairie et la métropole souhaitent absolument investir et utiliser des bulldozers,  ils pourraient raser les préfabriqués insalubres  et construire à la place un nouveau bâtiment. Une solution moins coûteuse et plus pratique pour les étudiants.

« Cas de force majeure » : un petit déjeuner au Conseil d’Administration à Paul Valéry.

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Un « cas de force majeure ».

Aujourd’hui mardi 28 février à l’appel du Syndicat de Combat Universitaire de Montpellier (SCUM), c’était petit déjeuner offert dans la salle du Conseil d’Administration (CA). Devant le président de l’Université nous précisons notre intention. « La sélection à l’université remet en cause le droit à l’accès aux études en France. Nous demandons au Conseil d’Administration de Paul Valéry de reconnaître son incompétence sur ce dossier et de démissionner ». Devant cet événement qualifié de « cas de force majeure » : neuf étudiants munis d’un panier de fruits, de viennoiseries, de boissons et de serviettes en papier rouge disposés avec élégance sur la table, les élus du CA se retranchent dans un autre bâtiment. Portes verrouillés, rideaux tirés, un élu étudiant ne peut pas entrer. D’autres étudiants se placent devant les portes de la salle dans le vacarme. La CGT refuse de forcer un piquet de grève pour collaborer à ce CA grotesque. Sans débat, le vote sur la sélection est approuvé à l’unanimité des élus enseignants et personnels.

Au même moment devant une AG étudiante improvisée la motion demandant la démission du CA est adoptée. A l’issue du conseil, l’élu étudiant demande des explications sur son exclusion. S’ensuit un dialogue surréaliste avec un élu du personnel : « Il fallait toquer pour entrer », « Vu comme on a frappé sur la porte et les murs, vous ne nous avez pas entendu ? » « Ben si… » « Et alors ? ». A l’issue du vote la direction reconnaît son incompétence en invoquant le manque de moyens, mais refuse de démissionner. Peu après, Patrick Gilli, président de la fac de Lettres, accepte finalement, après s’être bunkérisé, des discussions d’après vote sans enjeu avec des étudiants inquiets pour leur avenir.

Pour la suite, rendez-vous mercredi 8 mars, 8h, devant l’université, pour taper fort contre la sélection.

Syndicat de Combat Universitaire de Montpellier – SCUM
syndicat.scum@live.fr – www.combatuniversitaire.wordpress.com

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Le président de la fac boude nos croissants

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Sélection en Master : « une fabrique de l’échec »

marseillaise7fev2017-une Ce mardi 7 février, la mobilisation contre la sélection à l’université Paul Valéry fait la Une du journal « La Marseillaise ». L’occasion pour le Syndicat de Combat Universitaire de Montpellier (SCUM) de rappeler les conséquences de la sélection pour les étudiants, de promouvoir la pétition unitaire et surtout d’appeler aux prochaines mobilisations les 21 et 28 février prochains.marseillaise7fev2017-art– Pour lire l’article sur le site du quotidien « La Marseillaise », cliquez ici : http://www.lamarseillaise.fr/herault/education/57294-montpellier-tensions-autour-de-la-selection-a-l-entree-en-master

 

Conditions d’études à Paul Valéry : « il faut que l’administration réagisse »

Ce lundi 30 janvier, le journal Midi Libre parle des conditions d’études dégradées des étudiants de l’université Paul Valéry – Montpellier 3, mises en lumière dans la lettre ouverte du Syndicat de Combat Universitaire de Montpellier (SCUM), datée du 25 janvier.

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Le lendemain, c’est le journal Direct Montpellier Plus qui relayait notre combat contre les conditions d’études dégradées : http://www.direct-montpellier-plus.com/2017/01/31/les-etudiants-se-gelent-en-cours-19169