Archives pour la catégorie Luttes

Les mobilisations universitaires et interprofessionnelles
(Retrouvez ici les mobilisations contre la sélection)

Baisse des APL : nous disons non ! – Signez la pétition

A partir du 1er octobre 2017, l’Aide Personnalisée au Logement (APL) va baisser pour tout le monde de 5€/mois. Des étudiants, des associations et des syndicats étudiants de Grenoble, Paris, Lyon, Perpignan, Dijon et Montpellier avec le SCUM, ont décidé de se mobiliser en lançant une pétition nationale et unitaire.

Baisse des APL : nous disons non !

Alors que l’accès aux études supérieures est déjà restreint légalement par la sélection et le tirage au sort, le gouvernement ajoute à la liste des freins économiques aux études (tels que la hausse de la sécurité sociale) sa nouvelle trouvaille ; la baisse des APL.
A partir du 1er octobre 2017, l’Aide Personnalisée au Logement (APL) va baisser pour tout le monde de 5€/mois, soit 60€ par an. Proportionnellement, ce sont les personnes ayant les logements les moins onéreux, c’est-à-dire les personnes avec les plus faibles revenus, qui seront les plus impactées par cette mesure gouvernementale.

En France, 25% des étudiants vivent actuellement sous le seuil de pauvreté et 800 000 touchent les APL. Il est évident que tous sans exception apprécieront ce geste du gouvernement qui intervient juste après l’annonce de l’augmentation de 2€ de la cotisation à l’assurance-maladie (sécurité sociale étudiante, déjà plus chère que l’inscription à l’université elle-même).

Il convient de noter que les propriétaires adaptaient déjà le prix des loyers en fonction de ces aides au logement (soit au-dessus du montant mensuel de ces aides).

Si dans un premier temps, certains peuvent considérer ces nouvelles mesures comme un effort douloureux mais supportable, nous alertons sur leurs conséquences directes. En plus de l’aggravation de la pauvreté (le montant de l’APL supprimé équivaut, entre autres, à un mois de repas dans un restaurant universitaire), il est à craindre que des milliers de bacheliers et d’étudiants supplémentaires renonceront, faute de moyens, à poursuivre des études supérieures.

Dans une situation d’augmentation concomitante du chômage et de la pauvreté chez les jeunes, priver ceux-ci d’un accès à une formation diplômante les maintiendra durablement dans la précarité.

Dans un contexte où un nouveau projet de « Loi Travail » qui impactera tout particulièrement les salariés occupant des emplois dit « étudiants », il y a fort à parier que cette première baisse des APL ne soit que l’arbre qui cache la forêt. 
Afin d’éviter un mouvement social et de suivre les préconisations du rapport de la Cour des comptes de 2014, le gouvernement pourrait alors choisir de baisser les APL progressivement plutôt que d’en annoncer la suppression ou la diminution brutale. Reste alors la question de savoir non pas s’il y aura une nouvelle baisse des APL mais si elle interviendra dans 6 mois ou dans 1 an.

Le temps presse et l’heure est à la mobilisation. Nous appelons les étudiants et personnels des universités à signer cette pétition, puis à s’organiser dès la rentrée de septembre afin de défendre, sans compromis, notre droit à un avenir.

Ensemble, refusons la marche forcée vers la précarité et la sélection sociale à laquelle le gouvernement pousse les étudiantes et les étudiants.

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Premiers signataires :

  • AGEPS (Paris Sorbonne)
  • LICORNE (Université Grenoble-Alpes)
  • SCUM (Universités de Montpellier)

Signez la pétition ici : https://www.change.org/p/baisse-des-apl-nous-disons-non

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« Rentrée : des milliers de bacheliers sans inscription »

 Retrouvez aujourd’hui l’intervention du Syndicat de Combat Universitaire de Montpellier (SCUM) dans le média Métropolitain​, concernant les près de 90 000 néo-bacheliers et les dizaines de milliers d’étudiants sans inscription pour la rentrée de septembre.

Lire la suite « Rentrée : des milliers de bacheliers sans inscription »

Inscriptions à l’Université Paul Valéry : plusieurs milliers d’étudiants laissés sur le carreau.

