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Soirée étudiante gratuite interfacs jeudi 27 septembre

Deux semaines après la Journée et soirée d’intégration des nouveaux étudiants de l’université Paul Valéry et une semaine après l’opération « légumes gratuits », ton syndicat étudiant continue à t’offrir des loisirs GRATUITS. La précarité ne doit pas être un frein à la sociabilisation et aux loisirs. Pas de tarifs d’entrée prohibitifs ni de « prix libre », avec le SCUM, la gratuité est un réel engagement et une réalité !

Rendez vous pour cette soirée inter-facs à 20h au bar Les Trois Singes Montpellier (6 rue de la Fontaine, tram 3/4 Observatoire) pour le before, puis au club Le Cargo (5 Rue du Grand Saint Jean, tram 3/4 Observatoire ou Saint Denis).

Tarifs préférentiels sur présentation du flyer blanc du SCUM. Toutes les infos sur l’évènement facebook : https://www.facebook.com/events/336587320445230/

  • Rappel : Assemblée générale étudiante contre la sélection et la précarité, mercredi 3 octobre à 10h30 dans l’Amphi 1 (ex amphi A) de l’université Paul Valéry Montpellier 3.
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Précarité alimentaire : pour les étudiants, il y a urgence !

‌D’après les chiffres dévoilés la semaine dernière par les associations humanitaires, une personne sur 4 n’a pas les moyens financiers pour s’acheter quotidiennement des fruits et légumes. Et ce n’est pas la présentation du « Plan pauvreté » il y a quelques jours par le gouvernement qui va résorber cette situation. En effet, l’annonce de l’investissement de 2 milliards d’euros par an correspond, ramené aux 7 millions de personnes vivant sous le seuil de pauvreté, à la somme ridicule de 0,73€ de dépense par jour et par personne.

Alors que le coût de la vie étudiante augmente de façon continue chaque année, les tarifs de la restauration universitaire restent les mêmes et les présidences d’université rechignent à élargir l’accès aux dispositifs de soutien aux plus précaires qu’elles sont tenues de mettre en place. Ainsi, de nombreux étudiants sont volontairement maintenus dans l’ignorance de l’existence du remboursement des frais d’inscriptions sur critères sociaux, ou encore de la commission « FSDIE aides individuelles », qui permet d’obtenir un petit coup de pouce financier.

Guide d’aide et légumes gratuits : le SCUM agit concrètement.

Nous rappelons que depuis la création du Syndicat de Combat Universitaire de Montpellier (SCUM) en 2014, nous éditons et distribuons chaque année en plusieurs milliers d’exemplaires un guide des aides sociales à destination des étudiants des universités de Montpellier.
Cependant, au delà du non recours aux dispositifs sociaux, la détérioration de nos conditions de vie et d’études exige des actes forts face à la précarité. Ainsi, ce mardi 18 septembre, de 9h30 à midi, le SCUM installera à l’entrée principale de l’université Paul Valéry Montpellier 3 un stand de légumes gratuits pour les étudiants du campus.

Syndicat étudiant local et combatif, le SCUM continuera à mettre en place des initiatives de solidarité concrète. Mais cela ne suffit pas et seule une mobilisation forte et déterminée contre la précarité pourra y mettre fin.

Syndicat de Combat Universitaire de Montpellier – SCUM
syndicat.scum@live.fr – www.combatuniversitaire.wordpress.com

Journée d’intégration de l’université Paul Valéry : Merci !

Vendredi 14 septembre, pour la première fois, le Syndicat de Combat Universitaire de Montpellier (SCUM) organisait la journée d’intégration des nouveaux étudiants de l’université Paul Valéry Montpellier 3. Le succès a été au rendez-vous avec une forte affluence.

Jeu de piste de découverte du campus, présentation générale du fonctionnement de l’université (cours, examens, instances, associations étudiantes ..etc), pique-nique géant sur la pelouse principale, et découverte des lieux emblématiques de la ville étaient au programme de cette belle journée ensoleillée. La soirée d’intégration organisée par le SCUM a dépassé toutes nos prévisions avec plus de 400 étudiants. Cette soirée, gratuite, s’est tenue dans des lieux aux tarifs de consommation préférentiels, afin qu’aucun nouveau étudiant ne débute l’année isolé socialement.

Le choix de la gratuité totale.

