Archives pour la catégorie Luttes

Les mobilisations universitaires et interprofessionnelles
(Retrouvez ici les mobilisations contre la sélection)

Contre la sélection : blocage de l’université Paul Valéry jeudi 30 mars

Ce jeudi 23 mars, un rassemblement s’est tenu contre la sélection à l’université Paul Valéry, suivi d’une marche en direction du bâtiment de la présidence. Suite à l’échec de l’envoi d’une délégation auprès de la présidence de l’université, qui a préféré encore une fois se barricader plutôt que de recevoir des étudiants, une Assemblée Générale s’est tenue et a décidé de la tenue d’un blocage de l’établissement jeudi 30 mars à partir de 7h.

Intervention dans un cours pour diffuser le préavis de blocage.

Suite à cette assemblée, des étudiants en Master 1 de Psychologie, soutenus par le Syndicat de Combat Universitaire de Montpellier (SCUM), sont allés faire le tour des cours et amphithéâtres afin d’informer de la tenue du blocage. Nous publions ici le préavis de grève :

— Préavis de blocage —

L’Assemblée Générale étudiante du 23 mars a voté à la quasi unanimité le blocage total de l’université Paul Valéry jeudi 30 mars et un agenda visant à relayer l’information jusqu’à cette date, par des interventions en amphithéâtres.

JEUDI 30 MARS A 7H, DEVANT L’ENTREE PRINCIPALE DE L’UNIVERSITE PAUL VALERY.

L’évènement Facebook pour s’organiser : https://www.facebook.com/events/456640291334423/

Le tract de la journée de jeudi :

Lutte contre la sélection : une « Journée Portes Fermées » à l’Université Paul Valéry

Ce mercredi 8 mars, l’université Paul Valéry – Montpellier 3 organisait sa « Journée Portes Ouvertes », vaste opération de communication en direction des futurs bacheliers. Ceux-ci, ainsi que les étudiants et enseignants, ont eu la belle surprise de tomber sur une université complètement bloquée aux alentours de 8h. Une « Journée Portes Fermées », soutenue par le SCUM (Syndicat de Combat Universitaire de Montpellier) et la CGT perturbe le marketing publicitaire programmé par la direction de l’université. Les étudiants mobilisés contre la sélection à l’université ne désarment pas et diffusent, devant les grilles cadenassées, un tract corrosif intitulé « Journée Portes ouvertes …Mais pas pour tout le monde ! », dénonçant la sélection en Licence déjà pratiquée, et celle prévue par l’université en Master pour la rentrée 2017.

Les agents de la Brigade Anti-Criminalité (BAC), arrivent sur place par hasard, puisque le président de l’université, Patrick Gilli prétend ne pas les avoir appelés. Ces policiers n’ayant aucun motif d’intervention, le président décide donc, 20 minutes plus tard, de débarquer en personne escorté d’agents « sécurité incendie » utilisés en vigiles pour l’occasion. Les chaînes sont brisées à la pince monseigneur, pendant que le président tente un petit coup de pression sur une syndicaliste du personnel : « Vous ne devriez pas être au travail à cette heure ? », lui assène-t-il, plein de morgue. « Je suis en grève », lui répond la syndicaliste, pas vraiment impressionnée par la tentative d’intimidation.

Aussitôt ouvert, le célèbre portail Vasarely, est refermé, et la « Journée Portes Fermées » reprend de plus belle, avec cependant un petit accès maintenu ouvert. En cette journée internationale des droits des femmes, quoi de plus pertinent que des étudiantes bloquant leur université et luttant pour leur droit à un avenir ?

Encore une fois, une semaine après l’occupation du Conseil d’Administration par un petit-déjeuner, le mouvement contre la sélection universitaire a surpris et déstabilisé la direction de l’Université Paul Valéry. Et ce n’est qu’un début !