Depuis le 6 juillet, les inscriptions à l’université Paul Valéry – Montpellier 3 sont ouvertes. Cette année, le double effet conjugué de la mise en place de la sélection en Master et de la pratique du tirage au sort Licence va laisser de nombreux étudiants sans possibilité d’inscription à la rentrée de septembre.
Durant tout le second semestre de l’année universitaire 2016-2017, les étudiants, avec le Syndicat de Combat Universitaire de Montpellier (SCUM), ont combattu vigoureusement les ambitions sélectives de la présidence de l’université. Nous constatons aujourd’hui que la situation actuelle dépasse, par son ampleur, nos prévisions les plus effrayantes.

Omerta sur les Licences et purge décomplexée sur les Masters.
Cliquez sur l’image pour lire l’article du journal La Marseillaise du 07/07/2017

Bien que la direction de l’université refuse toujours à ce jour de communiquer les chiffres sur le nombre de néo-bacheliers impactés par la mise en place du tirage au sort pour l’entrée en première année de Licence, les élus SCUM et indépendants ont obtenu lors du CÉVU (Conseil des Études et de la Vie Universitaire) du 4 juillet 2017, les données concernant la sélection en Master. Au total, si 10466 étudiants ont candidaté à un Master 1 dans notre université, seuls 1147 parmi eux ont été pris dans le cursus de leur choix. Parmi les nombreux refusés, 642 d’entre eux avaient obtenu leur diplôme de Licence au sein de l’université Paul Valéry. Les promesses n’engagent que ceux qui y croient, et Patrick Gilli, président de l’université, le démontre encore une fois avec brio puisque la sélection entre le Master 1 et le Master 2 éjecte près de 93% des étudiants, parmi les 5790 demandes. Parmi les refusés, les 814 qui avaient suivi et obtenu leur Master 1 à l’université Paul Valéry sauront apprécier à leur juste valeur les engagements non tenus de la direction de l’université.

S’il est effectivement vrai que les infrastructures de l’université Paul Valéry souffrent d’un manque général d’investissement, nous rappelons que les moyens qui lui sont alloués sont en augmentation constante depuis plusieurs années. La justification martelée par la direction, à savoir un manque de moyens et d’infrastructures, ne parvient désormais plus à masquer l’évidence : toute une génération se retrouve volontairement sacrifiée sur l’autel de l’élitisme.

Examens, notation et désinformation : les pratiques élitistes douteuses sortent du placard
Cliquez sur l’image pour lire l’article du journal Midi Libre du 07/07/2017

Le 28 juin 2017, le Syndicat de Combat Universitaire de Montpellier (SCUM) a publié un grand questionnaire concernant la sélection en Master. En 8 jours, il a été rempli par 144 étudiants.
Les résultats de ce questionnaire éclairent sur des pratiques de sélection en Master qui n’entrent pas dans le champ défini par la loi. Ainsi, cette année, moins de 40% des étudiants interrogés estiment que la deuxième session d’examens était suffisamment espacée de la première session, afin de favoriser une organisation efficace des révisions. Plus édifiant, près de 70% d’entre eux ont dû passer l’ensemble de leurs examens semestriels en moins d’une semaine. La notation des étudiants ne semble pas échapper à l’impression générale, puisque plus de 60% des étudiants n’ont pas considéré leurs notes justes et équitables, et plus d’un tiers d’entre eux n’ont pas été informés des critères de notation.
A cela s’ajoute une désinformation massive des étudiants concernant les modalités de candidatures et les critères de sélection en Master. En effet, seuls 21% d’entre eux se sont vu transmettre des informations complètes sur le sujet. Plus édifiant, et surtout plus éclairant sur la volonté politique de la direction de l’université, plus de 90% des étudiants n’ont pas été informés des modalités de recours en cas de refus de leur candidature en Master 1 ou 2. Si, contrairement aux directions d’UFR et à la présidence de l’université, les enseignants ont largement abordé le thème de la sélection en cours avec leurs élèves (pour 62% d’entre eux), il s’avère qu’une forte minorité d’entre deux a durci ses critères de notations, puisque 34% des étudiants les jugent, depuis la mise en place de la sélection en Master, plus sévères.

