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Les interventions du syndicat dans les médias (journaux, radios, tv)

Après 5 jours d’occupation de la Maison des Etudiants, la lutte prend un nouveau tournant.

 Mercredi 24 janvier, afin de protester contre notre expulsion de notre local syndical, planifiée par la direction de l’université Paul Valéry – Paul Valéry, nous avons organisé une « raclette party » dans notre local. Sous l’impulsion de nos nombreux soutiens étudiants et associatifs, ce qui n’était qu’une soirée raclette s’est muée en une occupation de l’intégralité de la Maison des Étudiants (MDE). La « Maison à Défendre » (MAD) était née, en référence à la ZAD (zone à défendre) de Notre-Dame-Des-Landes. Ici, pas d’aéroport à combattre mais une gestion de la Maison des Étudiants, par le Service de la Vie Étudiante et le vice-président délégué à la vie de campus, de plus en plus difficile à vivre pour les bénévoles associatifs. La MAD est alors imaginée comme une future maison des étudiants gérée par et pour les étudiants et leurs associations, loin de toute censure et de toute velléité autoritaire de la direction de l’université. En tant que syndicat universitaire défendant concrètement les étudiants, le projet ne pouvait qu’être soutenu.
Mais face à la présence constante de nombreux agents de sécurité envoyés par la direction aux abords de la Maison des Étudiants (puis au passage de la Directrice Générale des Services, et même d’un huissier de justice!), il a fallut d’abord s’organiser pour éviter une violente expulsion, et pour cela de nombreux militants de squats et centres culturels autogérés montpelliérains sont venus prêter main forte, et faire de cet espace occupé une imprenable citadelle à l’aide de quelques petits travaux.

Ce vaste mouvement d’occupation, au départ contre la répression anti-syndicale, s’est mué en espace indépendant du SCUM, avec son identité propre, le « collectif MAD », ou convergent une volonté farouche de défendre le tissu associatif et syndical étudiant et la volonté de faire de ce lieu l’épicentre de futures mobilisations contre la sélection et la précarité.

Mais c’était sans compter sur la grotesque tentative de la direction de dresser, à coups de mensonges, la communauté universitaire contre l’émergence d’une Maison des Étudiants directement gérée par les étudiants. La communication répétée de la présidence de l’université et du Service de la Vie Étudiante, qui prétendaient, sans avoir pris aucun contact avec le Collectif MAD, que ce mouvement allait empêcher la tenue des événements associatifs et culturels prévus au cours de la semaine, a suscité doutes et incompréhensions. De plus, la présence de soutiens provenant des des milieux squats, si elle était voulue et bien accueillie, a contribué à brouiller le message défendu par le Collectif MAD auprès des étudiants et de leurs associations. 
Le projet original de Maison des Étudiants gérée par et pour les étudiants et leurs associations ne peut émerger que si une confiance totale liait les différents acteurs. Or, les propos de la direction de l’université, poussant à la défiance et à l’affrontement, ne permettaient pas d’envisager un climat de sérénité nécessaire à la construction du projet. L’unanimité des étudiants, qu’ils soient associatifs, syndicalistes ou indépendants, a donc décidé, en accord avec les nombreux soutiens, de mettre fin à l’expérience de la MAD, et de lever l’occupation des lieux dès lundi 29 janvier.

Ces 5 jours d’occupation de la Maison des Étudiants ont permis l’émergence d’un mouvement étudiant qui aura vocation à se renforcer et à s’affirmer à la faveur des luttes contre la précarité, contre la sélection et pour la défense de la vie associative et syndicale. A l’université Paul Valéry, le mouvement des occupations n’en est qu’à ses prémisses, et en tant qu’organisation étudiante de défense des étudiants, le SCUM continuera à l’encourager, malgré la répression et la désinformation pratiquée par la direction.

Syndicat de Combat Universitaire de Montpellier – SCUM

syndicat.scum@live – http://www.combatuniversitaire.wordpress.com

Dans les médias :

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Occupation de la Maison des Étudiants de l’université Paul Valéry

Depuis mercredi 24 janvier, l’intégralité de la Maison des Étudiants de l’université Paul Valéry – Montpellier 3 est occupée par des étudiants en réaction à la décision de la présidence d’expulser le SCUM de son local. La répression anti-syndicale de la direction de l’université a déclenché un mouvement plus large de réappropriation de la Maison des étudiants.

Article du journal « La Marseillaise » du vendredi 26 janvier 2018.