Dans un contexte ou bien souvent les étudiants se trouvent de plus en plus isolés et précarisés par l’augmentation du coût de la vie et les différentes politiques gouvernementales et des présidences d’universités, le SCUM a lutté de façon concrète contre l’isolement. Pour la journée mais aussi pour la soirée d’intégration, nous avons délibérément fait le choix de la gratuité, plutôt que de faire payer un prix fixe ou libre, car il est capital que tous les étudiants puissent bénéficier de ce type d’évènement.

Le succès de cette journée démontre la pertinence de la démarche syndicale novatrice portée par le SCUM dans les universités montpelliéraines.

Un grand merci aux nombreux étudiants ayant participé à cette journée et soirée d’intégration !

Syndicat de Combat Universitaire de Montpellier – SCUM syndicat.scum@live.frwww.combatuniversitaire.wordpress.com

La compensation des notes et les secondes évaluations attaquées : un « arrêté licence » qui fabrique davantage d’échec.

Le 9 juillet, le CNESER (Conseil National de l’Enseignement Supérieur et de la Recherche) examinera le projet d’arrêté Licence, dont la dernière version date du 02 juillet.

De façon complémentaire à la logique déroulée par la mise en place de la sélection en Master en 2017, puis par la généralisation de la sélection en première année de Licence entraînée par le « Plan Etudiants » (ou Loi ORE), cette nouvelle mouture de l’arrêté Licence favorise délibérément la sélection sociale, en créant de l’échec supplémentaire. Le nouveau frein à la réussite est la fin de la compensation « totale » en Licence. Si ce texte est adopté, il sera laissé aux établissements la liberté de bloquer volontairement la compensation entre les UE (Unités d’Enseignement).

L’annonce que la compensation ne serait possible qu’au sein d’un même bloc de « compétences/connaissances » pourrait apparaître justifiée pédagogiquement, mais le diable se cache souvent dans les détails, et le seul cadrage de cette modalité le confirme. Les périmètres des UE et des blocs de compétences devront juste être « clairement identifiés dans les modalités de contrôle des connaissances et des compétences communiquées aux étudiants ». C’est-à-dire que les directions d’universités auront en réalité une liberté totale pour les définir.
Souvenons-nous, lors de l’autorisation de la sélection à l’entrée du Master, il s’agissait de laisser aux universités la même « liberté » de recruter leurs étudiants dans les filières dites « sous tension ». Plus d’un an après, on ne peut que constater qu’une sélection brutale et drastique s’est généralisée dans quasiment tous les Masters d’une écrasante majorité d’universités.

Mais ce projet d’arrêté Licence ne s’arrête pas là dans la fabrique de l’échec, le contrôle continu est renforcé et il est précisé qu’il pourra se faire « en présentiel ou en ligne ». Les étudiants précaires ne disposant pas d’un accès internet apprécieront. Ce texte ouvre aussi davantage la voie à des cours dématérialisés, maquillés ici sous le vocable de « pédagogies diversifiées visant à renforcer les capacités d’apprentissage autonome».
Concernant les secondes sessions d’évaluations, parfois appelées « rattrapages », une large interprétation est laissée aux établissements et le délai actuel de 15 jours pour réviser entre les deux sessions n’est désormais plus mentionné dans ce nouveau texte.

Une autre nouveauté introduite par ce texte, et non des moindres, concerné le contrat pédagogique, renommé (ironiquement ?) « contrat pédagogique pour la réussite étudiante ». Désormais, il n’est plus assuré que l’étudiant aura le dernier mot sur les modalités du contrat. Il est à craindre de voir se développer à travers ce changement un outil de professionnalisation en marche forcée durant la Licence, ce qui empêchera ainsi directement une partie des étudiants d’accéder au master. Pire encore, il est désormais écrit noir sur blanc que « les établissements mettent en place des […] dispositifs d’intégration permettant aux étudiants […] de changer de formation, que ces formations soient internes ou externes à l’établissement. » Il s’agit clairement ici de réorientation forcée, et possiblement en dehors de l’université. En résumé, il sera possible de jeter littéralement des étudiants en difficulté à la rue !

Alors que l’annonce du « Plan étudiants », devenu Loi ORE, annonçait la généralisation d’une sélection sociale et élitiste dès l’entrée en Licence, le projet d’arrêté Licence qui sera soumis au CNESER le 9 juillet va désormais plus loin et réduit drastiquement les chances de réussites des étudiants, tout en fermant progressivement les chances d’atteindre un niveau Master à un nombre de plus en plus élevé.

Nous rappelons que la poursuite d’études et l’accès à un diplôme de l’enseignement supérieur reste une des rares chances, aujourd’hui, d’échapper à une précarité accrue dans le monde du travail. Le gouvernement fait encore une fois le choix, après avoir mis sur le carreau des milliers de jeunes via la plateforme « Parcoursup », de maintenir une génération entière dans la précarité.