Mais parmi toutes ces difficultés s’ajoute le bien mal nommé « droit à la poursuite d’étude » censé permettre aux étudiants recalés en Master de formuler un recours auprès du rectorat. Toutefois, on constate un gros oubli dans cette mesure, troquée par les élus étudiants au CNESER (l’UNEF et la FAGE) en échange de leur vote pour la sélection en Master. Ce fameux site web se trouve fermé du 16 juillet au 25 août alors que seul un tiers des demandes ont été traitées à Paul Valéry. Mais l’arnaque ne s’arrête pas là ! Si le recours est accepté, le rectorat se retrouve dans l’obligation de
proposer 3 Masters … dans une filière qui peut n’avoir aucun rapport avec sa Licence et son projet professionnel. A cela s’additionnent des exigences supplémentaires dont beaucoup d’étudiants n’ont jamais entendu parler : la licence doit avoir été obtenue après 2015, au moins deux vœux doivent avoir été faits, et le recours ne peut se faire que 15 jours après l’obtention de la licence si tous les refus ont été notifiés ou 15 jours après la notification du dernier refus.

Dans un contexte où le nouveau gouvernement prévoit pour l’année prochaine, sous les yeux gourmands des présidences d’universités, la mise en place d’une sélection drastique dès l’entrée en Licence, l’accès aux études supérieures est déjà largement remis en cause par le durcissement des critères du logiciel « Admission Post-Bac » et par la mise en place du tirage au sort dans plusieurs filières. Nous rappelons que pour beaucoup d’étudiants, et en particulier ceux issus des catégories les plus populaires, l’université reste le seul moyen d’échapper à une vie jalonnée d’une succession d’emplois précaires. Nous rappelons aussi que les milliers d’étudiants volontairement éjectés de l’enseignement supérieur par la direction de l’université seront ainsi privés de leur droit à une bourse et à un logement étudiant, ce qui accentuera davantage leur situation précaire.

Le Syndicat de Combat Universitaire de Montpellier se tient aux côtés des étudiants refusés, et les accompagne au quotidien dans leurs démarches et recours. Conscients que seul un véritable rapport de force face aux directions d’universités et au gouvernement pourra changer durablement la donne, nous multiplierons les actions et mobilisations contre cette odieuse situation dès la rentrée de septembre.

Syndicat de Combat Universitaire de Montpellier – SCUM

syndicat.scum@live – http://www.combatuniversitaire.wordpress.com

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Retrouvez ici nos différentes interventions dans les médias concernant la rentrée 2017-2018, à l’occasion de l’ouverture des inscriptions là Paul Valéry le 06 juillet :

Manifestation du Front Social contre Macron et ses ordonnances lundi 19 juin

Le Front Social est une coordination composée de syndicats, associations, collectifs, automédias, mais aussi de militantEs femmes et hommes construisant la convergence, le débordement des luttes et la riposte aux politiques libérales de Macron. 

Il y a urgence. Macron président est pressé de finir le travail de Macron ministre 49.3 de la loi Travail. Il veut des député•e•s au service d’une loi d’habilitation dès juillet, qui l’autorise à légiférer par ordonnance. Elle permet d’éviter tout débat, avec les député•e•s en particulier.

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Le tract du Front Social 34

Pour lui, la démocratie est une perte de temps, la preuve. Son urgence ce n’est pas le chômage, c’est durcir la loi Travail et préparer d’autres destructions sociales.

 

Nous appelons toutes celles et tous ceux qui sont déterminé•e•s à lui résister : mouvement social contre la régression sociale !

Aux côtés de salariés, de précaires, de syndicats (CGT chômeurs et privés d’emplois, CGT précaires Lunel, SUD Education) et de collectifs (FUIQP), le Syndicat de Combat Universitaire de Montpellier – SCUM, affilié à la CNT-SO, participe au Front Social 34, et appelle à participer massivement à la journée de mobilisation nationale ce lundi 19 juin. A Montpellier, le rendez-vous est fixé à 19h sur la place de la Comédie.

Calendrier universitaire et sélection en Master 2 votés en CÉVU : le président de l’université Paul Valéry méprise encore une fois les étudiants.