Syndicat de Combat Universitaire de Montpellier – SCUM
syndicat.scum@live.frwww.combatuniversitaire.wordpress.com

7 et 8 mars : conditions de travail et conditions d’études, même combat !

arton471Mardi 7 mars, les salariés de la fonction publique appellent à une journée de grève et de mobilisation afin de dénoncer la dégradation de leurs conditions de travail. La Coordination Nationale Infirmière (CNI) tire la sonnette d’alarme dans son communiqué d’appel à la grève : « Quels que soient nos secteurs d’activité, les témoignages mettent en exergue une dégradation des conditions d’exercice menaçant des vies de soignants mais aussi d’usagers. Jamais la profession n’avait connu une telle souffrance au travail (suicides, dépressions, épuisement professionnel, stress). »

Ce constat est valable dans tous les domaines. A l’université Paul Valéry, les personnels font face à une pression accrue de la part de la direction. Le nouveau système de primes (la RIFSEEP) mis en place met désormais les personnels en concurrence entre eux afin d’obtenir les bonnes faveurs de leurs supérieurs hiérarchiques. Dans le secteur privé, la situation déjà peu reluisante se détériore de façon continue : l’application de la Loi Travail isole et précarise davantage les salariés.

Pour les étudiants, c’est la double peine qui s’applique. En effet, aux conditions de travail dégradées des étudiants salariés s’ajoute désormais leur mise en concurrence forcée avec la décision des directions d’université de mettre en place des critères arbitraires et des quotas à l’entrée du Master. Mais cette fuite en avant élitiste des présidences d’université ne connaît plus de limites. Ils réclament désormais le droit de mettre en place une sélection officielle dès l’entrée en Licence, alors même que certains, à l’image de l’Université Paul Valéry – Montpellier 3, avaient déjà commencé à le faire de façon plus ou moins légale. Pendant que les présidents d’université jouent à la roulette russe avec l’avenir des étudiants, ceux-ci font face, en plus d’une précarité accrue, à des conditions d’études de plus en plus difficile. Toujours à l’université Paul Valéry, certains cours se déroulent en plein hiver sans chauffage, avec des températures inférieures à 10°C.

Ce constat d’une dégradation générale des conditions de travail et d’études ne doit pas nous plonger dans la résignation et l’impuissance. Au contraire, c’est notre capacité collective à créer des rapports de force, à l’image des femmes de chambre de plusieurs hôtels marseillais qui ont obtenu ces dernier mois des augmentations de salaire et de meilleures conditions de travail, grâce à la grève menée avec le syndicat CNT-SO (auquel le SCUM est affilié). Mardi 28 février, c’est une poignée de « bruncheurs » qui a réussi à faire fléchir le Conseil d’Administration de l’université Paul Valéry, qui s’est bunkerisé dans un autre bâtiment pour décider de la sélection en Master.

A Montpellier, nous appelons à deux journées de mobilisation large, afin de combattre la dégradation des conditions de travail et d’études.

  • Mardi 7 mars à 10h30, au départ de la place de la Comédie, une manifestation interprofessionnelle aura lieue, suite à l’appel de l’intersyndicale nationale.
  • Mercredi 8 mars, à partir de 8h, devant le portail principal de l’Université Paul Valéry, un piquet de grève se tiendra toute la journée afin de faire pression sur la direction de l’université, contre la sélection mais aussi contre la mise en concurrence des personnels entre-eux.

Syndicat de Combat Universitaire de Montpellier – SCUM
syndicat.scum@live.fr – www.combatuniversitaire.wordpress.com

« Cas de force majeure » : un petit déjeuner au Conseil d’Administration à Paul Valéry.

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Un « cas de force majeure ».

