Nous refusons que cette situation anxiogène dégénère vers des drames mortels

Actuellement, le surmenage le dispute au décrochage scolaire massif. Des milliers d’étudiants font part de leur détresse dans l’indifférence la plus complète de leurs professeurs, des directions d’universités et du gouvernement. La charge de travail imposée par les enseignants aux étudiants se retrouve démultipliée dans toutes les universités. Pourtant, il y a urgence. Le premier ministre l’a lui-même avoué ce jeudi 10 décembre : « les étudiants se suicident ». Combien de morts supplémentaires faudra-t-il pour que les enseignants prennent la mesure de ce qu’ils nous font subir ?

Nous demandons que les présidences d’universités et les enseignants mettent réellement en œuvre de véritables outils pédagogiques adaptés au numérique, et adaptent les examens à cette situation inédite.

Nous dénonçons la tenue d’examens obligatoires en présentiel, dans des amphithéâtres surchargés, qui forcent les étudiants à mettre leur santé en danger. C’est d’autant plus incompréhensible depuis les annonces gouvernementales de ce jeudi 10 décembre concernant l’instauration délirante d’un couvre-feu à 20h à partir du 15 décembre. Ainsi, les clusters vont continuer à proliférer lors des examens alors que l’isolement social des étudiants continuera d’être renforcé.

Nous continuons à demander que les enseignants mettent enfin en ligne l’intégralité de leurs supports de cours. Chose qui n’est toujours pas faite pour la quasi-totalité des cours.
La « liberté pédagogique » et la « propriété intellectuelle » dont bénéficient les enseignants ne peuvent justifier cette attitude irresponsable et génératrice d’échec scolaire.

Les demandes de réouvertures d’universités avec 100% des cours en présentiel, formulées par quelques patrons d’universités, ne feront qu’aggraver le problème, tout en mettant en danger la santé de milliers d’étudiants et de leurs proches.
S’il s’avérait que la situation sanitaire permettrait la réouverture des universités en janvier, nous demandons que l’obligation d’assiduité soit supprimée et que l’intégralité des cours soit disponible en présentiel ET en distanciel, afin que les étudiants aient la possibilité de continuer à suivre leurs cours depuis chez eux, et éviter ainsi l’engorgement des universités et l’apparition de nouveaux clusters. Cela permettra aussi aux étudiants éloignés les plus précaires de ne pas se retrouver contraints d’abandonner leurs études. En effet, nous rappelons que les deux confinements ont entrainé une perte d’emploi et de ressources pour beaucoup d’étudiants, qui ne peuvent plus se permettre de se payer un logement sur Montpellier.

Aux étudiants, nous rappelons une chose évidente mais inédite par son ampleur en même temps : vous n’êtes pas seuls ! Nous sommes des milliers, voire des millions, à vivre exactement la même situation partout en France.
Nous rappelons que nous sommes disponibles pour nous faire remonter toute question ou tout problème pendant cette période particulière : https://combatuniversitaire.wordpress.com/contact/

 Syndicat de Combat Universitaire de Montpellier – SCUM

Le SCUM intervient dans les médias sur le surmenage imposé aux étudiants :

3 réflexions sur « Nous refusons que cette situation anxiogène dégénère vers des drames mortels »

  1. Merci à vous tous du SCUM pour vos combats, la charge de travail considérable que vous prenez sur votre temps libre, toute l’aide que vous insufflez aux étudiants, pour votre détermination sans faille depuis la création de ce syndicat vraiment pas comme les autres !

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