Ce mardi 18 avril se tenait le Conseil des Études et de la Vie Universitaire (CÉVU). Deux principaux points étaient à l’ordre du jour : le projet de calendrier universitaire pour l’année 2017-2018 et les critères et quotas de sélection à l’entrée de plusieurs Masters 2.

Le calendrier universitaire imposé par la direction de l’université Paul Valéry pour l’année 2017-2018

Le calendrier proposé par la présidence de l’université déplace la seconde évaluation du premier semestre à la fin du second semestre, entre le 30 avril et le 18 mai, suivie de la première évaluation du second semestre, puis jusqu’au 8 juin de la seconde évaluation du second semestre. Toutes les secondes évaluations se tiendront ainsi en fin d’année universitaire, durant un mois complet. Cette modification du calendrier universitaire a un impact fortement négatif sur l’organisation des révisions, sur l’orientation et sur la garantie du tiers-temps pour les étudiants handicapés. Depuis le mois de mars, le Syndicat de Combat Universitaire de Montpellier (SCUM) se mobilise afin de faire modifier ce projet de calendrier. Notre pétition demandant le maintien de la seconde évaluation du premier semestre en février a récolté près de 1200 signatures d’étudiants, et les élus SCUM et indépendants ont multiplié les rendez-vous avec les élus enseignants et personnels du CÉVU, afin de réaliser un nouveau projet de calendrier. Le président de l’université, Patrick Gilli a refusé de soumettre ce projet de calendrier au vote malgré notre demande, et n’a proposé au vote que sa version. Il s’agit là d’un mépris flagrant vis à vis des élus étudiants qui ont travaillé durant près d’un mois dans un esprit constructif sur une nouvelle version du calendrier, en associant à leur réflexion les élus enseignants et personnels. Malgré le soutien des autres élus étudiants, et pour la première fois, de plusieurs élus enseignants à la version du calendrier réalisée par les élus SCUM et indépendants, le calendrier proposé par le président a été adopté par le CÉVU pour l’année 2017-2018.

L’autre point important de ce CÉVU du 18 avril portait sur les critères et quotas de sélection en Master 2. Les élus SCUM et indépendants ont été stupéfaits de constater que la direction de l’université persiste, malgré ses promesses antérieures, à maintenir une sélection entre le Master 1 et le Master 2 dans de nombreuses filières, dont la totalité des masters de psychologie et plusieurs masters professionnels (comme le DAPCE et le master Métiers de la production, par exemple). Là aussi, sans davantage écouter les arguments des élus étudiants, le président de l’université a fait passer la mise en place de la sélection dans ces Masters 2 au pas de charge.

Le Syndicat de Combat Universitaire de Montpellier (SCUM) constate, une fois de plus, que la présidence de l’université Paul Valéry – Montpellier 3 s’illustre par son refus du dialogue et son mépris des étudiants. Il s’agit ici d’une nouvelle confirmation que seule l’instauration d’un véritable rapport de force face à la direction sera à même de garantir les intérêts des étudiants. Pour cela, nous appelons à participer à l’Assemblée Générale décidée par le Comité de Grève, mardi 25 avril à 10h sur le parvis des amphithéâtres ABC.

Syndicat de Combat Universitaire de Montpellier – SCUM
syndicat.scum@live – http://www.combatuniversitaire.wordpress.com

Sélection en Master : « des centaines d’étudiants de Paul-Valéry vont rester sur le carreau »

 Le journal national « Le Monde » consacre un article, ce vendredi 14 avril, à la sélection en Master décidée par la direction de l’université Paul Valéry – Montpellier 3. Dans ce reportage intitulé « Sélection: les étudiants craignent le « crash test » », les conséquences dramatiques de cette sélection sont abordées, ainsi que le barrage filtrant et l’Assemblée Générale du 30 mars dernier. Interviewé par le journal, le Syndicat de Combat Universitaire de Montpellier (SCUM) a rappelé sa détermination contre cette sélection, en précisant l’enjeu : « des centaines d’étudiants de Paul-Valéry vont rester sur le carreau, car les enseignants ont baissé les quotas d’accueil ».