Face à ces projets délétères, le Syndicat de Combat Universitaire de Montpellier (SCUM) continuera à se mobiliser et multipliera les actions. Notre avenir nous appartient, et nous sommes prêts à nous battre pour le défendre !

Syndicat de Combat Universitaire de Montpellier – SCUM
syndicat.scum@live.fr – www.combatuniversitaire.wordpress.com


Compléments d’information :

Tout sur les examens à l’université Paul Valéry

La semaine dernière, les étudiants de l’université Paul Valéry – Montpellier 3 ont massivement décidé  en Assemblée Générale de prolonger le mouvement de grève contre la sélection jusqu’à satisfaction des revendications.

Concernant les partiels, les milliers d’étudiants grévistes exigent toujours la mise en place du « 10 améliorable » (appelé aussi « semestre gratuit »). Après s’être adonné à un grotesque chantage aux examens pour faire cesser la grève étudiante, Patrick Gilli tente une énième manœuvre vengeresse contre les étudiants qui ont décidé de ne plus le reconnaître comme président. Désormais réfugié au Rectorat d’où il tient une improbable « cellule d’information et de soutien psychologique », le futur ex-président de l’université, dont le seul pouvoir est désormais d’envoyer des e-mails, réclame que les enseignants fassent passer les examens du second semestre de façon dématérialisée, c’est à dire via la plateforme web « moodle » ou par e-mail. Mais la crédibilité de Patrick Gilli est un château de sable qui tombe sous la vague de la contestation. Mercredi 4 avril, les enseignants et personnels réunis en Assemblée Générale ont fait le choix, par ailleurs risqué pour les non-titulaires, d’apporter leur soutien au « semestre gratuit ». Ce vote envoie un message clair et constitue un premier pas vers la satisfaction de cette revendication. Désormais, ce sont aux étudiants de se donner les moyens de faire de cette exigence une réalité. La pression sur la présidence de l’université et les directions de services doit devenir totale, et ne souffrir d’aucune exception, compromission ou négociation. Il est temps que les étudiants, qui ont à la quasi-unanimité réclamé cette orientation en Assemblée Générale, ne se laissent pas déposséder de la lutte et au contraire l’investissent de leur spontanéité et de leur combativité.

En parallèle, l’envoi des modalités des examens a déjà commencé par e-mail. Cette organisation illégale des partiels pénalise avant tout les étudiants les plus précaires, car tout le monde n’est pas égal devant l’accès à un ordinateur et à une bonne connexion internet. Patrick Gilli amplifie ainsi le tri social qu’il avait déjà amorcé durant ces deux dernières années en matière de sélection en Master et Licence.

Pour le Syndicat de Combat Universitaire de Montpellier (SCUM), il apparaît urgent et nécessaire d’organiser de façon concrète la solidarité entre les étudiants face à cette direction d’université aux abois.

Ainsi, retrouvez ici le calendrier collaboratif des examens dématérialisés (n’hésitez pas à l’alimenter) :Résultat de recherche d'images pour "logo calendrier"

Lien direct : https://docs.google.com/spreadsheets/d/e/2PACX-1vRfArVwS_fHMRY5D4N9g8cT_7toWXgFXgYkMkuSvDXKQmSQLJL5fhXnM-6aypc47ovInJkkc49FPQv_/pubhtml

Notre initiative relayée par les médias :

Insalubrité dans les cités U : plus d’eau potable à Montpellier

 Alors que nous avions déjà dénoncé l’expulsion programmée de résidents dans la cité universitaire Voie Domitienne, il semblerait que le CROUS de Montpellier récidive dans le mépris des étudiants précaires. Désormais, ce sont les résidents de la cité universitaire Boutonnet qui montent au créneau contre l’insalubrité locative. Voici les explications d’une militante du SCUM résidente de la Cité U :

« Dimanche 25 Février 2018. Je rentre d’une semaine de vacances chargée entre déménagements et nombreuses heures de route. Je rêve d’une douche. D’un bain de pied en buvant mon thé et en matant une série.

Je n’avais pas tant envie de rentrer sur Montpellier, et si j’avais su je serais restée avec ma famille… Je pose mes affaires, veux me laver les mains : pas d’eau. Sur le groupe Facebook « Cité U Boutonnet », je découvre que la coupure a eu lieu plus tôt dans la journée, et pour toute la résidence. Et je vais aller de découverte en découverte…

Aucune nouvelle de l’administration jusqu’au lundi à 14h00 :

« Suite à une panne générale sur les pompes principales d’eau froide sanitaire (suppresseurs hors service), de grosses perturbations d’eau ont lieu actuellement sur la Cité Universitaire Boutonnet.

