Contrat de sécurité de l’Université Paul Valéry : le SCUM saisit le procureur de la république

Au printemps 2018, alors que les étudiants et personnels de l’université Paul-Valéry Montpellier 3 se mobilisaient contre la généralisation de la sélection sociale en Licence, la présidence de l’université faisait le choix d’une violente répression pour museler la contestation. Ainsi, en mai 2018, des agents de sécurité de l’entreprise APS Sud, accompagnés d’un doberman, ont été utilisés en tant que milice privée par le président Patrick Gilli pour intimider et violenter les étudiants et personnels mobilisés.

Depuis l’élection présidentielle de 2017, ou il avait soutenu publiquement au nom de l’université la candidature d’Emmanuel Macron, la proximité de Patrick Gilli avec les orientations politiques gouvernementales est clairement assumée et revendiquée.

Ainsi, il n’a pas été étonnant d’apprendre, le 11 décembre 2018 par le journal Mediapart, que cette curieuse milice anti-grève a été employée suite à un devis transmis par une étudiante qui se trouve être la représentante locale du parti politique La République En Marche (LREM). Une intervention semble t’il appréciée en haut lieu puisque la jeune intrigante a par la suite été promue collaboratrice parlementaire de la députée LREM Coralie Dubost, qui affiche fièrement sur son CV être «spécialiste des modes alternatifs de règlement de conflits ». Gageons que les étudiants violentés par cette milice proche d’Alexandre Benalla apprécieront le cynisme de la situation.

Toutefois, il apparaît dans les révélations du journal Médiapart que la société de sécurité APS Sud a obtenu un contrat de plus de 260 000 euros, sans appel d’offres ni mise en concurrence, auprès de l’Université Paul-Valéry Montpellier 3. Or, selon le décret n°2016-360 du 25 mars 2016 relatif aux marchés publics, pour tout marché évalué au dessus de 25 000 € compris, la publicité est obligatoire. Au vu des montants concernés, supérieurs au seuil de 144 000 €, la publicité au Bulletin Officiel d’Annonces des Marchés Publics (BOAMP) et au Journal Officiel de l’Union Européenne (JOUE) est obligatoire.
Il apparaît ainsi que le président de l’Université Paul-Valéry Montpellier 3 a contourné délibérément la loi afin d’allouer un contrat de plusieurs centaines de milliers d’euros à une entreprise privée sans appel d’offres et sur des critères politiques.

Une plainte pour favoritisme et détournement d’argent public

Ainsi, en tant qu’organisation représentative des étudiants, le Syndicat de Combat Universitaire de Montpellier (SCUM), par l’intermédiaire de ses élus, a saisi le procureur général de la République. Nous avons formé une plainte pour favoritisme et détournement d’argent public à l’encontre du président de l’Université Paul-Valéry Montpellier 3.
Patrick Gilli, qui à peine élu en 2016 s’était fait acheter sur les fonds de l’université une nouvelle voiture de fonction n’a semble t’il pas compris que l’argent ne fait pas le bonheur, surtout quand ce n’est pas le sien. En tout état de cause, entre la milice privée du président ou les étudiants, le SCUM a choisi.

Syndicat de Combat Universitaire de Montpellier – SCUM
syndicat.scum@live.fr – www.combatuniversitaire.wordpress.com

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