Répression contre le syndicat étudiant de l’université Paul Valéry – Montpellier 3

 Cette année 2018, la présidence de l’Université Paul Valéry – Montpellier III a décidé d’expulser le Syndicat de Combat Universitaire Montpelliérain (SCUM) de son local. Le motif avancé par Patrick Gilli, dans un courrier alambiqué envoyé le 20 décembre 2017, est l’action de revendication syndicale « coffee break » lancée mardi 5 décembre par le syndicat. Afin d’appuyer la revendication, déjà ancienne, de la mise à disposition d’une salle de restauration chauffée avec des micro-ondes à disposition, le SCUM a mis à disposition dans le hall inutilisé d’un bâtiment de la faculté des tables, des chaises et un micro-onde pour que les étudiants puissent réchauffer leurs déjeuners. Des cafés et barres chocolatées étaient aussi proposés.

Dans la perspective d’une journée de sensibilisation consacrée aux addictions et prévue le 13 février 2018, un stand de prévention sur l’alcoolisme et le tabagisme avait été installé, et promu à l’aide d’une communication volontairement provocatrice sur Facebook (« envie d’une cigarette offerte ? »). La direction de l’université, invoquant soudainement la Loi Evin du 10 janvier 1991 concernant le tabagisme a immédiatement fait pression sur les militants et élus présents et tenté de les expulser du lieu (donc d’enlever le stand de prévention contre le tabagisme !). Le vice de l’université Paul Valéry est poussé plus loin, puisque désormais elle tente de retirer au SCUM son local.

Quoiqu’il en soit, l’université s’est délibérément saisie d’un prétexte absurde pour museler une opposition concrète et fortement médiatisée. Disposant d’élus dans les différentes instances de l’université Paul Valéry, le SCUM est une organisation syndicale étudiante représentative, et bénéficie à ce titre d’un local, obtenu suite au lancement d’une procédure juridique afin de faire respecter ce droit syndical.

Loin des combats idéologiques abstraits, nous pratiquons une défense réelle des étudiants, et particulièrement des plus précaires, sur le plan individuel comme sur le plan collectif. Une aide qui se manifeste sur tous les plans, du simple coup de pouce quotidien (et notre coffee break en faisait partie) à des contestations assumées des politiques de sélection sociale menées par la direction de l’université. Depuis plusieurs mois, nous dénonçons aussi publiquement la politique de la direction de l’université en matière des cas de harcèlements sexuels, notamment quand l’agresseur est un enseignant-chercheur.

Rappelons ainsi que notre défense des droits étudiants nous a amené a occuper plusieurs fois la salle du conseil d’administration afin d’obtenir l’inscription d’étudiants « sans fac » refusés en Licence et Master. La forte médiatisation de nos actions et prises de position ne semble pas satisfaire la présidence de l’université, dont les membres ont a plusieurs reprises tenté de faire pression sur nos militants et élus. Cette pression s’est matérialisée par plusieurs convocations, menaces disciplinaires, censures de publications syndicales ; et même par l’humiliation publique d’un élu lors d’un Conseil des Études et de la Vie Universitaire. Désormais, la direction va plus loin, et au mépris du droit, expulse de son local notre syndicat, comme par hasard la veille des élections étudiantes.

Pression sur les étudiants mobilisés, censure, harcèlement et humiliation des élus étudiants et maintenant expulsion du SCUM : En essayant de priver l’opposition étudiante de ses moyens, par des pratiques en marge de la légalité, c’est le débat démocratique au sein de l’université que Patrick Gilli piétine une fois de plus.

Ces agissements ne nous feront pas taire, et nous continuerons à combattre pour la défense des étudiants, d’autant plus motivés et déterminés par cette attaque !

Syndicat de Combat Universitaire de Montpellier – SCUM

syndicat.scum@live – http://www.combatuniversitaire.wordpress.com

  • Retrouvez ici le communiqué de soutien des organisations syndicales de l’enseignement supérieur : 
Article du journal La Marseillaise du 24/01/2018

« La sélection fait son nid dans les universités »

Ce lundi 22 janvier 2018, le journal régional « La Marseillaise consacre sa Une à la mise en place de la sélection dans les universités montpelliéraines. l’occasion pour le SCUM de revenir sur les « pré-requis locaux »  absurdes et élitistes décidés par la direction de l’université Paul Valéry.

Contre la sélection sociale élitiste pratiquée par la direction de l’université Paul Valéry – Montpellier 3 et contre le Plan Etudiants annoncé par le gouvernement, une assemblée générale se tiendra jeudi 1er février à 10h dans l’amphi C et un cortège partira à partir de 13h de ce campus en direction du Rectorat.

