Rendez-vous contre la répression des prostituées mercredi 9 avril

Le Syndicat de Combat Universitaire de Montpellier (SCUM) s’associe, aux côtés du SCALP – No Pasaran 34, à l’appel du collectif féministe non-mixte « Les Tricoteuses en Furie »  contre la répression des prostituées, à l’occasion de l’invitation par la fac de lettres de l’organisation réactionnaire « L’amicale du Nid ». Rendez-vous mercredi 9 avril à 18h devant la salle Camproux (Maison des Etudiants) de l’Université Paul-Valéry. manif-9

Stop à la répression des prostituées ! Ce mercredi 9 avril 2014, dans le cadre du Festival de lutte contre les discriminations, l’université Paul Valéry invite L’amicale du Nid pour une exposition et une émission « Prévention de la prostitution étudiante » diffusée sur Radio Campus (salle Camproux). – Qu’est-ce que L’Amicale du Nid ? C’est une association fondée en 1946 par un prêtre et une militante des Jeunesses Ouvrières Chrétiennes. Convaincu que la prostitution est un fléau pour la société et un drame pour les personnes qui l’exercent, l’Amicale du Nid  tient des positions prohibitionnistes visant à faire disparaître la prostitution en France. Il a entre autres soutenu la loi de pénalisation des clients adoptée en décembre dernier. – Loi de pénalisation des clients: Cette loi répressive et raciste prévoit notamment de sanctionner les clients (1500 euros d’amende) et d’octroyer 350 « généreux » euros pendant 6 mois aux travailleurs/euses du sexe à condition qu’elles n’exercent plus. Conséquence direct de la loi, les putes se voient forcées d’exercer dans des lieux isolés s’exposant d’autant plus aux violences de la part des clients, de la police et d’éventuel.le.s exploiteurs. Sous prétexte de lutte contre la « traite », il s’agit en réalité de lutter contre les migrantes qui exercent le travail du sexe.  Ainsi, depuis  la mise en place de cette loi, une vingtaine de prostituées ont été arrêtées au bois de Boulogne, puis expulsées. – Les dégâts de l’abolitionnisme En infantilisant les prostitué-es et en les faisant passer pour des déséquilibré.e.s, les abolitionnistes retirent toutes possibilités aux principaux/ales concerné.e.s de s’auto-organiser pour l’amélioration de leurs conditions de vie et de travail . Pourtant, l’existence d’associations de santé communautaire- Grisélédis, Cabiria- et du STRASS-Syndicats des travailleurs/euses du sexe- démontre qu’illeux peuvent et doivent militer pour leurs droits en dehors de ces institutions paternalistes et moralisatrices. La prostitution est une réalité dans le milieu étudiant. Mais doit-on s’en étonner ? Les montants des bourses stagnent pendant que les prix flambent. Un.e étudiant.e sur deux est obligé.e de travailler en parallèle de ses études, et le budget moyen mensuel d’un.e étudiant.e est en dessous du seuil de pauvreté.  Il est donc urgent de s’attaquer aux causes réelles de la pauvreté des étudiant.e.s comme des travailleur/euse.s, mais aussi de cesser de réduire au silence les travailleur/euse.s du sexe qui, tout comme n’importe quel.le.s travailleur/euse.s, cherchent à défendre leurs droits !!! – L’université Paul Valéry, l’UNEF et Sud-Etudiant L’université Paul Valéry, l’UNEF et Sud-Etudiant se sont associés à l’Amicale du Nid, pour mener une « étude » sur la « Prévention de la prostitution étudiante » afin de diffuser un idéal prohibitionniste, qui, loin de lutter contre la précarité étudiante, ne fera que mettre plus en danger  les étudiantEs qui recourent à la prostitution !!!! Solidarité et Liberté pour les travailleur/euse.s du sexe ! SCALP . SCUM .TRICOTEUSES EN FURIE

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