Nous mettons tout en œuvre depuis hier pour résoudre ce problème. Les entreprises ont été contacté pour une intervention rapide de leur part.

Dans l’attente de l’intervention et des travaux, nous vous informons que l’eau est disponible dans les cuisines des bâtiments C, D, E, F et G au rez-de-chaussée, 1er et 2ème étage.

Pour les bâtiments A et B, un point d’eau est disponible au rez-de-chaussée du bâtiment A et 1er étage du bâtiment B.

Nous vous tiendrons informés de la suite de l’intervention le plus rapidement possible. »

Jusque là, tout le monde n’était pas au courant qu’il y avait de l’eau potable à certains étages. J’avais soif, je puais, et je ne parle même pas de l’état des toilettes (et oui, pas de chasse d’eau!)…

En fin de journée, on nous annonce par mail l’ouverture d’UNE douche pour tout un bâtiment (quelques centaines d’étudiants tout de même). Un étudiant nous informe que cette douche est froide, avis aux plus courageux d’entre nous !

Mardi, 13h00, nouveau mail :

« Suite à l’incident majeur de perturbation d’eau que nous rencontrons actuellement sur la Cité Universitaire Boutonnet, nous vous tenons informés.

Les techniciens sont intervenus hier et tôt ce matin. Le matériel de remplacement des pompes « suppresseurs » a été commandé et nécessite un délai d’approvisionnement.

Nous sommes conscients de la gêne occasionnée et prendrons bien entendu compte des dérangements subis. »

Nous sommes mercredi, 11h30, toujours rien. Ah, si ! On peut prendre une douche chaude, mais il faut traverser la cité U, aller chercher la clé, retraverser la cité U, profiter d’une chambre inoccupée dans un bâtiment où le rez-de-chaussée est encore épargné, retraverser la cité U pour rendre la clé, …

Certes, c’est mieux que rien.

En fait, le plus rageant, dans l’histoire, ça n’est pas de ne pas avoir d’eau. On s’entraide, il y a des solutions alternatives, …

Le plus rageant, c’est que c’est une des nombreuses fois où on a l’impression que l’administration, la direction, le CROUS, … tout ce petit monde s’en fout, on est des étudiants, les loyers sont pas chers, on va pas faire les difficiles, et eux rentrent bien au chaud le soir.

J’ai changé de cité U en début d’année. À l’étage où j’étais avant, le chauffage était coupé la nuit. Un étudiant béninois n’avait pas du tout de chauffage, même en journée.

J’ai pu glaner quelques informations ici et là, du personnel (qui généralement était de notre côté), pour les deux cités U.

Toujours les mêmes constats : « c’est pour faire des économies ».

Une personne travaillant ici m’a même dit que la directrice était au courant qu’il fallait changer ces pompes depuis longtemps. Les pompes commandées aux Pays-Bas ? C’est pour faire des économies. Et si elle fait des économies elle a droit à une prime de fin d’année …

C’est la goutte qui fait déborder le vase. »

Hélène C.

Dans les médias :

Victimes ou AccuséEs ? Projection-débat gratuite lundi 26 février

Victimes ou accuséEs ?
Fabrique du silence ou accompagnement des victimes ?
Balance ton porc ou omerta ? Projection gratuite du film « Les Accusés » de Jonathan Kaplan, avec Jodie Foster et Kelly Mc Gillis Lundi 26 février – 18h30
Salle Jean Moulin  (maison des étudiants de l’université Paul Valéry)

Projection suivie d’un débat sur la prise en charge des victimes d’agression et de harcèlement sexuel par les institutions


A l’université, au boulot, en famille ou dans la rue : balance ton porc !

Soirée organisée par le Syndicat de Combat Universitaire de Montpellier (SCUM) avec le CLEF et le Planning Familial 34.
 
Le lien vers l’évènement Facebook : https://www.facebook.com/events/568250110195660/

Cette projection débat fait suite à la polémique en novembre-décembre dernier déclenchée par notre soutien au mouvement « #Balance ton porc », qui avait entrainé une réaction plutôt  troublante de la part de la « chargée de mission égalité » de l’université Paul Valéry-Montpellier 3. Suivi quelques jours après par un déchainement de violence verbale de la direction de l’université contre nos élus.