Aujourd’hui mardi 28 février à l’appel du Syndicat de Combat Universitaire de Montpellier (SCUM), c’était petit déjeuner offert dans la salle du Conseil d’Administration (CA). Devant le président de l’Université nous précisons notre intention. « La sélection à l’université remet en cause le droit à l’accès aux études en France. Nous demandons au Conseil d’Administration de Paul Valéry de reconnaître son incompétence sur ce dossier et de démissionner ». Devant cet événement qualifié de « cas de force majeure » : neuf étudiants munis d’un panier de fruits, de viennoiseries, de boissons et de serviettes en papier rouge disposés avec élégance sur la table, les élus du CA se retranchent dans un autre bâtiment. Portes verrouillés, rideaux tirés, un élu étudiant ne peut pas entrer. D’autres étudiants se placent devant les portes de la salle dans le vacarme. La CGT refuse de forcer un piquet de grève pour collaborer à ce CA grotesque. Sans débat, le vote sur la sélection est approuvé à l’unanimité des élus enseignants et personnels.

Au même moment devant une AG étudiante improvisée la motion demandant la démission du CA est adoptée. A l’issue du conseil, l’élu étudiant demande des explications sur son exclusion. S’ensuit un dialogue surréaliste avec un élu du personnel : « Il fallait toquer pour entrer », « Vu comme on a frappé sur la porte et les murs, vous ne nous avez pas entendu ? » « Ben si… » « Et alors ? ». A l’issue du vote la direction reconnaît son incompétence en invoquant le manque de moyens, mais refuse de démissionner. Peu après, Patrick Gilli, président de la fac de Lettres, accepte finalement, après s’être bunkérisé, des discussions d’après vote sans enjeu avec des étudiants inquiets pour leur avenir.

Pour la suite, rendez-vous mercredi 8 mars, 8h, devant l’université, pour taper fort contre la sélection.

Syndicat de Combat Universitaire de Montpellier – SCUM
syndicat.scum@live.fr – www.combatuniversitaire.wordpress.com

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Le président de la fac boude nos croissants

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Sélection en Master : la présidence de l’université Paul Valéry s’enferme dans sa tour d’ivoire !

c3k22nqwiaac2pqCe mardi 21 février, le Conseil des Études et de la Vie Universitaire (CÉVU) de l’Université Paul Valéry – Montpellier 3 devait voter, sur proposition de la présidence, les modalités drastiques de sélection et les quotas d’accueil à l’entrée du Master 1 pour la rentrée 2017. En effet, les ambitions élitistes de la direction de l’université se sont trouvées confortées il y a quelques mois, lorsque le gouvernement a autorisé la pratique de la sélection en Master. Patrick Gilli, président de l’université, a sauté sur l’occasion et à immédiatement proposé une batterie de critères sélectifs tellement durs que certains virent à l’absurdité. Ainsi, dans plusieurs masters, on découvre que des critères sont rétroactifs, avec la prise en compte du parcours de la licence !

Le fait que le CÉVU, ce mardi matin, ait voté une vague motion, que nous avons signé, mais ne l’engageant absolument à rien, n’arrivera pas à masquer la surdité complète de la direction de l’université face aux revendications étudiantes. En effet, une trentaine d’étudiantes et d’étudiants, ayant décidé de s’inviter au sein de l’instance pour faire entendre leur voix, se sont retrouvés nez à nez avec les agents « sécurités incendie », utilisés par le président de l’université comme son service de sécurité personnelle. Ce point nous semble assez révélateur de la mentalité qui prévaut dans les hautes sphères de l’université. Désormais, on n’hésite plus à instrumentaliser le statut précaire de certains personnels pour leur faire accomplir une besogne qui ne figure pas dans leurs attributions. Aujourd’hui, les étudiants ont compris que le temps de la négociation est terminé, et qu’il est illusoire de tenter de nous faire croire en la bonne volonté de la direction et de ses alliés.

Rappelons-nous que c’est une intense mobilisation durant l’automne 2016, menée par le Syndicat de Combat Universitaire (SCUM), en faveur d’une vingtaine d’étudiants « sans-fac » dont l’inscription était refusée en Licence, qui a fait plier la direction de l’université jusqu’à la victoire.

Face à la sélection sociale opérée par la direction de l’université Paul Valéry, nous resterons combatifs et appelons à intensifier les actions et mobilisations suite aux Assemblées Générales qui se tiendront lundi 27 février à 17h et mardi 28 février à partir de 8h sur le parvis des amphithéâtres ABC.