« Cité universitaire Voie-Domitienne : les étudiants pris au piège »

Ce mercredi 20 décembre, le journal « L’agglorieuse » consacre un article sur la situation des résidents de la Cité Universitaire Voie Domitienne, révélée par le communiqué du SCUM du 27 novembre. Sous prétexte de rénovation des bâtiments, les étudiants sont forcés de choisir entre une augmentation des loyers ou un départ « volontaire » de la cité universitaire.

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Quotas de sélection et harcèlement sexuel : guerre ouverte à l’université Paul Valéry

Ce mardi 12 décembre au matin, 5 étudiants masqués ont interrompu la séance du Conseil des Études et de la Vie Universitaire au moment où celui-ci votait les quotas d’accueil en première année de licence. Cette action visait à appuyer la motion des élus SCUM pour retirer ce point de l’ordre du jour.

La direction de l’université a qualifié l’action de ces cinq étudiants de trouble à l’ordre public. Mais le danger ne vient pas d’un fumigène tenu à même la main, mais bien de la mise en pratique de la sélection. Le SCUM condamne toute répression de cet happening militant, et se positionne contre la politique de l’université qui devient un espace, de plus en plus, fermé. Notons également que deux personnes ont signalé avoir subi une tentative d’intimidation, par la directrice générale des services, Madame Nathalie Vincent.

Mais ce n’était pas tout… Le Conseil des Études et de la Vie Universitaire (CÉVU) d’aujourd’hui avait été comme à notre habitude soigneusement préparé par nos élus. Deux motions ont été déposées pour signaler la politique scandaleuse de la direction de l’université, en matière de sélection sociale et de harcèlement sexuel. Ces sujets graves soulèvent des problématiques qui suscitent beaucoup de frictions entre les étudiants et la direction depuis déjà de nombreux mois. Ainsi, on comprend mieux comment la tension a encore pu monter d’un cran quand la direction et ses supporters se sont livrés à un tir de barrage contre nos élus, qui dans le cadre de leur fonction ont interrogé sur les modalités de prise en charge par la « mission égalité » des victimes d’agression et de harcèlement sexuel. A la sortie du conseil, l’un d’eux nous dit : « je n’ai jamais vu une telle violence, je m’attendais à des arguments, pas à une attaque en règle. C’était vraiment hardcore, c’était même au delà de l’insulte. On m’a jugé sur mon engagement, et non sur le fond du propos. Ils ont cherché à m’humilier. A me faire craquer . Ça a duré une demi-heure. ».

Nous essuyons quotidiennement le cynisme de la direction et la défiance d’organisations étudiantes la soutenant. Qui à coup de fausses informations et d’attaques personnelles essayent de saper l’engagement de nos élus et de les discréditer. Surtout que le SCUM a envoyé récemment à plusieurs reprises l’université à la une des médias, dans des articles peu reluisants à l’encontre de la direction. De quoi piquer l’égo et les habitudes de la direction, qui jusque-là réglait les choses en interne, dans un esprit particulièrement corporatiste. La semaine dernière, le quotidien Midi Libre a consacré une pleine page au harcèlement sexuel au sein de l’université. En citant des responsables qui suggèrent aux victimes de ne pas porter plainte. Alors pourquoi s’acharner sur nos élus quand ils ne font que demander des éclaircissements sur des propos qui ont de quoi troubler ? Ni nos prises de position, ni la couverture médiatique ou l’interruption de séance ne peuvent justifier autant de rage et d’hypocrisie contre un élu-étudiant.

Nous alertons l’opinion sur ces agissements et posons une nouvelle question. Comment peut-on arriver à une telle violence de la part d’élus-enseignants en ayant pointé la contradiction entre des propos publics et le contenu des textes de loi ?

Syndicat de Combat Universitaire de Montpellier – SCUM

syndicat.scum@live – http://www.combatuniversitaire.wordpress.com

 

Les motions déposées par nos élus au CEVU du 12/12/2017

Ni réponse ni démenti : l’université refuse de répondre à nos questions.

 

L’action relayée par les médias :

Précarité étudiante : « Les besoins alimentaires sont souvent le premier poste de dépense sacrifié »

Ce mardi dans le journal 20 Minutes Montpellier, le SCUM revient sur la précarité alimentaire des étudiants, qui s’ajoute aux problèmes de logements que nous dénonçons.