Syndicat de Combat Universitaire de Montpellier – SCUM
syndicat.scum@live.frhttp://www.combatuniversitaire.wordpress.com

Sélection en Master : « une fabrique de l’échec »

marseillaise7fev2017-une Ce mardi 7 février, la mobilisation contre la sélection à l’université Paul Valéry fait la Une du journal « La Marseillaise ». L’occasion pour le Syndicat de Combat Universitaire de Montpellier (SCUM) de rappeler les conséquences de la sélection pour les étudiants, de promouvoir la pétition unitaire et surtout d’appeler aux prochaines mobilisations les 21 et 28 février prochains.marseillaise7fev2017-art– Pour lire l’article sur le site du quotidien « La Marseillaise », cliquez ici : http://www.lamarseillaise.fr/herault/education/57294-montpellier-tensions-autour-de-la-selection-a-l-entree-en-master

 

Contre la sélection ! Assemblées et actions prévues les 21 et 28 février

c3latvwweaeesz5-jpg-largeL’assemblée générale s’est tenue ce mercredi 1er février à l’université Paul Valéry, et elle a rassemblé entre 100 et 150 étudiants et personnels. Il a été décidé de combattre la sélection à l’université en menant des actions fortes face à la direction de l’université, qui a imposé des modalités de sélection et des quotas d’accueil en Master 1. Après l’assemblée, une déambulation revendicative a eu lieue en début d’après-midi dans l’université afin d’intervenir dans les amphithéâtres et dans le resto U pour appeler aux prochaines actions. Si les étudiants ont accueilli les interventions avec des applaudissements en amphis, il n’en a pas été de même au resto U avec un des responsables du CROUS, qui a tenté d’empêcher l’intervention publique des étudiants mobilisés. L’intervention a quand même eu lieue sous les applaudissements des étudiants attablés.

c3k22nqwiaac2pqCompte rendu de l’Assemblée Générale (AG) du mercredi 1er février 2017 contre la sélection en master (publié par la page Facebook « Etudiants pas contents ») :

—- INFOS : —-

– Les critères de sélections et les quotas d’accueil en Master ont été décidés lors du CEVU (Conseil des Etudes et de la Vie Universitaire) du 17 janvier, dans toutes les filières sauf en psychologie. En psycho, ça sera voté le 21 février. Puis tout sera validé par le Conseil d’Administration de l’université le 28 février.
– Mouvements qui débutent dans plusieurs universités : Assemblées générales à Bordeaux (projet de blocage du CA), Nantes, Toulouse (200 personnes) …etc.
– Collectif National Unitaire avec pétition ouverte à tous (https://www.change.org/p/sélection-à-l-université-non-merci)
– Groupe Facebook pour s’organiser : Licence Selection Master 1

—- RELEVÉ DE DÉCISIONS : —-

– Mot d’ordre pour le retrait de la loi autorisant les université à pratiquer la sélection en Master.

– Prochains rendez-vous :
> Mardi 21 février à 8h, parvis des amphis ABC : assemblée puis rassemblement/intervention collective à l’occasion CEVU (Conseil des Études et de la Vie Universitaire) Evenement Facebook : AG et action contre la sélection à l’université ! (1er round)

> Mardi 28 février à 8h, parvis des amphis ABC : assemblée puis rassemblement/intervention collective lors du CA (Conseil d’Administration). Ce CA a prévu de voter les modalités de sélection et les quotas de Masters sur Paul Valéry. Evenement Facebook : AG et action contre la sélection à l’université ! (2nd round)

> Partir en manifestation juste après l’AG dans la fac/déambulation pour exprimer notre refus de la sélection et informer les étudiants. La déambulation a été joyeuse aux cris de « non à la sélection » et « étudiants pas contents ! ». Interventions au resto U et dans les amphis, bien accueillis des étudiants et professeurs.

Il a aussi été évoqué par les participants à la déambulation à travers l’université de se réunir de façon hebdomadaire tous les mercredi à 12h sur le parvis des amphithéâtres ABC.